Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Dès cet automne, le diocèse de Rodez et Vabres, associé à plusieurs paroisses aveyronnaises, célèbrera l'anniversaire des 10 ans de béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. Conférences et messes sont au programme.
Lucien Eugène Galan naît le 9 décembre 1921 à la Moissétie, à Golinhac, dans le diocèse de Rodez, au sein d’une famille d’agriculteurs. Après ses études à Espalion et au grand séminaire de Rodez, il rejoint les Missions étrangères de Paris. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1948.
Envoyé en Chine en 1948, dans la région du Sichuan, il y connaît la persécution et est arrêté en 1950. Après plusieurs mois de détention et de résidence surveillée, il est expulsé de Chine en 1952.
Il rejoint alors le Laos, où il consacre sa vie à l’évangélisation. À partir de 1953, il œuvre auprès des populations montagnardes du plateau des Bolovens, construisant une mission et parcourant les villages isolés. Malgré les dangers liés à la guerre et à l’avancée des mouvements communistes, il poursuit inlassablement son ministère.
Le 12 mai 1968, alors qu’il se rend dans des villages près de Paksé pour célébrer la messe et assurer le catéchisme, sa voiture tombe dans une embuscade. Le Père Galan est assassiné, ainsi que son jeune catéchiste Thomas Khampheuane Inthirath, âgé de 16 ans.
Le souvenir de son dévouement reste profondément vivant au Laos. Ouvert en 2008, son procès en béatification aboutit le 11 décembre 2016 : Lucien Galan est béatifié à Vientiane avec seize autres martyrs du Laos, dont son jeune catéchiste Thomas.
Originaire de l’Aveyron, le bienheureux Lucien Galan demeure ainsi une figure marquante de l’histoire missionnaire du diocèse de Rodez.
Henri Grialou, connu sous le nom de religion de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, est né le 2 décembre 1894 au Gua, quartier d’Aubin, dans l’Aveyron. Issu d’une famille modeste et profondément catholique du bassin minier de Cransac, il perd son père, mineur, à l’âge de 10 ans.
Après ses études au séminaire de Rodez, il est mobilisé durant la Première Guerre mondiale. Lieutenant au 122e régiment d’infanterie, il participe notamment aux batailles de l’Argonne, de Verdun et du Chemin des Dames. Décoré de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre, il est démobilisé en 1919.
En 1920, la lecture de la vie de saint Jean de la Croix fait naître en lui le désir d’entrer au Carmel. Ordonné prêtre à Rodez le 4 février 1922, il rejoint quelques jours plus tard les Carmes déchaux. Il consacrera désormais sa vie à faire connaître la spiritualité du Carmel, notamment les enseignements de sainte Thérèse de Lisieux et de saint Jean de la Croix.
En 1932, sa rencontre avec trois jeunes femmes désireuses d’unir vie professionnelle et prière donne naissance à un groupement qui deviendra, en 1947, l’Institut Notre-Dame de Vie, installé à Venasque, dans le Vaucluse. Le Père Marie-Eugène exerce parallèlement d’importantes responsabilités au sein de l’Ordre du Carmel, notamment à Rome.
Il meurt le lundi de Pâques, 27 mars 1967, à Venasque, le jour de la fête de son Institut.
Sa cause de béatification est ouverte en 1985. Déclaré vénérable par Benoît XVI en 2011, il est béatifié le 19 novembre 2016 à Avignon, après la reconnaissance d’un miracle attribué à son intercession. Sa fête liturgique est célébrée le 4 février, anniversaire de son ordination sacerdotale.
Originaire de l’Aveyron, ancien soldat, prêtre et grand spirituel du Carmel, le bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus a consacré toute sa vie à transmettre la richesse de la vie intérieure et de la prière.
vendredi 11 septembre à 20h30, Conférence à la Maison Saint Pierre avec P. Jacques Roland, postulateur de la cause en béatification
dimanche 13 septembre à 10h30, messe à Golinhac
vendredi 23 octobre à 20h3O, conférence à la Maison Saint-Pierre avec Françoise-Emmanuelle Doron, biographe avec la participation du P. Alexis de Brebisson, membre de l'Institut Notre-Dame-de-Vie
samedi 24 octobre à 10h45, messe à Ceignac
dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin
samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez
L’Assomption est une fête née dans la nuit des temps en Orient, qui s’est rapidement propagée. Sa célébration universelle a une influence décisive sur la définition de l’Assomption comme dogme de la foi par Pie XII (Munificentissimus Deus – 1er novembre 1950).
La fête de l’Assomption est née à Jérusalem, mais il est difficile de savoir à quelle époque. L’origine précise de la fête du 15 août tient peut-être à la consécration à cette date, par l’évêque Juvénal (422 – 458) d’une église dédiée à Marie à Kathisma (étape supposée de la Vierge entre Nazareth et Bethléem). Elle a plus probablement pour origine la consécration d’une autre église à Gethsémani, à côté de Jérusalem, au VIème siècle, là où certaines traditions affirmaient que la Vierge avait fini sa vie terrestre.
Quoi qu’il en soit, la fête fut étendue à tout l’empire part l’empereur Maurice (582 – 602), sous le nom de Dormition (Koimelis) de la Vierge Marie. Elle a toujours été célébrée le 15 août.
Cette fête, en Orient, a toujours depuis revêtu une importance particulière : l’année liturgique « s’ouvre » quasiment avec le 8 septembre –fête de la naissance de Marie- et « s’achève » le 15 août, fête de son retour à Dieu : toute l’année liturgique est ainsi placée sous le patronage de Marie.
Comme souvent à cette époque, l’Eglise de Rome est en retard sur l’Eglise de Constantinople : on est sûr que la fête de l’Assomption n’y était pas célébrée sous Grégoire le Grand († 604) mais qu’elle l’était en 690. On pense donc qu’elle fut instaurée par la Pape Serge 1er (687 – 701), lui-même d’origine syriaque.
Elle fut longtemps accompagnée d’une procession nocturne qui a été supprimée par le Pape Pie V (en 1566), à cause des nombreux abus qui l’entouraient. Elle a longtemps été précédée d’un jeûne et, en différents diocèses de l’Europe du Sud, elle pouvait être le temps de la bénédiction du fourrage et de l’offrande des premières récoltes.
Par Mgr Michel Dubost,
évêque émérite du diocèse d’Évry-Corbeil-Essonne et administrateur apostolique du diocèse de Lyon.
La salle de presse du Saint-Siège a publié ce vendredi le détail des rendez-vous de Léon XIV lors de sa venue en France, du 25 au 28 septembre prochains. Un voyage apostolique qui aura pour étapes Paris, Lourdes et Metz, et qui devrait mobiliser des centaines de milliers de fidèles.
Les quatre jours de Léon XIV en France vont être particulièrement denses. Le Pape arrivera vendredi 25 septembre à 10h à l’aéroport d’Orly. Après la cérémonie d’accueil il se rendra directement à l’Élysée où il sera reçu par le président Macron puis prononcera son premier discours devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique. Léon XIV sera ensuite attendu à 15 heures au siège de l’Unesco où il prononcera un discours, avant de prendre la direction de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour y présider les Vêpres en présence des évêques, prêtres, diacres et personnes consacrées. Dernier temps fort de cette première riche journée: la veillée de prière avec les jeunes qui se tiendra à 21h au Stade de France, un événement très attendu.
Le lendemain, le Saint-Père est attendu à 9 heures à la Maison Bakhita, un centre d’accueil de personnes migrantes du diocèse de Paris, situé dans le XVIII ème arrondissement de la capitale, puis se rendra à l’Institut catholique de Paris pour y rencontrer à 10h15 les membres de l’assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes. Le temps fort de ce samedi sera la célébration de la messe à 15 heures place de la Concorde et sur l'avenue des Champs-Élysées, où 500 000 fidèles sont attendus selon le diocèse de Paris. Léon XIV s’envolera ensuite en fin d’après-midi pour Lourdes, deuxième étape de son voyage apostolique, où il se rendra prier à la grotte de Massabielle, dès son arrivée dans le sanctuaire, vers 19h40.
La journée du dimanche 27 septembre débutera à 9 heures par une rencontre avec les évêques de France, dans l’hémicycle Sainte Bernadette, qui accueille deux fois par an les assemblées plénières de la CEF, puis Léon XIV célèbrera la messe à 11heures sur la prairie du sanctuaire marial. Le Pape prononcera la prière de l’Angélus à l’issue de la cérémonie. À 15h30, il rencontrera ensuite les volontaires et malades accueillis à Lourdes par l’hospitalité Notre-Dame, avant une rencontre en privé avec des religieuses contemplatives au monastère du Carmel de Lourdes. La journée se conclura à 21 heures par la prière du Rosaire et la procession aux flambeaux dans le sanctuaire.
Lundi 28 septembre, le Pape prendra la direction de Metz, troisième et dernière étape de son voyage apostolique. Après avoir été accueilli à l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine, l’évêque de Rome présidera une rencontre interreligieuse au centre des Congrès Robert Schuman de Metz puis participera, au même endroit, à une rencontre sur le thème : "Aux racines de l’Europe, pour la paix et l’unité". Deux évènements où il prononcera un discours. Dernier rendez-vous de ce voyage : la célébration de la messe dans la cathédrale Saint Etienne de Metz, à 16 heures. Léon XIV prendra ensuite la direction de l’aéroport afin de rentrer à Rome, pour un départ prévu vers 19 heures.
« Il y a quelques mois, nous avions envisagé avec le Pape une première ébauche de programme», confie le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, dans un communiqué de la Conférence des évêques. « Depuis, avec les équipes du Vatican, de la Conférence des évêques de France, des diocèses de Paris et Metz et du sanctuaire de Lourdes, nous avons beaucoup travaillé pour élaborer dans le détail chacune des étapes de ce voyage. C’est une grande joie de pouvoir le partager à toute la France aujourd’hui !»
« Tout s’organise pour que toute personne qui le souhaite puisse participer à cet événement exceptionnel et les modalités pratiques seront précisées et communiquées au fur et à mesure, explique Mgr Benoît Bertrand, évêque de Pontoise, nous invitons donc tous les Français, catholiques ou non, croyants ou non, à venir accueillir et écouter le pape Léon XIV à Paris, à Saint-Denis, à Lourdes ou à Metz!»
Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège Matteo Bruni a par ailleurs précisé que durant ce voyage, le Pape «rencontrera en privé certaines personnes victimes d’abus au sein de l’Église. Ces victimes participeront elles-mêmes à la préparation de cette rencontre. De plus amples détails seront communiqués ultérieurement, le cas échéant» a-t-il précisé.
Le diocèse de Paris a prévu d'engager 10 000 volontaires pour aider à l'accueil et à l'organisation du voyage. L'Église de France a par ailleurs mis en ligne un site internet pour suivre la visite du Souverain pontife dans l'hexagone, où l'on peut s'inscrire comme bénévole mais également faire un don. Les inscriptions pour participer aux cérémonies célébrées par le Pape seront ouvertes le 10 août sur un site spécialement dédié. Des inscriptions gratuites précise l'Église de France.
Chaque année, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie est, depuis le vœu du roi Louis XIII, l’occasion d’une prière pour la France. Découvrez l’intention que nous confient les évêques de France pour le 15 août 2026.
Dans quelques semaines, le pape Léon XIV sera en France, pour son premier voyage apostolique dans notre pays. Comme évêque de Rome, il vient pour nous confirmer dans la foi et nous encourager, avec une paternelle sollicitude, à témoigner de l’Évangile, à rester vigilants dans la prière et à être des artisans d’unité et de dialogue, de justice et de paix, « pour que le monde ait la vie ».
Par-delà les défis logistiques et les enjeux financiers, la venue du pape Léon XIV est donc d’abord un événement spirituel. C’est pourquoi, dans la joie d’accueillir prochainement le Successeur de Pierre à Paris, à Saint-Denis, à Lourdes et à Metz, et d’écouter les paroles que le Seigneur lui confiera pour notre Église et tous les habitants de notre pays, les évêques de France nous invitent à prier à cette intention. Ils ont composé une prière dédiée, que nous pouvons réciter ensemble, en famille, en paroisse, en communauté, afin de nous rendre disponibles à l’œuvre de salut que l’Esprit Saint veut accomplir à la faveur de ce voyage apostolique.
Voir la prière ci-après.
La Solennité de l’Assomption marque l’anniversaire de la consécration de la France à la Vierge Marie.
Prions pour notre pays :
que le voyage apostolique de Léon XIV en France et à l’Unesco du 25 au 28 septembre soit une source de grâces pour notre Église,
pour tous les habitants de notre pays et même au-delà, et qu’il nous encourage à prendre notre part dans l’annonce joyeuse de l’Évangile,
pour que le monde ait la vie.
Par l’intercession de la Vierge Marie, prions le Seigneur.
Foirail de la Madeleine
ZI Les Gravasses Avenue du 8 mai
12200 Villefranche de Rouergue
Salvagnac-Cajarc
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Jeannette ROQUES née GAUBERT, décédée le 10 août 2026 à l'âge de 86 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 12 août 2026 à 15h00 en l’église Saint Clair de Salvagnac-Cajarc 12260, suivies de l’inhumation au cimetière de St Clair de Margues, Saint-Clair, Salvagnac-Cajarc. Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
La Capelle-Bleys
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Paul Bruel, à l'âge de 97 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 12 août, à 11h00, en l'église Saint-Jérôme de La Capelle-Bleys, suivies de l’inhumation au cimetière de La Capelle-Bleys.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Frayssinet, avenue du Ségala à Rieupeyroux 12240 tél 05 65 65 60 09. Dépôt de condoléances sur https://rieupeyroux-pompesfunebres.fr/
Lalo, Figeac, Thégra.
Michèle CAVILLE, son épouse, Sandrine et Pascal COLOMBIE, Isabelle et Laurent ALBAGNAC, ses filles et ses gendres, Flavie, Elise et Dorian, Baptiste, Firmin et Félicien, ses petits-enfants, Thérèse BOUTONNET, Marie-Louise et Pierre GRES, Paulette CAVILLE, Joël et Françoise LECLERC, Danièle et Patrick GAVOILLE, Monique et Pierre RHODES, ses sœurs, beaux-frères et belles-sœurs, neveux et nièces, et toute la parenté, ont la tristesse de vous faire part du décès de
Jean CAVILLE, ancien combattant, survenu à l'âge de 87 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le jeudi 13 août 2026, à 10h00 en l'église Saint-Pierre de Lalo. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros à Lanuéjouls. Une ume sera à disposition à l'église pour collecter des dons au profit de la Ligue contre le Cancer. Pompes Funèbres Bros, Lanuéjouls 05.65.81.94.24
Toulouse, Salles-Courbatiès.
Philippe, son fils ; Dominique, son fils (†) et Patricia, sa belle-fille ; Brigitte, sa fille († ; Véronique, sa fille et Carlos, son gendre ; Vincent, Sophie, Matthieu, Nelly, Stéphanie, Nicolas, Thomas et Mathilde, ses petits-enfants, Johann, Manon, Maxence, Basile, Calypso, Aristide, Noé, Léandre et Martin ses arrière-petits-enfants vous font part du rappel à Dieu de
Monsieur Fernand ROUX, professeur de lettres classiques, survenu à l'aube de son centenaire.
Les obsèques religieuses seront célébrées le vendredi 14 août 2026, à 9h30, en l'église Saint-Joseph de Toulouse, suivies de l'inhumation au cimetière Terre-Cabade de cette même commune.
Previfrance Funéraire Montauban 05 61 20 25 85
Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Simone MATHIEU née PERUGINI, survenu le lundi 10 août 2026, à l'âge de 92 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 14 août 2026 à 10h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026. À cette occasion, La Croix recueille vos messages pour lui transmettre dans un livre lors de sa visite.
La visite du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre s’annonce comme un moment essentiel pour les chrétiens comme pour l’ensemble de la société. Sa parole est attendue, qui rejoint les questions spirituelles, mais aussi les préoccupations humaines et sociétales qui habitent notre temps.
À cette occasion, La Croix souhaite donner à entendre votre voix. Adressez-lui votre message d’espérance, une question, une conviction, une interpellation… Nous attendons votre contribution, en 15 lignes maximum (avec, si vous le souhaitez, votre prénom, votre âge et votre lieu de vie), à lecteurs.lacroix@groupebayard.com ou directement dans ce formulaire.
Nous rassemblerons l’ensemble de ces messages dans un livre que nous remettrons au pape Léon XIV lors de sa venue, comme le signe d’un dialogue vivant entre lui et les lecteurs de La Croix.
Dans l’évangile du mercredi après l’Épiphanie, Jésus se manifeste en marchant sur la mer. Marcher sur l’eau, c’est vaincre la mort. C’est en cessant d’avoir peur de la mort, cette mort vaincue par le Christ, que le chrétien accède à la liberté.
Jésus ne nous a pas habitués à nous en mettre plein les yeux en accomplissant des miracles. En pratiquant des miracles, il ne recherchait pas la célébrité mais nous tendait un signe afin que nous en fassions notre profit. Par exemple, que chercha-t-il à nous révéler en marchant sur l’eau ? Sa divinité ? Sa maîtrise des éléments de la nature ? Sans doute. Mais surtout, pour la pleine compréhension de ce miracle, il est important de garder à l’esprit que pour la mentalité sémite de l’époque, l’eau était le symbole de la mort. Aussi, en marchant sur elle, en la dominant, Jésus démontrait-il à ses disciples, et plus largement aux chrétiens de tous les temps, qu’il était maître de la mort — ce que la Résurrection manifestera ostensiblement. En nous rapportant l’épisode de la marche sur l’eau, les évangiles affermissent de la sorte notre foi en la victoire du Christ sur la mort.
Toutefois, il n’est pas anodin qu’à ce miracle, l’évangile selon saint Matthieu ait adjoint la demande de Pierre de venir rejoindre Jésus en marchant à son tour sur la mer (Mc 6, 45-52). L’auteur sacré n’a pas relaté cette demande de Pierre pour satisfaire une curiosité sans conséquence ou bien un goût du merveilleux chez le lecteur. Là encore, il s’agit de nous proposer un enseignement fondamental. Lequel ? En fait, si Jésus a répondu favorablement à la requête de Pierre de venir le rejoindre sur la mer, c’est afin de nous révéler que ses disciples auront, comme lui, autorité sur la mort et même la vaincront comme il le fit lui-même le Jour de Pâques. Mais que signifie être maître de la mort ?
Pour bien saisir les enjeux de cette victoire, il est nécessaire de se reporter à l’épître aux Hébreux : "Comme les enfants [les hommes] avaient en partage la chair et le sang [la fragilité humaine], il [Jésus] s’en est revêtu également afin de pouvoir par sa mort anéantir celui qui détenait l’empire de la mort, c’est-à-dire le diable, et délivrer ceux que la crainte de la mort tenait toute leur vie dans l’esclavage" (He 2, 14-15). Le texte biblique affirme donc que le diable détenait l’humanité captive par le moyen de la crainte de la mort. En effet, cette crainte nous rend lâches, timorés, pusillanimes, et finalement égoïstes et repliés sur nous-mêmes. Aussi, se rendre maître de la mort équivaut-il à accéder à la liberté. Car dès lors que l’homme cesse de la craindre, de croire qu’il ne possède qu’une seule vie, celle d’ici-bas, il devient libre de ses mouvements et capable d’entreprendre des projets qu’il n’aurait jamais tenté de réaliser s’il avait continué à croire que son existence restait limitée à la dimension terrestre, immanente, et que faire le bien ne serait jamais récompensé.
À cet égard, la vie de Jésus est exemplaire. Jésus a souvent pris le contrepied des préjugés de son époque au péril de sa vie, a témoigné de la miséricorde de Dieu jusqu’au bout, n’a pas craint de dire leurs quatre vérités à ses adversaires et a aimé jusqu’à l’extrême (Jn 13,1). Or, cette liberté, où l’a-t-il puisée sinon dans sa certitude que le Père ne le laisserait pas dans les fosses de la mort ? C’est bien ce qu’affirme l’épître aux Hébreux en nous révélant que, par sa mort, il a détruit le diable qui détenait l’empire de la mort, c’est-à-dire l’empire de la peur. À la suite de Jésus, son disciple est prêt lui aussi à oser les plus audacieuses entreprises, à braver tous les dangers pour annoncer l’Évangile, à ne pas se laisser intimider par l’adversité ou le respect humain car, comme son maître, il n’est plus habité par la peur et sait que son existence est dans la main miséricordieuse et toute-puissante de Dieu.
Voilà ce que signifie la marche sur l’eau de Pierre : à travers l’exemple de l’apôtre, Jésus nous donne part à sa victoire sur la mort. Mais encore faut-il pour cela que nous conservions la foi en la victoire pascale de Jésus. C’est ici que l’épisode de la marche sur l’eau de Pierre est riche d’un deuxième enseignement. Car pourquoi le prince des apôtres a-t-il commencé-t-il à couler ? Parce qu’il a eu peur. Et pourquoi a-t-il eu peur ? Parce qu’il a douté. "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?" lui demande Jésus en lui tendant la main.
La leçon est claire : notre victoire sur la mort, c’est notre foi en la victoire pascale de Jésus. Nous ne vaincrons pas notre peur de la mort et nos lâchetés par nos seules forces mais avec la grâce de la foi pascale. Accéder à la liberté que procure la victoire spirituelle sur la mort, c’est donc s’attacher au Christ en mettant notre confiance en lui.
Le temps de vacances qui se profile nous invite à laisser surgir du repos, la louange et la contemplation ; et avec eux peut-être, de nouveaux commencements. Bien sûr, juillet-août rime avec « vacances scolaires », parfois avec « voyages », et souvent avec « remue-ménage général » lorsque toutes les générations se bousculent pour un grand moment de retrouvailles familiales. Mais cet été pourrait aussi être vécu comme une sorte de septième jour : celui dont la Genèse nous raconte que non seulement Dieu s’y reposa de toute l’œuvre qu’il avait faite en créant (Gn 2), mais encore qu’il le bénit et le sanctifia.
C’est sur ce repos premier de Dieu que repose le commandement du sabbat, tel qu’on peut le trouver dans Exode 20 ou Deutéronome 5. « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier », nous dit Dieu. « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié ». Ce qui me frappe dans ce commandement c’est d’abord la façon dont il nous est demandé de le respecter, non seulement pour nous-mêmes mais aussi pour nos proches, et encore pour toute personne que nous avons chargée d’un travail ; et cela, que cette personne soit homme ou femme, et que nous la considérions comme étant des nôtres ou comme nous étant étrangère. Pour couronner le tout, il y a cette idée qui pourrait apparaître aujourd’hui complètement « woke » mais que le texte vétérotestamentaire assume pleinement : humains et non-humains sont concernés, même le bétail doit être respecté dans son droit au repos !
Même le bétail en effet. Un contraste avec notre actualité, où plus d’un million de volailles ont trouvé la mort la semaine dernière en France dans les exploitations agricoles suite à la canicule. Une canicule historique qui a révélé les fragilités des systèmes sur lesquels nous comptons au quotidien : système scolaire, système ferroviaire, système électrique… Nous aurons au moins appris une chose, cette année – du moins peut-on l’espérer ! Il nous faut repenser entièrement nos façons de vivre, de travailler, d’être au monde. Cela demande une véritable conversion ; pour laquelle il nous faudra au minimum le temps d’un été, d’un pas de côté, pour repenser à frais nouveaux nos habitudes et nos évidences… et peut-être, qui sait, aborder la vie autrement à compter de la rentrée ? En tout cas, la parole christique qui nous sera redite ce dimanche nous invite à mettre le cap sur un changement radical : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » dit Jésus en Mt 11, 28.
Cette invitation au repos nous rappelle aussi le jubilé célébré en 2025 par les catholiques, dans l’esprit des dispositions prévues au Lévitique 25. Cet été pourtant, nul besoin d’attendre sept autres cycles de sept ans pour entrer dans la dynamique du sabbat et de toutes les libérations qu’il implique. Dès maintenant nous pouvons recevoir le temps qui nous est donné comme une forme de septième jour prolongé, où goûter au présent la bénédiction que Dieu nous offre en abondance. Après le temps du travail, vient le temps du repos, béni et sanctifié par Dieu. Qu’il soit pour chacun et chacune un temps fécond, un temps de conversion, pour que s’épanouisse en nous la grâce de Dieu dès ici et maintenant !
Pendant tout l’été 2026, des musiciens passionnés vous offriront des animations musicales associées à des visites commentées durant les jeudis de l'été de 18h à 19h :
Les jeudi 20 août et 27 août : notre carillonneur Paul-Henri Mériau accueillera les visiteurs et leur fera découvrir la musique carillonnée.
Et des concerts de carillon illustreront l'été :
dimanche 23 août 18h-19h : Concert du carillonneur espagnol Blai Ciurana Abelli de Barcelone.
Et chaque semaine, auditions de carillon durant les marchés du jeudi et du samedi de 9h30 à 10h15.
La quatrième édition du PéléVTT 12 a rassemblé 80 collégiens pour cinq jours d’aventure entre Monteils et le sanctuaire de Ceignac. Bien plus qu’un simple camp de VTT, ce rendez-vous allie activité sportive, vie collective et démarche de pèlerinage.
Le départ a été donné au couvent des Dominicaines de Monteils. Répartis en huit équipes d’une dizaine de jeunes, les collégiens étaient chacun placés sous la protection d’un saint patron et lançaient chaque matin leur cri d’équipe avant de prendre la route. Une vingtaine d’animateurs âgés de 18 à 25 ans les accompagnaient tout au long des étapes, assurant l’encadrement et la sécurité du groupe. Dans l’ombre des pédalants, une trentaine de lycéens formaient l’équipe logistique itinérante. Chaque matin, ils démontaient le camp avant de le remonter sur le lieu d’étape suivant, tout en préparant les animations et les veillées. Chants, bonne humeur et une chorégraphie devenue la signature du PéléVTT rythmaient les journées. Une cinquantaine de bénévoles, affectueusement surnommés les « TTV » pour « Très Très Vieux », veillaient au bon déroulement du séjour. Intendance, cuisine, infirmerie, réparation des vélos, sécurité sur le parcours, logistique, communication ou encore animation spirituelle : chacun mettait ses compétences au service des jeunes. Les différentes équipes étaient facilement identifiables grâce à des tee-shirts de couleurs distinctes. Un engagement préparé de longue date, plusieurs mois avant le départ, avec la définition des itinéraires, des lieux de campement, des autorisations et des inscriptions. Les journées débutaient dès l’aube avec le petit-déjeuner, le rassemblement puis le départ à 9 heures. Après un pique-nique sur le parcours, les cyclistes rejoignaient leur étape vers 17 heures avant le repas, la vaisselle et la traditionnelle veillée.
Fidèle à son identité, le PéléVTT proposait également des temps de prière, de réflexion et des célébrations pour les jeunes qui souhaitaient y participer. Une douzaine de prêtres, diacres, séminaristes, religieux et religieuses accompagnaient le camp.
L’évêque de Rodez et de Vabres, Luc Meyer, a lui-même pédalé avec les jeunes lors de la première étape.
Placée sous la direction de Frédéric Berton, cette édition montré la force de l’engagement bénévole au service des jeunes. Le PéléVTT 12 s’inscrit dans le réseau national de l’association J’Vais, qui organise des camps similaires dans plusieurs départements. Les personnes souhaitant rejoindre l’aventure comme bénévoles ou obtenir des renseignements peuvent écrire à l’adresse : pelevtt12@gmail.com
Villefranche, vendredi 7 août 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Bientôt la fête de l’Assomption. L’Assomption est une fête née dans la nuit des temps en Orient, et qui s’est rapidement propagée. Sa célébration universelle a une influence décisive sur la définition de l’Assomption comme dogme de la foi par Pie XII. Plusieurs textes à lire en haut de page.
Professions Perpétuelles et Jubilé au couvent de Monteils. La célébration aura lieu samedi 8 août 2026. Nous sommes invités à nous unir par la prière à cette belle fête. Plus d’infos en haut de page.
La confession : « Ce qui fait de Cucugnan un village de damnés, c’est que vous n’aimez pas la confession »: un sermon qui interpelle les catholiques d’aujourd’hui. A lire et méditer, en haut de page.
Les oubliés de l’été : Lorsque les villes se vident au temps des vacances, certains restent à l’écart de cette joyeuse migration : personnes âgées, malades isolés, sans-abris, prisonniers… Pour eux, l’été peut accentuer une solitude déjà lourde à porter. Réflexion en haut de page.
Les modalités d'inscription pour rencontrer le Pape Léon XIV à Lourdes, dimanche 27 septembre : Toutes infos utiles en haut de page.
Connaissez-vous le clocher de la collégiale Notre-Dame ? Il est ouvert aux visiteurs jusqu’au 29 août de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h00. Et des carillonneurs passionnés vous offrent des animations musicales associées à des visites commentées durant les jeudis de l'été de 18h à 19h.
Dans la presse chrétienne, à lire en haut de page : La basilique souterraine Saint-Pie X, « trésor caché » du Sanctuaire de Lourdes ** Lourdes : au cœur des piscines, rencontre avec la tendresse de Marie ** Une cité chrétienne du IVe siècle découverte sous les sables du désert égyptien.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 11 au 15 août : Ecole de prière à Monteils. Plus d’infos affiche en page actus.
Du 12 au 17 août 2026 : 153e Pèlerinage National à Lourdes : marcher, prier, servir. Clic pour plus d'infos.
Du 21 au 24 août 2026 : Pèlerinage diocésain Rodez & Vabres, à Lourdes
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.