Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Une pensée, une prière pour nos amis, nos voisins, pour les paroissiennes et paroissiens de Saint-Salvadou, dont l'église Sainte-Madeleine a été gravement endommagée par l'orage du samedi 15 août en soirée.
Du 11 au 15 août, le couvent des Dominicaines de Monteils a accueilli l’édition 2026 de l’École de prière. Cinq journées intenses, placées sous la conduite bienveillante du père Raphaël Bui, entouré de François, Tifanie, sœur Anne-Marie, Catherine et Vincent, ont permis d’alterner temps spirituels, activités et moments de détente dans une belle atmosphère fraternelle.
Ouverte à tous les enfants dès 6 ans, qu’ils connaissent ou non la foi chrétienne, l’École de prière propose une expérience fondée sur la découverte, le partage et la joie. « Bien commun du diocèse », comme l’a rappelé l’évêque, elle réunit chaque été une soixantaine d’enfants. Accueillis en camp, ils apprennent la vie en équipe, l’entraide et le sens du service, dans un climat de camaraderie.
Les matinées sont consacrées à l’initiation à la prière : chants, louange, méditation de la Parole de Dieu, messe et temps de rencontre personnelle avec le Seigneur. Les après-midis laissent place aux activités récréatives : jeux, chasse au trésor, randonnée, olympiades et, cette année encore, très appréciées en pleine canicule, les batailles d’eau !
Des veillées festives sont venues compléter ces journées bien remplies. Fondée en 2018 par une équipe de laïcs, de religieuses et de prêtres, l’École de prière bénéficie également de l’enthousiasme d’une quinzaine de lycéens et d’étudiants, qui participent activement à l’animation et à l’encadrement.
Une belle édition 2026 qui s’achève dans la joie et les souvenirs partagés. Rendez-vous en août 2027 pour une nouvelle aventure !
Cliquez ici pour apprécier les nombreuses photos de l'Ecole de prière
Lors de l’Angélus de ce 16 août 2026 à Castel Gandolfo, Léon XIV a appelé à la fin des violences en Cisjordanie, où des colons israéliens ont assiégé un village. Le pape a encouragé le signe de « fraternité » que représentent les Jeux méditerranéens.
Après la prière mariale qu’il a récitée sur la place de la Liberté, au pied de sa résidence estivale, le pape a lancé un appel « pour que cessent les violences répétées contre la population civile palestinienne en Cisjordanie ». Des mots qui ont déclenché les applaudissements nourris de la foule. En Cisjordanie, de très nombreuses attaques montrent que des colons tentent de prendre le contrôle de cette région, défiant l’armée israélienne.
Depuis plusieurs jours, des familles du village de Qusra, en Cisjordanie, sont assiégées par des colons israéliens. D’après Terre sainte Magazine, des propriétaires palestiniens et des militants israéliens pour la paix ont essuyé vendredi des tirs de colons à Beit Sahour. Le ministre israélien de la défense, Israël Katz, a indiqué vouloir transférer à la police le maintien de l’ordre dans ce territoire occupé.
Lors de l’Angélus, Léon XIV a demandé « instamment » à la communauté internationale de « faire en sorte que progresse la solution à deux États, afin de parvenir à une paix juste et durable ».
Le 26 juillet dernier déjà, le pontife avait dénoncé « la persistance et l’aggravation de la violence en Terre sainte, dont ont récemment été victimes de nombreux civils, en Cisjordanie et à Gaza ».
Il avait plaidé pour une « solution politique équitable, fondée sur l’égale dignité et les mêmes droits pour chaque personne humaine ».
Ce dimanche, le pape a par ailleurs encouragé la tenue des Jeux méditerranéens, compétition sportive quadriennale, dont l’édition 2026 se tiendra à Tarente du 21 août au 3 septembre. Se réjouissant de la participation de « plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe appartenant à l’espace méditerranéen », il a souhaité que cet événement soit « une prophétie de paix et de fraternité entre les peuples de cette région et du monde entier ».
Par Robert Hutchinson
9782706714825
Après deux siècles de recherche biblique et archéologique, souvent teintée de scepticisme, que savons-nous vraiment du Jésus de l'histoire ? Sans parti pris mais à l'aide d'une solide érudition, l'essayiste américain Robert J. Hutchinson a repris l'enquête. Les Évangiles contiennent-ils des déclarations de témoins oculaires ou sont-ils des faux ? Jésus est-il un fou ou une figure de légende ?
Par René Lejeune
9782880221324
Chaque jour de l'année avec notre ange gardien. Des paroles réconfortantes qui nous font prendre conscience de sa présence continuelle à nos côtés : il nous aime, pleure quand on pleure, se réjouit avec nous...
Par Costanza Miriano
9782728933280
À défaut de pouvoir être moniale, Costanza Miriano - auteure de nombreux best-sellers largement traduits - a choisi de vivre dans un monastère invisible, adapté à la vie trépidante d'aujourd'hui. Elle dévoile, dans ce livre, les piliers de cette vie monacale dans le monde et offre une méthode pour avoir le cœur d'un religieux au milieu de ses activités de tous les jours.
Par Julien Leclercq
9791021029026
« Comme Julien, j'ai connu une conversion, une rencontre silencieuse et douce avec Dieu qui a bouleversé ma vie.Comme pour lui, cette rencontre n'a pas été spectaculaire ; comme lui, je ne l'ai pas désirée, je l'ai même fuie autant que j'ai pu? Moi aussi, comme lui, j'ai longtemps cru que la foi était une affaire de culture, une chose intellectuelle, réservée à une élite, qui nécessitait du travail, des études. Ou bien alors une affaire de morale. Et, comme lui, j'ai découvert que la foi était donnée à tous, à portée de chacun d'entre nous, puisque c'était une simple histoire d'amour, comme toutes les histoires d'amour que nous connaissons.
L’ancienne paroisse de Fontaynous partage avec sa grande sœur de la Collégiale de Villefranche-de-Rouergue d’être sous la titulature de Notre-Dame de l’Assomption.
A l’occasion de la messe anticipée de la solennité du 15 août, les paroissiens se sont réunis autour du Père Florent Dixneuf pour vivre cette célébration en ce lieu chargé d’histoire.
La cérémonie s’est terminée par une procession chantée avec beaucoup de ferveur, de l’Ave Maria de Lourdes ; départ sous l’ombre de la tour ruinée du château des anciens abbés de Loc-Dieu, en direction de la statue de la Vierge de Fontaynous.
Un pot de l’amitié offert par les paroissiens a permis de conclure ce moment de fête votive, sous les platanes centenaires du clos de la statue de la Vierge, sur le site de l’ancien lavoir et de la résurgence qui l’alimentait.
J’ai longtemps fui le sanctuaire de Lourdes. J’imaginais devoir y jouer des coudes au milieu des marchands de souvenirs pour espérer apercevoir la grotte des apparitions. Les statuettes de Sainte Vierge en plastique, les fioles d’eau de la source : très peu pour moi ! Ce dédain s’écroula comme un château de cartes à l’aube de la cinquantaine. Le Pèlerin m’avait envoyée y animer des conférences dans le cadre du Pèlerinage national de l’Assomption. Et ce fut une divine surprise.
Certes, il y avait bien pléthore de magasins aux néons aguicheurs, mais une fois franchie la porte du sanctuaire, l’activité commerciale s’arrêtait net. Dans ce vaste espace de 52 ha bercé par le murmure continu du Gave, seule la prière a droit de cité. Savez-vous que même au milieu de 20 000 pèlerins, on peut se recueillir au calme ? Une chapelle excentrée, un recoin ombragé en lisière de forêt ou, pour les couche-tard, une méditation solitaire sous la Lune sont autant de refuges pour l’âme fatiguée. Mieux connaître les ressources de ce site unique, c’est le sens du dossier que nous vous proposons cette année.
« Nul ne repart inchangé de ce lieu où le malade est roi. » Marie-Yvonne Buss
Mais Lourdes, c’est aussi et surtout toute la diversité du peuple de Dieu. Riches et pauvres, bien portants et éclopés, tous convergent vers la grotte de Massabielle avec la même supplique : « Marie, sois mon abri dans les tempêtes de la vie. » Parmi ces pèlerins venus des quatre coins du globe, beaucoup ont une foi vibrante, d’autres une quête spirituelle naissante, certains confessent même une religion différente.
Mais aucun ne repart inchangé de ce lieu à part qui, grâce au labeur des 350 salariés et au dévouement des hospitaliers, permet le plus étonnant des miracles : une ville où le malade est roi.
Le 26 septembre 2026, en fin de journée, le pape Léon entamera sa visite dans le sanctuaire pyrénéen par une prière à la grotte. Nul doute qu’il saura confier à la « Belle Dame » les personnes fragilisées par la maladie qu’il rencontrera le lendemain. Un geste également accompli par Jean-Paul II et Benoît XVI, mais qui devrait peser d’un poids particulier alors que la loi française sur l’aide à mourir aura sans doute été promulguée. Dans ce contexte sensible, puisse le successeur de Pierre avoir le temps de vivre ce qu’expérimentent d’innombrables visiteurs : Lourdes, ce réceptacle de tant de douleurs, est aussi un haut lieu de douceur.
La Rouquette, Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Sylvain CAUCHARD décédé le 14 août 2026 à l'âge de 65 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées jeudi 20 août 2026 à 10h30 en l’église Saint-Pierre & Saint-Paul de la Rouquette, suivies de la crémation jeudi 20 août 2026 à 13h30 au crématorium du Rouergue et du Quercy à Capdenac-Gare.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
La Salvetat-Peyralès, Compolibat, Almont-les-Junies, Mirandol-Bourgnounac.
Madame Huguette MAJOULET, son épouse ; Sylviane FABRE, sa fille ; Jérémy son petit-fils et sa compagne Alisée ; Lou, son arrière-petite fille ; son beau-frère ; ses nièces ; et toute la parenté ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Rolland MAJOULET à l'âge de 88 ans.
Ses obsèques seront célébrées jeudi 20 août 2026, à 14h30 en l'église Sainte-Croix de La Salvetat-Peyralès , suivies de l'inhumation au cimetière de Bibal. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Frayssinet, avenue du Ségala à Rieupeyroux 12240 tél 05 65 65 60 09. Dépôt de condoléances sur https://rieupeyroux-pompesfunebres.fr/
Orlhonac, La Rouquette
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Yves LACASSAGNE décédé le 18 août 2026 à l'âge de 86 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 21 août 2026 à 10h30 à en l’église Saint-Pierre & Saint-Paul de La Rouquette, suivies de l’inhumation au cimetière d’Orlhonac. Repos du corps au domicile. Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
La communauté chrétienne de la région villefranchoise a célébré avec ferveur et recueillement la fête de l’Assomption. La messe était présidée par le père Florent Dixneuf, assisté d’André Vigier, diacre.
Célébrée chaque 15 août, l’Assomption trouve ses origines dans les premières communautés chrétiennes d’Orient. Née à Jérusalem, la fête s’est progressivement répandue dans l’Empire byzantin sous le nom de Dormition de la Vierge Marie. Elle fut ensuite introduite en Occident, probablement à la fin du VIIᵉ siècle, sous le pontificat du pape Serge Ier.
En Orient comme en Occident, cette fête a profondément marqué la tradition chrétienne. Elle célèbre Marie, élevée auprès de Dieu à la fin de sa vie terrestre, et rappelle la place particulière qu’elle occupe dans la foi chrétienne.
Après des siècles de tradition et de dévotion, l’Assomption fut proclamée comme dogme de foi par le pape Pie XII, le 1er novembre 1950, dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus.
Ainsi, chaque 15 août, les chrétiens célèbrent Marie dans la joie et l’espérance, en contemplant en elle le signe de la destinée promise à tous les croyants.
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Le Conseil constitutionnel a validé vendredi 14 août la loi sur la fin de vie. Les établissements privés devraient pouvoir refuser de l’appliquer. Néanmoins, l’évêque de Nanterre confie sa tristesse et sa volonté de « continuer de manifester qu’un autre modèle est possible ».
Le Conseil constitutionnel a rendu le 14 août 2026 sa décision concernant la loi sur la fin de vie en France. Elle en valide le contenu global tout en exprimant trois réserves d’interprétation, dont l’une devrait permettre aux établissements privés de refuser son application en leur sein. Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, confie toutefois sa tristesse face à l’instauration de l’aide à mourir et sa volonté de poursuivre, sur le terrain, le combat en faveur de l’accompagnement des personnes vulnérables, dans la ligne des appels de Léon XIV, attendu en France le mois prochain.
Le Conseil constitutionnel a validé, ce vendredi, l’intégralité de la loi sur l’aide à mourir votée le 15 juillet par l’Assemblée nationale, tout en formulant trois réserves d’interprétation, qui devront s’inscrire dans la jurisprudence en droit français, et donc être prises en compte en cas de contentieux porté devant les tribunaux. Les sages indiquent notamment que les responsables d’établissements de santé privés pourront, à certaines conditions, s’opposer à ce que l’aide à mourir soit pratiquée dans leurs locaux.
Dans son communiqué accompagnant la décision, le Conseil estime que la loi ne saurait s’opposer « à ce que le responsable d’un établissement privé puisse refuser que la procédure d’aide à mourir se déroule dans ses locaux lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement ». Mais il précise que s’appliqueront les dispositions actuellement en vigueur pour l’interruption volontaire de grossesse : un établissement privé ne pourra refuser l’aide à mourir que si d’autres établissements sont en « mesure de répondre aux besoins locaux ».
Cette nuance apportée au texte semble répondre, en des termes toutefois assez restrictifs, à la demande des établissements catholiques de pouvoir assumer une « objection de conscience » face à cette loi ouvrant la possibilité du suicide assisté et de l’euthanasie. « La loi sera votée, maintenant, nous le savons. Mais nous devons absolument nous assurer que l’objection de conscience sera préservée pour les établissements de santé catholiques », avouait une source du Vatican au début de l’été.
« La tristesse de la loi votée demeure », confie aujourd’hui Mgr Matthieu Rougé. Selon lui, le choix opéré par le législateur, adopté à une majorité relativement courte, a marqué un changement profond : « L’aide à mourir l’emporte sur l’aide à vivre », regrette–t-il. Un basculement dont la société, estime-t-il, ne mesure pas encore toutes les conséquences sur son rapport à la vie, à la mort, à la fragilité et au soin.
L’évêque de Nanterre relève néanmoins plusieurs avancées dans la décision du Conseil constitutionnel, notamment la vigilance renforcée à l’égard des mineurs protégés, la reconnaissance d’une objection de conscience pour les pharmaciens et la légitimation de la charte éthique des établissements qui refusent de pratiquer l’euthanasie.
Ce dernier point revêt, à ses yeux, une importance particulière pour les congrégations religieuses et les nombreux établissements d’inspiration chrétienne engagés dans le soin et l’accompagnement.
Pour ces établissements, l’enjeu est désormais de « continuer de manifester positivement qu’un autre modèle est possible » face aux souffrances réelles vécues en fin de vie. Il ne s’agit pas, souligne Mgr Rougé, de nier ces souffrances, mais de proposer une réponse différente de celle qui consiste à provoquer la mort.
Au-delà du contenu de la loi, l’évêque français s’inquiète de la transformation qu’elle pourrait entraîner dans le rapport collectif à la vie humaine. « Le fait même de pouvoir porter atteinte à la vie d’autrui porte atteinte au fondement de la vie en société », affirme-t-il. Il redoute notamment que la possibilité de recourir à la mort provoquée puisse, à terme, exercer une pression sur les personnes les plus vulnérables et conduire à une baisse des moyens alloués aux soins palliatifs.
Mgr Rougé témoigne également de l’importance de ce débat pour de nombreux catholiques. « Beaucoup de fidèles me disent combien ce combat est important pour eux », explique-t-il. Leur réflexion, estime-t-il, les conduit à comprendre que la question de la fin de vie ne constitue pas un sujet éthique isolé. Elle s’inscrit, au contraire, dans une conception plus large de l’engagement chrétien au service du bien commun et de la fraternité. « C’est d’ailleurs cet engagement de terrain auprès des personnes fragiles qu’il nous faut aujourd’hui renforcer, affirme l’évêque, quoi qu’il en soit de la loi votée. »
Dans cette période de débats intenses, l’évêque de Nanterre dit avoir été particulièrement encouragé par les prises de parole des papes François et Léon XIV en faveur de la vie, notamment celle des plus fragiles. Il se dit convaincu que le pape poursuivra ce témoignage lors de ses prochaines étapes en France : « Comme il l’a fait en Afrique et en Espagne, je suis sûr qu’à Paris, à Lourdes et à Metz, le successeur de Pierre parlera de la dignité humaine avec vigueur et liberté. »
Foirail de la Madeleine
ZI Les Gravasses Avenue du 8 mai
12200 Villefranche de Rouergue
De santé fragile, mais entourée de l’amour des siens et d’une foi solide, cette adolescente de quatorze ans rencontra la Vierge à dix-huit reprises à la grotte de Massabielle.
Le personnage de Bernadette est éminemment sympathique. En parlant de Bernadette, le mot « personnage » vient immédiatement sous la plume, tant son histoire semble relever du roman ou du théâtre.
Bernadette n’est pas un être fictif. Sa vie n’a pas été enjolivée par des siècles de dévotion. Bernadette nous est très bien connue, car elle a toujours vécu sous le regard de nombreux témoins et que les adversaires des Apparitions auraient été trop heureux de trouver quelque faille dans la biographie de la voyante.
Qu’est-ce qui rend Bernadette sympathique ? Sa liberté, son courage, sa dignité.
Elle était libre, même par rapport au message dont elle était chargée : « S’ils ne veulent pas le croire, qu’ils le laissent ! »
Du courage, il lui en fallut beaucoup pour résister aux pièges et aux menaces qui essayèrent de l’amener à se contredire ou se dédire. Il lui en fallut aussi pour aborder le curé Peyramale qui n’était pas un mauvais homme, mais qui n’avait aucun motif de faire confiance à cette fillette qui n’allait même pas au catéchisme.
Digne, elle l’a été en refusant toute compromission avec l’argent et tout vedettariat.
Les traits que je viens de signaler ne sont pas ceux qui d’habitude sont mis en avant. Le portrait de Bernadette insiste plutôt sur sa misère, sa maladie, son absence d’instruction.
Bernadette n’est pas née dans une famille pauvre. Sa petite enfance fut heureuse. Mais il est vrai qu’à l’époque des Apparitions, la famille était ruinée, et donc déshonorée aux yeux de certains. Et nous, d’ailleurs, qu’aurions-nous pensé des Soubirous ?
La santé de Bernadette était mauvaise, depuis l’épidémie de choléra qui avait fait des ravages à Lourdes. Mais elle n’était pas femme à se plaindre : le 11 février, elle insiste pour accompagner, malgré le froid, les deux fillettes partant chercher du bois.
Et si Bernadette, à 14 ans, ne savait ni lire ni écrire, elle était loin d’être sotte : le médecin qui soignait la communauté de Nevers la prendra comme infirmière et faisait son éloge professionnel.
Bernadette souffrait donc de certains handicaps, mais il ne faut pas noircir le tableau à l’excès. Elle possédait encore d’autres atouts : l’amour de son père, la solidité du clan familial qui n’a jamais mis en doute la bonne foi de la voyante, une vie chrétienne simple, mais solide.
La vie de Bernadette ne s’est pas arrêtée en 1858. Elle vivra encore vingt-et-un ans, dont huit à Lourdes et treize à Nevers. Vingt-et-un ans qui firent d’elle une sainte. Nous nous apercevrons qu’elle ne vécut pas dans la nostalgie des Apparitions, mais dans la suite du Christ, rencontré dans l’Eucharistie et dans les malades.
Par †Mgr Jacques Perrier
Évêque émérite de Tarbes et Lourdes
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026. À cette occasion, La Croix recueille vos messages pour lui transmettre dans un livre lors de sa visite.
La visite du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre s’annonce comme un moment essentiel pour les chrétiens comme pour l’ensemble de la société. Sa parole est attendue, qui rejoint les questions spirituelles, mais aussi les préoccupations humaines et sociétales qui habitent notre temps.
À cette occasion, La Croix souhaite donner à entendre votre voix. Adressez-lui votre message d’espérance, une question, une conviction, une interpellation… Nous attendons votre contribution, en 15 lignes maximum (avec, si vous le souhaitez, votre prénom, votre âge et votre lieu de vie), à lecteurs.lacroix@groupebayard.com ou directement dans ce formulaire.
Nous rassemblerons l’ensemble de ces messages dans un livre que nous remettrons au pape Léon XIV lors de sa venue, comme le signe d’un dialogue vivant entre lui et les lecteurs de La Croix.
L’Insee a dévoilé ce jeudi 16 juillet le palmarès des prénoms de fille et de garçons attribués en France en 2025. Sainte Louise de Marillac et saint Gabriel archange offrent ainsi à de nombreux enfants de beaux modèles de sainteté.
Le palmarès des prénoms les plus donnés en 2025 vient d’être dévoilé par l’Insee ce 16 juillet. Cette année encore, Louise s'impose chez les filles, suivi de Jade et Ambre, tandis que Gabriel confirme encore son immense succès chez les garçons, loin devant Noah et Léo. Deux prénoms intemporels qui séduisent les jeunes parents… et qui offrent aux enfants de précieux saints patrons.
Sainte Louise de Marillac (1591-1660) est une figure majeure de la charité chrétienne. Aux côtés de saint Vincent de Paul, elle fonde les Filles de la Charité et consacre sa vie au service des plus pauvres, des malades et des enfants abandonnés. Son sens de l'écoute, sa douceur et son inlassable dévouement continuent d'inspirer de nombreux chrétiens et fait de cette sainte au grand cœur un magnifique modèle pour une petite fille.
Quant à saint Gabriel, l'un des trois archanges nommés dans la Bible, il est le messager de Dieu par excellence.
C'est lui qui annonce à la Vierge Marie qu'elle enfantera le Sauveur (Lc 1, 26-38), faisant de lui le symbole de l'espérance et de la joie. Patron des communicants et des messagers, il rappelle aussi l'importance de porter une parole de vérité et de paix. Un beau défi pour les hommes de demain.
Les petits Louise et Gabriel nés en 2025 pourront ainsi se tourner vers deux grandes figures de la tradition chrétienne pour les accompagner tout au long de leur vie.
Près de 4.000 bénévoles ont accompagné du 12 au 17 août à Lourdes les 7.500 pèlerins du Pèlerinage national, dont 700 malades. Dans les chambres, les rues ou aux piscines, les hospitaliers ont découvert que, derrière les gestes de service, ce sont souvent eux qui repartent transformés.
À Lourdes, il suffit en ce 15 août de suivre les nombreux gilets bleus qui parsèment la ville pour comprendre que quelque chose d’important se vit. Dans les rues, les groupes de bénévoles se croisent, un fauteuil roulant à pousser, un pèlerin à accompagner, une consigne à transmettre. À quelques mètres du sanctuaire, les voix se mêlent aux chants et aux prières. Ici, chacun semble avoir une mission. C’est que, pendant six jours, du 12 au 17 août, le Pèlerinage national transforme le sanctuaire en une immense maison où chacun prend soin de l’autre. Près de 7.500 pèlerins, dont 700 malades, rejoignent la cité mariale. Et pour les accompagner, quelque 4.000 bénévoles se relaient. Ils viennent de toute la France, en train, en covoiturage ou en bus. Certains ont 16 ans et découvrent à peine le service, d’autres aident depuis toujours.
Théophile connaît déjà la journée qui l’attend. Dans la chambre dont il s’occupe, au 4e étage de la maison médicalisée Marie Saint-Frai, ils sont six hospitaliers pour six hommes aux handicaps très différents. Réveil, toilette, douche, médicaments, organisation pour la journée : il est entièrement au service des pèlerins venus passer à Lourdes l’une des semaines les plus attendues de leur année. Certains sont relativement autonomes, d’autres ont besoin d’une aide presque constante pour les soins ou les déplacements. Le jeune homme de 25 ans a commencé à Lourdes comme brancardier, lorsqu’il avait 16 ans. Après quelques années loin du pèlerinage, il est revenu comme hospitalier. Il se souvient encore de ses débuts : "Je dois avouer que c’était un peu galère de trouver les bons gestes, les bonnes attitudes à avoir avec tous les malades", confie-t-il à Aleteia.
Pourtant, au fil des jours, le service devient plus naturel. Et surtout, il découvre une dimension qu’il n’avait pas forcément anticipée : "Je trouve qu’on reçoit des grâces auxquelles on ne s’attend pas trop." Dans sa chambre, son attention se porte notamment sur Patrick, lourdement handicapé, en fauteuil roulant et qui ne peut pas parler. Avec lui, la communication passe par d’autres chemins. Un regard suffit parfois. "Rien que de voir son sourire, sa manière de regarder, c’est assez touchant", confie Théophile. Et puis il y a ces moments où les rôles semblent s’inverser. "Même quand parfois on a du mal à s’occuper de leurs soins, par exemple pour prendre les douches, ils sont très bienveillants. Ils essayent de nous aider. Je trouve cela touchant, comme si, à la limite, c’était eux qui s’occupaient de nous, comme si les rôles s’inversaient un peu."
Un peu plus loin, dans les rues grimpantes de Lourdes, Camille et Quitterie, 17 ans, s’affairent auprès des pèlerins. Elles poussent un fauteuil, une voiturette bleue, un brancard. Pour elles, pas question d’imposer un programme : le service commence justement par l’écoute. Le matin, elles arrivent alors que les hospitaliers ont déjà préparé les pèlerins. Elles les conduisent à la messe, les ramènent pour le repas, puis les retrouvent dans l’après-midi. Conférences, activités, découverte du sanctuaire : ce sont les pèlerins qui choisissent. "C’est vraiment eux qui décident où ils veulent aller."
Le Pèlerinage national est aussi une grande affaire de fidélité. Quitterie retrouve cette année une pèlerine qu’elle accompagnait déjà l’an dernier. Une relation s’est créée. Pendant l’année, les nouvelles continuent de circuler, les photos aussi. Un groupe WhatsApp a même permis aux jeunes bénévoles et à leurs "protégés" de garder contact. À Lourdes, leur service nourrit aussi leur propre foi. "On se sent utile, et puis, on est vraiment proche des pèlerins", expliquent-elles.
À quelques pas de là, près de la Grotte de Massabielle, Ombeline, 24 ans, revêt son tablier bleu. En service aux piscines, où chaque jour de nombreux pèlerins se pressent pour être immergés dans l’eau de la source, sa journée commence par une prière avec l’aumônier. Puis les bénévoles descendent ensemble vers les piscines, souvent en chantant. Une fois sur place, tout repose sur des gestes précis et délicats. Les pèlerines sont accueillies, accompagnées, aidées à se déshabiller puis recouvertes d’un drap bleu. Les mots sont rares. "On parle peu, on communique par le regard, on chante beaucoup", raconte Ombeline.
En tant que piscinière, on apprend à regarder chaque personne avec attention et à la servir comme si c’était Jésus lui-même que nous avions devant nous.
Puis vient le moment du bain. Trois piscinières entourent chaque femme pour l’accompagner dans l’eau. Là encore, le geste est empreint de pudeur et d’attention. Ombeline se souvient de femmes venues de très loin, après plusieurs jours de transport. Certaines pleurent. Les corps sont parfois marqués par la maladie ou le handicap. "On ne peut pas ne pas être émus et insensibles", confie-t-elle. Dans cette atmosphère, la prière circule presque naturellement. "Quand quelqu’un commence un Ave Marie, toutes les piscines l’entonnent." Un chant qui traverse les rideaux et les bassins, tandis que bénévoles et pèlerines vivent ensemble un moment de communion.
Pour Ombeline, cette expérience ne s’arrête pas aux portes du sanctuaire. "À Lourdes, j’ai été particulièrement touchée par cette attention portée à l’autre. En tant que piscinière, on apprend à regarder chaque personne avec attention et à la servir comme si c’était Jésus lui-même que nous avions devant nous."
Dans cette grande chaîne de service, il y a aussi ceux qui accompagnent les bénévoles eux-mêmes. Frère Timothée Lagabrielle o.p. est l’aumônier du service "Saint Claire" de l’Accueil Notre-Dame, au cœur du sanctuaire. Vêtu de son habit blanc, il circule dans les services, écoute, échange, prie et accompagne.
Il y a tous ces bénévoles qui s’occupent des malades, il faut s’occuper de leur âme.
Son rôle est d’abord d’être auprès des malades. Pour certains, Lourdes constitue le seul moment de l’année où ils peuvent rencontrer un prêtre, se confesser ou recevoir les sacrements. Mais l’aumônier veille également sur les hospitaliers. "Il y a tous ces bénévoles qui s’occupent des malades, il faut s’occuper de leur âme", explique-t-il. Il les accompagne dans leurs questions de foi, mais aussi dans leurs interrogations plus personnelles : orientation professionnelle, choix de vie. Frère Timothée o.p. constate surtout que le service transforme les nouveaux hospitaliers. Une toilette, une garde de nuit, un malade qui se réveille plusieurs fois : "C’est la rencontre avec soi-même au moment où l’on s’occupe des malades."
Une réalité frappe enfin à Lourdes : l’âge de ceux qui donnent de leur temps pendant ces six jours. Beaucoup de bénévoles sont très jeunes. Certains ont 16 ans, la plupart une vingtaine d’années, et consacrent une partie de leurs vacances à pousser des fauteuils, accompagner des malades, servir aux piscines ou simplement être présents. Et Ombeline de résumer ce que vit, chacun à leur manière, ces milliers de bénévoles : "Dans notre monde, où ce sont souvent les plus forts qui dirigent et occupent les premières places, je trouve très beau qu’à Lourdes, ce soient au contraire ceux-là qui choisissent de se mettre au service des plus vulnérables." Pendant ces quelques jours, les malades ne sont plus ceux que l’on laisse à l’écart. Ils sont au cœur du petit, mais si nécessaire, "monde de Lourdes".
Pendant tout l’été 2026, des musiciens passionnés vous offriront des animations musicales associées à des visites commentées durant les jeudis de l'été de 18h à 19h :
Jeudi 20 et 27 août : notre carillonneur Paul-Henri Mériau accueillera les visiteurs et leur fera découvrir la musique carillonnée.
Et des concerts de carillon illustreront l'été :
dimanche 23 août 18h-19h : Concert du carillonneur espagnol Blai Ciurana Abelli de Barcelone.
Et chaque semaine, auditions de carillon durant les marchés du jeudi et du samedi de 9h30 à 10h15.
Brillant carillonneur catalan, Blai Ciurana Abelli de Barcelone.
Villefranche, vendredi 14 août 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Bientôt la fête de l’Assomption. L’Assomption est une fête née dans la nuit des temps en Orient, et qui s’est rapidement propagée. Sa célébration universelle a une influence décisive sur la définition de l’Assomption comme dogme de la foi par Pie XII. Un message vidéo de notre père évêque et plusieurs textes à lire en haut de page.
Dès cet automne, le diocèse de Rodez et Vabres, associé à plusieurs paroisses aveyronnaises, célèbrera l'anniversaire des 10 ans de la béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. Conférences et messes sont au programme, à consulter en haut de page.
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre : Les détails du voyage, les modalités d'inscription pour rencontrer le Pape Léon XIV à Lourdes, dimanche 27 septembre : Toutes infos utiles en page actus. Et à cette occasion, le journal La Croix recueille vos messages pour lui transmettre dans un livre, lors de sa visite. N’hésitez pas ! Rédigez et envoyez ! En page actus.
Connaissez-vous le clocher de la collégiale Notre-Dame ? Il est ouvert aux visiteurs jusqu’au 29 août de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h00. Et des carillonneurs passionnés vous offrent des animations musicales associées à des visites commentées durant les jeudis de l'été de 18h à 19h.
Dans la presse chrétienne, à lire en haut de page : Eclipse et panique, il y a bien longtemps ** Pourquoi Jésus a-t-il invité Pierre à marcher sur l’eau ? ** Les vacances, un temps pour la conversion ** L'école de prière : fraternité, joie, partage !
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 21 au 24 août 2026 : Pèlerinage diocésain Rodez & Vabres, à Lourdes
Jeudi 27 août 20h30 : concert d'Ingrid Kasper, organiste bavaroise, en la collégiale Notre-Dame. Voir affiche
Vendredi 11 septembre à 20h30, Conférence à la Maison Saint Pierre avec P. Jacques Roland, postulateur de la cause en béatification. Thème : 10e anniversaire béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus
Samedi 12 septembre 18h00 : conférence de Mahdi Alioui sur le chemin de Compostelle, en la chapelle St-Jacques. Voir affiche.
Dimanche 13 septembre à 10h30, messe à Golinhac, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.
Du 30 septembre au 04 octobre 2026 : Communautés Catholiques Francophones dans le monde : Journées pastorales à Barcelone. Cliquez pour en savoir plus
Vendredi 23 octobre à 20h3O, conférence à la Maison Saint-Pierre avec Françoise-Emmanuelle Doron, biographe avec la participation du P. Alexis de Brebisson, membre de l'Institut Notre-Dame-de-Vie. Thème : 10e anniversaire béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus
Samedi 24 octobre à 10h45, messe à Ceignac, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.