Les actus de nos paroisses
Les actus de nos paroisses
Dans un message vidéo adressé aux participants à la rencontre internationale «Une paix désarmée et désarmante» qui se tient à Assise, le Souverain pontife souhaite que «la paix redevienne l’idéal commun des peuples, l’étoile qui guide chacun de nos choix, le critère qui démasque l’injustice». Notre monde a besoin de dialogue, soutient-il, déplorant une «réhabilitation inquiétante de la guerre en tant qu’instrument de politique internationale». Le Pape encourage ainsi à vivre «l'Esprit d'Assise».
À l’occasion du 40e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix convoquée par saint Jean-Paul II le 27 octobre 1986, Léon XIV qui, suivant les conseils de ses médecins, ne s'est pas rendu à Assise, a fait parvenir un message de proximité à tous les participants à la Rencontre internationale «Une paix désarmée et désarmante», qui prend fin ce 27 octobre. «J’aurais souhaité être parmi vous, près de la tombe de saint François, en cette importante date anniversaire, pour voir vos visages et donner ensemble un beau témoignage: vivre en frères et sœurs, c’est déjà possible», fait savoir le Souverain pontife dans un message vidéo rendu public ce mardi.
Tout comme l'avait fait saint Jean-Paul II, Léon XIV invite aujourd’hui à «continuer à vivre l’Esprit d’Assise». «C’est précisément en ces temps de culture de la puissance qu’il est nécessaire de faire grandir l’Esprit d’Assise, qui est le refus de la légitimation religieuse de la guerre, un esprit de médiation et de dialogue, une expérience contemplative et une action créative pour un avenir de paix», soutient-il. En effet, pour Léon XIV, «la paix doit redevenir l’idéal commun des peuples, l’étoile qui guide chacun de nos choix, le critère qui démasque l’injustice, l’horizon commun de tous les peuples».
Le Souverain pontife encourage à reconstruire la paix partout, et «non préparer d’autres guerres». La guerre, affirme-t-il, «ne peut jamais être menée au nom de Dieu. Pour nous, croyants, ‘‘combattre au nom de la religion revient, en réalité, à porter atteinte à la religion elle-même’’ (Magnifica humanitas, n. 223). Il n’y a pas de guerre sainte, précise le Pape, seule la paix est sainte».
C’est pourquoi, poursuit l’évêque de Rome, le chemin entamé à Assise dans la «recherche commune de la paix est, avant tout, celui de la prière». Le Pape a ensuite mis l’accent sur l’importance de la prière qui peut «sembler faible face aux puissances du monde», mais «est la force humble des croyants. Nous nous adressons à Dieu qui donne la paix: qu’Il touche le cœur de ceux qui veulent la guerre et le terrorisme». «Et n’oublions pas, précise-t-il: on ne prie jamais en vain. La prière est une école de dialogue avec Dieu, avec les personnes et avec toutes les créatures».
Léon XIV a tourné son regard vers saint François, dont l'Église célèbre le huitième centenaire de sa mort. Le parcours d’Assise engage les responsables religieux à «favoriser un climat de dialogue entre les fidèles et au sein de la société», explique-t-il, afin «que le langage de l’arrogance cède la place à celui de la paix, de la négociation et de la compréhension». Cela permettra «d’éloigner progressivement l’humanité de la spirale de la violence».
“Frères et sœurs, que nos prières obtiennent de Dieu la paix tant désirée pour tous les pays du monde! Qu’Il fasse de nous des instruments désarmés de sa paix. «Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu!» (Mt 5, 9).”
Après 1989, beaucoup soutenaient que la mondialisation garantirait au monde une paix stable. Malheureusement, comme l’a écrit Léon XIV dans Magnifica humanitas, «on a confié presque aveuglément aux marchés la capacité de produire bien-être, démocratie et stabilité, alors qu’en réalité la mondialisation n’a pas généré automatiquement l’unité et la paix», mais a suscité des «réactions fondamentalistes, identitaires et nationalistes».
Dans ce contexte, fait remarquer le Successeur de Pierre, «nous assistons à une réhabilitation inquiétante de la guerre en tant qu’instrument de politique internationale». «Trahissant ainsi la mémoire du XXe siècle et le massacre inutile de millions de vies humaines, une fois encore» – comme on peut le lire dans le Catéchisme de l’Église Catholique – «l’accumulation des armes apparaît à beaucoup comme une manière paradoxale de détourner de la guerre des adversaires éventuels. Ils y voient le plus efficace des moyens susceptibles d’assurer la paix entre les nations».
Quarante ans après la Journée de prière pour la paix du 27 octobre 1986, le Pape Léon XIV a eu une pensée pour les patriarches et chefs religieux, «dont beaucoup, au fil des ans, ont participé activement aux différentes journées de prière et de dialogue qui se sont succédé»; pour l’Église d’Assise, les familles franciscaines, ainsi que pour le dicastère pour le Dialogue Interreligieux et la Communauté de Sant’Egidio qui ont poursuivi avec engagement la voie tracée par ses prédécesseurs. «Je trouve une consolation dans le long et fidèle chemin parcouru au cours de ces années qui a porté de nombreux fruits», a déclaré Léon XIV.
Institution contestée dans un monde qui réprouve toute hiérarchie, la papauté serait-elle le talon d’Achille du catholicisme ? Cet appareil humain, avec ses pompes et ses traditions, a-t-il été voulu par le Christ ?
La venue du Pape en France est un événement rare, et sans doute aussi une occasion pour beaucoup de catholiques de témoigner auprès de leurs collègues, parents, amis et connaissances, de leur attachement à une institution qui dérange et interroge : la papauté.
La première question – soulevée depuis des siècles par le schisme d’Orient ou la Réforme protestante – est celle de l’institution : le Christ a-t-il vraiment voulu la papauté ? Il faut l’affirmer, sans l’ombre d’un doute, car la volonté de Jésus est explicite, dans des textes dont l’authenticité est reconnue par tous. « Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église. Je te donnerai les clés du Royaume des cieux » (Mt 16, 18-19) ; « affermis tes frères » (Lc 22, 32) ; « Sois le berger de mes brebis » (Jn 21, 15-17). Il faut l’affirmer encore parce que l’autorité de Pierre, manifestée par son attitude dans le groupe des Apôtres dans les évangiles, est acceptée par tous dans les Actes des Apôtres. Il faut l’affirmer enfin car leurs premiers héritiers – les Pères de l’Église dès le IIe siècle – ont unanimement écouté et parfois sollicité la voix du successeur de Pierre.
Cette primauté – c’est le terme consacré – du Pape est depuis lors la pratique ininterrompue de l’Église. Elle a été constamment réaffirmée, en pratique et dans la doctrine, notamment en 1870 par la définition solennelle de l’infaillibilité du Pape, en tant que chef de l’Église, dans l’enseignement de la foi et de la morale, en vertu de la promesse du Christ. Dans toute son histoire, l’Église a eu recours à la papauté, facteur majeur d’unité du peuple chrétien et de fidélité à l’enseignement de Jésus. Face aux grandes crises doctrinales par exemple (des grandes hérésies christologiques des IVe et Ve siècles au protestantisme), la papauté a joué un rôle décisif et nécessaire. Face aux crises internes de l’Église, face aux menaces venant de l’extérieur, cette institution s’est encore montrée déterminante : les grandes réformes (de Grégoire VII au concile de Trente) ont été menées sous l’impulsion des papes, tout comme les affirmations de la souveraineté de l’Église face au pouvoir politique… À l’inverse, l’absence d’autorité unifiante à la tête des Églises orthodoxes peut être rendue responsable de leur dispersion, de leurs divisions, comme également de leur relative inféodation aux pouvoirs politiques.
La primauté de Pierre et de ses successeurs est donc une constante qui fait corps avec l’histoire même de l’Église, incarnée par la liste ininterrompue des 268 pontifes qui se sont succédé sur le siège romain et dont les portraits ornent la frise de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Cette continuité bimillénaire fait de la papauté une institution unique en son genre, dont la longévité est en elle-même un signe de son origine surnaturelle.
Cette nécessité de la papauté s’enracine dans la triple unification de l’Église qui se réalise en Pierre :
– L’unité de doctrine de l’Église, garantie par le Saint-Siège comme instance d’arbitrage et de préservation, à laquelle le dépôt de la foi a été confié pour être transmis et explicité. Sans cette autorité du Pape, la foi catholique aurait presque certainement connu l’éclatement doctrinal des communautés issues de la réforme protestante.
Cette unité d’enseignement est autant géographique que temporelle : ce sont les mêmes vérités révélées par Dieu en Jésus qui sont crues depuis l’origine par tous les fidèles du monde, par la mission donnée à Pierre et à ses successeurs d’« affermir leurs frères ».
– L’unité de gouvernement de l’Église comme société humaine et divine, qui ancre dans le rôle du Pape sa pérennité historique exceptionnelle et la permanence de sa structure hiérarchique. Sans pasteur, le troupeau ne pourrait demeurer uni ni marcher en sécurité vers les verts pâturages du Ciel. Nomination des évêques, érection des diocèses, approbation des ordres religieux, arbitrage des conflits de juridiction… La papauté est ce principe unique qui garantit l’unité de gouvernement de l’Église.
– Son unité de discipline enfin, puisque l’autorité du Pape permet de conserver dans toute l’Église un même droit – le droit « canon » – légitimement adapté cependant aux cas particuliers, une unité de culte : sacrements, liturgie, prière, chant… C’est grâce au Saint-Siège que l’Église peut être vraiment « catholique » – c’est-à-dire universelle : que tous les fidèles du monde peuvent s’y sentir partout « à la maison ».
Depuis plus d’un siècle cependant, les attentes et les manifestations des fonctions du Pape semblent prendre une orientation nouvelle. La perte du pouvoir temporel avec la fin des États pontificaux en 1870 coïncide assez exactement avec l’affirmation d’une autorité morale et spirituelle sans précédent : chef de l’Église, le Pape est progressivement devenu une figure mondiale. Loin de signifier une perte d’influence, la fin du règne « politique » du vicaire du Christ a peut-être donné à sa voix un écho nouveau, y compris dans le domaine social, voire économique et géopolitique. Cette bascule s’est accélérée avec les médias de masse, qui amplifient largement le retentissement des prises de parole pontificales, dont la tendance, ces dernières années, est de ne pas se limiter aux seules matières de foi et de mœurs.
Cette mutation correspond-elle à la mission reçue du Christ ? Représente-
t-elle pour l’Église une nouvelle opportunité missionnaire ? Ce phénomène peut légitimement interroger, au moment où la visite du Saint-Père en France oriente à nouveau les projecteurs médiatiques vers le catholicisme, à travers le prisme de la papauté.
par l'abbé Paul Roy, fssp
C’est grâce à "une relation intime avec Dieu" que nous sommes capables d'aimer notre prochain, a expliqué Léon XIV à l’occasion de la prière de l’Angélus, ce 25 octobre, depuis la fenêtre de son bureau donnant sur la place Saint-Pierre.
"Le Christ place l’amour au cœur de notre relation avec Dieu", a affirmé le pape Léon XIV avant de réciter la prière mariale de l’Angélus depuis la fenêtre du palais apostolique ce 25 octobre. Il ne suffit pas "de savoir que Dieu existe", "le Seigneur attend de nous une relation personnelle".
Pour Léon XIV, le commandement "Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur" n’est ni une obligation ni une contrainte. "On ne peut en effet pas aimer sur commande", a-t-il remarqué d'une voix énergique devant des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre. Le Pape a insisté pour que "notre amour" soit "une réponse à son amour qui nous précède toujours".
C’est grâce à "cette relation intime avec Dieu" que nous sommes capables de respecter ce second commandement : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même".
Le Pape a expliqué qu’ainsi nous pouvons "nous regarder nous-mêmes et […] regarder notre prochain avec le même regard que le Christ".
"Nous ne pouvons pas aimer véritablement Dieu sans que cet amour déborde en amour pour nos frères et sœurs", a insisté Léon XIV. Citant sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, il a jugé que "seul l’amour pousse les membres de l’Église à l’action". Enfin, l’évêque de Rome a souligné que sans ce sentiment, "notre foi serait privée de son contenu, nos bonnes œuvres se réduiraient à du moralisme, notre espérance serait vaine".
La Pastorale diocésaine des jeunes de 18 à 35 ans propose un concert de louange, samedi 31 octobre, à l’église des Augustins de Villefranche-de-Rouergue. Un groupe de jeunes musiciens et chanteurs invitera le public à vivre un temps de prière et de louange autour de chants joyeux, méditatifs puis plus dynamiques. Une belle occasion de se retrouver et de partager ensemble la joie de proclamer sa foi.
Ouvert à tous, ce concert est proposé avec une participation libre. Les dons recueillis alimenteront la cagnotte commune destinée à aider les jeunes Aveyronnais à participer aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Corée du Sud, à l’été 2027. À cette occasion, des gâteaux, crêpes, cookies, marque-pages réalisés par les jeunes, bougies et autres créations seront également proposés à la vente au profit de la cagnotte JMJ. Ceux qui souhaitent contribuer peuvent apporter des gâteaux ou autres douceurs au début du concert.
Venez nombreux partager ce temps de louange et encourager les jeunes dans leur projet de partir aux JMJ !
Même sans pouvoir assister au concert, il est possible de soutenir le projet par un don. Par chèque, libellé à l’ordre de l’Association diocésaine de Rodez, en précisant « JMJ », à adresser à : Pastorale des jeunes JMJ, Maison Saint-Pierre, avenue Roger-Bourrat, 12000 Rodez. Les dons peuvent également être effectués en ligne sur le site du diocèse de Rodez.
Villefranche de Rouergue, Drulhe
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur René VIAROUGE, né le 19 mars 1932 à Montpellier et décédé le 22 octobre 2026, à l’âge de 94 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 28 octobre 2026 à 10h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière de Drulhe.
A compter du lundi 26 octobre 2026, un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Drulhe, Brandonnet, Villefranche-de-Rouergue.
Francis et Françoise EDOUARD, son frère et sa belle-sœur ; Roselyne et Michel (✟) CAMMISAR, sa sœur et son beau-frère ; Philippe et Nadège, Céline, Christine et Jérôme, Karine et Olivier, Séverine et Cédric, ses neveux et nièces et leurs enfants ; Pierre GLADIN, son cousin, parents et amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
Jacques EDOUARD, survenu à l'âge de 76 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le jeudi 29 octobre 2026, à 14 h 30, en l'église Notre-Dame de Drulhe.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur lanuejouls pompes funebres bros
La Toussaint, c’est la fête de tous les Saints. C’est une manière d’expliquer que les Chrétiens appartiennent à une grande chaîne de croyants. Ce jour-là, on lit l’évangile des béatitudes. Ne pas confondre la Toussaint et la fête des morts
Souvent on croit souvent que la Toussaint, c’est la fête des morts au cours de laquelle on va fleurir les tombes. Il n’en n’est rien car la fête des morts, c’est le lendemain de la Toussaint !
En fait, le 2 novembre, les chrétiens fêtent les morts. C’est le jour où on se rappelle des morts de notre famille, de nos amis, de tous ceux qui nous sont proches. On se souvient de ceux qui sont partis. Les familles vont fleurir les cimetières. Ainsi, on n’oublie pas ceux qu’on a aimés. Ce n’est pas parce qu’ils sont partis physiquement qu’on ne pense plus à eux.
Les chrétiens croient que la vie continue après la mort. En effet, un des points essentiels de la foi des chrétiens, c’est que Jésus Christ est mort et est ressuscité (Évangile de Marc).
Par définition, tous les saints sont concernés par la Toussaint. C’est la raison pour laquelle on chante à cette occasion la litanie des saints.
La litanie des saints n’est pas une prière aux saints, mais des demandes d’intercession auprès de Dieu (« Saint…, priez pour nous » signifie « intercédez pour nous auprès de Dieu, »et non « Nous prions Saint… »). Elles sont notamment chantées lors de la veillée pascale, des baptêmes, des ordinations et à la Toussaint.
St patron des écrivains : St François de Sale
St patron des apiculteurs : St Ambroise
St patron des voyageurs : St Christophe
St patron des épiciers : St Michel
St patron des facteurs : St Gabriel
St patron des banquiers : St Matthieu
St patron des fleuristes : Ste Fleur
St patron des infirmières : Ste Irène
St patron des juristes : St Yves
St patron des travailleurs : St Joseph
St patron des vignerons : St Vincent
St patron des Pâtissiers : St Honoré…
Voici quelques idées de recettes :
Vous pouvez opter pour le traditionnel chrysanthème. Il craint le vent et la pluie, mais c’est une belle plante qui garnit bien la stèle. En France, le chrysanthème est traditionnellement associé aux tombes qu’il fleurit pendant la Toussaint. Plante fleurie la plus vendue de France, il s’en achète près de 25 millions de pots par an, essentiellement entre la fin octobre et le début du mois de novembre.
Introduit en France en 1789 par un marchand marseillais, le chrysanthème finit par être associé au culte des défunts, probablement à cause de sa floraison qui concorde avec la période de la Toussaint. On l’achète le plus souvent pour décorer les tombes de ses proches.
Ailleurs, le chrysanthème est plutôt synonyme de gaieté. Aux Pays-Bas par exemple, il entre dans la composition des bouquets de mariage. Au Japon, il est symbole d’éternité.
Vous pouvez aussi opter pour la pomponette. Plus résistante, elle restera plus longtemps. Ou bien choisir des œillets. C’est une fleur classique mais très solide. De même, les roses résistent très bien au froid. Enfin, pourquoi ne pas mettre les fleurs préférées de la personne disparue ?
par Alain-Pierre Yao, Recteur du grand séminaire de théologie de Guessihio (Côte d’Ivoire)
Au cœur de la célébration, à l’intérieur de la Prière eucharistique est insérée une acclamation qui se trouve être un trésor parfois méconnu et mal utilisé. À l’invitation du célébrant principal «Acclamons le mystère de la foi», le peuple répond «Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus; nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire».
Cette acclamation, l’anamnèse, résume en peu de mots le contenu essentiel de la célébration eucharistique en mettant en relief les éléments du mystère pascal du Christ. Le mot anamnèse qui est d’origine grecque signifie souvenir, commémoration. Il s’agit de faire mémoire d’un évènement passé en l’actualisant pour les générations présentes. Dans la Bible, l’épisode de la première Pâque nous en donne une signification plus claire. En effet, lorsque le Seigneur ordonne à Moïse et à Aaron de célébrer la Pâque, il conclut ses instructions en ces termes: «Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage» (Ex 12, 14). Cette même instruction est reprise par le Christ lors de la dernière Cène lorsque après la fraction du pain il leur dit «Faites cela en mémoire de moi» (Lc 22, 19). En obéissant à cet ordre du Christ, l’Église pose un acte de foi majeur qui établit un lien entre le passé, le présent et l’avenir. Ce qui s’est passé jadis est renouvelé (actualisé) aujourd’hui et sera accompli au jour promis. Dans l’anamnèse, nous rappelons d’abord l’évènement fondateur de la mort du Christ Jésus. Nous annonçons ensuite le présent de cet évènement à savoir la résurrection qui atteste que le Christ est vivant et toujours présent auprès des siens. Enfin, nous nous orientons vers la pleine réalisation de cet évènement que nous attendons. En somme, l’anamnèse nous dit que nous célébrons l’Eucharistie parce que le Christ n’est pas encore venu dans la gloire.
L’actuel Missel romain nous propose quatre acclamations au choix avec un unique contenu diversement exposé.
Elles s’adressent toutes directement au Christ avec le «tu». Cependant, il est regrettable de constater que cette acclamation est parfois escamotée en la remplaçant par un chant dont le contenu est un rappel du mystère pascal tel que «Souviens-toi de Jésus Christ…» ou en exécutant «Christ est venu, Christ est né…» ou encore un autre chant du type «Merveille, Dieu nous aime…». Ces chants proposés en dehors des textes prévus dans le Missel romain ne respectent pas la forme et le contenu de l’anamnèse. Non seulement ils ne s’adressent pas directement au Christ, ils n’exposent pas le contenu du mystère pascal (Merveille, Dieu nous aime…) ou vont au-delà de l’attente de la réalisation de la promesse divine en affirmant que Christ est là. Cette affirmation théologique est en contradiction avec le contenu de l’anamnèse. En effet, elle nous dit clairement que l’Eucharistie est un avant-gout de la liturgie céleste. Nous célébrons l’Eucharistie en attendant le retour glorieux du Seigneur Jésus Christ et l’anamnèse, placée au cœur de cette célébration, nous indique en peu de mots son contenu essentiel.
Découvrez le témoignage de foi de Danielle. Cette ancienne catéchiste de 72 ans fut émerveillée de voir que les graines semées durant toutes ces années auprès des jeunes portent aujourd'hui du fruit.
C’était un jeudi matin d’été comme tant d’autres. J’étais de service pour préparer la messe de 8 h 30 dans notre église – nous avons la chance qu’elle y soit encore célébrée chaque semaine. J’habite un petit village de montagne, intégré maintenant dans une paroisse de cinq communes. Alors que je m’affaire entre la sacristie et l’autel, je vois entrer la silhouette d’un jeune homme qui s’approche de la statue de Marie.
Je le reconnais ! C’est Maxime, un ami de mon petit-fils, que j’accompagnais avec lui dans la préparation de leur première communion. Il m’apprend qu’il a un job saisonnier : entretenir les espaces verts du village, dont les fleurs devant l’église. Quand je l’invite à se joindre au petit groupe de paroissiens qui arrivent pour la messe, il me confie qu’il vient juste prier un instant, une courte pause qu’il ne pourra pas prolonger car son travail l’attend.
Au cours de la messe, une joie profonde m’habite. Ce n’est pas un moment où je me serais attendue à voir un jeune entrer dans notre église ! Je me dis qu’on a semé dans leur enfance et que rien n’est perdu. Je repense à ces jeunes, comme Maxime, que j’accompagnais au catéchisme le dimanche matin : l’Esprit saint est à l’œuvre et le Seigneur moissonne ! Une prière monte dans mon cœur : « Merci Seigneur pour ce jeune de 19 ans qui s’est laissé inviter par ton appel à prier et à te confier sa journée, sa vie, ses projets. Il a osé poser son arrosoir, interrompre sa tâche pour faire une pause dans ta maison.
Je revois Maxime un autre matin, alors que j’avais ouvert l’église pour venir m’occuper des fleurs. Il se tient debout devant la statue de Marie sans prendre le temps de s’asseoir. Il a su adopter ce temps de récupération dans sa vie de jeune croyant pour en faire un ressourcement spirituel. Un court moment, comme ces « pauses fraîcheur » au cours des matchs de la Coupe du monde de football. Maxime et mon petit-fils jouent d’ailleurs dans la même équipe de foot.
Depuis ce jour, Maxime a repris ses études. Je garde quant à moi cette expérience comme un clin d’œil de Dieu. Dans la simplicité de ces matins estivaux, il m’a posé un jalon pour avancer dans la foi et l’espérance. J’y vois comme une invitation à discerner sa présence dans les petites choses, un encouragement à prêter attention au quotidien.
À l'issue de la prière de l'Angélus ce dimanche 25 octobre, le Pape a lancé un vibrant appel à la paix, en particulier au Yémen. Léon XIV a aussi prié spécialement pour les victimes de l'attentat terroriste qui a visé une église orthodoxe en Jordanie et exhorté à prier pour la paix dans l'esprit de la rencontre d'Assise qui réunira, le 27 octobre, des responsables religieux du monde entier.
Après avoir récité la prière de l'Angélus devant 20 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape a lancé un vibrant plaidoyer pour la paix, après avoir déploré la violence qui se déchaîne dans plusieurs contrées du monde. C'est d'abord vers le Yémen que le Souverain pontife a tourné les yeux: «Je suis avec inquiétude la grave situation humanitaire au Yémen, en particulier dans la ville de Taïz, où la population souffre du manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux», a confié Léon XIV, revenant sur un conflit qui a repris en intensité ces dernières semaines. Le Pape a ainsi lancé «un appel pressant pour que cessent les hostilités et que le peuple yéménite, ainsi que tous les peuples de la région, puissent vivre en paix».
Ce pays situé à la pointe sud-ouest de la péninsule arabique traverse actuellement l’une des crises humanitaires les plus graves et les plus négligées au monde. Avec ...
C'est ensuite vers la Jordanie, où une église orthodoxe a été visée le 23 octobre par un attentat terroriste, que le Saint-Père a tourné son regard. «J’assure de mes prières toutes les personnes qui ont été tuées ou blessées vendredi dernier lors de l’attentat terroriste contre les fidèles de l’église orthodoxe Saint-Georges à Harmoud, en Jordanie», a-t-il confié, précisant être «proche de cette communauté et de tout le pays, qui se distingue par la coexistence pacifique et le respect entre les différentes religions».
«Continuons ensemble à prier pour la paix!» a exhorté le Pape, invitant les fidèles à s'unir «spirituellement aux chefs d’Églises et aux responsables religieux qui se réuniront à Assise à l’occasion du 40e anniversaire de la Rencontre convoquée par saint Jean-Paul II».
«Jamais comme aujourd’hui il n’a été aussi évident que les guerres, outre qu’elles sèment la mort et la destruction, appauvrissent et nuisent au monde» a déploré Léon XIV, demandant que le Seigneur «inspire des choix de dialogue et de paix!»
Quand la folie collective s’empare des foules manipulées qui ne raisonnent plus, le pire est à craindre, comme le montrent l’histoire et l’actualité. Face à ce mal hystérique, analyse notre chroniqueur Jean-Étienne Rime, le seul rempart est la mobilisation des consciences.
Les jeunes réunis au stade de France autour du pape Léon XIV ont ému tous les Français, et bien au-delà de nos frontières. Nous garderons en mémoire ces images de joie, de ferveur, de prière, données au monde. À cette France heureuse et pleine d’espérance, succède un autre visage de notre pays, celui de la violence aux portes des lycées et dans les villes. Un contraste étonnant, choquant. Si l’on prend la visite du pape comme référence, nous avons un autre parallèle, historique cette fois, dont les germes sont tristement revenus d’actualité. Léon XIV a prié au couvent des Carmes, devant l’escalier des martyrs de septembre 1792, aujourd’hui situé dans l’Institut catholique de Paris en mémoire d’autres affreuses violences de la foule.
Commençons par un rappel historique. Durant l’été 1792, on procède à des milliers d’arrestations d’aristocrates et de prêtres. Après une défaite des armées républicaines, les prisonniers sont soupçonnés d’espionnage, on parle du complot des prisons. Le 2 septembre, les égorgeurs sortent avertis par le tocsin et c’est le signal : les massacres vont durer jusqu’au 7 septembre. Une véritable folie meurtrière s’empare de Paris. Les procès, quand il y en a, sont sommaires et l’on condamne à mort. Trois évêques et près de deux-cents ecclésiastiques tombent sous le coup des sabres et des piques lors de cette page qui est l’une des plus sombres de la Révolution.
La force de la France de demain est non dans la foule mais dans la conscience de chacun. Les valeurs de notre peuple : le travail, le respect, l’éducation et l’engagement demeurent, il faut les réveiller, les partager, les annoncer, parler mieux et plus fort. Les prophètes de malheur ne gagneront pas.
En octobre 1926, le pape Pie XI célèbre la béatification de 191 ecclésiastiques. Comme le fit saint Jean-Paul II, Léon XIV a prié sur les lieux même du massacre des innocents tombés sous le coup des armes improvisées et de la folie collective.
S’il ne faut pas comparer ce qui ne peut l’être, on peut cependant trouver des similitudes avec ce que nous vivons, en particulier lors de ce triste samedi 17 octobre où une sorte de démence collective s’est emparée de ces individus devenus des casseurs, des incendiaires, des agresseurs de forces de l’ordre. Si l’on prend individuellement les septembriseurs d’hier ou les manifestants d’aujourd’hui, on ne trouvera que des individus parfaitement normaux qui n’iraient jamais commettre une infraction violente parce qu’ils n’en verraient pas le sens, qu’il n’en aurait pas le courage ou tout simplement parce qu’ils n’en auraient pas l’idée.
Ils respectent les biens d’autrui dans la vie de tous les jours. Puis vient une étincelle, les meneurs regroupent les foules qui ne raisonnent plus, n’ont plus de discernement. Il n’y a pas eu de massacres et heureusement, mais brûler une mairie, un bâtiment public, attaquer les locaux d’un média, casser et brûler les véhicules des forces de l’ordre au risque de blesser les occupants, n’est-ce pas une hystérie collective du même ordre que celles qui ont assombri tant de pages d’histoire, dans notre pays et ailleurs ?
Cet épisode conduit à quelques constats. Le premier, on accuse toujours les quartiers populaires : ils sont restés calmes et ce ne sont pas les pauvres qui ont pillé, mais des jeunes éduqués, plutôt aisés, épaulés par des casseurs professionnels black blocs et ultragauche, venus de nulle part. Quand on est pauvre, on préserve le peu que l’on a. Ensuite, il faut mettre le doigt sur la responsabilité des meneurs, les Marat ou les Danton qui diffusent des idées complotistes et incitent à la haine dans un climat qui leur favorable, sans véritable opposition. Si les politiques dans leur quasi-unanimité ont condamné les exactions, sont-ils encore crédibles ? La plupart des manifestants avaient des revendications précises et la grande majorité d’entre eux a foulé le pavé tout en n’adhérant pas aux exactions violentes. Il suffit de comparer l’importance des manifestations d’agriculteurs qui se déroulent dans des conditions pacifiques avec la majorité des corporations revendicatrices pour ne pas les assimiler aux casseurs ultraminoritaires.
Revenons à la folie collective, phénomène bien connu des sociologues et historiens. Nous pourrions tous tomber dans cette hystérie. Comme la foule des juifs devant Pilate demandant la libération de Barabbas, condamnant Jésus. Pris un par un, devant le choix de libérer un prophète peut-être un peu dérangeant ou un meurtrier, chacun en conscience aurait sauvé Jésus. Ce sens du discernement est celui de la très grande majorité des Français, qui condamne les émeutiers et s’émeut de la perte de références. La force de la France de demain est non dans la foule mais dans la conscience de chacun. Les valeurs de notre peuple : le travail, le respect, l’éducation et l’engagement demeurent, il faut les réveiller, les partager, les annoncer, parler mieux et plus fort. Les prophètes de malheur ne gagneront pas.
En ce mois du Rosaire, le Pape a demandé de prier Marie pour la paix dans le monde. Étendons nos prières pour la paix entre Français et pour la paix intérieure de tous.
Villefranche, vendredi 23 octobre 2026
Bonjour à toutes et à tous,
« Le Saint-Père est venu nous encourager dans la foi, dans la mission, dans l’unité de l’Église en France, et cela nous a fait un bien fou ! » Ces mots sont extraits de l’édito publié dans Eglise en Rouergue, signé par Mgr Benoît Bertrand, vice-président de la Conférence des évêques de France. A lire en page actus.
La Toussaint, c’est la fête de tous les Saints. C’est une manière d’expliquer que les Chrétiens appartiennent à une grande chaîne de croyants. Ce jour-là, on lit l’évangile des béatitudes. Et il ne faut pas confondre la Toussaint et la fête des morts. Plus d’infos en page actus.
A noter : samedi 31 octobre, concert de louange, dans l’église des Augustins à Villefranche. Participation libre. Les recettes contribueront au financement des Journées Mondiales de la Jeunesse 2027. Détails en haut de page.
Dans la presse chrétienne, voir ci-dessus.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Vendredi 23 octobre Dix ans de béatification du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. De 20h30 à 22h00, Maison diocésaine Saint-Pierre ou en visio depuis Espalion, Millau, Réquista, Saint-Affrique, Villefranche de-Rouergue. Intervenant : Françoise-Emmanuelle Doron, biographe et père Alexis de Brebisson, membres de l’Institut Notre-Dame-de-Vie.
Samedi 24 octobre Dix ans de béatification du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. De 10h00 à 15h00, sanctuaire Notre-Dame de Ceignac. 10 heures : chapelet médité et confessions. 10 h 45 : messe suivie d’un pique-nique tiré du sac. 13 h 30 : conférence sur les pas du père Marie-Eugène en Aveyron.
Dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Samedi 31 octobre Concert de Louange « En route vers les JMJ de Séoul » 18h30, chapelle des Augustins, Villefranche de-Rouergue. Tout le monde est bienvenu pour soutenir les jeunes du diocèse qui vont partir aux Journées mondiales de la jeunesse en août prochain. Contact : 07 88 63 95 43, sdpj@rodez-catholique.fr
Du 3 au 8 novembre 2026 Assemblée plénière des évêques de novembre 2026. Clic pour plus d'infos.
Du 6 au 17 novembre 2026, Le pape Léon XIV en Argentine, Uruguay et Pérou. Clic pour en savoir plus
17 novembre 2026 18h30. CCFD Terre Solidaire vous invite à la projection d'un film aux Fleurines à Villefranche : "Pilleurs de terre" suivie d'un échange avec Marius Kaptouom.
Du 13 au 19 novembre 2026 : AED : 17ème édition de la Nuit des Témoins pendant la Red Week. Clic pour plus d’infos.
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.