Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Cette année, deux catéchumènes du Villefranchois : Simon et Yllan auront vécu les trois scrutins avant d’être baptisés à Pâques ; Chloé les a rejoints pour le deuxième et le troisième scrutins (elle sera baptisée dans un autre diocèse).
« Mais pourquoi donc vivre les scrutins ? Et pourquoi faudrait-il les célébrer trois fois ? »
La liturgie met le peuple de Dieu dans une juste relation avec son Seigneur. Cette relation est naturellement liée au sens du Carême.
Voilà pourquoi les scrutins sont célébrés les 3e, 4e et 5e dimanches de Carême. Ils sont liés aux trois évangiles que nous entendons lors de l’Année liturgique A, c’est-à-dire l’année saint Matthieu : la Samaritaine (Jn 4), l’aveugle de naissance (Jn 9) et la résurrection de Lazare (Jn 11). Les scrutins sont répétés car notre cœur est lent à croire et à se convertir à la grâce qui nous est faite. Ils sont répétés car Dieu est patient, fidèle et miséricordieux.
Les scrutins sont efficaces lorsqu’ils sondent nos cœurs pour les ouvrir à la grâce du salut. Le psaume nous aide à le vivre de l’intérieur : « Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée… et conduis-moi sur le chemin d’éternité » (Ps 138, 23-24)
Cliquez ici pour visionner les belles images réalisées par Yves Prieto.
Les 15 et 22 mars, les Français vont voter pour les deux tours des municipales. Une période de scrutins, donc. L’Église aussi en connaît une, concomitamment : pendant le carême, les paroisse vivent avec les catéchumènes trois scrutins pour préparer leur baptême. Des étapes qui n’ont rien d’électoral.
Quel est le lien entre les élections et le carême ? Étonnamment, il y en a un, qui se résume en un mot. Les 15 et 22 mars, les Français vont voter pour les deux tours des municipales, et l’on parle de scrutin. Durant le carême, le plus souvent les 3e (8 mars), 4e (15 mars) et 5e (22 mars) dimanches, les paroisses accueillent leurs catéchumènes pour trois étapes vers le baptême, et l’on parle aussi de scrutins.
À vrai dire, cette proximité de vocabulaire tient à l’étymologie. Le verbe scrutor, en latin, signifie "rechercher", "enquêter", voire "fouiller". Par extension, scruter évoque le discernement. Celui que fait un électeur en vue du vote. Celui qu’opère le catéchumène en vue du choix radical qui se présente à lui : suivre le Christ. Ainsi passe-t-il par trois scrutins au cours des quarante jours qui le séparent de Pâques, entouré par la communauté ecclésiale. Le Guide pastoral du Rituel de l’initiation chrétienne des adultes explique l’objet de ces scrutins : mettre au jour "ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir".
Ces trois moments structurent le carême. Temps de conversion et de combat spirituel, historiquement lié au catéchuménat, durant lequel on lit trois passages de l’évangile particulièrement adaptés à la catéchèse baptismale, et donc pour les futurs néophytes mais aussi pour tous les fidèles qui renouvelleront leurs promesses baptismales dans la nuit pascale : le troisième dimanche, pour le premier scrutin, l’épisode de la Samaritaine et la promesse de l’eau qui étanche toute soif ; le quatrième dimanche, l’épisode de l’aveugle-né et l’illumination de la foi ; le cinquième dimanche, l’épisode de la résurrection de Lazare et la victoire du Christ sur la mort.
Plus précisément, ces péricopes sont celles de l’année A (l’actuelle), mais ils sont usuellement choisis lorsque des scrutins sont célébrés.
Dans la liturgie, les scrutins prennent place après l’homélie, qui a explicité le sens de l’évangile. Une fois les catéchumènes parvenus au seuil du chœur, le célébrant invite toute l’assemblée à prier pour eux, en silence puis avec des intentions. Suit la prière d’exorcisme, qui "n’est pas un rite d’expulsion" précise le rituel, mais qui a pour but de "demander pour [les catéchumènes] la force pour combattre, afin qu’ils soient libérés de la puissance du mal et des ténèbres et qu’à la suite du Christ, ils puissent avancer avec confiance vers le moment de la nouvelle naissance."
Les scrutins sont donc des rencontres "salutaires" au sens le plus fort du terme, pour toute la communauté paroissiale. Est effectivement rappelé, grâce à ceux qui frappent à la porte de l’Église, que le carême est une retraite spirituelle, un entraînement pour vivre mieux de la grâce baptismale, pour se laisser convertir avec la Samaritaine, pour accueillir la vérité avec l’aveugle-né, passer de la mort à la vie avec Lazare. Un temps pour demander, avec le psalmiste : "Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ; éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur. Vois si je prends le chemin des idoles, et conduis-moi sur le chemin d’éternité" (Ps 138, 23-24).
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, lors du jeudi Saint 2 avril, après la messe de 19h00 célébrée en la collégiale Notre-Dame.
Adortion de 20h00 à 22h00 en la collégiale,
Adoration de 22h00 à 7h00 en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint.
Nota : sécurité informatique et anonymat garantis.
Réjouissez-vous ! Le quatrième dimanche du Carême, cette année le 15 mars 2026, est dit de Laetare. Il invite déjà à entrevoir la joie de la résurrection du Christ à Pâques. Explications avec le Frère Patrick Prétot, osb, moine de la Pierre-qui-vire. Théologien et professeur à l’Institut catholique de Paris (ICP), il enseigne à l’Institut supérieur de liturgie. Par Florence de Maistre.
Ce nom vient du chant d’entrée, introït, de la messe du quatrième dimanche de Carême qui était tiré du livre d’Isaïe (Is 66, 10-11) : Lætare, Ierusalem (…). L’antienne d’ouverture de cette messe dans le Missel romain actuel reprend cet introït, avec dans la version francophone de 2021, la traduction suivante : Réjouis-toi, Jérusalem ; vous tous qui l’aimez, rassemblez-vous. Jubilez de sa joie, vous qui étiez dans la tristesse ; alors vous exulterez, vous serez rassasiés de consolation. Les textes propres de cette messe sont précédés par la note suivante : En cette messe, on utilise la couleur violette ou rose, le son des instruments est admis et l’autel peut être orné de fleurs. Cette mention désigne le caractère de pause au milieu du Carême. En effet, ce dernier étant de 40 jours, le quatrième dimanche vient au 25e jour soit un peu après le milieu du parcours. La discipline habituelle du Carême en tant que temps de pénitence, est comme adoucie par certains aspects qui sont normalement omis : couleur liturgique, usage des instruments de musique, et fleurs. C’est une manière d’anticiper la joie des fêtes de Pâques. En fait, tout le Carême est sous le signe de la joie ! Ce n’est pas d’abord un temps triste et de pénitence, même si l’on fait des efforts. C’est le temps de la préparation au baptême pour les catéchumènes, de démarche baptismale et de conversion pour tous. Cet entraînement, cette forme d’ascèse sont plutôt joyeux. De même que la sobriété à laquelle la crise climatique nous appelle peut être source de joie.
C’est le point le plus important en ce qui concerne cette question du dimanche de Laetare. Le Missel précise : En ce dimanche, on célèbre le deuxième scrutin préparatoire au baptême pour les catéchumènes qui seront admis aux sacrements de l’initiation chrétienne lors de la Vigile Pascale. Au lieu du formulaire du dimanche, on emploie le formulaire prévu pour ce scrutin parmi les messes rituelles, avec des oraisons et des intercessions propres (…). Cette note indique en effet que, au-delà les particularités liturgiques de ce dimanche qui nous viennent comme héritage du passé, le Missel accorde la priorité à l’itinéraire des catéchumènes : c’est le plus important.
L’Église souhaite que les assemblées chrétiennes accompagnent par la prière les catéchumènes qui seront baptisés à Pâques. C’est donc une autre manière, mais bien réelle, d’anticiper la joie pascale. On peut noter qu’on a le même scénario pour le troisième dimanche de l’Avent, connu comme dimanche de Gaudete, un nom qui vient du premier mot du chant d’entrée : Gaudete in Domino semper (…). Dans la version francophone du Missel en usage depuis 2021, on a la traduction suivante : Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Le Seigneur est proche (Ph 4, 4.5).
Ta croix, Seigneur, nous l’adorons et ta sainte résurrection, nous la chantons
Au fond, nous avons une conception du temps liturgique faussée. Nous concevons le Carême comme une attente de Pâques, comme si le Christ n’était pas déjà ressuscité… et c’est vrai au sens chronologique. Mais l’année liturgique se comprend à partir de la fin. Elle débute deux semaines avant le début de l’Avent avec la fête du Christ-Roi. La Semaine sainte, en particulier la nuit pascale, est en son cœur. C’est-à-dire que toute l’année est centrée sur le fait que nous célébrons le Christ vivant à jamais auprès de Dieu. En Carême : Christ est ressuscité ! Le Vendredi saint, nous prenons cette antienne : Ta croix, Seigneur, nous l’adorons et ta sainte résurrection, nous la chantons (…). Ce jour-là n’est pas l’enterrement de Jésus, mais déjà la célébration du mystère pascal : la joie d’être sauvé par le Christ ! Seulement, nous avons du mal à identifier que nous sommes sauvés et d’une certaine manière nous avons du mal à identifier notre besoin d’être sauvé par Dieu.
Dans l’ombre, le chef de la Sainte Famille, discret mais efficace, veille sur ceux qui l’invoquent avec foi.
Saint Joseph a plus d’un tour dans son sac ! Trouver une maison, un travail, accorder la grâce de l’enfantement, résoudre des difficultés financières, il a souvent fort à faire. En particulier en mars. Durant ce mois qui lui est traditionnellement consacré, de nombreux catholiques sont au rendez-vous. Attentif et silencieux bienfaiteur, il est le généreux donateur de tous ceux qui le supplient. « Saint Joseph a une place privilégiée dans le concert des saints, précise Sœur Benoîte, Petite Sœur des Pauvres. Il a tellement bien pris soin de la Vierge Marie et de Jésus que nous lui demandons, à notre tour, de prendre soin de nous. »
Les témoignages regorgent. « Il y a 12 mois, je marchais à Cotignac. Neuf mois après, Pio est arrivé, une journée de neige en février », raconte Sarah.
« Nous recherchions une maison dans une région où il est très difficile d’en trouver, en raison du prix de l’immobilier. Nous devions quitter notre appartement avant le 31 décembre. Nous avons prié saint Joseph en famille. Fin septembre, nous l’avons trouvée, et nous y habitons depuis le 29 décembre ! », témoigne Pascal. Et Paul à son tour : « J’étais en recherche d’emploi, difficile. Au terme d’une neuvaine à saint Joseph, j’ai été reçu en entretien, un 19 mars, dans une salle « Saint-Joseph », entretien qui a débouché sur un CDI. » « Saint Joseph est à l’œuvre pour l’Église universelle comme il le fut pour la Sainte Famille, explique le Frère Vincent, recteur du sanctuaire de Notre-Dame-de-Grâces, à Cotignac. Les personnes qui se tournent vers lui ne sont pas déçues. »
Il existe mille et une façons de se confier à ce puissant intercesseur. La neuvaine à saint Joseph, proposée par le site hozana.org, est l’une des plus suivies au monde. Certains glissent une lettre sous sa statue, lui précisant avec force détails la grâce souhaitée. « Nous lui offrons également un objet qui nous manque, raconte Sœur Benoîte. Il y a trois jours, notre sœur cuisinière lui a présenté une orange, car nous n’en avions plus assez. Et nous en avons reçu deux jours plus tard. Cela nous arrive presque tous les jours. »
Choisi par Dieu pour être le protecteur et le guide de la Reine du Ciel et le père nourricier de son Fils, saint Joseph accueillit la volonté de Dieu dans le quotidien d’un père de famille. « Je ne me souviens pas de l’avoir jusqu’ici prié de rien que je n’aie obtenu, ni ne puis penser sans étonnement aux grâces que Dieu m’a faites par son intercession, tant pour l’âme que pour le corps, écrivait sainte Thérèse d’Avila. Je sais par expérience que saint Joseph nous secourt en tout. »
Mais suffit-il seulement d’invoquer son nom pour être comblé ? Saint Joseph était conformé au Christ. « Il est un exemple de docilité à Dieu, de foi, de silence, explique Sœur Benoîte. C’est en l’imitant dans cette attitude que notre confiance en lui s’accroît. Et c’est alors qu’il intercède. Car il ne s’agit pas d’automatisme, ni de magie. » Lui faire confiance… N’est-ce pas ce que firent la Vierge Marie, et le Christ lui-même ? Exemple d’humilité et de douceur, qui s’effaça pour laisser la place à sa sainte épouse et au Fils de Dieu, saint Joseph est une figure d’écoute, efficace. Par son obéissance aux volontés divines, l’abandon à son Créateur, la confiance à toute épreuve en son divin Fils, il est un modèle de sanctification pour ceux qui cherchent à vivre leur foi dans la vie quotidienne.
Du 11 au 19 mars, priez la grande neuvaine à saint Joseph, disponible sur le site hozana.org et réalisée en partenariat avec le sanctuaire de Cotignac et France Catholique.
Galgan
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Lucien DOUZIECH survenu le samedi 14 mars 2026, à l’âge de 93 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mardi 17 mars 2026 à 14h30 en l’église Saint-Pierre de Galgan 12220, suivie de l’inhumation au cimetière de Galgan.
Un dernier hommage peut lui être rendu à son domicile, de 14h30 à 17h30, 51 rue des tourterelles à Galgan.
Chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Tarbes, Villefranche-de-Rouergue.
Se enfants Régis et Myriam LAGRIFOUL ; ses beaux-fils et belles-filles Hervey, Nadine et Lucie ; ses petits-enfants Benjamin, Sacha, Simon et Camille, parents et alliés ont la tristesse de vous faire part du décès de
Mme Maryse LAGRIFOUL née BATTAULT survenu à l'âge de 79 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 18 mars 2026, à 9h30, en l'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Tarbes, suivie de la crémation au crématorium des Pyrénées à Azereix à 10h30.
Une dernière visite peut lui être rendue à la chambre funéraire, 11 boulevard des Vosges à Tarbes. Pas de plaques. Le présent avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
Pf Vasquez Le choix funéraire Tél. 05.62.36.85.90
Villefranche-de-Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Jean CONTIN survenu le vendredi 13 mars 2026, à l'âge de 76 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 18 mars 2026 à 14h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière de Villevayre 12270 Najac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Colombiès, Livinhac le Haut, Millau, Rieupeyroux.
Régine BOURGADE, sa fille et Claude BARRIAC ; Lena, sa petite-fille et Thomas ; Jean-Pierre DELCLAUX, son compagnon, ses enfants et petits-enfants ; Francis et Gisèle MAUREL, son frère ; son neveu et sa nièce, ses cousins et toute la parenté ont la douleur de vous faire part du décès de
Madame Rachel MAUREL survenu à l'âge de 82 ans.
Les obsèques auront lieu le mercredi 18 mars 2026, à 10 heures, en l'église Saint-Jacques de Colombiès. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rey à Baraqueville.
Pompes Funèbres Rey Baraqueville Tél. 05.65.70.18.46
Samedi 27 février, les Amis des Carillons ont amené au clocher de Veuzac le nouveau clavier conçu et réalisé par leurs soins ; celui-ci va remplacer l’ancien clavier qui a fait tinter les cloches de 1891 depuis plus de cent trente ans. Notons que le village compte plusieurs familles de sonneurs de cloches, de musiciens d’église et de carillonneurs qui ont fait vivre la tradition musicale jusqu’à aujourd’hui. La prochaine réalisation à leur programme va consister à relier les touches du clavier aux battants des cloches. Alors, chacun pourra écouter chanter ces cloches centenaires en attendant que le renouveau musical du carillon se réalise.
Les Amis des Carillons et le groupe de Veuzacois motivées ont proposé à la municipalité le projet de rénover le carillon de Veuzac. Il s’agit de faire rechanter les cloches actuelles en l’état et d’améliorer l’ensemble campanaire pour étendre son répertoire musical par le réaccordage de cloches et par l’achat de cloches neuves. L’association y apporte son soutien pour faire connaître le projet et son financement, et aussi son aide matérielle en réalisant certains équipements. En vue d’aider la municipalité à financer ce projet, un compte spécial dédié au projet a été ouvert par les Amis des Carillons; vous pouvez dès à présent contribuer par vos dons à la renaissance de ce bel instrument. Une souscription lancée par la mairie et soutenue par la Fondation du Patrimoine prendra le relais quand le projet sera lancé.
Pour en savoir plus : http://www.carillon-villefranche.fr/
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
jeudis et samedis de 9h30 à 10h15 : auditions de Paul-Henri Mériau
À partir du jeudi 19 mars, tous les jeudis de 11h à 11h30 : audition de Laurence Soldermann.
Un havre de beauté et d'art de vivre. C'est l'image que je garde de Chiraz, capitale historique et culturelle de l'ancienne Perse, au sud-ouest de l'Iran. Il y a quelques années, les jeunes gens y terminaient la journée par une promenade dans le jardin du pavillon sous lequel repose un célèbre poète, Hafiz (1325-1389), qui eut en son temps maille à partir avec certains religieux influents… Tout comme Saadi (v. 1184-1280), enterré à quatre kilomètres plus au nord, Hafiz jouit d'une véritable vénération populaire.
En juin, j'évoquais déjà ici le voyage qui m'avait conduite en Iran avec des lecteurs du Pèlerin. Le déclenchement de la guerre contre Téhéran par Israël et les États-Unis, le week-end dernier, le convoque à nouveau dans mon souvenir. Avant l'été, la « guerre de douze jours » a visé la neutralisation des installations nucléaires. L'objectif, cette fois, est autrement radical : en finir avec le régime des mollahs.
Saisir l'essentiel au vol, telle est la grâce des poètes. Delia Balland
Qui regrettera l'anéantissement d'une dictature qui, au nom d'une foi instrumentalisée, a imposé sa loi criminelle ?
Qui ne souhaiterait pas au peuple iranien l'octroi de libertés auquel sa jeunesse, notamment, a déjà payé un tribut si lourd ? Mais éliminer une poignée de dignitaires, aussi éminents soient-ils, ne met pas fin à un système intriqué dans la vie sociale et politique. Quarante-sept ans d'exercice despotique du pouvoir ont marqué les corps et les consciences. Les jeunes Saoudiens, les femmes en particulier, pourraient raconter à leurs homologues de Chiraz, de Téhéran ou de Yazd, la difficulté à s'émanciper, même quand la loi le permet.
« Être libre, rien n'est plus grave », avertit Victor Hugo, qui fut un ardent défenseur des libertés. Saisir l'essentiel au vol, telle est la grâce des poètes. Les faire entendre à tous en touchant chacun, c'est le génie des grands comédiens. Fabrice Luchini est de ceux-là. Cet intime des textes littéraires, ceux de Victor Hugo cette saison, en témoigne : se laisser traverser par les mots élève et élargit l'horizon.
Ce mois de mars, le Printemps des poètes invite à célébrer la liberté, cette « force vive, déployée ». L'occasion est belle de se rappeler que « Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force / Ni sa faiblesse ni son cœur » (Louis Aragon) et de se réjouir d'appartenir à un monde libre. Un privilège et une responsabilité qu'il nous revient de prendre au sérieux.
Le 25 février dernier, l’Assemblée nationale a voté en seconde lecture les deux volets du projet de loi sur la fin de vie. Antoine-Marie Izoard, directeur de la rédaction de Famille Chrétienne, revient sur la rupture anthropologique que ce vote implique.
S’il est bien légitime de s’inquiéter de l’embrasement du Moyen-Orient, il serait grave de passer à côté de la rupture anthropologique en cours dans notre société avec le vote en seconde lecture, la semaine dernière, à l’Assemblée nationale, du projet de loi sur la fin de vie.
Le risque, c’est d’abord de croire que, comme n’ont de cesse de rabâcher les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, les Français seraient « prêts ». Car, que l’on fasse confiance à un institut de sondage ou à un autre, et selon que l’on pose les questions aux Français en jouant sur l’émotion ou en termes clairs, les résultats ne sont pas du tout les mêmes !
Quant aux parlementaires, ils semblent, eux aussi, de plus en plus partagés. Car si les députés ont bien adopté une proposition de loi très transgressive, c’est avec une majorité relativement ténue. Interpellés par leurs administrés et progressivement conscients de l’enjeu de leurs travaux, les députés sont désormais plus nombreux à s’interroger sur cette loi. En avril 2021, lors de la première proposition de loi, finalement bloquée, près de 80 % d’entre eux souhaitaient une « assistance médicalisée active à mourir ». Désormais, ils sont 53% à être favorables à « l’aide à mourir ».
Il faut s’interroger devant l’augmentation constante du nombre de députés qui s’opposent à cette loi, dont des abstentionnistes passés dans le camp des opposants. « Une question aussi essentielle, qui engage la conception même de la dignité humaine et du rôle de la médecine, ne peut être tranchée à une majorité aussi fragile sans laisser subsister un malaise démocratique profond », affirment les évêques de France.
Ce malaise est tenace, notamment parce que les partisans de la loi ont galvaudé le mot « dignité ». Celle-ci se jauge à la façon dont on traite la vie des plus vulnérables, pas à la manière dont on tenterait de les achever. « Notre société a choisi d’organiser la mort plutôt que d’organiser le soin », a déploré sur son compte X Louis Bouffard, cofondateur de l’association Les Éligibles, que l’on retrouve cette semaine dans notre dossier sur les aidants familiaux. Face à la souffrance, nous n’aurions donc plus rien d’autre à proposer que la mort administrée, « c’est un aveu d’échec », déplore encore ce jeune homme atteint d’une maladie dégénérative.
Fort de la fracture de plus en plus grande au sein de l’opinion, il me parait possible de convaincre encore des députés et sénateurs. Le texte reviendra au palais du Luxembourg en seconde lecture fin mars et début avril. Les sénateurs examineront ainsi la loi… en pleine Semaine sainte. Alors que le processus parlementaire, complexe, pourrait faire le jeu des partisans de cette loi mortifère, il faut souhaiter que les sénateurs soient bien inspirés de vider le projet de loi de sa substance en excluant toute forme d’exception à l’interdit de tuer.
La vie spirituelle peut parfois sembler aride. Pourtant, elle se tisse dans le secret de l’âme. Saint Jean Chrysostome, Père de l’Église, propose une image lumineuse : préparer son cœur comme une maison pour accueillir Dieu. Un appel à la purification intérieure, particulièrement inspirant en ce temps de carême.
La vie spirituelle, ennuyeuse ? Oui, parfois. Car, souvent, aucun bénéfice matériel concret n’apparaît par rapport au travail accompli pour suivre la volonté de Dieu. Les prières et les sacrifices peuvent donner l’impression de disparaître dans les airs.
Ceci constitue l’une des difficultés principales de la relation à Dieu. Les yeux ne sont pas faits pour voir les réalités invisibles qui entourent le monde visible. L'œuvre que Dieu accomplit dans les âmes se fait dans le secret. Là, les saints peuvent offrir de belles images sur lesquelles réfléchir. Elles viennent alors nourrir notre imagination. Saint Jean Chrysostome, Père de l’Église du IVe siècle, nous en livre une, des plus savoureuses.
Dans l’une de ses homélies, saint Jean Chrysostome laisse libre cours à son imagination et décrit une manière d'envisager toutes les actions de l’homme pour qu’il se prépare à accueillir Dieu, comparant le cœur du fidèle à une belle maison : "Pratiquez la prière dès le matin. Teignez votre demeure des couleurs de la modestie et de l’humilité. Qu’elle rayonne de la lumière et de la justice. Ornez-la des plus belles feuilles d’or de bonnes actions.
Décorez-la des murs et des pierres de la foi et de la générosité. Couronnez-la du sommet de la prière." Le Père de l’Église explique de quelle manière cette maison spirituelle est alors prête à recevoir le Seigneur. "Ainsi, vous en ferez une demeure parfaite pour le Seigneur. Vous pourrez le recevoir comme dans un palais splendide, et par sa grâce, vous le posséderez déjà, son image trônant dans le temple de votre esprit."
Cette belle image de la maison comme reflet de l’âme, qui se pare de prières pour Dieu, rappelle que les actions de l’homme permettent activement de préparer son cœur à accueillir Jésus. De la même manière que l’hôte range sa maison avant de recevoir ses invités, saint Jean Chrysostome appelle à se tourner vers l’intérieur et à rendre son âme digne et propre pour l'Époux. Une analogie particulièrement éclairante en cette période de carême, où chacun purifie son cœur dans l’attente de la Résurrection.
Villefranche, vendredi 6 mars 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes dans le temps Pascal, en période de Carême. De multiples pèlerinages, animations, veillées de Carême et conférences vous sont proposés. A consulter en page actus.
Chaque année, pendant le Carême, Vie Monastique offre aux jeunes de 18 à 35 ans une opportunité unique : un week-end de ressourcement chez les Cisterciennes de Bonneval les 28-29 mars 2026, Chem. du Moulin de Bonneval, 12500 Le Cayrol, tél 05 65 44 24 49. C’est l’occasion parfaite pour faire une pause dans un rythme de vie souvent effréné. Plus d’infos en page actus.
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, jeudi Saint 2 avril, après la messe de 19h00 célébrée en la collégiale Notre-Dame, de 20h00 à 22h00 en la collégiale, ou de 22h00 à 7h00 en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint. Un formulaire pour vous, en page actus.
« Ombres et lumières en Carême ». Le service diocésain de formation permanente invite pour relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure - La croix au centre du salut », par Mme Nelly Gatta, pasteur du sud Aveyron. En visio à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue.
Dans la presse chrétienne : Dimanche de Laetare : célébrer la joie d’être sauvé par le Christ ! ** Saint Joseph, un puissant intercesseur ** « Que ta volonté soit faite » : d’où vient la prière du Notre Père ? ** Nés pour la liberté ** Fin de vie : continuer à convaincre ** Méditation biblique : transmettre la Vie en abondance ** Carême et Ramadan, est-ce la même chose ? ** Saint Jean Chrysostome : préparer son cœur comme une maison pour Dieu.
Sur l’agenda, en bas de page :
vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
du 13 au 15 mars : Assises nationales du centenaire des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC). Cliquez ici pour en savoir plus.
samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez