Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
La dernière édition de Collégiale infos est en cours de diffusion. Le journal mensuel sera distribué samedi soir 18 avril, à l'issue de la messe en la chapelle de la Sainte-Famille et dimanche matin 19 avril, après la messe dominicale en la collégiale Notre-Dame. Cliquez ici pour lire.
Le pape Léon XIV, élu le 8 mai 2025, est profondément lié à saint Augustin, dont il se réclame explicitement. Léon XIV est membre de l’Ordre de Saint-Augustin, un ordre religieux fondé sur les règles dictées par saint Augustin lui-même. Il a prononcé ses vœux solennels dans cet ordre, ce qui témoigne de son attachement à la spiritualité augustinienne.
Saint Augustin d’Hippone (354-430), dont Léon XIV se dit « fils », est une figure majeure de la théologie chrétienne, considéré comme l’un des quatre premiers Pères de l’Église latine et docteur de l’Église. Né au IVe siècle en Afrique du Nord (dans l’actuelle Algérie), il a marqué la pensée chrétienne par ses œuvres fondamentales telles que Les Confessions et La Cité de Dieu. Il est reconnu pour avoir intégré la culture grecque et romaine au christianisme et pour sa réflexion sur le bien, le mal, la mémoire, la volonté et l’amour. Sa pensée a influencé de nombreux théologiens et philosophes ultérieurs. Son influence s’étend bien au-delà de son époque, inspirant aussi bien les ordres religieux que la réflexion politique et philosophique occidentale. Sa règle monastique, issue d’une lettre à sa sœur, a fondé l’Ordre de Saint-Augustin, dont les membres vivent selon ses préceptes de vie commune, de partage et de recherche de la vérité.
Le pape Léon XIV a souligné son lien avec saint Augustin lors de son premier discours, affirmant : « Je suis un fils de saint Augustin, un augustinien », ce qui illustre son engagement à suivre l’esprit et les enseignements de ce grand Père de l’Église. Saint Augustin prônait l’unité de l’humanité au-delà des races et des religions, une vision que Léon XIV souhaite incarner et promouvoir dans son pontificat, en appelant à la paix, à la tolérance et à la compréhension mutuelle.
Lundi 6 avril, la messe au sanctuaire de Sainte Thérèse, présidée par Mgr Luc Mayer, à l’occasion du 25e anniversaire de la vie religieuse du frère Muthu, a été suivie par une nombreuse assemblée.
Il y a 8 ans, 4 quatre religieux indiens appartenant à la congrégation SHJ Brothers (Frères du Sacré Cœur), fondée par un Aveyronnais, le Père Adrien Caussanel, étaient accueillis dans la Maison Ictus, l’ancien presbytère de Saint-Igest. Chacun d’eux a suivi son chemin. Les frères Muthu et Albert sont restés à Saint-Igest, au service de la communauté paroissiale de Sainte Thérèse du Causse. On le sait, le frère Albert est récemment revenu en Inde pour des raisons familiales.
Le frère Muthu, actuellement seul résident de la maison Ictus, n’est pas isolé pour autant. Ses activités au sein de la paroisse lui ont gagné de nombreuses amitiés dans le Villeneuvois où son engagement sa gentillesse sont très appréciés. La cérémonie religieuse rassemblait, autour de l’évêque de Rodez, les prêtres de paroisses voisines et des religieux et religieuses indiens, venus de Paris ou de Toulouse, quelques familles indiennes, pour célébrer ce quart de siècle d’engagement religieux du frère Muthu.
Lors de son homélie, Mgr Luc Mayer a souligné la fécondité des vœux prononcés par le frère Muthu et celle de l’œuvre du fondateur aveyronnais. Les responsables laïques (EAP) de la paroisse ont insisté sur la qualité des services rendus à la paroisse par le frère Muthu, sur la solidité des liens d’amitié qui ont été tissés avec lui, depuis son arrivée en Aveyron. Au nom de tous les paroissiens, elles ont exprimé le souhait que frère Muthu reste à Saint-Igest dans le cadre de la paroisse, ce qui a suscité des applaudissements nourris dans l’assemblée.
Frère Muthu a remercié Mgr Luc Meyer, les prêtres et religieux, les fidèles de leur présence. Il a exprimé sa reconnaissance envers ses parents pour leur amour et envers ceux qui l’ont accueilli et soutenu depuis son arrivée en France.
À la fin de la cérémonie, l’évêque a annoncé que 2 frères de la congrégation du Sacré Coeur rejoindraient bientôt l’Aveyron, une bonne nouvelle saluée par l’assemblée, et qu’ils seraient basés à Villefranche où Muthu les rejoindrait, perspective très fraîchement accueillie par les paroissiens que l’évêque s’est efforcé de rassurer.
Après la longue et belle cérémonie religieuse, un apéritif et un repas aux saveurs indiennes ont rassemblé tous les participants autour de frère Muthu.
Rodez.
Le Supérieur de la Congrégation des Clercs de Saint Viateur de France, les religieux et les associés de la Communauté Viatorienne de France, Mgr Luc MEYER, évêque de Rodez et Vabres, les prêtres et les diacres du Diocèse de Rodez et Vabres, ses nièces, leurs conjoints et leurs enfants vous font part du rappel à Dieu du
Père Pierre DEMIERRE, Clerc de Saint Viateur, survenu dans sa 74e année.
Les obsèques religieuses seront célébrées le jeudi 16 avril 2026, à 10 heures, en l'église Saint-Joseph-l'Artisan d'Onet-le-Château, suivies de l'inhumation au cimetière de Rodez.
PFG Services Funéraires 271, av. de Bamberg – Rodez Tél. 05.65.67.19.19
Sanvensa, Testas
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Thierry RUDNIK, décédé le 10 avril 2026 à l'âge de 61 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 17 avril 2026 à 15h00 en l’église Sainte-Anne de Sanvensa, suivies de l’inhumation au cimetière de Testas.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Montsalès
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Jean-Pierre LIGNEAU survenu le samedi 11 avril 2026, à l'âge de 80 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 17 avril 2026 à 14h30 en l’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Montsalès, suivies de l’inhumation au cimetière de Villeneuve.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Dans son récit de la Nativité, Matthieu donne trois noms à l’enfant de la Vierge : Jésus, Christ et Emmanuel. Cette semaine, nous nous demandons pourquoi Jésus est appelé le « Christ » ou même « Jésus-Christ ».
À la fin de la généalogie qui ouvre son Évangile, saint Matthieu écrit : « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ » (1, 16). Mais pourquoi le nomme-t-on ainsi ? Un détour par l’étymologie s’impose.
Le nom de Christ vient de christos en grec, qui vient lui-même de l’hébreu mashi’ah, que l’on a traduit par « messie » en français.
Les deux termes signifient « oint », littéralement « frotté d’huile », autrement dit « celui qui a reçu l’onction ». On notera au passage qu’il aurait été plus logique de traduire « Jésus l’oint » plutôt que « Jésus-Christ » !
En désignant Jésus comme le Christ, l’évangéliste indique qu’il est le Messie attendu par Israël.
C’est vers l’an 1000 avant notre ère que la première promesse d’un Messie a été faite par Dieu au roi David par l’entremise du prophète Nathan : « Je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils… » (2 Samuel 7, 12-16).
Une attente a commencé à se creuser dans le cœur du peuple juif, celle de la venue de ce roi idéal, oint par l’Esprit, qui inaugurerait une ère de justice et de paix universelle.
Ce Messie espéré contre toute espérance a pris de multiples visages multiples au fil du temps – homme providentiel, serviteur singulier ou collectif… –, et il est peu à peu devenu synonyme de « sauveur ».
L’attente messianique était vive à l’époque de Jésus. Celui-ci ne s’est pas lui-même donné le titre au début de sa vie publique, mais en faisant sienne la prophétie d’Isaïe dans la synagogue de Nazareth, il le laissait déjà entendre : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération… » (Luc 4, 18).
La question de son identité traverse les Évangiles : le fils de Joseph est-il le descendant de David promis par Dieu ? Certains en furent convaincus, comme Pierre et la Samaritaine.
La plupart des juifs, en revanche, ne le crurent pas car ils attendaient un roi puissant qui les libérerait du joug romain, et non un serviteur semblable aux hommes qui s’abaisserait jusqu’à la croix.
Le Cameroun s’apprête à vivre un moment ecclésial et national particulièrement significatif avec la visite apostolique du Pape Léon XIV du 15 au 18 avril. L’Église locale qui s'apprête à accueillir le Pape est considérée à la fois comme force spirituelle, actrice sociale et interlocutrice morale dans la vie publique. Bien que confrontée à de nombreux défis et qui s’interroge sur sa mission dans un pays marqué par des tensions politiques, sociales et sécuritaires.
L’Église catholique au Cameroun représente l’une des communautés chrétiennes les plus importantes d’Afrique centrale. On estime à près de dix millions le nombre de catholiques peuplant les 26 diocèses répartis en cinq provinces ecclésiastiques (Yaoundé, Douala, Bamenda, Bertoua et Garoua) sur l’ensemble du territoire national.
Plus de 1300 paroisses structurent la vie pastorale, animées par des centaines de prêtres, de religieux et de religieuses engagés dans l’annonce de l’Évangile, l’éducation et l’action sociale. En plus de la dimension strictement religieuse, l’Église entretien un vaste réseau d’écoles et d’universités ainsi que de nombreux hôpitaux et centres de santé. Aussi intervient-elle dans la médiation sociale et la promotion de la paix.
La visite attendue du Souverain pontife s’inscrit dans une relation ancienne et singulière entre le Cameroun et le Saint-Siège. Après le Kenya, le Cameroun est parmi les pays africains qui ont plusieurs fois reçu l’évêque de Rome: à deux reprises le Pape Jean‑Paul II, en 1985 puis en 1995 (avec la signature à Yaoundé de l’exhortation apostolique Ecclesia in Africa). Plus tard, en 2009, Benoît XVI choisit le Cameroun comme première étape de son premier voyage apostolique en Afrique. Avec l’arrivée de Léon XIV, le pays enregistre la quatrième visite d’un Successeur de Pierre et peut être considéré comme une véritable «terre des papes».
La dimension géopolitique du Cameroun n’est pas négligeable et peut expliquer l’attention particulière du Saint-Siège. Situé au carrefour de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest, ouvert sur le golfe de Guinée et frontalier de plusieurs zones de crise, le pays occupe une position stratégique dans la région.
À cela s'ajoute le fait que le Cameroun est souvent présenté comme un havre de coexistence culturelle et religieuse: pays à la fois francophone et anglophone, chrétien et musulman, composé de centaines d’ethnies et de traditions culturelles. Cette diversité lui vaut l’image d’«Afrique en miniature». C’est dans ce contexte que la voix de l’Église apparait comme jouant un rôle important dans la promotion du dialogue et de la cohésion nationale.
La vitalité ecclésiale au Cameroun rime avec de nombreux défis dont celui lié à la crise dans les régions anglophones, marquée depuis plusieurs années par des tensions politiques et des violences armées. L’Église locale ne cesse de renouveler des appels au dialogue et à la réconciliation. Le Pape Léon y est vivement attendu comme un messager de paix et de réconciliation. Il y a cependant d’autres défis pastoraux: la pauvreté et les inégalités sociales ; la montée des mouvements religieux indépendants et des Églises évangéliques ; la formation des jeunes dans un contexte de chômage élevé ; la nécessité d’une gouvernance plus transparente dans la vie publique, etc. Dans ce paysage complexe, les évêques du Cameroun s’emploient à affirmer le rôle prophétique de l’Église, tout en restant un acteur de paix et de médiation.
La visite imminente du Pape dans ce pays d’Afrique centrale s’annonce comme un moment d’encouragement pour les catholiques du pays et pour toute la société camerounaise. La parole du Successeur de Pierre y est ardemment attendue comme un appel à l’unité, à la paix, à la justice et à la réconciliation. Et pour l’Église camerounaise, la visite du Successeur de Pierre sera l’occasion de montrer le visage d’une Église jeune, missionnaire et profondément enracinée dans la culture africaine, consciente de ses défis mais riche d’espérance.
Dimanche 12 avril 2026, le président américain a critiqué violemment le pape sur son réseau Truth Social. Depuis quelques semaines, le souverain pontife a dénoncé à de nombreuses reprises la guerre menée par les États-Unis en Iran.
« Le pape Léon est FAIBLE sur le crime, et catastrophique sur les questions de politique étrangère » : dimanche dernier, Donald Trump a publié un long message sur son réseau Truth Social, dans lequel le président américain formule diverses attaques acerbes contre le pape Léon XIV.
« Assez avec l'idolâtrie de soi-même et de l'argent ! Assez avec la démonstration de force ! Assez avec la guerre ! », a appelé le souverain pontife samedi, lors d'une prière pour la paix donnée à la basilique Saint-Pierre, devant des milliers de fidèles, dont les membres du corps diplomatique. « Asseyez-vous aux tables du dialogue et de la médiation, pas aux tables où l'on planifie le réarmement et où l'on délibère des actes de mort ! » enjoint-il aux dirigeants politiques.
« Je ne veux pas d'un pape qui trouve normal que l'Iran possède l'arme nucléaire. Je ne veux pas d'un pape qui trouve terrible que les États-Unis aient attaqué le Venezuela, un pays qui envoyait d'énormes quantités de drogue aux États-Unis et, pire encore, qui déversait dans notre pays la population de ses prisons, y compris des meurtriers, des trafiquants de drogue et des assassins », énumère Donald Trump dans son message, précisant en définitive qu'il ne veut pas « d'un pape qui critique le président des États-Unis ».
« Léon devrait être reconnaissant (…) il a été mis là seulement parce qu'il est Américain et qu'ils pensaient que ce serait le meilleur moyen de traiter avec le président Donald J. Trump. Si je n'étais pas à la Maison-Blanche, Léon ne serait pas au Vatican », assure-t-il.
Interrogé quelques heures plus tôt par un média américain, le locataire de la Maison-Blanche avait déclaré : « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon (…) J'ai l'impression qu'il aime la criminalité. C'est quelqu'un de très libéral, et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité », a-t-il insisté.
Ces critiques interviennent alors que Léon XIV multiplie les prises de parole critiques à l'égard de la politique américaine. Déjà fin mars, il avait affirmé que Dieu « n'écoute pas la prière de ceux qui font la guerre », puis avait appelé Donald Trump à trouver une issue au conflit en Iran. À Pâques, le pape a réitéré ses appels, exhortant « ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres » à choisir la paix, sans nommer de pays en particulier.
À l'automne 2025, Léon XIV s'était aussi inquiété de la politique anti-immigration menée par Donald Trump, qualifiant « d'extrêmement irrespectueux » le traitement réservé aux migrants.
Ce 14 avril, Léon XIV a passé sa journée à Annaba, ville maritime du nord-est de l’Algérie. Malgré une météo contraire, pluvieuse et ventée, il est venu y rendre hommage à son maître spirituel saint Augustin (354-430), qui fut évêque d’Hippone – nom de l’ancienne Annaba – pendant plus de trente ans.
"Le jour de votre élection comme souverain pontife, vous avez dit une parole qui a fait trembler le peuple algérien et tout particulièrement celui d’Annaba : ‘Je suis fils d’Augustin’… Et depuis ce jour, il est devenu clair pour tous que vous alliez venir". Le salut de Mgr Michel Guillaud, évêque de Constantine, dans la basilique Saint-Augustin à Annaba, est triomphant. Le pape de spiritualité augustinienne est venu en personne dans la ville de son maître spirituel, l’évêque d’Hippone, et se faisant, il est devenu le premier pape de l’histoire à visiter l’Algérie. Ce mardi, les rues du centre-ville d’Annaba, grande agglomération côtière de plus de 300.000 habitants à l’est du pays, se sont parées des drapeaux blanc et jaune du Vatican qui flottent au côté des drapeaux algériens vert et blanc. Outre une rangée de cavaliers à l’aéroport et un déploiement de sécurité important sur toutes les artères, le chef de l’Église catholique est aussi accueilli par… des trombes d’eau. Depuis son arrivée à Alger la veille, les intempéries se sont abattues sur le plus grand pays d’Afrique.
Le déchaînement atmosphérique fait sourire les Algériens : "Ici comme il pleut rarement, la pluie est un bienfait pour les terres, les cultures. Quand la pluie arrive, on a cette expression, "Jab el khir" – "Dieu a fait venir le bienfait"", confie le père Jose Maria Cantal Rivas. Et le missionnaire espagnol de s’amuser : "Puisque depuis que le Pape est en Algérie, il pleut, des Algériens ont dit qu’on allait désormais l'appeler ‘Léon Jab el khir’ – Léon qui amène les bienfaits partout où il passe." Il n’empêche que la pluie torrentielle a bouleversé les programmes du pontife américain. Sa visite du site archéologique d’Annaba, vaste domaine sur les vestiges de l’antique ville où Augustin fut évêque, a dû être écourtée. Le Pape n’a pas pu déambuler entre les ruines de l’époque romaine et a dû s’arrêter à l’entrée, déposant une couronne sur la pelouse détrempée.
Cette dizaine de minutes du 267e pape sur le site pourrait se résumer en quelques images de nuages gris, imperméables ruisselants, chorale entassée sous une tente aux toiles froissées par les bourrasques, et flaques marécageuses. Mais l’on retiendra surtout les sourires heureux du pape et des scouts musulmans qui ont donné ensemble quelques pelletées pour planter un jeune olivier.
Et ce moment particulier où tous ont fait délicatement un pas en arrière pour laisser Léon se recueillir : le "fils de saint Augustin", les mains jointes, a alors observé un temps de silence intense, les yeux baissés, manifestement ému, légèrement songeur, face à cette terre sur laquelle marcha son maître 1.600 ans plus tôt.
"Tout le monde a fini par comprendre qu’Augustin était pour vous un grand frère sur votre chemin de croyant", confie Mgr Guillaud quelques heures plus tard, dans la basilique Saint Augustin où résonnent les chants de fête. C’est là que le Pape a choisi de célébrer sa seule messe du séjour en Algérie. Un édifice qu’il connaît, puisque Robert Prevost, alors prieur de son ordre, avait participé en 2013 à son inauguration après plusieurs années de rénovation.
En Algérie, voir l’évêque de Rome mettre ses pas dans ceux de saint Augustin ne laisse pas indifférent. "Pendant longtemps, Augustin était présenté comme le prédécesseur du colonialisme… mais avec ce voyage, les Algériens comprennent que c’est une figure très importante pour beaucoup", analyse le père Jose Maria Cantal Rivas. Et d’espérer que ce séjour historique permette "qu'il y ait plus de confiance envers les chrétiens de la part de tous les Algériens". C’est d’ailleurs l’appel en filigrane que lance le Pape dans son homélie en français, confiant aux chrétiens la "règle fondamentale de la charité", y compris "face à la misère et à l’oppression". Et lorsque le Pape est reparti au terme de ces sept heures sur place, le soleil perçait à nouveau la nuée, tel un augure.
Essayez de prendre votre temps quand vous priez ou méditez, et vous remarquerez une différence incroyable.
Dans cette société trépidante, il est facile de bâcler ses prières et méditations quotidiennes : on se pense "trop occupé" pour consacrer du temps à sa vie spirituelle, et on se contente donc de cocher cette case en s'en débarrassant au plus vite. À l’ère de l’instantané, quand les livraisons se font en quelques heures, les repas sont rapides, les réponses sont immédiates, tout doit se faire tout de suite… et cette logique finit par s’infiltrer jusque dans la vie intérieure.
Pourtant, une prière ou une méditation précipitée perd de sa profondeur. On ne sait plus ce que l’on dit, l’attention se disperse, et la prière perd son sens véritable. Au lieu de prier, on rabâche, on multiplie les paroles machinalement, sans sens ni attention, et sans prendre le temps d’interroger son intériorité. C’est une attitude de "païen" que Jésus condamne lorsqu'il enseigne à ses disciples comment prier véritablement (Mt 6,7).
La clé d'une prière plus réfléchie et plus profonde est de prendre son temps et de laisser chaque parole s’enraciner en soi. Dans son ouvrage, Mon livre de prières, le père Francis Xavier Lasance (1860-1946) écrivait : "Il est également utile, lorsqu'on utilise les prières de notre livre de prières, de les lire lentement et avec attention, en réfléchissant concrètement à leur contenu, ou en s'arrêtant de temps à autre pour méditer un peu et appliquer les paroles de ces prières à nos propres besoins."
L’important n’est pas tant de "terminer" ses prières que de prier avec une dévotion sincère. Le psalmiste le rappelle : "Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé" (Ps 51,9).
Ce qui compte pour le Seigneur, ce n’est pas un sacrifice ou une prière ritualisée, qui perd son sens pour la personne qui le fait, mais l’ouverture de cœur jusqu’au don de soi dans la prière. C’est dans ce sacrifice du cœur et cette vraie introspection que la relation à Dieu s’approfondit, et que la prière prend du sens.
De même, saint John Sergieff, écrivain orthodoxe du XIXe siècle, écrivait : "Priez lentement jusqu'à ce que chaque mot de vos prières résonne en vous. Oui, c'est une règle absolue. Priez lentement, en mettant de la force dans chaque mot. Prononcez chaque mot avec le cœur. Gardez à l'esprit qu'il vaut mieux dire cinq mots du plus profond de son cœur que dix mille mots prononcés seulement par la bouche."
Vous ne tarderez pas à ressentir les bienfaits de cette pratique. Une fois que vous aurez surmonté toute impatience, vous attendrez la prière avec impatience et apprécierez le temps passé dans une méditation lente et profonde.
Ainsi, la prochaine fois que vous prierez ou méditerez, faites-le lentement, en vous concentrant sur ce que vous dites et en offrant ce temps au Seigneur. C’est le chemin vers la paix du cœur, et ce temps spécial vous permettra de profiter chaque jour d'une parenthèse de calme loin de l'agitation du monde.
Villefranche, vendredi 10 avril 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Sept albums photos vous sont proposés cette semaine. Ils illustrent le dynamisme de la communauté chrétienne du villefranchois au cours des différentes célébrations de la semaine de Pâques, mais aussi le dimanche des Rameaux, la messe chrismale et les 25 ans de sacerdoce du frère Muthu au sanctuaire de St-Igest. A consulter en haut de page.
Dans la presse chrétienne : Emmanuel Macron et Léon XIV : une rencontre au-delà de la politique ** Le Pape, la guerre et la paix ** Le langage des cloches ** Une « secrète Résurrection » ** 17 400 baptêmes d'adultes de plus en 5 ans ** D’où vient la coutume des œufs de Pâques ? ** Léon XIV viendra-t-il bientôt en France ? ** « Mais délivre nous du Mal » : quel est ce Mal dont nous supplions le Père d’être délivrés ?
Sur l’agenda, ci-dessous :
Samedi 11 avril 2026 : L'initiation chrétienne dans la catéchèse et le catéchuménat Session pastorale - Maison Saint-Pierre à Rodez. Service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat : 05 65 68 86 20.
Samedi 11 avril 2026 à 9h30 : Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Dimanche 12 avril 2026 à 9h45 : Fête départementale ACE Aveyron, Maison St Pierre, 12000 Rodez
du 22 au 25 avril : Aquerò Pour les collégiens de 4è et 3è . Une expérience de quatre jours exceptionnels à Lourdes.
Vendredi 8 mai : Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac.
Que Dieu nous garde, Bonne et sainte fête de Pâques
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 13 au 23 avril 2026 : Le pape Léon XIV en Afrique. Du 13 au 23 avril 2026, le pape Léon XV effectuera un voyage apostolique en Afrique, marqué par plusieurs étapes riches en rencontres et en prière. Le Saint-Père se rendra successivement en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale.
Le 16 avril 2026 : En 2026, le diocèse de Lyon célèbre le bicentenaire de la naissance du Bienheureux Antoine Chevrier, ainsi que les 40 ans de sa béatification, le 7 octobre 1986 par le Pape Saint-Jean-Paul II à la Chapelle du Prado. L’année 2026 sera pour les membres de la famille du Prado et amis, une belle Année Antoine Chevrier.
du 22 au 25 avril Aquerò Pour les collégiens de 4e et 3e . Une expérience de quatre jours exceptionnels à Lourdes. Aquerò est un grand rassemblement provincial qui réunit tous les deux ans des centaines de jeunes venus de toute la région pour prier, chanter, célébrer, partager et vivre une vraie expérience de foi et d’amitié.
Vendredi 8 mai Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac • De 10 heures à 16 h 30 : journée festive pour la solennité de Notre Dame de Ceignac. • 10 h 45 : messe solennelle. • 14 heures : conférence de Monique Dugué-Boyer sur « Les Vierges couronnées de l’Aveyron ». • 15 heures : danses traditionnelles et goûter.
Le 10 mai 2026 : La messe annuelle de l’Œuvre d’Orient se tiendra le dimanche 10 mai 2026 en la cathédrale Notre-Dame de Paris et en présence de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et Ordinaire des Orientaux catholiques en France et Mgr Hugues de Woillemont, Directeur général.
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS