Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Vendredi 8 mai était un jour de fête à Ceignac. La communauté des chrétiens a célébré la fête solennelle de Notre Dame de Ceignac, pour laquelle œuvra le père Marie-Antoine. En 2026, le 8 mai, ont été fêtés les 150 ans du couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac. Pour cette occasion, les photos des quatre autres vierges couronnées étaient mises à l’honneur dans le chœur de la Basilique. Notre évêque, Mgr Luc Meyer a présidé cette messe solennelle, assisté par de nombreux prêtres.
Cliquez ici pour visionner la vidéo de cette belle journée, réalisée par Yves Prieto.
Pour plus d'infos, vous êtes invités à lire l'édito du père Lazuech, ci-dessous.
Venez nombreux pour participer à ce temps fort de notre diocèse !
Il y a 150 ans, le 9 juillet 1876, une foule issue de tout le diocèse assiste au couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac, par le cardinal Guibert, archevêque de Paris.
Pourquoi couronner une statue ? Fleurir et couronner les statues de Marie est un usage ancien. Le couronnement de la Vierge est un des thèmes de l’iconographie chrétienne. S’il apparaît tardivement dans l’art occidental, il devient très populaire dès les XIIe et XIIIe siècles, en lien avec l’approfondissement du culte marial autour de l’an 1000 et l’idée de la conception immaculée de Marie. La cérémonie canonique remonte au XVIIe siècle. Mgr Le Tourneau, dans le Dictionnaire encyclopédique de Marie, écrit: « Les papes ont voulu encourager la piété des fidèles et distinguer aussi des statues anciennes ou faisant l’objet d’un culte spécial. »
L’un des premiers couronnements est celui de l’icône vénérée de la Salus populi romani à Sainte-Marie-Majeure, à Rome, par Grégoire XVI, le 15 août 1838. Pie XII affirmait dans sa lettre aux catholiques portugais, à l’occasion du couronnement de la statue de Notre Dame de Fatima, le 13 mai 1946 : « En couronnant l’image de Notre Dame, vous avez fait un acte de foi en sa royauté, de soumission loyale à son autorité, de correspondance filiale et constante à son amour… Vous vous êtes engagés à travailler pour qu’elle soit aimée, vénérée, servie autour de vous, dans la famille, dans la société, dans le monde. »
Concrètement, le couronnement suit une procédure précise. La décision revient toujours au pape. La cérémonie est présidée par le pape ou son représentant (évêque ou archevêque) qui dépose la couronne sur la tête de l’Enfant Jésus, puis sur celle de la Vierge.
La cérémonie de couronnement d’une statue de la Vierge n’est pas la mémoire de Marie Reine, que l’Église célèbre le 22 août. Le 29 décembre 1874, Mgr Ernest Bourret, évêque de Rodez, obtint de Pie IX l’autorisation de couronner la statue de Notre Dame de Ceignac. Mais il fallut attendre le 9 juillet 1876 pour que le couronnement ait lieu à Rodez, sur le foirail de la ville. Les Ceignacois refusaient obstinément que la statue quitte leur église! Pour vaincre leurs résistances, on a dû faire appel au père Marie-Antoine pour déployer ses talents de persuasion. Finalement, il fut décidé que le jour de la fête du couronnement les paroissiens de Ceignac auraient une place d’honneur et qu’ils ramèneraient la statue à Ceignac, triomphalement, après la messe.
Les années suivantes, quatre autres statues de Marie sont couronnées officiellement dans le diocèse: Notre Dame de Foncourrieu (Marcillac), Notre Dame des Buis (SaintGeniez-d’Olt), Notre Dame la Négrette (Espalion), Notre Dame de la Miséricorde (Saint-Affrique).
Le 8 mai est la fête solennelle de Notre Dame de Ceignac, pour laquelle œuvra le père Marie-Antoine dont vous découvrirez la vie et l’œuvre au fil des pages de ce bulletin. En 2026, le 8 mai, nous fêtons les 150 ans du couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac. Pour cette occasion, les photos des quatre autres vierges couronnées seront mises à l’honneur dans le chœur de la Basilique. À 10h45, la messe solennelle sera présidée par Mgr Luc Meyer. À 14 heures, madame Dugué-Boyer offrira une conférence sur « Les Vierges couronnées de l’Aveyron ». La conférence sera suivie de danses festives pour tous.
Venez nombreux pour participer à ce temps fort de notre diocèse !
Drulhe, Vaureilles
Chantal et Gérard SAVIGNAC-SERRES, Olivier SAVIGNAC et Elisabeth CASTES, ses enfants ; Emy, Guillaume, Lucie, ses petits-enfants ; Eva et Tïno, ses arrière-petits-enfants, et toute la famille ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Raymonde SAVIGNAC née SIRVAIN, survenu à l'âge de 97 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le vendredi 15 mai 2026, à 14h00, en l'église Saint-Michel de Pachins.
Un registre de condoléances est ouvert sur le site www.pf-bros.fr La famille remercie par avance toutes les personnes qui s'associeront à sa peine. Pompes Funèbres Bros Chambre funéraire, fleurs Lanuéjouls 05.65.81.94.24
Saint-Salvadou, Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Chantal DEMAREST née HENRY, décédée le 12 mai 2026 à l'âge de 81 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le samedi 16 mai 2026 à 14h30 en l’église Sainte-Madeleine de Saint-Salvadou, Le Bas Segala, suivies de l’inhumation au cimetière de Saint-Salvadou, Le Bas Ségala.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Les Mazières - Lunac
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Lucette ALAUX née ALAUX, décédée le 4 mai 2026 à l'âge de 74 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le samedi 16 mai 2026 à 15h00 en l’église Saint-Amans des Mazières – Lunac, suivies de l’inhumation au cimetière des Mazières.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Vailhourles
Les obsèques religieuses de Madame Audrey CAVALIE seront célébrées le jeudi 15 mai 2026 à 16h00 en l’église Saint-Géraud de Vailhourles, suivies de l’inhumation au cimetière de Vailhourles.
Savignac, Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Paul DELZESCAUX survenu le mardi 12 mai 2026, à l'âge de 95 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées lundi 18 mai 2026 à 14h30 en l’église Saint-Etienne de Savignac, suivies de l’inhumation au cimetière de Savignac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.
La fête de l’Ascension, célébrant l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, est une des principales fêtes chrétiennes, qui s’inscrit dans le prolongement de Pâques et annonce la Pentecôte, dix jours plus tard. Le jour de l’Ascension, la couleur des vêtements liturgiques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.
L’Ascension est relatée par l’évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6-11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre ». Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. L’évangile de Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ».
Ainsi s’achève le temps des rencontres du Ressuscité avec ses disciples. Cependant, selon sa promesse, Il sera toujours avec eux, mais d’une présence intérieure : ils ne le verront plus de leurs yeux. Le Christ n’est plus visible, mais il n’abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Esprit à la Pentecôte.
Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi. L’Ascension est source de liberté : loin de s’imposer aux hommes, Jésus les laisse libres de croire, et donc d’aimer véritablement.
Jésus ne cesse d’inviter les hommes à le suivre : dans la foi, ils doivent apprendre à lire les signes de sa présence et de son action, en particulier dans la célébration des sacrements, notamment l’Eucharistie, mais aussi dans sa Parole, son Peuple, ses ministres (évêques, prêtres, diacres)…
« Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? » (Ac 1, 11) s’entendent dire les apôtres : l’Ascension du Christ est aussi un appel à un plus grand engagement dans le monde pour porter la Bonne Nouvelle.
L’Ascension de Jésus n’est pas un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains, car les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu et vivre en son amour. Ici, nulle question de magie ou d’action spectaculaire. À propos du Ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique parle de « l’état de bonheur suprême et définitif ». Jésus ne s’est pas éloigné des hommes mais maintenant, grâce à sa présence auprès du Père, il est proche de chacun, pour toujours.
À l’occasion de l’année du Centenaire de la Canonisation de sainte Thérèse, le Sanctuaire de Lisieux a imaginé pour tous les fidèles qui le souhaitent de vivre en communauté un parcours d’initiation en 5 épisodes sur les pas de sainte Thérèse et sa petite voie de sainteté. Une idée d’animation en paroisse ou entre amis.
Le sanctuaire Sainte-Thérèse de Lisieux vous invite à parcourir ce cheminement en 5 épisodes dont le 1er vous est proposé ci-contre.
Après l'Écosse et la Slovénie, le Parlement anglais vient de rejeter « l'aide à mourir » : la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté n'a rien d'inéluctable.
Enlisé dans la procédure parlementaire tant il suscitait d’oppositions, le projet de loi sur l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles a échoué le 24 avril. En juin 2025, la Chambre des communes avait approuvé la légalisation du suicide assisté pour certains malades en phase terminale. Bloqué durant des mois à la Chambre des lords – la Chambre haute du Parlement anglais –, le texte a été abandonné la semaine dernière, le temps imparti pour son examen ayant été dépassé.
En Écosse aussi, le 17 mars, le Parlement a rejeté en troisième lecture la proposition de loi visant à autoriser le suicide assisté pour les adultes en phase terminale, dont le pronostic vital serait engagé. À 69 voix contre 57, ce vote a mis un terme à un processus législatif long de près de deux ans. Au cours des débats à la Chambre, les craintes concernant la protection des personnes vulnérables, les pressions que pourraient subir les personnes âgées, malades ou handicapées, la liberté de conscience des soignants et des institutions, la fragilité des garde-fous et l’exemple inquiétant des pays étrangers ont fortement pesé dans la balance. Tout comme l’opposition d’une large part du corps médical.
Le 23 novembre 2025, autre victoire. Les Slovènes ont rejeté par référendum la légalisation du suicide assisté, à 53 %. Adoptée par le Parlement en juillet 2025, la loi autorisait les patients lucides atteints d’une maladie physique incurable à recourir à la mort programmée. L’Église dénonçait une législation « contredisant l’Évangile, la loi naturelle et la dignité humaine ». Une organisation citoyenne, le Mouvement pour les enfants et la famille, est alors parvenue à empêcher « l’empoisonnement des malades et des personnes âgées » en réunissant les 40 000 signatures nécessaires à la tenue d’un référendum dans ce pays de 2 millions d’habitants.
Les arguments des défenseurs de la vie ont porté sur la priorité à donner aux soins palliatifs, l’incompatibilité de ce texte avec l’article 17 de la Constitution slovène qui proclame le caractère inviolable de la vie humaine, et les risques de dérives inhérents à cette autorisation. Leurs appels ont été entendus et les Slovènes ont désavoué leurs représentants.
En Pologne, en Irlande, en République tchèque, en Roumanie, en Lettonie, en Lituanie, l’euthanasie est illégale et pénalisée, parfois très sévèrement. À Chypre, elle est passible de dix ans de prison. Et de douze ans à Malte. La France n’est donc pas « l’un des derniers pays d’Europe à prohiber le suicide assisté », contrairement à ce qu’osait affirmer récemment le journaliste Patrick Cohen, éditorialiste sur le service public de l’information.
Le 7 juin 2026, à l’issue de la messe dominicale de 10h30 en la collégiale Notre-Dame, le Parcours Alpha vous invite à un apéritif Alpha, à la Maison paroissiale, afin de faire connaître le parcours, donner le calendrier des rencontres et prendre les coordonnées des personnes susceptibles d'être intéressées.
Le Parcours Alpha ? Vous vous posez des questions sur : "le sens de la vie", ou vous aimeriez "partager des réflexions sur l'église catholique", ou "vous ne savez pas comment aborder la question de la Foi, de la Prière" etc... Le parcours Alpha est fait pour vous ! Alors venez, voyez, et choisissez !
Plus d’infos ? Christine Cayla 06 07 15 86 26 & alphavdr@gmail.com
Prêtre du diocèse de Bordeaux, le père Clément Barré commente les lectures du 6e dimanche de Pâques. "Venez, voyez, croyez, demeurez", telles sont les invitations de Jésus à ses disciples. Avec l’Esprit saint, voir Jésus, c’est croire en Lui, demeurer en sa présence.
"D’ici peu de temps le monde ne me verra plus mais vous, vous me verrez vivant" (Jn 15, 19). Un conseil de lecture assez simple : quand vous ouvrez l’évangile de Jean, guettez deux mots : voir et croire. Dès qu'ils apparaissent, levez les antennes. Quelque chose de décisif se joue. Jean, en racontant des événements, raconte aussi des regards. La question qui traverse tout son évangile n'est pas d’abord pas : qu'est-ce qui s'est passé ? Elle est : qui est-ce que tu vois, toi, quand tu regardes cet homme ?
Et dès le premier chapitre, Jésus pose lui-même les termes. Deux disciples de Jean-Baptiste le suivent. Il se retourne et leur demande : "Que cherchez-vous ?" Ils répondent, maladroitement, comme on fait quand on ne sait pas encore très bien ce qu'on cherche : "Rabbi, où demeures-tu ?". Et Jésus répond simplement : "Venez et vous verrez" (Jn 1, 39). C'est la toute première parole de Jésus dans l'évangile de Jean. Et c'en est le programme entier : venez et vous verrez. Et pour cela les disciples doivent demeurer avec lui. Voir et demeurer. On ne voit vraiment que si on demeure, et on ne demeure que si on a vu.
Mais l'évangile va très vite montrer que cette vision n'est pas automatique. Que voir Jésus ne suffit pas à le reconnaître. Les foules voient les signes : la multiplication des pains, les guérisons, Lazare sorti du tombeau mais beaucoup restent aveugles à ce qu'ils signifient. Pilate regarde Jésus en face et ne voit rien. "Le monde ne me verra plus", nous dit Jésus. Il y a un monde, dont nous pouvons faire partie, qui regarde sans voir.
Et puis il y a ceux qui traversent le seuil. Marie-Madeleine au jardin, qui cherche un cadavre et reconnaît soudain le Vivant à la façon dont il prononce son nom. Le disciple bien-aimé au tombeau vide : "Il vit et il crut" ; et Thomas, qui exige de voir les plaies, qui les touche et tombe à genoux : "Mon Seigneur et mon Dieu." Sur cette scène, le pape Grégoire le Grand a dit une chose lapidaire et magnifique : Thomas vit une chose, et en crut une autre. Il vit l'homme et crut en Dieu. Les yeux de chair s'arrêtaient à la plaie. Quelque chose d'autre, en lui, atteignait la divinité. Voir et croire ne se superposent pas : ils s'articulent. On voit un signe et on est conduit vers autre chose que le signe.
C'est précisément cette remarque de Grégoire qui va inspirer, six siècles plus tard, Thomas d'Aquin : voilà que Thomas explique Thomas ! Dans la Somme théologique, le dominicain cherche à comprendre ce que voit exactement le croyant. Et il répond : "Le croyant ne voit pas ce en quoi il croit mais il voit que ces réalités méritent d'être crues, soit à cause de l'évidence des signes, soit à cause de quelque chose de ce genre." En latin, parce que c'est plus beau : Non enim crederet nisi videret esse credenda, vel propter evidentiam signorum, vel propter aliquid hujusmodi.
On peut venir à l'Eucharistie non pas seulement pour accomplir un devoir, mais avec ce désir simple et un peu fou : que les signes deviennent transparents, que les énoncés s'effacent devant la réalité qu'ils portent, que la foi touche enfin la chose elle-même.
La foi n'est pas aveugle. Elle a des appuis, des signes qui invitent, qui pointent. Ces signes nous les avons. L'Évangile proclamé depuis deux mille ans. Cette assemblée rassemblée ce dimanche. Les témoins de tous les siècles qui ont risqué leur vie sur cette foi. Les sacrements transmis de génération en génération. Tout cela est signum : signe qui pointe vers autre chose.
Car Thomas ajoute, et c'est le plus important : Actus credentis non terminatur ad enuntiabile sed ad rem. "L'acte du croyant ne s'arrête pas à l'énoncé mais il atteint la chose elle-même." Comme Thomas, l'apôtre qui voyait l'homme et croyait en Dieu : la foi ne s'arrête pas aux signes ni aux formules. La foi ne se contente pas de dire des choses sur Dieu mais elle nous le fait toucher. Elle est un mouvement vers quelqu'un. Les articles du Credo ne sont pas la destination : ils sont le chemin transparent à travers lequel on touche le Vivant.
Les signes sont le seuil, pas la demeure. La foi vise plus loin que ce qu'elle voit. Et c'est exactement ici que l'évangile de Jean lu ce dimanche vient tout éclairer. Car Jésus, au chapitre 14, promet précisément cela — non pas le souvenir, non pas la commémoration, mais la vision : "D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant." Le monde ne verra plus, comme Pilate ne voyait rien, comme les foules restaient aveugles aux signes. Le corps n’est plus là, le tombeau est vide ! Mais vous, vous qui avez des signes, vous qui voyez que cela mérite d'être cru, vous dont la foi vise au-delà des énoncés, vous me verrez vivant. Pas dans le souvenir. Dans la présence. Ce n'est pas une consolation pour des orphelins. C'est une promesse de vision.
Comment cette promesse s'accomplit-elle ? Par l'Esprit Saint, le Paraclet. C'est lui qui répond à la grande question de Jean 14 et qui accompli la promesse du chapitre 1. "Venez et vous verrez" était adressé à deux disciples sur une route de Judée. "Vous me verrez vivant" est adressé, par l'Esprit, à toutes les générations. L'Esprit est l'accomplissement universel et permanent de la promesse originaire. C'est lui qui rend les signes transparents jusqu'à la chose elle-même. C'est lui qui prend ce que Jésus nous a laissé et que la Tradition a fidèlement transmis, les Écritures, le pain rompu, le récit des apôtres, et en fait une présence vivante. Car quand Jésus dit "faites ceci en mémoire de moi", il ne demande pas de penser à un absent. Il dit : faites ce geste, et je serai là. La mémoire dont il parle n'est pas une commémoration, c'est une convocation. Et c'est l'Esprit qui fait de ce geste transmis une irruption du Vivant.
C'est pourquoi Pierre peut écrire : "Soyez toujours prêts à rendre compte de l'espérance qui est en vous" (1P 3, 15). On ne rend compte que de ce qu'on a vu, de ce qu'on a touché. Cette espérance n'est pas une idée construite. C'est l'expérience d'un croyant qui a traversé le seuil : qui est venu, qui a vu, qui a demeuré.
Ce passage, nul ne peut se le donner à lui-même. Mais on peut le demander. On peut venir à l'Eucharistie non pas seulement pour accomplir un devoir, mais avec ce désir simple et un peu fou : que les signes deviennent transparents, que les énoncés s'effacent devant la réalité qu'ils portent, que la foi touche enfin la chose elle-même.
Des myriades de petits mots disent la joie de croire. Chaque semaine nous les explorons pour en retrouver toute la saveur.
Une image traverse l’Ancien Testament, celle du chemin à suivre pour goûter au bonheur véritable. Dès la Genèse, on entend ainsi Dieu se dire à lui-même à propos d’Abraham : « Je l’ai choisi pour qu’il ordonne à ses fils et à sa descendance de garder le chemin du Seigneur, en pratiquant la justice et le droit » (18, 19).
Puis, par l’entremise de Moïse, il fait don à son peuple de la Torah, c’est-à-dire de sa Loi pour le guider depuis la terre d’esclavage jusqu’à celle de la vraie liberté : « En tout, vous suivrez le chemin que le Seigneur votre Dieu vous a tracé : alors vous vivrez, vous aurez bonheur et longue vie dans le pays dont vous allez prendre possession » (Deutéronome 5, 33).
Mais voilà, sitôt établis en terre promise, les fils d’Israël sont tentés de ne plus suivre les commandements du Seigneur : « Ils n’ont pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre : ils se sont fait une idole en métal fondu » (Deutéronome 9, 12). Dieu déploiera dès lors des trésors de patience, de miséricorde et d’inventivité pour ramener son peuple sur le juste chemin, celui qui donne la joie et la vie.
Le psalmiste s’en fait l’écho dans nombre de psaumes : « Enseigne-moi ton chemin, Seigneur, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent » (26, 11) ; « Vois si je prends le chemin des idoles, et conduis-moi sur le chemin d’éternité » (138, 24) ; « Montre-moi ton chemin que je dois prendre : vers toi, j’élève mon âme ! » (142, 8).
À l’homme qui lui demande ce qu’il faut faire pour avoir la vie éternelle, Jésus indique d’abord la voie de l’observation de la Loi. Puis il ajoute : « Viens, suis-moi » (Marc 10, 21). L’accomplissement de la Loi est de marcher en compagnie de Jésus, donc bien souvent à contre-courant – c’est cela, la conversion.
Plus incroyable encore pour un Juif, familier de l’image biblique du chemin : Jésus est en personne le chemin. « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jean 14, 6), dit-il à Thomas. Et Benoît XVI de commenter : « Le Chemin vers le Père, c’est se laisser guider par Jésus, par sa parole de Vérité, et c’est accueillir le don de sa Vie. » Les premiers chrétiens sont d’ailleurs appelés les disciples du Chemin ou de la Voie.
Ainsi la bonne nouvelle semble se confirmer. Léon XIV devrait se rendre en France, à Paris et à Lourdes, en septembre prochain. Alors qu’il entame la seconde année de son pontificat, cette décision constitue pour nous un encouragement, une perspective d’un renouveau missionnaire tout à fait dans l’esprit d’un successeur de Pierre. Comment ne pas se souvenir de la première visite apostolique de son prédécesseur Jean-Paul II à Paris en 1980 ? Son appel du Bourget résonne encore dans la mémoire de l’Église en France : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Sur le moment, cette interpellation avait surpris. Pour le moins, elle avait réveillé tout un passé spirituel indissociable de l’identité de notre pays, en dépit des ruptures de l’histoire et des équivoques tenant au concept de laïcité.
François, qui n’avait pas voulu entreprendre un voyage officiel chez nous, en raison de son souci de se mettre en accord avec l’essor d’une catholicité à l’échelle du monde, n’en était pas moins aussi attaché à notre patrimoine historique, ainsi qu’il le montra dans son encyclique Dilexit nos sur la spiritualité du Sacré-Cœur, telle qu’elle s’était développée depuis Paray-le-Monial. C’est donc bien qu’il existe une continuité dans la vigilance de la papauté à l’égard d’une nation qui a toujours rayonné par l’éclat de ses grandes figures de sainteté. La question est de savoir si aujourd’hui la France est capable d’un nouvel élan, ne serait-ce que par la diffusion du message évangélique au sein de générations qui, depuis les années 1960, ont participé à la déchristianisation du pays.
On peut pressentir que Léon XIV se situera dans la continuité de ses prédécesseurs pour relier la richesse d’un passé aux impératifs du présent. À l’heure où une législation autorisant l’euthanasie et le suicide assisté menace d’une rupture civilisationnelle grave, nous prenons conscience de l’enjeu des choix fondamentaux qui s’offrent à la France. Où puiserons-nous l’inspiration qui préside à notre avenir social et moral ? L’insistance à vouloir séparer, au nom de la laïcité, ce qui relève des convictions personnelles et ce qui concerne les lois de la cité conduit impérativement à une logique de décivilisation.
On peut, par la pensée et l’imagination, prévoir la signification profonde de la venue de Léon XIV à Notre-Dame de Paris. L’immense émotion produite par l’incendie de la cathédrale, la solidarité qui a accompagné sa reconstruction ont conféré à sa symbolique une surprenante importance. Il ne s’agissait pas seulement de notre passé le plus glorieux, mais de la continuité profonde de ce qui est au cœur de notre vision anthropologique. Déjà le pape polonais avait mis son énergie à souligner cette dimension dans sa fameuse homélie du Bourget. Il n’ignorait nullement l’antichristianisme inhérent à la tradition des Lumières, et c’est pourquoi il resituait avec force la grandeur de l’homme dans l’épopée du Salut : « Au cœur de la mission du Christ, il y a l’homme. Tout l’homme. À travers l’homme, il y a les nations, toutes les nations. »
Avec la visite apostolique de Léon XIV à Paris et à Lourdes, c’est cette perspective décisive qui émergera de nouveau. D’où son importance et la nécessité de s’y préparer, pour qu’elle soit un événement de grâce et de vérité.
Villefranche, vendredi 8 mai 2026
Bonjour à toutes et à tous,
L’Eglise catholique en France se prépare à accueillir Léon XIV. Depuis son élection, le pape Léon XIV a été officiellement invité par plusieurs évêques et par le cardinal Jean-Marc Aveline pour venir en France. Cette invitation a été appuyée par le Président de la République française lors de sa rencontre avec Léon XIV à Rome, le 10 avril dernier. Plus d’infos dans quelques mois.
Le vendredi 8 mai 2026 a été choisi par l'Eglise pour fêter les 19 martyrs d'Algérie et commémorer les 30 ans de la disparition des moines de Tibhérine. Donc, ce 8 mai, à 18h00, une messe célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris par Mgr Vesco, évêque d'Alger, sera retransmise en direct sur KTO. Et dimanche 10 mai, à 11h00, une messe célébrée en l’abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle, sera retransmise en direct au cours de l’émission Le Jour du Seigneur, sur France 2.
Vendredi 29 mai 2026, à 19H30, à la Maison Paroissiale de Villefranche, projection du film : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » (Mathieu 16,15) suivi de l’interview d'Arnaud Upinsky, auteur de la synthèse épistémologique de Symposium International de Paris (1989) et directeur du Symposium Scientifique International de Rome sur le Linceul ayant proclamé son authenticité (1993). Arnaud Lefèvre animera la réunion qui sera suivie d'une ostension d'une reproduction du Linceul et d'un débat. Plus d’infos en page actus.
Il y a 150 ans, le 9 juillet 1876, une foule issue de tout le diocèse assiste au couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac, par le cardinal Guibert, archevêque de Paris. Et le 8 mai 2026 est la fête solennelle de Notre Dame de Ceignac, avec messe, conférence et moments festifs. Plus d’infos en page actus. Dans son édito publié dans le magazine Eglise en Rouergue, le père Lazuech présente les célébrations relatives aux 150 ans du couronnement de Notre Dame de Ceignac.
Dans la presse chrétienne : Quel est le lien entre Pâques, l’Ascension et la Pentecôte ? ** Mois de mai, mois de Marie : une coutume récente ? ** Léon XIV, un pape qui marche pour la justice sociale ** Méditation biblique : tenir dans le choix de fidélité au Christ ** Nonne agressée, Christ vandalisé, destructions au Sud-Liban... les actes antichrétiens commis par des Israéliens se multiplient ** « Quel capharnaüm ! » : quelle est l'origine de cette expression biblique ? ** A-t-on oublié le bonheur que promet l'Evangile ?
Sur l’agenda ci-dessous :
Vendredi 8 mai : Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac.
Dimanche 10 mai 2026 : Messe annuelle de l’Œuvre d’Orient célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Jeudi 14 mai : Ascension de Notre Seigneur
Dimanche 24 mai 2026 : Fête de la Pentecôte
Samedi 30 mai : concert de louange en l’église Saint-François de Millau.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Jeudi 14 mai : Ascension de Notre Seigneur La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.
Vendredi 15 mai : Émission Carte blanche sur Radio Présence Invité : Mgr Luc Meyer. Cliquez ici pour écouter
Dimanche 24 mai 2026 : La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie « cinquantième »).
Jeudi 11 juin 2026 à 9h30 : Rencontre des laïcs en mission
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS