Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Collégiale infos n° 82, édition de février 2026, est en cours de diffusion. Vous pourrez consulter la version papier, à l'issue de la messe de samedi 14 février, en la chapelle de la Sainte-Famille ou après la messe dominicale du dimanche 15, à la sortie de la collégiale Notre-Dame.
Le service diocésain de formation permanente souhaite offrir à tous, en 3 dates, un temps pour reprendre souffle, relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Parmi les nombreuses propositions qui fleurissent dans nos paroisses, ces conférences diocésaines veulent être un soutien simple, solide et fraternel pour nourrir la vie spirituelle de chacun.
Les vendredis de 19h à 21h :
20 février : « De l’ombre à la lumière : traverser l’art, cheminer vers Pâques » par P. Jean-Luc Barrié et Mme Christine Legrand (professeur)
6 mars : « Des ténèbres à la lumière : traverser la nuit avec Christ ressuscité » par Fr Jean-Marc Gayraud
20 mars : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur)
Vous êtes invités à participer. En effet, ces rencontres de Carême, peuvent devenir pour beaucoup un lieu de conversion, d’écoute et de renouvellement intérieur.
Une soirée, une parole, une lumière peuvent ouvrir un chemin de conversion et préparer les cœurs à la joie de Pâques.
Plusieurs lieux de visio : Capdenac, Espalion, Laguiole, Laissac, Millau, Pont-de-Salars, Saint Affrique, Villefranche de Rouergue. Si votre paroisse est intéressée pour mettre en place une visioconférence pour être au plus près de chez vous, contactez le service diocésain de formation permanent par mail de préférence : sdfp@rodez-catholique.fr
À l’initiative de Benoît Rollet, animateur en pastorale au sein du doyenné du Villefranchois, un site web riche, varié et dynamique est proposé aux écoliers et lycéens : Pasto des jeunes du Villefranchois.
Ce site présente un large éventail d’activités : animations, formations, pèlerinages, découverte du scoutisme, chant choral et rencontres conviviales. Il constitue un espace d’information et de partage dédié aux jeunes du doyenné.
A proposer sans modération aux jeunes générations.
Lors de l'Angélus du 8 février 2026, le pape Léon XIV a appelé à vivre "l’amour qui ne fait pas de bruit", un amour humble et discret, véritable saveur de la vie chrétienne et source de paix.
Àl’occasion du cinquième dimanche du temps ordinaire, le 8 février, le pape Léon XIV s’est adressé aux milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre, depuis la fenêtre du palais apostolique du Vatican. Commentant l’Évangile du jour (Mt 5, 13-14), il a insisté sur la force transformante de la miséricorde et de la paix, et sur l’appel à vivre un "amour qui ne fait pas de bruit".
"La vie qui resplendit en Jésus" permet, a-t-il expliqué, de mettre en lumière "la saveur nouvelle de ses gestes et de ses paroles". Mais Jésus met en garde ceux qui l’écoutent : "Le sel qui a perdu sa saveur n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens". Le pape a souligné que beaucoup de personnes se sentent "bonnes à jeter, imparfaites", comme si leur lumière était cachée. Pourtant, "Jésus nous annonce un Dieu qui ne nous rejettera jamais, un Père qui garde notre nom, notre unicité".
Pour Léon XIV, "chaque blessure, même profonde, guérira en accueillant la parole des Béatitudes et en nous remettant à marcher sur le chemin de l’Évangile".
Cette guérison se vit dans "des gestes concrets d’ouverture aux autres et d’attention", qui "ravivent la joie", même s’ils "nous placent à contre-courant".
Le Pape a rappelé que Jésus lui-même, dans le désert, a été tenté de "faire valoir son identité, l’exhiber, avoir le monde à ses pieds", mais il a rejeté "les voies qui lui auraient fait perdre sa véritable saveur, celle que nous retrouvons chaque dimanche dans le pain rompu : la vie donnée, l’amour qui ne fait pas de bruit". Enfin, Léon XIV a invité chacun à se laisser "nourrir et éclairer par la communion avec Jésus" afin de bâtir "comme une ville sur une montagne, non seulement visible, mais aussi chaleureuse et accueillante : la cité de Dieu où, au fond, tous désirent habiter et trouver la paix".
« Vous êtes le sel de la terre » (Matthieu 5, 13), s’exclame Jésus dans l’évangile lu ce dimanche 8 février. Le sel étant un symbole ambivalent dans la Bible, comment interpréter cette fameuse expression ?
Indispensable à la vie, considéré depuis l’Antiquité comme un élément de grande valeur, le sel est un symbole ambivalent dans la Bible, synonyme à la fois de désolation et d’hospitalité, de stérilité et d’alliance.
Dès lors, comment comprendre l’expression « sel de la terre » que Jésus emploie dans son Sermon sur la montagne ?
Les 31 occurrences du mot « sel » dans l’Ancien Testament révèlent une ambivalence : pour précieux qu’il soit, l’élément est aussi synonyme de désolation, stérilité et malédiction. De fait, si la mer Morte est dite morte, c’est parce qu’elle est d’une salinité extrême, laquelle rend impossible toute forme de vie.
Cette symbolique éclate dans l’épisode de la femme de Loth, changée en une colonne de sel pour avoir désobéi à Dieu (Genèse 19, 26). Autres exemples : quand Dieu manifeste sa colère, il transforme « une terre arrosée en désert de sel » (Siracide 39, 23) et quand Abimélék veut détruire pour de bon Sichem, il y répand du sel (Juges 9, 45).
Sur le versant positif, le sel est considéré depuis l’Antiquité comme un produit de grande valeur — divin pour Homère —, du fait notamment de ses qualités de conservation. Parce qu’il ne s’altère pas avec le temps et empêche la corruption, ce condiment symbolise la pérennité, la solidité, la fidélité. Les peuples du Moyen-Orient avaient ainsi coutume de partager le pain et le sel en signe d’hospitalité, pour se jurer amitié ou sceller un pacte.
Dieu lui-même, dans la Bible, noue une « alliance de sel » avec les Israélites (Nombres 18, 19), lesquels doivent saler leurs offrandes pour les purifier et les rendre agréables à Dieu (Lévitique 2, 13). Le sel a un pouvoir purificateur tel qu’il éloigne les démons et la mort, d’où l’usage, jusqu’avant Vatican II, de l’eau baptismale mélangée de sel.
« Vous êtes le sel de la terre » (Matthieu 5, 13), lance Jésus dans son Sermon sur la montagne. Il n’appelle évidemment pas ses disciples à être ces agents qui rendent stérile une terre et portent la malédiction ! Jésus fait au contraire référence aux bienfaits du sel et aux valeurs qui lui sont attachées : alliance, solidarité, hospitalité…
Il exhorte les personnes qui l’écoutent et le suivent à exhausser le goût de la terre, c’est-à-dire à donner une « saveur » nouvelle à l’humanité. Comment ? En agissant de telle sorte que ce qui mérite d’être éternisé dans le monde ne soit pas corrompu, altéré. En témoignant de Dieu par des paroles qui « ne manquent pas de sel » (Colossiens 4, 6), et par des actes de charité : « Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous » (Marc 9, 50).
Drulhe, Compolibat, Asprières, Ségur.
Guy GILHODES, Brigitte BOYER, Evelyne et Jean-Jack ALAUX, Jean et Marie de Lourdes GILHODES, ses frères, ses sœurs et son beau-frère, Elian et Mahgouba BERTRAND, Huguette et Gilles LOUIS, ses beaux-frères et belles-sœurs ; Lucile, Bastien, Vivien, Martin, Clément, Benjamin, Emmanuel, Emeline, Margaux, Karine, ses neveux et nièces chéris et leurs conjoints ; ses petits-neveux et petites-nièces, les familles GILHODES, FABIÉ, BERTRAND ont la tristesse de vous faire part du décès de
Geneviève BERTRAND née GILHODES survenu dans sa 73ème année.
Les obsèques religieuses seront célébrées le vendredi 13 février 2026, à 14h00 en l'église Notre-Dame de Drulhe. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Lanuéjouls, Rignac, La Fouillade, Bournazel, Gaillac, Montbazens
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Roger GUIRAUDIE survenu dans sa 83ème année.
Les obsèques religieuses seront célébrées samedi 14 février 2026, à 10h30, en l'église Saint-Baudile de Lanuéjouls. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Ce 5 février 2026, le traité New Start régissant le contrôle des armes nucléaires entre la Russie et les États-Unis est arrivé à échéance. L’absence de nouveau traité pour le remplacer marque la fin d’un monde et l’entrée dans une nouvelle ère, analyse le géopolitologue Jean-Baptiste Noé. Léon XIV n’a pas manqué de réagir pour éviter une nouvelle course aux armements.
Signé en 2010 par Barack Obama et Dimitri Medvedev, alors président de la Fédération de Russie, le traité New Start est entré en vigueur en février 2011. Dans cet autre monde, cette autre époque, le contrôle des armes nucléaires et l’endiguement de la prolifération étaient encore possibles. New Start était l’héritier des grands traités de désarmement des années 1980 et d’un moment de détente dans les tensions entre les États-Unis et l’URSS. Avec son expiration et surtout son non-renouvellement, c’est la fin d’un monde qui est acté, celui de l’entente et de la diplomatie entre Washington et Moscou.
Le traité avait connu une première et large entorse en 2022 : à la suite de l’invasion de l’Ukraine, la Russie avait suspendu les visites des observateurs chargés de vérifier la véracité du contrôle et de la réduction de son stock d’armement. L’expiration de 2026 est donc la continuation logique et imparable de la suspension de fait de 2022. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, le monde n’est plus régi par des traités organisant le contrôle des armements nucléaires. Mais cette fin d’un monde démontre surtout que nous sommes entrés dans une nouvelle époque, où le nucléaire n’est plus le monopole des grands.
Si les États-Unis et la Russie concentrent 80% des stocks d’armes nucléaires, cela fait bien longtemps qu’ils ne sont plus les seuls pays dotés. En Occident, la France et le Royaume-Uni sont membres du club nucléaire, tout comme Israël. Mais la grande nouveauté des dernières décennies est la prolifération nucléaire en Asie : Pakistan, Inde, Chine, Corée du Nord ; le continent regroupe l’essentiel des pays membres du club nucléaire et surtout là où l’armement est le plus actif. La Corée du Nord multiplie les essais et accroît son arsenal ; la Chine est le pays qui connaît la plus forte croissance de ses armements nucléaires. Si on ajoute l’Iran, qui aimerait disposer de la bombe et demeure une potentielle menace nucléaire, la géographie de la bombe est bien asiatique.
La France considère le nucléaire comme un moyen de dissuasion : il ne s’agit pas de faire usage de la bombe pour attaquer, mais d’en disposer pour dissuader les autres de le faire.
Léon XIV, dans la ligne continue de ses prédécesseurs depuis Pie XII, a réitéré sa crainte de la prolifération nucléaire et sa demande de désarmement. Le 4 février, il déclare : "Demain arrive à échéance le traité "New Start", signé en 2010 par le président des États-Unis et celui de la Fédération de Russie, une étape significative pour contenir la prolifération des armes nucléaires."
Et le Pape lance "un appel pressant afin que cet instrument ne soit pas abandonné sans chercher à lui garantir une suite concrète et efficace. […] La situation actuelle exige de faire tout le possible pour éviter une nouvelle course aux armements, qui menace encore davantage la paix entre les nations".
Le principal problème rencontré par les papes dans leur opposition au nucléaire est que les arguments moraux qu’ils avancent ne sont jamais considérés par les puissances nucléaires, dont la grande majorité n’est pas chrétienne. Au moment de l’obtention de la bombe, seuls trois pays étaient dans la sphère culturelle chrétienne : États-Unis, Royaume-Uni et France, l’URSS étant officiellement athée et antichrétienne. Les paroles des papes, celles de Léon XIV comme celles avant lui, ont peu d’écho dans les pays asiatiques, qu’ils soient musulmans ou communistes. Un autre problème porte sur la pensée de l’usage du nucléaire et de sa doctrine.
La France considère le nucléaire comme un moyen de dissuasion : il ne s’agit pas de faire usage de la bombe pour attaquer, mais d’en disposer pour dissuader les autres de le faire. C’est la même stratégie pour la Corée du Nord, pour qui l’arme atomique est sa garantie de survie et son assurance de maintien du régime. La guerre d’Ukraine a validé en creux cette stratégie de la dissuasion : si les Occidentaux sont si mesurés dans l’aide apportée à l’Ukraine, notamment pour les missiles longue portée, c’est bien parce qu’en face se trouve une Russie dotée. Si Moscou ne disposait pas de l’arme, la réponse militaire, sur son territoire, aurait été beaucoup plus massive. L’Iran en est un autre exemple : tant que le pays est sous le seuil nucléaire, il peut être bombardé par les États-Unis. Si Téhéran venait à acquérir la bombe, l’Iran serait invulnérable. La question nucléaire relève donc d’un problème global, celui de la sécurité des États et de leur volonté de protection face à un monde qu’ils estiment hostiles.
Le Mercredi des Cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.
On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.
Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris par l’Evangile à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu qui brûle ce jour détruit d’abord mais, en même temps, ce feu éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage.
La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.
Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :
Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret. Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret. Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret.
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus partage avec ses disciples un modèle de conduite. Notre chroniqueur décrypte cette posture chrétienne imagée par le sel et la lumière.
Qu’est-ce que « briller devant les hommes » pour un chrétien d’aujourd’hui ? Dans une époque qui oscille entre l’affirmation religieuse ostentatoire sur les réseaux sociaux et la pratique d’une foi purement privée, l’appel de Jésus au sein du Sermon sur la montagne résonne avec une force particulière.
Car sa place au sein de ce que certains commentateurs nomment « la Torah chrétienne » l’atteste bien : il ne s’agit pas d’un conseil optionnel, mais de la définition même de la manière dont les disciples de Jésus doivent se comporter.
Ce dernier commence par une métaphore domestique : le sel. Dans le monde antique, comme dans le nôtre, il est indispensable pour donner du goût, mais il a une fonction supplémentaire : conserver les aliments en ralentissant leur décomposition. Vivre en chrétien, c’est d’abord être ce « désinfectant moral » dans une société qui est du coup décrite comme en perpétuelle menace de pourrissement.
Et l’avertissement est sévère : si le sel devient « fade » – le texte grec utilise le verbe môranthè, qui signifie littéralement « devenir fou » ou « stupide » – il perd sa raison d’être. Pour le chrétien, s’affadir, c’est renoncer à sa spécificité par peur de déplaire, devenant ainsi un sel « fou », inutile et piétiné.
La seconde image, la lumière, déplace le curseur vers l’espace public. Le disciple est comparé à une « ville sur une montagne », une image de visibilité probablement inspirée par les cités de calcaire blanc comme Sepphoris qui scintillaient sous le soleil de Galilée. Briller signifie ici assumer que la foi n’est pas un secret bien gardé, mais un phare. Située bien en hauteur, la ville brillante n’échappe aux yeux de personne.
Précisant cette deuxième image par une deuxième comparaison, Jésus redit qu’il ne faut pas se soustraire à la visibilité. Il fustige en effet l’idée de cacher sa lampe sous le « boisseau », ce récipient servant à mesurer le grain qui, dans chaque maison, symbolisait les préoccupations matérielles. Le geste est surtout absurde : qui veut mettre une lampe sous un panier ? Ne pas briller revient ici encore à agir de manière folle.
Mais que doit-on faire voir concrètement ? Jésus parle de « bonnes œuvres », un terme qui désigne des actions non seulement bonnes, mais « belles » et attrayantes, capables de susciter l’admiration. Briller n’est pas faire de l’activisme comme une fin en soi, c’est simplement vivre sa vie d’une manière si belle qu’elle en devient lumineuse.
C’est là le point crucial : le but de cette lumière n’est pas la gloire du chrétien, mais celle du « Père qui est aux cieux », nom que Matthieu réserve à la relation d’adoption divine vécue dans le Royaume. Briller, c’est mener une vie si transparente que celui qui l’observe ne s’y arrête pas, mais y perçoit directement le Dieu qui l’inspire.
Il convient de tenir les deux images ensemble, car elles combinent deux aspects de la vie chrétienne qui ne sont pas faciles à hiérarchiser : se fondre dans le monde comme le sel qui finit par faire partie intégrale du plat, et s’en distinguer comme la lampe que tout le monde aperçoit dans la maison. En enchaînant les deux images, Jésus propose de mettre les deux attitudes en tension pour laisser les chrétiens se tenir sur une ligne de crête, qui les renvoie à leur propre liberté.
Le 11 février 1858, Marie, mère de Jésus, apparaît pour la première fois à Bernadette Soubirous. Contre toute attente, c’est en occitan gascon qu’elle s’adresse à la jeune fille. Une habitude pour celle qui, de culture araméenne, semble parler toutes les langues ou bien une seule : la langue maternelle.
Quelle langue la Vierge Marie parle-t-elle ? À première vue, la question a une réponse simple : l’araméen. Langue sémitique, qui a engendré l’hébreu et l’arabe, ce dialecte a pris le nom biblique des confins du Liban et de la Syrie actuels. C’est la langue orale du temps de Jésus, et elle apparaît même quelques fois dans les évangiles, pourtant rédigés en grec car écrits pour annoncer le Christ au plus grand nombre, aux païens.
Pourtant, le 11 février 1858, lorsqu’elle apparaît pour la première fois à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle de Lourdes (Hautes-Pyrénées), la mère de Dieu s’adresse à elle en gascon occitan, le patois local. D’après la jeune fille, peu instruite, elle lui dit : "Que soy era Immaculada Councepciou", "Je suis l’Immaculée Conception" en français, langue que ne parle pas la future religieuse. De même, au XVIe siècle, à Guadalupe, au Mexique, c’est en nahuatl, le dialecte local, que le même mère de Dieu parle avec l’indien Juan Diego.
Ces deux exemples d’apparitions mariales, parmi les plus connus au monde, semblent indiquer que Marie est en fait polyglotte, voire qu’elle parle toutes les langues. Chose impossible, bien sûr. Pour comprendre ce miracle de communication, il n’est pas inintéressant de relire l’épisode de la Pentecôte (cf. Ac 2).
Ce jour-là, pour la fête juive de Shavouot, "il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel" raconte l’auteur, qui, entendirent les apôtres parler dans toutes les langues : "Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu."
Illustration : Le 11 février 1858, la Vierge Marie apparaît pour la première fois à Bernadette Soubirous et s'adresse à elle en occitan gascon.
Là encore, une évidence : les apôtres n’ont pas tout d’un coup parlé des langues qu’ils ne maîtrisaient pas quelques minutes auparavant. Mais locuteurs et auditeurs se comprennent, non pas factuellement mais spirituellement. Unis par Dieu, à l’écoute de l’Esprit saint alors répandu en langues de feu sur les Onze, tous perçoivent une vérité qui leur est révélé dans leur cœur. Ce n’est pas tant leur esprit qui comprend que leur âme qui reçoit un don.
L’expérience peut d’ailleurs n’avoir rien de surnaturel et arriver dans la vie quotidienne : il n’est pas rare que nous comprenions ce que veut dire un ami ou un proche sans même que les mots pour le dire viennent formaliser la chose. Ainsi Marie, que le Christ sur la Croix a donné pour mère à tous, parle-t-elle la langue maternelle au sens le plus fort de cette expression. Elle comprend et sait se faire comprendre de ses enfants, quels que soient les mots qu’elle prononce. Bernadette ne l’a pas théorisé, elle l’a vécu : la Vierge Marie s’est mise à sa hauteur.
Villefranche, vendredi 6 février 2026
Bonjour à toutes et à tous,
En Occitanie, pour toutes les générations, de nombreuses propositions spirituelles, des pèlerinages, des retraites et autres activités vous sont proposées. Consultez les affiches sur cette page.
Un bel article relatif au café du curé a été publié dans le magazine Famille chrétienne. A apprécier en haut de page
Le Carême c’est le 18 février. Des livrets spirituels vous seront proposés pour vous aider à vivre ce temps de carême. Une collecte permettra de soutenir des associations partenaires du CCFD-Terre solidaire qui agissent pour lutter contre les causes de la faim. Et jeudi 5 mars à 18h, vous êtes conviés à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue. En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire (KAWTAL) partagera son expérience et sa mission au Tchad. Plus d’infos dans le prochain Collégiale Infos.
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : « Les sœurs, ces religieuses, ne sont-elles pas des “mères courage” ? » ** Dans l’épreuve, vivre la promesse des Béatitudes ** Méditation biblique : le Dieu des renversements ** Vigies ** Saint Jean Bosco, phare pour la jeunesse ** Le rêve olympique de Léon XIV.
En page Laudato Si', Jacques Scotti vous propose une recette de saison, un délicieux curry de pois chiches aux légumes d’hiver. Bon appétit !
Sur l’agenda ci-dessous :
Samedi 7 février 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 4/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez.
Mardi 10 février Soirée d'échanges à partir de la lettre apostolique de Léon XIV, de 18h30 à 20h00, à l’amphithéâtre des Archives départementales. Comment dessiner de nouvelles cartes d'espérance éducative en Aveyron ?
Samedi 14 février 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez.
Mercredi 18 février : Mercredi des Cendres. Clic pour plus d'infos.
Samedi 28 février 9h30 : assemblée générale "Du Bas Rouergue vers Compostelle". Hôtel des Fleurines, Villefranche de Rgue.
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez.
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Samedi 14 février 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Mercredi 18 février : Mercredi des Cendres. Clic pour plus d'infos.
Vendredi 20 février 19h à 21h : « De l’ombre à la lumière : traverser l’art, cheminer vers Pâques » par P. Jean-Luc Barrié et Mme Christine Legrand (professeur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 28 février 9h30 : assemblée générale "Du Bas Rouergue vers Compostelle". Hôtel des Fleurines, Villefranche de Rgue.
Vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez