Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Ce dimanche 15 février au matin, une messe particulière était célébrée en l’église Saint-Étienne de Savignac. Malgré un froid vif et humide, près d’une cinquantaine de fidèles de la paroisse Pentecôte en Quercy Rouergue s’étaient rassemblés pour participer avec ferveur et recueillement à la liturgie célébrée par le père Florent Dixneuf, curé doyen.
Au terme de l’office, le célébrant a appelé Lucette Bories et Jacqueline Pourcel. Ces deux personnes très engagées ont décidé de mettre un terme à de nombreuses années de bénévolat au sein de la pastorale des funérailles.
Être bénévole, c’est donner de son temps librement, par générosité et par souci des autres. Mais connaît-on vraiment le rôle essentiel de celles et ceux qui accompagnent les familles en deuil et animent les célébrations d’obsèques ? Au sein de la paroisse Pentecôte en Quercy Rouergue, plusieurs bénévoles composent l’équipe funérailles. Par leur présence attentive et leur compassion face à la peine des familles, ils participent pleinement au service de la charité.
En préparant et en animant les célébrations, en priant pour le défunt avec et pour ses proches, ils prennent part à la mission d’intercession et d’espérance de l’Église.
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Après de chaleureux remerciements, ponctués d’applaudissements, le père Florent a remis à Lucette et Jacqueline des présents symboliques : des représentations de la Vierge Marie et de la Sainte Famille, en signe de gratitude pour leur engagement fidèle et discret au service de la communauté.
Chers amis,
Après le Sénat, qui a voté contre, la proposition de loi sur l' « aide active à mourir » est revenue à l'Assemblée nationale. Depuis lundi, le texte débattu entraîne clairement notre pays sur la voie de l'euthanasie et du suicide assisté.
Loin de l'unanimité espérée par certains, ce sujet suscite d'immenses inquiétudes et de vives oppositions, de la part de très nombreux soignants, patients, personnes âgées ou avec un handicap. Nous, évêques de France, nous nous sommes largement exprimés sur le sujet, en rappelant avec force la dignité inaliénable de toute vie humaine et en invitant à accompagner la vie jusqu'au bout par le développement massif des soins palliatifs sur tout le territoire : « On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort. »
En communion avec le pape Léon XIV, qui nous appelle à « défendre la dignité intrinsèque de toute personne humaine alors même que notre monde peine à trouver une valeur à la vie humaine, même en sa dernière heure », nous souhaitons inviter tous les catholiques à une journée de prière et de jeûne le 20 février, premier vendredi de Carême, pour que, par le jeûne et la prière, nous nous rendions toujours plus disponibles au don de l'Esprit et que les consciences de tous, libres de toute idéologie et précipitation, soient éclairées en vue du bien commun.
Dans notre marche vers Pâques, où nous fêtons la victoire de la vie sur la mort, nous vous assurons de nos prières.
En communion avec les évêques de France, Luc MEYER évêque de Rodez et Vabres
Evêché -13 avenue Victor Hugo - BP 821 12008 Rodez Cedex
05 65 68 77 40 - eveque@rodez-catholique.fr www.rodez.catholique.fr
Collégiale infos n° 82, édition de février 2026, est en cours de diffusion. Vous pourrez consulter la version papier, à l'issue de la messe de samedi 14 février, en la chapelle de la Sainte-Famille ou après la messe dominicale du dimanche 15, à la sortie de la collégiale Notre-Dame.
Le service diocésain de formation permanente souhaite offrir à tous, en 3 dates, un temps pour reprendre souffle, relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Parmi les nombreuses propositions qui fleurissent dans nos paroisses, ces conférences diocésaines veulent être un soutien simple, solide et fraternel pour nourrir la vie spirituelle de chacun.
Les vendredis de 19h à 21h :
20 février : « De l’ombre à la lumière : traverser l’art, cheminer vers Pâques » par P. Jean-Luc Barrié et Mme Christine Legrand (professeur)
6 mars : « Des ténèbres à la lumière : traverser la nuit avec Christ ressuscité » par Fr Jean-Marc Gayraud
20 mars : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur)
Vous êtes invités à participer. En effet, ces rencontres de Carême, peuvent devenir pour beaucoup un lieu de conversion, d’écoute et de renouvellement intérieur.
Une soirée, une parole, une lumière peuvent ouvrir un chemin de conversion et préparer les cœurs à la joie de Pâques.
Plusieurs lieux de visio : Capdenac, Espalion, Laguiole, Laissac, Millau, Pont-de-Salars, Saint Affrique, Villefranche de Rouergue. Si votre paroisse est intéressée pour mettre en place une visioconférence pour être au plus près de chez vous, contactez le service diocésain de formation permanent par mail de préférence : sdfp@rodez-catholique.fr
Du 17 au 20 mai 2026, vous êtes invités(ées) à vivre un temps fort de foi, de fraternité et de ressourcement spirituel à l’occasion d’un pèlerinage ouvert à tous à Notre-Dame de La Salette, à La Salette Fallavaux à 1800 m d'altitude. En lisière du Parc National des Écrins, le sanctuaire est blotti au creux de la montagne, il domine souvent la mer de nuages.
Tarif : Le prix du voyage, tout compris du dîner du premier jour au dîner du dernier jour, est estimé entre 300 € et 350 €, selon le nombre de participants.
Inscriptions : Merci de vous inscrire avant le 28 février 2026 en contactant : Marie-Laure : 06 20 41 35 98 ou Chantal : 06 40 34 45 38. Appels de préférence aux heures des repas. Un acompte de 150 € est à adresser au centre paroissial de Baraqueville pour valider l’inscription.
Pourquoi partir en pèlerinage ? Vivre un pèlerinage, c’est :
se mettre en marche dans la foi,
rencontrer d’autres croyants et partager un temps fraternel,
s’ouvrir aux merveilles de Dieu et à la tendresse de la Vierge Marie,
faire une expérience vivante d’Église.
Revenir d’un pèlerinage, c’est porter en soi ce qui a été vécu, le raconter, le partager, et se laisser transformer pour devenir témoin au cœur de sa vie quotidienne.
Nous vous attendons nombreux pour cette belle aventure spirituelle !
Le 14 février, il est de coutume pour les amoureux de célébrer leur Valentin ou Valentine en échangeant cadeaux, mots doux, moments chaleureux ou encore dîners romantiques. Le nom de la fête, « la Saint-Valentin », est lié à l'histoire de Valentin de Terni, un prêtre et évêque qui vécut au IIIe siècle à Ternie, en Italie, dans la région de l'Ombrie.
Les récits populaires de l'époque racontent que l'empereur romain Claude II le Gothique – qui régna de 268 à 270 – interdisait à ses soldats de se marier. Il imposa cette règle afin que ses hommes ne soient pas distraits et que leur détermination au combat ne faiblisse pas. En raison de cette interdiction, certains se tournèrent vers Valentin de Terni pour célébrer en secret leur union. Lorsque l'empereur fut mis au courant de cette entreprise, il fit arrêter l'évêque.
En prison, Valentin fut confié à la surveillance du préfet Astérius, dont la fille était aveugle. L'histoire raconte que Valentin tomba amoureux de la jeune fille au point qu'il lui redonna la vue. Bouleversés par ce miracle, Astérius et toute sa famille se convertirent au christianisme.
Doublement furieux, l'empereur Claude II ordonna la mise à mort de Valentin de Terni. Le malheureux fut exécuté le 14 février 269. Il est raconté qu'avant d'être décapité, il aurait adressé une lettre à sa bien-aimée signée «Ton Valentin». La Saint-Valentin reposerait ainsi sur le tragique destin de Valentin de Terni. Mais aussi sur son acte de bonté et de défi motivé par l'amour. Il est désigné saint patron des amoureux par le pape Alexandre VI en 1496.
Ses ossements reposent à Terni où une basilique a été édifiée au IVe siècle. Aujourd'hui, il est possible de visiter l'édifice, reconstruit au XVIIe siècle après que le pape Paul V eut fait entreprendre des fouilles pour retrouver des reliques du martyr. La basilique San Valentino est désormais un haut-lieu de pèlerinage, notamment le 14 février.
Fêter la Saint-Valentin n'a pas été immédiat après la mort de Valentin de Terni. La tradition s'est répandue quelques siècles plus tard. Les historiens supposent que la fête a été instaurée par le pape Gélase Ier au Ve siècle pour mettre fin aux Lupercales : une tradition païenne de la Rome antique durant laquelle les populations célébraient en février la fertilité, à travers le sacrifice d'animaux.
Dès le XIV siècle, la littérature britannique de Geoffrey Chaucer s'empare du récit de saint Valentin et fait de sa fête un rendez-vous populaire. En 1380, l'auteur compose le poème Le parlement des oiseaux, dans lequel le 14 février représente le premier jour de la saison des amours chez les oiseaux.
La première carte de Saint-Valentin est elle aussi anglo-saxonne ! Elle aurait été envoyée par Charles, duc d'Orléans, alors prisonnier d'Henri V d'Angleterre après sa défaite à la bataille d’Azincourt en 1415. Resté captif pendant 25 ans dans la Tour de Londres, il écrit en 1440 une carte à sa bien-aimée, la princesse de Condé, Marie de Clèves. Il y mentionne la Saint-Valentin. Ce précieux message est conservé au British Museum, à Londres.
À la fois festive et commerciale, la Saint-Valentin est aujourd'hui largement célébrée dans le monde. Ses racines chrétiennes invitent chacun à se recentrer sur l'essentiel, rappelant l'importance de l'amour.
À l’initiative de Benoît Rollet, animateur en pastorale au sein du doyenné du Villefranchois, un site web riche, varié et dynamique est proposé aux écoliers et lycéens : Pasto des jeunes du Villefranchois.
Ce site présente un large éventail d’activités : animations, formations, pèlerinages, découverte du scoutisme, chant choral et rencontres conviviales. Il constitue un espace d’information et de partage dédié aux jeunes du doyenné.
A proposer sans modération aux jeunes générations.
Lors de l'Angélus du 8 février 2026, le pape Léon XIV a appelé à vivre "l’amour qui ne fait pas de bruit", un amour humble et discret, véritable saveur de la vie chrétienne et source de paix.
Àl’occasion du cinquième dimanche du temps ordinaire, le 8 février, le pape Léon XIV s’est adressé aux milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre, depuis la fenêtre du palais apostolique du Vatican. Commentant l’Évangile du jour (Mt 5, 13-14), il a insisté sur la force transformante de la miséricorde et de la paix, et sur l’appel à vivre un "amour qui ne fait pas de bruit".
"La vie qui resplendit en Jésus" permet, a-t-il expliqué, de mettre en lumière "la saveur nouvelle de ses gestes et de ses paroles". Mais Jésus met en garde ceux qui l’écoutent : "Le sel qui a perdu sa saveur n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens". Le pape a souligné que beaucoup de personnes se sentent "bonnes à jeter, imparfaites", comme si leur lumière était cachée. Pourtant, "Jésus nous annonce un Dieu qui ne nous rejettera jamais, un Père qui garde notre nom, notre unicité".
Pour Léon XIV, "chaque blessure, même profonde, guérira en accueillant la parole des Béatitudes et en nous remettant à marcher sur le chemin de l’Évangile".
Cette guérison se vit dans "des gestes concrets d’ouverture aux autres et d’attention", qui "ravivent la joie", même s’ils "nous placent à contre-courant".
Le Pape a rappelé que Jésus lui-même, dans le désert, a été tenté de "faire valoir son identité, l’exhiber, avoir le monde à ses pieds", mais il a rejeté "les voies qui lui auraient fait perdre sa véritable saveur, celle que nous retrouvons chaque dimanche dans le pain rompu : la vie donnée, l’amour qui ne fait pas de bruit". Enfin, Léon XIV a invité chacun à se laisser "nourrir et éclairer par la communion avec Jésus" afin de bâtir "comme une ville sur une montagne, non seulement visible, mais aussi chaleureuse et accueillante : la cité de Dieu où, au fond, tous désirent habiter et trouver la paix".
« Si nous n’avons pas de pain, partageons au moins notre cœur et notre amour avec les affamés, car l’amour de Dieu est plus fort que tout ce que le monde peut offrir. » (Saint François d’Assise)
L’année 2025, année jubilaire, a été placée à l’initiative du Pape François sous le signe de l’Espérance. En ce carême 2026, fortifiés de ce que nous avons vécu l’an dernier, le CCFD Terre Solidaire nous invite à être des artisans de l’Espérance, non seulement par nos prières, et par notre conversion intérieure, mais aussi par des actions concrètes de solidarité. Nourrir les affamés, lutter pour un monde plus juste, c’est également nourrir l’Espérance des vulnérables et témoigner de la lumière du Christ dans le monde.
L’Église célèbre cette année les 800 ans de la mort de Saint François d’Assise.
En ce début de Carême, suivons l’exemple de ce saint qui vivait dans la simplicité et la fraternité, permettons à tous les habitants de cette Planète de se nourrir, apprenons à respecter la Création et à partager l’Espérance de Dieu avec tous.
Des livrets spirituels seront à votre disposition pour vous aider à vivre ce temps de carême. N’hésitez pas à en prendre pour les personnes de votre entourage qui ne peuvent se déplacer.
Des enveloppes seront à votre disposition. Les dons récoltés permettront de soutenir des associations partenaires du CCFD-Terre solidaire.
Ces associations agissent pour lutter contre les causes de la faim. Face à la faim, unissons nos pouvoirs.
Le jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue.
En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire (KAWTAL) vous partagera son expérience et sa mission au Tchad. Ce partenaire accompagne les communautés nomades et les agriculteurs afin qu’ils puissent cohabiter et gérer ensemble leurs ressources. Nous terminerons la soirée par un partage (pain, pommes). Cela permettra de prolonger la rencontre.
« L’heure est venue de courir vers la vie !
Voici le temps de trouver Jésus Christ !
Il est présent parmi les pauvres.
Il vous précède en son Royaume
Vivons en enfants de lumière ! »
Maleville, Villefranche-de-Rouergue.
Bruno et Martine VERNHES, Jean-Guy et Claudie VERNHES, ses fils et ses belles-filles; Sandrine et Sébastien, Aurélie et Lionel, Gaétan et Fabien, ses petits-enfants ; Morgane et Raphaël, ses arrière-petits-enfants ; ses sœurs, son frère, ses belles-sœurs et beaux-frères ; ses neveux et nièces, cousins et cousines ont la douleur de vous faire part du décès de
Yvette VERNHES née GINESTE survenu à l'âge de 93 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le lundi 16 février 2026, à 11h00 en l'église St-Hilaire & St-Pierre de Maleville. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Lanuéjouls, Bruguières, Onet-le-Château.
Pierrette BARTHELEMY, son épouse ; Valérie et Régis (+), Sandrine et Eric, ses filles et gendres ; Mayane ; Paulette et Pierre CAVAIGNAC, Raymond et Françoise ESCUDIE, Anne-Marie et Francis (+) CANTALOUBE, ses belles-sœurs et beaux-frères ; ses neveux et nièces, petits-neveux et petites-nièces ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Robert BARTHELEMY, ancien combattant & président de la FNACA Aveyron, survenu à l'âge de 91 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 17 février 2026, à 14h30, en l'église Saint-Baudile de Lanuéjouls.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Villefranche-de-Rouergue, Aurillac.
Fabienne et Jean-Pierre, sa fille et son gendre ; l'ensemble de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, son frère et ses sœurs, beaux-frères et belles-sœurs, parents et alliés ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Roger BARRIÈRE survenu à l'âge de 89 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 18 février 2026, à 10h30, en la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivie de la crémation au crématorium de Capdenac-Gare à 15h30. Selon sa volonté, l'inhumation aura lieu au caveau familial de Villefranche-de-Rouergue.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Najac
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Andrée FLORENTIN née LAGARRIGUE décédée le 13 février 2026 à l'âge de 85 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 18 février 2026 à 10h00 en l’église Saint-Jean de Najac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Ce 5 février 2026, le traité New Start régissant le contrôle des armes nucléaires entre la Russie et les États-Unis est arrivé à échéance. L’absence de nouveau traité pour le remplacer marque la fin d’un monde et l’entrée dans une nouvelle ère, analyse le géopolitologue Jean-Baptiste Noé. Léon XIV n’a pas manqué de réagir pour éviter une nouvelle course aux armements.
Signé en 2010 par Barack Obama et Dimitri Medvedev, alors président de la Fédération de Russie, le traité New Start est entré en vigueur en février 2011. Dans cet autre monde, cette autre époque, le contrôle des armes nucléaires et l’endiguement de la prolifération étaient encore possibles. New Start était l’héritier des grands traités de désarmement des années 1980 et d’un moment de détente dans les tensions entre les États-Unis et l’URSS. Avec son expiration et surtout son non-renouvellement, c’est la fin d’un monde qui est acté, celui de l’entente et de la diplomatie entre Washington et Moscou.
Le traité avait connu une première et large entorse en 2022 : à la suite de l’invasion de l’Ukraine, la Russie avait suspendu les visites des observateurs chargés de vérifier la véracité du contrôle et de la réduction de son stock d’armement. L’expiration de 2026 est donc la continuation logique et imparable de la suspension de fait de 2022. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, le monde n’est plus régi par des traités organisant le contrôle des armements nucléaires. Mais cette fin d’un monde démontre surtout que nous sommes entrés dans une nouvelle époque, où le nucléaire n’est plus le monopole des grands.
Si les États-Unis et la Russie concentrent 80% des stocks d’armes nucléaires, cela fait bien longtemps qu’ils ne sont plus les seuls pays dotés. En Occident, la France et le Royaume-Uni sont membres du club nucléaire, tout comme Israël. Mais la grande nouveauté des dernières décennies est la prolifération nucléaire en Asie : Pakistan, Inde, Chine, Corée du Nord ; le continent regroupe l’essentiel des pays membres du club nucléaire et surtout là où l’armement est le plus actif. La Corée du Nord multiplie les essais et accroît son arsenal ; la Chine est le pays qui connaît la plus forte croissance de ses armements nucléaires. Si on ajoute l’Iran, qui aimerait disposer de la bombe et demeure une potentielle menace nucléaire, la géographie de la bombe est bien asiatique.
La France considère le nucléaire comme un moyen de dissuasion : il ne s’agit pas de faire usage de la bombe pour attaquer, mais d’en disposer pour dissuader les autres de le faire.
Léon XIV, dans la ligne continue de ses prédécesseurs depuis Pie XII, a réitéré sa crainte de la prolifération nucléaire et sa demande de désarmement. Le 4 février, il déclare : "Demain arrive à échéance le traité "New Start", signé en 2010 par le président des États-Unis et celui de la Fédération de Russie, une étape significative pour contenir la prolifération des armes nucléaires."
Et le Pape lance "un appel pressant afin que cet instrument ne soit pas abandonné sans chercher à lui garantir une suite concrète et efficace. […] La situation actuelle exige de faire tout le possible pour éviter une nouvelle course aux armements, qui menace encore davantage la paix entre les nations".
Le principal problème rencontré par les papes dans leur opposition au nucléaire est que les arguments moraux qu’ils avancent ne sont jamais considérés par les puissances nucléaires, dont la grande majorité n’est pas chrétienne. Au moment de l’obtention de la bombe, seuls trois pays étaient dans la sphère culturelle chrétienne : États-Unis, Royaume-Uni et France, l’URSS étant officiellement athée et antichrétienne. Les paroles des papes, celles de Léon XIV comme celles avant lui, ont peu d’écho dans les pays asiatiques, qu’ils soient musulmans ou communistes. Un autre problème porte sur la pensée de l’usage du nucléaire et de sa doctrine.
La France considère le nucléaire comme un moyen de dissuasion : il ne s’agit pas de faire usage de la bombe pour attaquer, mais d’en disposer pour dissuader les autres de le faire. C’est la même stratégie pour la Corée du Nord, pour qui l’arme atomique est sa garantie de survie et son assurance de maintien du régime. La guerre d’Ukraine a validé en creux cette stratégie de la dissuasion : si les Occidentaux sont si mesurés dans l’aide apportée à l’Ukraine, notamment pour les missiles longue portée, c’est bien parce qu’en face se trouve une Russie dotée. Si Moscou ne disposait pas de l’arme, la réponse militaire, sur son territoire, aurait été beaucoup plus massive. L’Iran en est un autre exemple : tant que le pays est sous le seuil nucléaire, il peut être bombardé par les États-Unis. Si Téhéran venait à acquérir la bombe, l’Iran serait invulnérable. La question nucléaire relève donc d’un problème global, celui de la sécurité des États et de leur volonté de protection face à un monde qu’ils estiment hostiles.
Le Mercredi des Cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.
On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.
Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris par l’Evangile à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu qui brûle ce jour détruit d’abord mais, en même temps, ce feu éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage.
La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.
Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :
Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret. Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret. Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret.
Le 11 février 1858, Marie, mère de Jésus, apparaît pour la première fois à Bernadette Soubirous. Contre toute attente, c’est en occitan gascon qu’elle s’adresse à la jeune fille. Une habitude pour celle qui, de culture araméenne, semble parler toutes les langues ou bien une seule : la langue maternelle.
Quelle langue la Vierge Marie parle-t-elle ? À première vue, la question a une réponse simple : l’araméen. Langue sémitique, qui a engendré l’hébreu et l’arabe, ce dialecte a pris le nom biblique des confins du Liban et de la Syrie actuels. C’est la langue orale du temps de Jésus, et elle apparaît même quelques fois dans les évangiles, pourtant rédigés en grec car écrits pour annoncer le Christ au plus grand nombre, aux païens.
Pourtant, le 11 février 1858, lorsqu’elle apparaît pour la première fois à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle de Lourdes (Hautes-Pyrénées), la mère de Dieu s’adresse à elle en gascon occitan, le patois local. D’après la jeune fille, peu instruite, elle lui dit : "Que soy era Immaculada Councepciou", "Je suis l’Immaculée Conception" en français, langue que ne parle pas la future religieuse. De même, au XVIe siècle, à Guadalupe, au Mexique, c’est en nahuatl, le dialecte local, que le même mère de Dieu parle avec l’indien Juan Diego.
Ces deux exemples d’apparitions mariales, parmi les plus connus au monde, semblent indiquer que Marie est en fait polyglotte, voire qu’elle parle toutes les langues. Chose impossible, bien sûr. Pour comprendre ce miracle de communication, il n’est pas inintéressant de relire l’épisode de la Pentecôte (cf. Ac 2).
Ce jour-là, pour la fête juive de Shavouot, "il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel" raconte l’auteur, qui, entendirent les apôtres parler dans toutes les langues : "Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu."
Illustration : Le 11 février 1858, la Vierge Marie apparaît pour la première fois à Bernadette Soubirous et s'adresse à elle en occitan gascon.
Là encore, une évidence : les apôtres n’ont pas tout d’un coup parlé des langues qu’ils ne maîtrisaient pas quelques minutes auparavant. Mais locuteurs et auditeurs se comprennent, non pas factuellement mais spirituellement. Unis par Dieu, à l’écoute de l’Esprit saint alors répandu en langues de feu sur les Onze, tous perçoivent une vérité qui leur est révélé dans leur cœur. Ce n’est pas tant leur esprit qui comprend que leur âme qui reçoit un don.
L’expérience peut d’ailleurs n’avoir rien de surnaturel et arriver dans la vie quotidienne : il n’est pas rare que nous comprenions ce que veut dire un ami ou un proche sans même que les mots pour le dire viennent formaliser la chose. Ainsi Marie, que le Christ sur la Croix a donné pour mère à tous, parle-t-elle la langue maternelle au sens le plus fort de cette expression. Elle comprend et sait se faire comprendre de ses enfants, quels que soient les mots qu’elle prononce. Bernadette ne l’a pas théorisé, elle l’a vécu : la Vierge Marie s’est mise à sa hauteur.
Villefranche, vendredi 13 février 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Proposition de loi sur l' « aide active à mourir » : En communion avec les évêques de France, Luc Meyer, évêque de Rodez et Vabres, nous appelle à « défendre la dignité intrinsèque de toute personne humaine alors même que notre monde peine à trouver une valeur à la vie humaine, même en sa dernière heure ». A lire en page actus.
« Ombres et lumières en Carême ». Le service diocésain de formation permanente propose 3 dates pour relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Vendredi 20 février 19h à 21h : « De l’ombre à la lumière : traverser l’art, cheminer vers Pâques » par P. Jean-Luc Barrié et Mme Christine Legrand. Vendredis 6 et 20 mars : programme publié ultérieurement. En visio à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue. Et plus d’infos en page actus.
À l’initiative de Benoît Rollet, animateur en pastorale au sein du doyenné, un site web dynamique est proposé aux écoliers et lycéens : Pasto des jeunes du Villefranchois.
Ce site présente un large éventail d’activités : animations, formations, pèlerinages, découverte du scoutisme, chant choral et rencontres conviviales. Il constitue un espace d’information et de partage dédié aux jeunes du doyenné. A proposer sans modération aux jeunes générations.
Le Carême c’est le 18 février. Des livrets spirituels vous seront proposés pour vivre ce temps de carême. Une collecte permettra de soutenir CCFD-Terre solidaire. Et jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche. En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire vous partagera son expérience. Plus d’infos dans le prochain Collégiale Infos.
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Ce qui fait la véritable saveur de la vie chrétienne selon Léon XIV ** Ce qui fait la véritable saveur de la vie chrétienne selon Léon XIV ** Nucléaire : le Saint-Siège face au danger d’une nouvelle course aux armements ** Qu’est-ce que le Mercredi des Cendres ? ** Méditation biblique : se fondre dans le monde et s’en distinguer ** La Vierge Marie parle toutes les langues.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Mercredi 18 février : Mercredi des Cendres. Clic pour plus d'infos.
Vendredi 20 février 19h à 21h : « De l’ombre à la lumière : traverser l’art, cheminer vers Pâques » par P. Jean-Luc Barrié et Mme Christine Legrand (professeur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 28 février 9h30 : assemblée générale "Du Bas Rouergue vers Compostelle". Hôtel des Fleurines, Villefranche de Rgue.
Vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez