Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Monseigneur Luc MEYER, évêque de Rodez et Vabres, a procédé à des nominations et des envois en mission pour le service pastoral de l'église qui est en Aveyron, à compter du 1er septembre 2026. D'autres nominations et envois en mission sont en préparation.
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Une loi engageant durablement notre société et la solidarité entre générations exigeait une véritable écoute, un réel pluralisme et des débats à la hauteur de l’enjeu. Or, force est de constater que, jusqu’au terme de l’examen de la proposition de loi relative à la fin de vie à l’Assemblée nationale, cette exigence n’a pas été au rendez-vous.
La parole des soignants engagés dans l’accompagnement de la fin de vie, fondée sur une expérience unique, a été douloureusement ignorée, ainsi que celle de nombreux juristes, d’associations…, Sans parler des représentants des différentes traditions de pensée, notamment religieuses, dont l’expression a été directement contestée dans son principe. Or, la liberté d’expression, y compris celles des cultes, est un droit constitutionnel. Elle est d’autant plus importante à honorer que la proposition de loi contraindrait les convictions éthiques de nombreux établissements.
À l’heure du vote solennel, la Présidence de la Conférence des évêques de France appelle les députés à mesurer la portée de leur décision.
Accepteront-ils d’ouvrir la voie à une législation qui permettra, demain, à toute personne d’avoir recours à l’euthanasie ou le suicide assisté, au nom de la nécessaire égalité d’accès aux soins pour tous, comme dans tous les pays qui ont ouvert ce « droit » ? Ou choisiront-ils d’engager résolument la France sur le chemin de l’accompagnement de la vie dans la dignité, de toutes les vies et à toutes leurs étapes, jusqu’au bout, en garantissant l’effectivité des soins palliatifs ? De ce choix découlera, pour une part notable, le modèle à venir de notre société.
Mercredi 24 juin, la salle paroissiale de Villefranche a accueilli la Nuit des veilleurs, un temps de prière et de solidarité organisé à l’initiative de l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture). Une quinzaine de personnes se sont réunies pour participer à cette démarche de soutien aux victimes de persécutions à travers le monde.
Association chrétienne, apolitique et œcuménique, l’ACAT s’appuie sur l’Évangile et les textes fondateurs des droits de l’homme pour agir contre toutes les formes d’atteinte à la dignité humaine. Elle milite pour l’abolition de la peine de mort partout dans le monde, la disparition de la torture, et le respect des droits des personnes exilées, demandeurs d’asile et migrants.
Par la prière, l’information, la formation et les actions de sensibilisation, notamment l’envoi de courriers aux autorités responsables, l’association entend rester vigilante face aux injustices et soutenir celles et ceux qui œuvrent pour un monde plus respectueux de la vie humaine et de la planète.
Cette année, la veillée était consacrée aux défenseurs de l’environnement persécutés. Douze victimes ont été mises en lumière au cours de la soirée. Les participants ont découvert leur parcours, les circonstances de leur arrestation et les épreuves qu’ils traversent. Un temps de recueillement rythmé par les chants accompagnés à la flûte par Nathalie a permis de porter leur situation dans la prière.
Au terme de la rencontre, chacun a pu signer des pétitions demandant la libération des personnes détenues arbitrairement et dénonçant les conditions de détention indignes.
Un nouveau rendez-vous est déjà pris pour la prochaine Nuit des veilleurs, qui se tiendra le samedi 26 juin 2027.
À noter également qu’à l’initiative du père Florent, un nouveau groupe ACAT verra le jour dès la rentrée de septembre. Même si le père Florent poursuivra bientôt son chemin ailleurs, les graines semées continueront à grandir et à porter du fruit.
Pour tout renseignement concernant ce nouveau groupe ACAT local :
Jacques Scotti – tél. 07 89 44 60 75
Ce parcours vidéo, proposé par le Service national pour les relations avec le judaïsme au sein de la Conférence des évêques de France, part de certains clichés qui sont associés au rapport entre Jésus et le judaïsme. Il invite les chrétiens, ainsi que toute personne curieuse, à redécouvrir les Évangiles sous un jour nouveau et à déconstruire certains de ces préjugés. Laissez-vous guider à la découverte des racines juives de Jésus et renouvelez votre regard sur les Évangiles.
le Père Alexandre Comte, prêtre du diocèse de Paris, maître de conférences à la faculté Notre-Dame (Collège des Bernardins), est le délégué national des évêques de France pour les relations avec le judaïsme.
Saint-André-de-Najac, Villefranche-de-Rouergue, Bor-et-Bar, La Fouillade.
Eliette MIQUEL, son épouse ; Nathalie et Jean-Claude ALCOUFFE, Sophie MIQUEL, Arnaud MIQUEL (†), Stéphanie et Cédric CAMPAGNAC, ses enfants ; Valentin et Aurore, Orancie et Guillaume, Rémi et Clara,Lisa et Benjamin, Jules, Zoé, ses petits-enfants ; Naël, Théo et Loan, ses arrière-petits-enfants ; Charles et Gisèle (†), René et Corinne, ses frères et belles-sœurs ; la famille ROUZIES ; neveux et nièces, parents et alliés ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Claude MIQUEL, survenu à l'âge de 84 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 1er juillet 2026 à 10h00 en l’église de l’Assomption de Béteille 12270 Saint-André-de-Najac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Naussac, Villeneuve, Asprières.
Simone BRAS, son épouse ; Philippe BRAS et Anne, Gilles BRAS et Corinne, ses enfants et leurs conjointes ; Lucie et Hugo, Emma et Etienne, Anaël et Louanne, ses petits-enfants et leurs conjoints ; M. Raymond LASSUS et Blandine, son beau-frère et sa belle-sœur ; ses belles-sœurs ; neveux et nièces ; ses cousins et cousines ont la douleur de vous faire part du décès de
Monsieur Maurice BRAS, ancien combattant d'Algérie, survenu à l'âge de 89 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mercredi 1er juillet 2026, à 10h00 en l'église de Bez de Naussac, suivies de l'inhumation au cimetière de Bez de Naussac à 11 heures.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Rieupeyroux, La Salvetat-Peyralès, Naucelle, Guizerix (65).
Alain BENNE, son mari ; Catherine, Jacques et Marie-José, Pierre et Véronique CHAUCHARD, Christiane et Pierre MURATET, ses frères et sa sœur ; ses belles-sœurs et son beau-frère ; Anabelle, Rémi, Léo, Willy, Paolo, Guillaume, Philippe, Mathieu, ses neveux, nièces, leurs conjoints et leurs enfants ; et toute la parenté ont la tristesse de vous faire part du décès de
Christine BENNE à l'âge de 60 ans.
Ses obsèques seront célébrées le mercredi 1er juillet 2026, à 17h00 en l'église Saint-Martial de Rieupeyroux, suivie de l'inhumation au cimetière de la Mouline. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Frayssinet, avenue du Ségala à Rieupeyroux 12240 tél 05 65 65 60 09. Dépôt de condoléances sur https://rieupeyroux-pompesfunebres.fr/
Le projet sur la fin de vie, discuté de nouveau à l’Assemblée nationale, n’est pas un simple aménagement des conditions sanitaires propres à améliorer la condition des personnes dans la dernière phase de leur existence. La question est d’ordre métaphysique, car elle met en jeu des principes inhérents à une civilisation. Principes qui impliquent des interdits. Pour ceux qui participent de la culture biblique, le « tu ne tueras pas » du Décalogue constitue un commandement qui émane directement de la volonté divine et s’impose notamment dans le cadre de l’alliance entre Dieu et les hommes comme une charte. Une charte à quoi se rapporte le développement de sociétés.
Mais à ceux qui ne participent pas d’une telle culture, la notion d’interdit n’est pas sans signification. Il s’agit de savoir si toute société repose ou non sur des fondements anthropologiques, dont le refus ou l’oubli portent aux plus graves conséquences. Le plus pernicieux de l’héritage des totalitarismes du XXe siècle est de nous avoir légué la possibilité de briser les interdits. Cette possibilité s’est infiltrée dans la mentalité dite post-moderne avec une efficacité redoutable, relativisant au premier chef le respect de la vie. Respect de la vie, répète inlassablement le Magistère, qui va depuis la conception de la personne jusqu’à sa mort naturelle.
Du point de vue de la philosophie, c’est-à-dire de ce que saint Thomas d’Aquin distingue du donné de la Révélation, la loi et les interdits qui lui correspondent se réfèrent à un ordre supérieur aux régularités statistiques et à toutes les règles procédurales. Un historien-philosophe comme Pierre Legendre, qui ne partageait pas la foi chrétienne, n’a cessé de nous avertir à ce sujet. Les interdits échappent à toute discussion procédurière, même si telle est la règle des institutions démocratiques. La notion de dogme, loin d’être étrangère aux théoriciens du droit, s’impose à eux, relevant d’un domaine qui n’est pas celui de la sociologie, ni même de ce qu’on appelle la science.
Cela ne signifie pas que ce dogme échappe à la raison, mais cette raison est d’un ordre singulier. Pierre Legendre prédisait que l’écrasement de cette raison supérieure ferait le jeu d’un fondamentalisme religieux qui imposerait avec brutalité le retour de la question dogmatique.
On dira que ce genre de considération plane bien haut, par rapport aux soucis du quotidien. Précisément, l’expérience des soignants, qui sont au plus près des réalités, rejoint cette réflexion fondamentale. On découvre ainsi que la dérive euthanasique contient aussi une inquiétante logique économique. Comme l’écrit Laurence de Charette dans le Figaro : « La fin de vie pèse lourd, notamment la dernière année sur un système de santé exsangue. […] Dès lors qu’elle est instaurée, la pression financière de l’euthanasie s’impose, et d’abord aux plus faibles, aux plus démunis. »
La gravité de ce débat impose une mobilisation morale et spirituelle. Les évêques français ont lancé un appel à la prière pour que nos élus « orientent notre pays sur les chemins de la vie et que soit toujours reconnue, protégée et respectée la dignité de toute personne ». Et Léon XIV a rappelé, en recevant le 22 juin la Fondation Jérôme-Lejeune, que « jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée » (cf. FC n° 3951).
par Christine Pedotti
La République française, prétendument laïque, a gardé bien des traits du catholicisme et, parmi eux, cet usage de la panthéonisation, dont la similitude avec la canonisation est évidente. Cette fois, c’est la mémoire de l’historien Marc Bloch qui est portée, non sur les autels, mais dans la crypte du Panthéon. Pour assurer la légitimité du processus, une commission historique statue sur la trajectoire et les vertus républicaines de l’impétrant, afin que la patrie distingue un homme – parfois une femme – en tous points remarquable et exemplaire. Les Grands Hommes et Femmes de la nation sont érigés en modèle comme le sont les saints de nos calendriers, à l’issue d’une enquête qui n’a rien à envier aux procès des causes en canonisation. Nulle ironie dans mon propos ; la République a besoin de ces grands rites afin d’assurer la cohésion de la nation.
Ce besoin d’exemples, de héros, est commun à tous les groupes humains et, soyons justes, mieux vaut honorer un homme de la trempe de Marc Bloch que de suivre n’importe quel influenceur ou influenceuse sur les réseaux sociaux.
L’homme a manifesté tout au long de sa vie une rectitude dans ses engagements intellectuels et moraux qui force l’admiration. Engagé dans la Résistance, exécuté le 16 juin 1944, il tombe sous les balles allemandes après avoir été torturé et sans avoir parlé. Mais, au-delà de sa mort héroïque, on ne cesse d’être impressionné par la lucidité de l’intellectuel, l’acuité de son analyse. Son Étrange Défaite est une tentative de comprendre, quasiment dans l’instant, ce qui, en 1940, en si peu de jours, a non seulement fait tomber la France dans les mains de l’ennemi mais aussi abattu la structure de l’État, emportant, à de rares exceptions près, toute résistance morale face à l’abjection de la collaboration. C’est sans doute ce livre qui, aujourd’hui, donne à Marc Bloch son actualité, comme si nous étions au bord, de nouveau, de nous laisser aller à quelque honteuse défaite…
Alors qu’il se murmure que le pape Léon XIV irait à Metz sur la tombe de Robert Schuman, l’un des pères de l’Europe et déjà « vénérable », on se prend à songer que Pierre Chaillet, jésuite et fondateur de TC, que l’Église ne canonisera pas pour cause d’un engagement « trop politique », aurait toute sa place sous la coupole de Soufflot.
À trois mois de la venue du pape à Paris, les lieux des grands temps forts sont enfin connus. Stade de France pour les jeunes, place de la Concorde pour la messe : la capitale se prépare à accueillir des foules record pour un événement historique.
Les fidèles qui souhaitent voir le pape à Paris les 25 et 26 septembre prochains peuvent enfin se projeter concrètement. Les grands lieux de rencontre avec le pontife ont été dévoilés par Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris. La veillée avec les jeunes, de 17 à 35 ans précise la Conférence des évêques de France, aura donc lieu au Stade de France, en fin de journée. L'enceinte peut accueillir 80 000 personnes (90 000 pour des événements comme des concerts). Le bruit d'une rencontre exceptionnelle entre le pape et les jeunes catholiques français dans ce lieu mythique courait déjà depuis quelques semaines.
La messe du samedi sera célébrée sur la place de la Concorde, avec une grande place laissée aux fidèles sur les Champs-Elysée. « J’ai voulu également que nous puissions accueillir le Saint-Père dans des enceintes et des points symboliques de Paris et de la France, qui manifestent au-delà même de notre présence, la joie de tout un pays et de sa capitale de se porter à sa rencontre, indique l'archevêque de Paris, sur le site du diocèse. Nous voulons que ces rendez-vous soient ouverts au plus grand nombre venu certainement de toute la France. »
Plusieurs scénarios avaient été imaginés initialement. La veillée avec les jeunes pouvait se dérouler dans trois lieux différents, au Parc des Princes, Porte d'Auteuil, où se déroulent habituellement les matchs du PSG, au Stade de France, lieu finalement retenu, ou à l'hippodrome de Longchamp, un lieu ouvert, capable lui aussi d'accueillir une grande foule. Idem pour la grand messe du samedi, en présence de nombreux fidèles. L'esplanade des Invalides a visiblement été jugée trop petite pour l'événement. Quant au Champs de Mars, des sources en lien avec l'organisation de l'étape du pape à Paris font état d'un souci avec les arbres du lieu, rendant impossible son utilisation. C'est la première fois qu'un pape célèbrera la messe place de la Concorde. Lors de la dernière venue d'un pape, en 2008 avec Benoît XVI, le pape avait célébré l'eucharistie sur l'esplanade des Invalides.
La présidence de la Conférence des évêques de France a aussi dévoilé la devise retenue pour le voyage apostolique du Saint-Père en France : « Pour que le monde ait la vie ». Difficile de ne pas y voir un clin d'oeil adressé aux graves discussions qui animent en ce moment l'Assemblée nationale sur la fin de vie. « Je veux redire aujourd’hui ma joie de ce voyage, pour notre diocèse et chacun d’entre nous, et mon invitation à ce que nous puissions, ensemble, participer à l’accueil du Saint-Père, s'enthousiasme Mgr Laurent Ulrich. L’équipe d’organisation pour Paris, conduite par le général Hervé Wattecamps, se fera rapidement connaître de vous pour que le diocèse de Paris, avec ses paroisses, mouvements et associations, soit étroitement associé et pleinement présent dans chacune des séquences. »
Comment les fidèles peuvent-ils se mobiliser dans l'attente du voyage apostolique du pape, à Paris, puis à Lourdes et enfin à Metz ? « Les instructions concernant l’organisation des transports au niveau national, les horaires précis, les modalités d’accès et d’inscriptions éventuelles aux différentes séquences ouvertes au public ou les accréditations pour les médias seront communiquées ultérieurement sur le site www.pape-france.fr, précise la Conférence des évêques de France dans un communiqué. Les services diocésains des pèlerinages recevront également toutes les informations nécessaires pour pouvoir organiser l’acheminement des pèlerins. » Tous les fidèles de France sont également invités à réciter une prière en famille, en paroisse, en communauté, rédige pour accompagner la préparation de cet « événement historique ».
Premier parmi les douze disciples du Christ, Simon-Pierre a été appelé pour annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile et conduire l’Église à la suite de Jésus. Retour sur cette figure de sainteté avec le P. Marc Rastoin, sj, bibliste et auteur de Simon-Pierre dans le Nouveau Testament (éd. Salvator, 2019). Par Florence de Maistre.
Il s’appelle d’abord Simon ! C’est un pêcheur juif de Galilée, qui travaille sur le lac de Tibériade. Comme ses collègues et probablement amis, Jacques et Jean, il est sans doute propriétaire de plusieurs barques. Capharnaüm est à l’époque une bourgade qui a déployé toute une industrie autour de la pêche : le poisson est séché, salé ou fumé, en vue de l’exportation. Artisan, Simon a un certain niveau d’éducation et une riche vie sociale et religieuse. Il se rend à la synagogue, connaît les Écritures, sait lire et écrire comme la majorité des hommes juifs de l’Antiquité. Nous apprenons qu’il est marié, puisqu’il a une belle-mère ! L’Évangile laisse aussi clairement entendre qu’il est un disciple de Jean-Baptiste : il a des aspirations spirituelles. Comme tous les Juifs de son temps, il attend le Messie et écoute les appels à la conversion de Jean-Baptiste. Jésus, lui, vient de l’intérieur des terres, c’est un homme du monde agricole. Mais il aime le lac et les gens du lac. Il a même dormi dans une barque. Jésus a fait du lac et de la maison de Simon-Pierre sa base pendant les trois ans de son ministère public.
À un moment donné, Jésus choisit des disciples pour être avec lui, avant de les envoyer deux par deux. Ils sont douze, comme les douze tribus d’Israël, rassemblés pour se mettre à l’écoute de Dieu et pour parler à tout le peuple. Ce choix des Douze, absolument certain historiquement, est un indice très fort de ce que veut réaliser Jésus. Il les emmène à Césarée de Philippe, à l’extrémité nord-ouest de la Galilée. C’est une ville très païenne. Là, ils sont au calme, hors de la pression de la foule. À la question de Jésus, “Pour vous, qui suis-je ?”, Simon se fait le porte-parole des Douze et confesse : “Tu es le Messie, le fils du Dieu vivant !”. La scène est centrale. Jésus lui donne alors un nom nouveau, étonnant : Képhas, c’est-à-dire le roc. C’est un nom extrêmement fort : le roc d’Israël, c’est Dieu ! Avec la traduction grecque Képhas est devenu Petros, ‘pierre’ au masculin : Pierre. Jésus aime les images autour de la maison bâtie sur le roc. Simon-Pierre est clairement une figure d’appui, de référence pour la communauté de Jésus. Celle qui porte le message d’Espérance du royaume et la mémoire de la vie de Jésus. Simon est la pierre visible de cette communauté humaine bâtie sur terre. La pierre vivante, invisible, celle qui a été rejetée par les bâtisseurs, c’est Jésus !
Aux pêcheurs du lac, à Simon en particulier, Jésus annonce qu’il les fera devenir des “pêcheurs d’hommes”. L’expression utilisée est, à première écoute, très choquante. Pêcher, c’est tromper avec un leurre pour attraper le poisson et le tuer ! Or, Jésus vient donner la vie. Et, c’est exactement ce qu’il est en train de faire dans cette mise en abîme. Il est lui-même en train de capturer ces hommes dans son filet pour les sauver. Il les appelle désormais à orienter nouvellement leur pêche, à découvrir leur vocation profonde : devenir missionnaires. Il s’agit de pêcher comme lui-même pêche : c’est-à-dire en disant la vérité et pour donner la vie. Et il compte sur Pierre par anticipation. En Luc 22, 31-32, il y a un passage très important. À Gethsémani, quelques heures avant la trahison et le reniement, juste avant sa Passion, Jésus fonde la primauté de Pierre. Il prie pour lui afin de préserver la foi de toute l’Église. En priant ainsi pour la tête, il prie pour tout le corps. Pierre fera ensuite l’expérience absolue de la miséricorde. A-t-il perdu la foi ? Non, elle a subi comme une éclipse, comme si elle était voilée momentanément laisse entendre Luc.
Il est tombé, mais sans que cela ne l’empêche ensuite de répondre à sa mission : encourager et affermir ses frères, selon la prophétie de Jésus. Tous les évangiles évoquent le parcours de Simon-Pierre. Celui de Jean est le seul à présenter cette scène extraordinaire, dans laquelle par trois fois Jésus demande à Simon s’il l’aime (cf. Jn 21). Et par trois fois, il l’appelle à devenir le berger de ses agneaux, le pasteur de ses brebis. Une triple interpellation qui fait écho au triple reniement. Alors qu’il lui a donné un nouveau nom, Jésus continue de l’appeler Simon. Il renforce l’idée que Pierre est son nom de mission, à sa suite.
Simon-Pierre est un homme vraiment porté au compromis, c’est frappant. Quand Paul lui adresse de vigoureuses remontrances, ce ne sont pas les derniers mots de leur relation. Ils parviendront à collaborer plus tard ensemble. À la fin du Nouveau Testament, Pierre porte le message œcuménique, d’unité de l’Église : il sert de pont entre les différentes communautés chrétiennes johanniques, pauliniennes, pétriniennes, etc. Dans sa lettre aux Galates, Paul revient à Jérusalem pour faire reconnaître auprès de Jacques, Képhas et Jean ses convertis comme des chrétiens de plein droit. La pleine communion est primordiale, sans elle l’Église ne peut être ! Simon-Pierre n’a pas hésité à quitter la terre d’Israël pour poursuivre sa mission jusqu’à Rome. On dirait aujourd’hui qu’il est sorti de sa zone de confort, ce que Paul, l’apôtre des Nations, lui reconnaît bien. Tous deux meurent martyrs à Rome, dans une communion très symbolique. Dans sa deuxième lettre, Pierre cite celles de Paul. Il indique ainsi qu’elles font pleinement partie des Écritures saintes. Pour les premiers chrétiens, on ne peut pas vivre la communion en Église, si on ne reconnaît pas la primauté de Pierre. En tant que Pierre, il est le premier évêque de Rome, le premier Pape. Sa mission de pasteur est confiée à ses successeurs, dans la logique biblique de la transmission.
La fête du 29 juin fait mémoire des martyres de saint Pierre et saint Paul, c’est une fête capitale. Elle réunit les deux poumons, bâtisseurs de l’Église : un pêcheur araméen et un Juif pharisien de Tarse. Unir ces deux figures dans une commune mémoire insiste sur une dimension œcuménique avant l’heure. La solennité de la chaire de saint Pierre, le 22 février, valorise sa figure d’enseignant et rappelle sa charge : transmettre l’enseignement de Jésus. Une œuvre que les Papes poursuivent en enrichissant de leurs encycliques le magistère de l’Église. Qui pourrait ne pas aimer la figure de Simon-Pierre ? Avec son caractère très humain, il nous ressemble. Il ne saisit pas toujours bien ce qui se passe. Il abandonne Jésus à Gethsémani, puis se laisse relever par lui. Il est un modèle pour tout disciple. Dans l’Évangile de Marc, les gens rencontrent Jésus une fois et comprennent tout. Les apôtres, eux, sont durs d’oreille ! J’aime citer ces mots du P. Paul Beauchamp : “Ils étaient comme nous et Dieu les aimait”. Même s’il a raté des marches, Pierre nous montre le côté accessible dans le fait d’être disciple. Comme Paul, il a couru longtemps au service de l’évangile et par amour de Jésus.
Villefranche, vendredi 26 juin 2026
Bonjour à toutes et à tous,
L’Église de France se prépare à accueillir le pape Léon XIV : Le diocèse de Rodez et Vabres met en place des départs en bus depuis diverses villes d'Aveyron pour aller à la rencontre du Pape Léon XIV, à Lourdes, le dimanche 27 septembre 2026. Plus d’infos sur l'affiche en haut de page. Inscriptions sur Venio : https://visitedupapelourdes2026-lourdes.venio.fr/fr
C’était un moment de fête et de recueillement, ce dimanche 21 juin, en l’église Saint-Étienne de Savignac. Entourés de leurs familles et de la communauté paroissiale, sept jeunes et un adulte ont vécu une étape importante de leur parcours de foi en recevant leur première communion. Article et images en haut de page.
Conférence sur le cardinal Marty, un des plus illustres aveyronnais de ces 100 dernières années. Le 27 juin à 17h30 une conférence de Martin Dumont aura lieu dans l’auditorium du château de Bournazel : « Dieu n’est pas conservateur. Dieu est pour la justice » : le cardinal Marty, de l’Aveyron à Notre-Dame de Paris. Plus d’infos en haut de page.
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture : Mercredi 24 juin, la salle paroissiale de Villefranche a accueilli la Nuit des veilleurs, un temps de prière et de solidarité organisé à l’initiative de l’ACAT. Article et images en haut de page.
Newsletter : Le saviez-vous ? Les actus du diocèse vous intéressent ! Vous pouvez vous abonner aux infos pour connaître les actus des paroisses. Il suffit de s’inscrire à : contact@rodez-catholique.fr Et c’est gratuit !
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Un christianisme incarné ** Comment rester fidèle quand tout pousse à lâcher ? La réponse de Léon XIV ** Le livre de Marc Bloch qu’il faut avoir lu ** Léon XIV entre Espagne et France : la croix, unique espérance.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 26 juin au 6 juillet 2026 : 15e édition de la Nuit des églises. Clic pour plus d'infos
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 Monteils
Vendredi 10 juillet Clôture des festivités des 150 ans du couronnement de la statue de Notre-Dame de Ceignac. 13h : arrivée des jeunes du pélé VTT et de leurs accompagnateurs. 14h : spectacle de la troupe Trucaluna sur la vie du père Marie-Antoine de Lavaur : entrée libre et gratuite, dans la mesure des places disponibles. 15h : messe présidée par Mgr Meyer
Du jeudi soir 16 juillet au jeudi matin 23 juillet : Retraite à l’accueil Saint-Joseph, proposée par les sœurs de l’Institut Saint-Joseph. Animation : père Bernard Ladet (prêtre diocésain), sœur Agate Delpech, Isabelle Lacheret (liturgie) ; thème : « Vivre en Christ nos périodes difficiles, à la lumière des prophètes, des psaumes de l’exil à Babylone, et surtout du mystère pascal ». Inscriptions auprès de Natalia Gridina : tél 05 56 87 14 90 ou accueilsaintjoseph@outlook.com
Du 25 au 26 juillet 2026 : 10e anniversaire de commémoration de l'assassinat du Père Jacques Hamel. Clic pour plus d'infos
2 août 2026 : Vézelay accueille le Jubilé franciscain
Pèlerinage diocésain à Lourdes du 21 au 24 août 2026
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.