Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
L’Assemblée nationale a adopté mercredi 25 février à 299 voix contre 226 la loi créant un "droit à l’aide à mourir", confirmant un vote similaire en mai 2025. Après plusieurs semaines de débats houleux et l’examen de quelque 2.000 amendements, le texte doit désormais être examiné au Sénat début avril.
L’Assemblée nationale a adopté ce mercredi 25 février à 299 voix pour et 226 voix contre, la loi créant un "droit à l'aide à mourir". Après plusieurs semaines de débat et un examen au pas de course, les députés ont renouvelé le vote qui avait déjà consacré ce droit en mai 2025. Pour mémoire, ln première lecture, le texte avait été adopté par 305 voix contre 199. Le texte qui prévoit le développement et l'accès égal aux soins palliatifs a également été adopté à l’unanimité. Il prévoit notamment la création de "maisons d’accompagnement", structures intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.
Le "droit opposable" à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, ses opposants invoquant les risques de contentieux qu’il pourrait entraîner. Cette mesure visait pourtant à contraindre l'État à rendre effectif l'accès aux soins palliatifs partout sur le territoire et ainsi éviter que les patients ne recourent à l'aide à mourir faute d'avoir pu disposer de ces soins. Le vote, initialement prévu mardi 24 février, avait été décalé d’une journée afin d’achever l’examen des quelque 2.000 amendements. Les deux propositions de lois doivent désormais repartir au Sénat, où elles seront de nouveau examinées en avril.
Si Olivier Falorni, auteur du texte et rapporteur, s'est réjoui de ce nouveau vote favorable sur l'aide à mourir, la porte-parole du gouvernement Laud Bregeon a quant à elle déploré que "ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives". Avant le scrutin sur l’ensemble du texte, certains points clivants ont d’abord fait l’objet d’un nouveau vote. L’Assemblée est finalement revenue sur certains changements adoptés durant l’examen, qui risquaient de remettre en cause le soutien de certains députés pourtant favorables à l’aide à mourir.
Les députés ont notamment décidé de rétablir l’auto-administration de la substance létale (suicide assisté) comme règle, l’administration par un soignant (euthanasie) redevenant l’exception. Le texte prévoit donc que le malade s’administre lui-même le produit, sauf s’il n’est "physiquement pas en mesure de le faire", auquel cas un médecin ou un infirmier s’en chargera.
Ils sont également revenus sur plusieurs amendements adoptés, parfois de justesse, qui prévoyaient le libre choix du mode d’administration par le patient. Dans un communiqué, le Conseil national de l’Ordre des médecins avait exprimé sa "très vive préoccupation". Plusieurs députés avaient également indiqué qu’ils ne pourraient plus soutenir le texte si cette modification était maintenue.
Les députés se sont également prononcés de nouveau sur la caractérisation de la "souffrance" ouvrant la possibilité de demander une aide à mourir. Le texte prévoyait que le patient doive présenter une souffrance "physique ou psychologique". À l’initiative du gouvernement, cette formulation a été modifiée : une "souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir". Un choix regretté par une majorité de députés de gauche, et par Olivier Falorni qui craint que cette formulation ne permette "une hiérarchie des souffrances".
La proposition de loi a finalement peu évolué par rapport à la première lecture. Les députés ont validé les critères d’éligibilité, la procédure collégiale d’instruction de la demande ainsi que la clause de conscience pour les soignants. Mais les nombreuses tentatives de certains députés de renforcer les garde-fous de la loi ont échoué, excepté dans l'introduction du délit d'incitation, en miroir avec le délit d'entrave. Les changements sémantiques ont eux aussi été rejetés : ni suicide assisté ni euthanasie ne sont mentionnés dans le texte, qui conserve donc la mention vaseuse de "aide à mourir".
"Tous les amendements visant à introduire des "garde-fous" au dispositif euthanasique ont systématiquement été rejetés et dénigrés", fustige ainsi la Fondation Jérôme Lejeune dans un communiqué, soulignant par ailleurs que les députés porteurs de ces amendements ont été malmenés au cours des débats, constamment ridiculisés et méprisés par leurs adversaires. Elle s'inquiète également de voir que la loi n'exclut pas du dispositif les personnes les plus vulnérables. "Les députés ont rejeté tous les amendements cherchant à exclure de ce dispositif les malades psychiatriques, ceux atteints de maladies neurodégénérative, de schizophrénie, les personnes sous tutelle et curatelle, les personnes incarcérées mais aussi les personnes porteuses de déficiences intellectuelles."
Prochaine étape, le Sénat début avril. La chambre haute avait refusé toute aide à mourir fin janvier 2026, votant contre les articles consacrant ce droit. Reste à savoir cette fois si les sénateurs maintiendront leur opposition ou si le texte franchira ce cap décisif.
Ce n’est pas un simple annuaire. Derrière chaque nom se trouvent des femmes et des hommes qui, sous l’impulsion du Père Florent Dixneuf et avec l’engagement de ses assistant(e)s, font vivre notre paroisse au quotidien. Ils donnent généreusement de leur temps pour garder notre Église vivante : annoncer la Parole, célébrer les sacrements, servir les plus fragiles, transmettre la catéchèse aux enfants, accompagner les familles vers le baptême ou le mariage, ou encore conduire les funérailles. Cet annuaire reflète la richesse et la diversité des engagements au service de tous. De nouveaux noms, de nouvelles missions…
Le nouvel annuaire vient d’être publié et sera prochainement disponible en version papier à l’accueil de la maison paroissiale.
« L'année 2025 est passée, la porte de l'année jubilaire est refermée et l'espérance n'est pas à ranger au placard. »
Quelle joie d'entrer en 2026, ici, en Aveyron, au service de la communication et de l'information pour le diocèse ! Parmi vous depuis quatre mois, je renouvelle l'expérience émerveillée de vivre l'Église comme une famille! Alors merci pour votre accueil et pour tout ce que vous offrez de beau, de bon et de bien à l'étrangère qui arrive! Au cœur de la mission reçue, je vous remercie pour toutes les fois où vous partagez ce qui dynamise votre foi, ce qui donne de l'élan les uns vers les autres et qui stimule la rencontre avec le Christ, dans vos groupes, vos communautés paroissiales et bien au-delà, aux périphéries. Ce témoignage quotidien dit tellement de l'espérance qui est en vous ! Merci de le partager et de continuer d'écrire de nouvelles pages d'espérance en acte... pages qui, chaque jeudi, nourrissent la Newsletter du diocèse.
En préparant la vidéo de rétrospective 2025 pour la cérémonie des vœux de notre évêque, j'ai été impressionnée de constater la vitalité de notre diocèse: combien de rassemblements ! Combien de célébrations ! Combien de propositions pour les jeunes ! Quel sens de l'engagement ! Quel accueil et accompagnement de tous ceux qui s'approchent de l'Église !
Que de propositions de formations, pour tous ! Il n'y a qu'à regarder les photos pour se laisser embraser par la vive flamme qui vous anime, vous les Aveyronnais !... Cela traduit aussi votre désir de vous impliquer toujours davantage dans la vie missionnaire de l'Église. L'année jubilaire 2025 a ravivé l'espérance : prêtons attention à ce qui germe... Ensemble, écoutons ! Devenons disciples, laissons-nous renouveler et envoyer! Trouvons peut-être là un fil rouge pour découvrir les récits, interviews, témoignages des membres du diocèse qui nous ont représentés à Rome lors des diverses manifestations organisées dans le cadre du jubilé. L'année 2025 est passée, la porte de l'année jubilaire est refermée et l'espérance n'est pas à ranger au placard. Au contraire, nous sommes invités à rester bien ancrés et à répondre avec authenticité à notre vocation. Dans l'intervention qu'il a faite au soir de la cérémonie des vœux, Mgr Meyer a exprimé quatre souhaits pour chacun de nous. Recevons l'intégralité de son texte comme un tremplin pour nous aider à rebondir dans une espérance qui ne s'essouffle pas. Alors, en contemplant Notre Dame qui, du haut du clocher de la cathédrale, porte notre regard au-delà des frontières, nous pourrons chanter avec le cœur de son cœur : « Marie, témoin d'une espérance, pour le Seigneur tu t'es levée. Au sein du peuple de l'alliance tu me fais signe d'avancer; toujours plus loin, toujours plus loin. »
En ce premier dimanche de Carême, Léon XIV a invité les fidèles, rassemblés place Saint-Pierre pour la prière de l’Angélus, à entrer dans ce temps liturgique comme dans «un chemin lumineux», marqué par «la prière, le jeûne et l’aumône». En méditant l’Évangile des tentations de Jésus au désert, le Saint-Père a rappelé que le Carême est un temps de vérité, de combat spirituel et de renouveau intérieur.
Commentant le passage de l’évangile selon saint Matthieu, le Pape a souligné que Jésus, «après avoir jeûné pendant quarante jours, ressent le poids de son humanité», tant sur le plan physique que moral. En affrontant les tentations du diable, le Christ «éprouve la même fatigue que nous ressentons tous sur notre chemin» et, en y résistant, «nous montre comment vaincre les ruses et les pièges» de l’ennemi. Cette proximité du Christ avec la condition humaine éclaire le sens du Carême: un temps où le croyant n’est jamais seul dans l’épreuve, mais accompagné par Celui qui a déjà vaincu le mal.
Léon XIV a décrit le Carême comme un itinéraire spirituel qui permet de «renouveler notre coopération avec le Seigneur dans la réalisation du chef-d’œuvre unique qu’est notre vie». Par la prière, le jeûne et l’aumône, il s’agit de laisser Dieu «enlever les taches et guérir les blessures que le péché a pu causer, afin que la vie chrétienne fleurisse dans toute sa beauté jusqu’à la plénitude de l’amour, seule source du vrai bonheur». Un chemin exigeant, a reconnu le Saint-Père, qui comporte aussi le risque du découragement ou de la fuite vers de fausses sécurités.
Évoquant les tentations affrontées par Jésus, le Pape a mis en garde contre «des voies de satisfaction moins fatigantes, comme la richesse, la renommée et le pouvoir». Ces séductions, a-t-il averti, «ne sont toutefois que de piètres substituts à la joie pour laquelle nous sommes faits» et laissent l’homme «inévitablement insatisfait, inquiet et vide». À l’inverse, la pénitence chrétienne ouvre un chemin de liberté intérieure. Citant saint Paul VI, Léon XIV a rappelé que la pénitence «loin d’appauvrir notre humanité, l’enrichit», en la purifiant et en la fortifiant «dans sa marche vers un horizon qui a pour terme l’amour et l’abandon dans le Seigneur».
Dans un appel très concret, le Pape a exhorté les fidèles à pratiquer généreusement la pénitence par la prière et les œuvres de miséricorde. Il a notamment invité à «faire place au silence» en faisant taire, au moins un peu, «les télévisions, les radios, les smartphones». Le Saint-Père a encouragé la méditation de la Parole de Dieu, la fréquentation des sacrements et l’écoute attentive de l’Esprit Saint, mais aussi l’écoute mutuelle dans les familles, les lieux de travail et les communautés. Une attention particulière a été demandée envers «ceux qui sont seuls, en particulier les personnes âgées, les pauvres et les malades», ainsi qu’un partage concret avec ceux qui manquent du nécessaire.
Citant saint Augustin, le Pape a rappelé qu’une prière «appuyée ainsi sur l’humilité et la charité, sur le jeûne et sur l’aumône, sur l’abstinence et le pardon, sur le soin de faire le bien sans rendre le mal, d’éviter le mal et de faire du bien atteindra le Ciel et nous donnera la paix». Et conduit à cette paix du cœur, l’homme s’ouvre à Dieu. Concluant ces propos, Léon XIV a confié le cheminement de Carême à la Vierge Marie, «la Mère qui assiste toujours ses enfants dans l’épreuve», afin qu’elle accompagne les fidèles sur ce chemin de conversion et d’espérance.
Quand avez-vous ouvert votre Bible pour la dernière fois ? Il y a trois mois ? L’an passé ? Cela vous fait peur ? Cela vous semble insurmontable ? Ou trop vertigineux ? À bas les complexes ! Alors que le Carême a commencé, pourquoi ne pas vous inscrire au MOOC "La Bible parle de Dieu" pour apprendre à vous laisser rejoindre par la Parole de Dieu ?
Ce parcours de formation en ligne gratuit lancé le 25 janvier dernier à l’occasion du Dimanche de la Parole de Dieu et porté par Aleteia, Magnificat, Mame et Famille Chrétienne, s’adresse à tous et compte quelque 12.000 inscrits depuis son lancement, avec un pic d’inscription depuis le début du Carême. "C’est assez incroyable de voir que c’est exactement ce à quoi invite le Saint-Père en ce moment !", s’exclame avec enthousiasme Emmanuelle Bergerault, fondatrice du MOOC. Dans son message pour le Carême 2026, le pape Léon XIV invite en effet les fidèles à "se laisser rejoindre par la Parole" et à l'accueillir avec "docilité d’esprit", car il existe "un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère".
"Notre idée, c’est de donner envie aux gens d’ouvrir leur Bible et d’en vivre pour que cela transforme leur vie ! C’est à travers sa parole que Dieu nous parle. La Bible, la plupart du temps, on ne la comprend pas bien. Avec ce MOOC, justement, on vient poser des bases. Notre mission, c’est ‘affermis tes frères dans la foi’. L’Église s'occupe d’accueillir les nouveaux venus et nous on essaie de former ceux qui sont déjà là pour qu’ils ne s’en aillent pas. Nous offrons des enseignements de très grande qualité mis à la portée de tous", poursuit Emmanuelle Bergerault. "L’objectif c’est de remettre la Bible au goût du jour. Il y a une explosion des ventes de Bibles en ce moment. Ce qu’on veut dire aux gens, c’est que ça va changer leur vie d’avoir la parole de Dieu dans leur vie".
"On essaie de mettre en place sur notre paroisse une fraternité de la Parole mais les paroissiens nous disent qu’ils n’ont pas de connaissance de référence sur la Bible et qu’ils ne savent pas s’ils interprètent comme il faut", indique à Aleteia Maryvonne Persico, référente de la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul à Grenoble. D’où la proposition faite aux paroissiens de vivre le MOOC ensemble pendant ce Carême afin de leur donner "quelques billes". "Nous avons cinq ans d’existence, nous sommes encore une jeune paroisse en construction, et cela nous permettrait de nous donner des bases communes. On se rend compte que les gens ont du mal avec la parole de Dieu, qu’ils ne savent pas comment la lire. La richesse de cette formule-là, c’est qu’elle convient aussi bien aux catéchumènes qu’aux "vieux chrétiens", comme je les appelle. L’idée, c’est que l'on puisse tous y trouver quelque chose".
Pensé par des experts et des exégètes et composé de six séances de formation en ligne, il s’agit d’un parcours que l’on peut suivre à son rythme, que ce soit seul ou en groupe.
Chaque séance comprend trois vidéos de formation sous forme d'interview, un TD (Travail Dirigé) ainsi que des textes issus de la tradition, un quiz et une prière. De nombreux outils sont diffusés en ligne, qu’il est possible de télécharger et d’imprimer. L’objectif final étant que chacun puisse construire son propre parcours, en bénéficiant si nécessaire d’un accompagnement personnalisé par les organisateurs. Autre point fort du parcours : on peut y avoir accès n’importe quand. "Il n’y a pas de date de fin", assure Emmanuelle Bergerault. "Quand quelqu’un s’inscrit, il peut le faire quand il veut et cela reste en ligne en continu". Dans la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul, qui compte quinze catéchumènes et quelque trois cents paroissiens, quatre soirées d’une heure et demie chacune sont proposées et grâce à l'aide des organisateurs du MOOC, les six soirées initiales ont été remodelées en quatre temps pour correspondre au besoin particulier de la jeune paroisse. "C’est vraiment un soulagement car leur proposition est vraiment cohérente", souffle Maryvonne Persico.
D’autres confient que cette formation en ligne aura été l’occasion de franchir un cap. "J'étais en recherche et je voulais lire la Bible. J'avais du mal avec les psaumes et les passages où les expressions sont violentes (surtout dans l'Ancien Testament)", souffle de son côté une autre participante qui vient de terminer le parcours. "Cet enseignement arrive juste au bon moment. Il me permet de franchir le pas. J'ai vraiment ressenti une progression dans ma compréhension. [...] J'ai été aussi éclairée par les lectio divina, les vidéos d'enseignement et les textes d'approfondissement qui m'ont aidée à percevoir la diversité et la richesse de la Bible, la valeur et la complémentarité de l'enseignement des papes et de ceux qui les ont précédés, et aussi la façon dont la Bible nous parle aujourd'hui dans notre vie de tous les jours. J'ai aussi pu prier avec les psaumes. La beauté et le soin apporté à la réalisation sont d'une grande aide aussi pour entrer dans la réflexion et la prière". Alors, prêts à vous laisser rejoindre par la parole de Dieu ?
Pratique : Ouverture du MOOC "La Bible, Parole de Dieu", dimanche 25 janvier 2026. Durée : 6 semaines. Format : 3 vidéos de 7 minutes par semaine + ressources + quiz + TD. Accès : Gratuit, sans prérequis, Inscriptions en ligne (à partir du 25 janvier)
Chaque jeudi après-midi, recevoir et lire des brèves ou des articles sur l'actualité du diocèse et les échos de ce qui se vit dans nos paroisses et mouvements. Pour s'inscrire gratuitement : envoyer un mail à contact@rodez-catholique.fr
Les interventions de Léon XIV, en ce début de Carême, marquent son souci pastoral de présence auprès de tous ceux que l’Évangile devrait atteindre dans leur vie la plus profonde. Parmi ses conseils, on retient celui qui concerne la façon d’aborder le jeûne : « Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voie de l’autre. » Un conseil qui rejoint le souci à l’égard de « l’indifférence envers autrui pour mener à la conversion la plus profonde, emplissant nos vies d’amour, de miséricorde et de grâce ». Voilà qui résonne avec une certaine intensité, notamment chez nous alors que le débat politique tend à se durcir à l’extrême, suscitant des tensions dans l’ensemble du corps social.
Le Pape a également manifesté sa sollicitude à l’égard des jeunes, notamment lors d’une rencontre avec le clergé de Rome : « Beaucoup d’entre eux vivent sans aucune référence à Dieu et à l’Église. Il s’agit donc de saisir et d’interpréter le profond malaise existentiel qui les habite, leur désarroi, leurs multiples difficultés, ainsi que les phénomènes qui les impliquent dans le monde virtuel et les symptômes d’une agressivité inquiétante, qui débouche parfois sur la violence. » Même si ces paroles se réfèrent au contexte particulier de la capitale de l’Italie, elles n’en revêtent pas moins un caractère plus général qui est en relation directe avec le climat que nous connaissons en ce moment en France. Nous savons à quel point notre jeunesse est en proie aux divisions et que la violence n’est pas étrangère à la partie la plus engagée idéologiquement.
Mais le Pape a aussi souligné, le 18 février, que « de nombreux jeunes, même dans des contextes sécularisés, ressentent plus que par le passé l’appel de ce jour, le Mercredi des Cendres ». Ajoutant qu’ils « saisissent distinctement qu’un mode de vie plus juste est possible et qu’il existe des responsabilités quant à ce qui ne va pas dans l’Église et dans le monde. Il convient donc de commencer là où l’on peut et avec ceux qui sont là. »
Lors de la cérémonie du mercredi des Cendres, dans ma paroisse de banlieue parisienne, l’église était remplie aux deux tiers de jeunes gens, dont la plupart étaient étrangers à toute pratique religieuse. Ce fut l’occasion pour une de leur camarade de les exhorter à venir aux messes du dimanche et aux chemins de Croix du vendredi.
On sait que le phénomène a attiré l’attention des diocèses d’Île-de-France et qu’un synode provincial a été ouvert pour accompagner l’essor du catéchuménat. C’est l’ensemble du peuple chrétien qui devrait se considérer comme mobilisé pour l’accueil de cette population souvent inattendue et qui requiert toute la bienveillance nécessaire.
Cela rejoint l’invitation du Pape qui s’adressait cette fois aux jeunes catholiques de Rome. Il leur a demandé de « vivre véritablement cet esprit d’amitié, de fraternité, de se retrouver ensemble, car nous savons que lorsque nous sommes unis, il n’y a pas de difficultés que nous ne puissions surmonter ».
Les trois évêques de la Présidence de la Conférence des évêques de France proposent aux fidèles de France de vivre en Carême en communion avec la Terre sainte. Voici leur message, à méditer et à partager.
Chers frères et sœurs,
Alors que nous commençons notre marche vers Pâques, nous, évêques de France, souhaitons proposer à tous les catholiques de vivre ce Carême en communion particulière avec les communautés chrétiennes de Terre Sainte. Là-bas, peut-être plus qu’ailleurs, apparaît en effet le lien étroit entre les événements de l’histoire humaine et le mystère de l’histoire du salut. C’est ce que nous confiait, récemment, l’ancien Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah : « Sur cette Terre, aujourd’hui, nous continuons à vivre dans notre chair le Mystère de la passion du Seigneur ». C’est aussi dans ce mystère pascal, où la mort est vaincue par la vie, que, malgré les souffrances, demeure toujours l’espérance. Quand toutes les raisons d’espérer disparaissent, seule reste dans le cœur de ceux qui croient au Christ l’espérance de la Résurrection. Approfondir la communion spirituelle avec l’Église de Jérusalem pendant le Carême, c’est méditer concrètement sur ce mystère pascal que ce temps liturgique nous fait revivre ; c’est aussi faire grandir en nous la conscience de ce qui lie d’une façon si particulière, par-delà l’histoire et les frontières, nos l’Église locales à l’Église Mère.
L’été dernier, la nouvelle présidence de la Conférence des évêques de France avait souhaité que le premier geste de son mandat fût d’aller à Jérusalem. Il s’agissait non seulement de manifester le soutien de l’Église qui est en France à l’égard des communautés chrétiennes de Terre Sainte qui se trouvent en grande précarité, mais aussi de signifier sa solidarité avec tous les amis de la paix, quelles que soient leurs convictions politiques ou leurs religions. Dans l’élan de ce pèlerinage, nous avons voté, lors de notre Assemblée plénière de novembre 2025, la création d’une plateforme de soutien aux communautés de Terre Sainte particulièrement fragilisées, à cause des difficultés économiques ou des tensions politiques et religieuses. Cette plateforme a pour ambition de mobiliser tous les acteurs qui, déjà, s’engagent sur place et accompagnent de nombreux projets éducatifs, culturels, sociaux ou spirituels, et pour apporter aux communautés les plus menacées un soutien conséquent.
Pour certaines de ces communautés, et pour toutes les familles qui vivent autour d’elles, c’est une question de survie. Pour l’Église universelle, c’est ni plus ni moins qu’une question d’avenir. En effet, nous engager avec et pour ces communautés aujourd’hui, c’est garantir, demain, la possibilité pour elles de demeurer sur cette terre, berceau de notre foi, afin de continuer à y accueillir des pèlerins et d’y assurer, pour les générations à venir, une présence évangélique de prière et de service, de dialogue et de paix.
Pour nourrir ce chemin de Carême, en communion avec les communautés chrétiennes de Terre Sainte, et tout en travaillant à la mise en place de cette plateforme de solidarité, la Conférence des évêques de France diffusera dans les prochaines semaines des contenus (textes, photos, vidéos, intentions de prière, chants, etc.) visant à mieux faire connaître telle ou telle de ces communautés. En relayant ces contenus, complémentaires aux parcours de Carême déjà conçus dans les diocèses, nous souhaitons proposer à tous de s’associer à la prière de ces communautés de Terre Sainte, de les confier d’une façon particulière au cours d’une messe ou d’un chemin de croix, en famille ou en paroisse, et de leur manifester ainsi amitié et proximité.
En communion avec l’Église de Jérusalem, nous vous souhaitons une belle marche vers Pâques !
« Si nous n’avons pas de pain, partageons au moins notre cœur et notre amour avec les affamés, car l’amour de Dieu est plus fort que tout ce que le monde peut offrir. » (Saint François d’Assise)
L’année 2025, année jubilaire, a été placée à l’initiative du Pape François sous le signe de l’Espérance. En ce carême 2026, fortifiés de ce que nous avons vécu l’an dernier, le CCFD Terre Solidaire nous invite à être des artisans de l’Espérance, non seulement par nos prières, et par notre conversion intérieure, mais aussi par des actions concrètes de solidarité. Nourrir les affamés, lutter pour un monde plus juste, c’est également nourrir l’Espérance des vulnérables et témoigner de la lumière du Christ dans le monde.
L’Église célèbre cette année les 800 ans de la mort de Saint François d’Assise.
En ce début de Carême, suivons l’exemple de ce saint qui vivait dans la simplicité et la fraternité, permettons à tous les habitants de cette Planète de se nourrir, apprenons à respecter la Création et à partager l’Espérance de Dieu avec tous.
Des livrets spirituels seront à votre disposition pour vous aider à vivre ce temps de carême. N’hésitez pas à en prendre pour les personnes de votre entourage qui ne peuvent se déplacer.
Des enveloppes seront à votre disposition. Les dons récoltés permettront de soutenir des associations partenaires du CCFD-Terre solidaire.
Ces associations agissent pour lutter contre les causes de la faim. Face à la faim, unissons nos pouvoirs.
Le jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue.
En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire (KAWTAL) vous partagera son expérience et sa mission au Tchad. Ce partenaire accompagne les communautés nomades et les agriculteurs afin qu’ils puissent cohabiter et gérer ensemble leurs ressources. Nous terminerons la soirée par un partage (pain, pommes). Cela permettra de prolonger la rencontre.
« L’heure est venue de courir vers la vie !
Voici le temps de trouver Jésus Christ !
Il est présent parmi les pauvres.
Il vous précède en son Royaume
Vivons en enfants de lumière ! »
Pour ce premier dimanche de carême, l'Évangile qui sera lu à la messe montre comment le diable tente Jésus envoyé au désert.
Il ne faut pas écouter le diable. Pourtant notre évangile nous le donne longuement à entendre. Pourquoi ? Parce que le diable, bien qu’il ne soit jamais disposé à accueillir la vie donnée par Dieu, tourne autour de cette vie lumineuse comme un papillon de nuit attiré par la lumière d’une lampe.
Le diable indique, en négatif, un essentiel qu’il refuse, qu’il ne comprend pas, mais qu’il manifeste cependant. On n’échappe pas à la Vérité : même quand on la repousse, quand on s’en moque, on en témoigne d’une certaine façon !
Souvenons-nous du grand prêtre Caïphe ; parlant de Jésus, il dit aux autorités religieuses qui l’entourent : « Il est avantageux pour vous qu’un seul homme meure et que la nation tout entière ne soit pas perdue » (Jean 11, 50). Bien entendu, ses mots sont homicides dans sa bouche ; mais, entendus par ceux qui attendent la Vie, ils résument le mystère du Christ en sa passion : un seul est mort pour tous, pour que tous aient la vie en abondance (Jean 10, 10).
N’écoutez pas l’appel au meurtre de Caïphe, mais entendez dans ses paroles le résumé paradoxal de notre salut ! De même, n’écoutez pas aujourd’hui les propos meurtriers du diable, mais reconnaissez la vérité salvatrice qu’il désigne, même s’il ne la désire pas.
Que propose-t-il à Jésus ? De faire des pains avec les pierres qui l’entourent. Or, c’est bien ce que réalisera Jésus, mais au moment opportun et d’une manière vivifiante. Le Christ qui se compare lui-même, dans notre évangile de Matthieu, à la « pierre d’angle » (Matthieu 21, 42) prendra les azymes de la Pâque, juste avant sa passion, pour en faire le pain de Vie – son propre corps.
Puis le diable incite Jésus à se jeter du haut du Temple, en se recommandant du verset d’un psaume : « les anges te porteront sur leurs mains. »
D’abord on se demande bien pourquoi l’ange qu’il est n’applique pas ce qu’il est en train de citer, puisqu’il semble si bien connaître l’Écriture : pourquoi ne porte-t-il pas Jésus sur ses mains ? Mais surtout ce qu’il suggère est une version mortifère de ce que Jésus ressuscité vivra dans la gloire.
La fin de Matthieu présente en effet le Christ sorti du tombeau, debout sur une montagne, affirmant aux siens que « toute autorité lui a été donnée au ciel et sur la terre » (Matthieu 28, 16-18). Il ne s’agit donc pas de se jeter tête la première vers le sol, mais d’habiter l’espace, porté par la main « du Père qui est aux cieux ».
Enfin l’ennemi propose à Jésus tous les royaumes de la terre, s’il se prosterne devant lui. Là encore, la royauté du Christ « sur la terre comme au ciel » sera bientôt manifestée ; bien plus, il y associera ses disciples. Il ne s’agira pas alors d’une souveraineté oppressive et clinquante, mais bien d’une aventure fondée sur la parole et la rencontre : « de tous les peuples, faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », dira Jésus aux siens (Matthieu 28, 19).
Quand Jésus répond d’emblée au diable que l’humain se nourrit de « toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (cf. Deutéronome 8, 3), il parle avant tout de lui, le Verbe nourrissant venu du Père. Il ne répond pas pied à pied à des arguments que le diable lui opposerait : il affirme royalement sa nature de Parole vivante, faite chair et pain, pour la vie du monde.
Par Mgr Denis Jachiet, Président du pôle « Dialogue et Bien commun » à la conférence des évêques de France (CEF) et Mgr Didier Noblot, Evêque accompagnateur de l’équipe nationale « Mission rurale » et Père Arnaud Favart, Délégué à la Mission rurale.
Alors que s’ouvre le Salon de l’agriculture, trois responsables de l’Église adressent un message de soutien aux paysans, rappelant l’urgence de préserver la souveraineté alimentaire, de retisser le dialogue avec la société et de prendre en compte « le cri de la terre et le cri des pauvres ».
« Il faut de l’espoir chez celui qui laboure pour ensemencer la terre. Et le meunier doit moudre le grain en espérant recevoir sa part pour nourrir les siens. » (1 Co 9, 10).
Vous qui labourez pour ensemencer la terre et lui faites porter du fruit, vous qui prenez soin de vos bêtes, vous qui entretenez nos vallées, nos collines et nos paysages, vous qui nourrissez le monde chaque jour, bien souvent sans répit ni juste reconnaissance, nous vous avons rencontré à de multiples reprises ces derniers mois, ces dernières années.
Nous avons entendu votre exaspération contre des mesures décidées loin des réalités de vos exploitations, sans concertation de proximité. Nous déplorons les jugements hâtifs d’une société majoritairement métropolisée qui, trop souvent, méconnaît les contraintes de votre labeur. Nous avons conscience du poids de la dématérialisation numérique et des surcharges administratives qui se substituent à la relation humaine.
Nous entendons vos inquiétudes face à la mondialisation des échanges, le dérèglement climatique, l’avenir de la politique agricole. La souffrance de l’éleveur qui voit son élevage brutalement abattu nous affecte. La détresse et la douleur de ceux qui sont isolés et baissent les bras nous éprouvent.
De crise en crise, les circonstances appellent à des transitions nécessaires qui redonnent espoir et confiance. À l’occasion de l’ouverture du Salon de l’agriculture, nous souhaitons formuler trois points d’attention.
La souveraineté alimentaire ne saurait être déléguée sans risques majeurs. Elle n’a pas à être une variable d’ajustement du commerce mondialisé, ni le jouet de la concurrence effrénée au détriment des cultures vivrières des peuples et de leur santé.
« Quand nous lisons le récit de ce qui est communément appelé la « multiplication des pains », rappelait récemment le pape Léon XIV dans son discours à la Conférence de la FAO, nous nous rendons compte que le véritable miracle accompli par le Christ a été de mettre en évidence que la clé pour vaincre la faim consiste davantage à partager qu’à accumuler de façon avide. »
Manger n’est pas une option, et l’aliment ne doit jamais devenir un bien spéculatif. L’abondance des étalages nous fait oublier combien notre pain quotidien repose sur votre travail et le soin que vous apportez à la terre. La nourriture pas chère, quoi qu’il en coûte, masque un impact social et environnemental problématique en concédant d’incroyables distances parcourues de la fourche à l’assiette. Ce que le consommateur ne paie pas, vous le subissez.
Le dialogue a besoin de se rétablir avec l’ensemble de la société, car un fossé s’est creusé. « Des changements radicaux et urgents sont donc nécessaires pour redonner à l’agriculture et aux cultivateurs leur juste valeur comme base d’une saine économie, dans l’ensemble du développement de la communauté sociale » écrivait le pape Jean-Paul II [1].
Par une écoute renouvelée de vos syndicats, de vos organismes, et de vos représentants, notre société doit évoluer dans la conscience des défis complexes que vous portez et des injonctions contradictoires que vous recevez. Citons les attentes des consommateurs, l’endettement bancaire, les enjeux de la recherche agronomique pour inventer des solutions novatrices respectueuses des écosystèmes et de la santé, des relations parfois tendues avec les industries semencières et agroalimentaires, un marché mondialisé.
Parmi les pistes d’avenir, nous avons constaté combien la relocalisation de l’agriculture sur un territoire redonne du sens et du crédit à une politique locale et qu’elle rapproche producteurs, distributeurs et consommateurs.
Enfin, nous affirmons que, pour nous chrétiens, l’espérance que nous voulons porter pour le monde revêt une dimension spirituelle. Notre « maison commune », selon la belle expression du pape François dans l’encyclique Laudato Si, est bien autre chose qu’un simple marché où l’on pourrait produire sans limites. Dans cette maison commune, nous voulons prendre en compte « le cri de la terre et le cri des pauvres » [2], par l’éducation, la solidarité, des pratiques coopératives, le partage de transitions réussies ici ou là.
Une maison commune intègre aussi les prochaines générations. Le désir d’agriculture persiste chez les jeunes. Beaucoup aspirent à des modèles plus diversifiés, moins intensifs, porteurs de sens, avec une vie familiale plus équilibrée, et un cadre moins contraignant pour faciliter les transmissions et accueillir plus largement.
En vous exprimant notre profonde gratitude et notre soutien, nous voulons, au nom de notre foi au Christ, nous engager à vos côtés d’une façon renouvelée, pour être des facilitateurs de liens, de rencontre, de dialogue entre vous et avec la société et, ensemble, travailler à la construction d’un monde commun et plus fraternel.
À l’heure du projet de loi sur la fin de vie, qui mieux que François d’Assise pour nous aider à apprivoiser le passage en Dieu ? Il y a 800 ans, il sut s’y abandonner sereinement, malgré de grandes souffrances.
À l’approche de la mort, saint François n’a pas laissé de conseil ou d’exhortation, mais un poème qui est une prière et un chant. Après avoir reçu les stigmates en 1224, il se retire fatigué et malade à Saint-Damien, près d’Assise, marqué par les privations qu’il endure au nom d’une pauvreté absolue. Quelques mois plus tard, presque aveugle, il compose son fameux Cantique des créatures où il loue le Seigneur pour « messire frère Soleil », terminant par l’éloge de la mort qu’il nomme « notre sœur » :
« Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre sœur la Mort corporelle,
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel,
heureux ceux qu’elle surprendra en ta très sainte volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire. »
Le saint célèbre la mort corporelle comme la promesse de la grande rencontre avec Dieu. Dans ses écrits, il précise : « N’aie pas peur de me dire que la mort est proche, car elle est pour moi la porte de la vie. » Ayant une conscience aiguë de la notion de péché mortel, il ne redoute que la mort spirituelle favorisée par l’orgueil, l’égoïsme et la soif de pouvoir, celle qui éloigne l’âme de son Créateur, jusqu’à la perdition. Son Cantique des créatures se termine quand même sur le fait de concevoir la mort comme une bénédiction, et une joie pour ceux qui auront fait la volonté du Seigneur.
illustration : Mort de saint François et inspection des stigmates, Giotto di Bondone, vers 1320. Basilique Santa Croce, Florence.
C’est donc en s’inscrivant pleinement dans la louange à Dieu que François rend l’âme dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226 dans la chapelle de la Portioncule, à Assise. Le saint a fait de sa mort une liturgie intime. Il demande à être couché « nu sur la terre nue », pour revenir au Père comme il est venu au monde. Puis, entouré de ses Frères, il entonne, bien qu’affaibli, le psaume 141 : « À pleine voix, je crie vers le Seigneur ! […] tu es mon abri, ma part, sur la terre des vivants. […] Tire-moi de la prison où je suis, que je rende grâce à ton nom. »
Ensuite, un Frère s’approche de lui pour lui demander pardon. François lui pardonne et donne sa bénédiction à tous les Frères présents et à ceux qui viendront le saluer avant son trépas. Il demande qu’on lui chante son Cantique des créatures, puis qu’on proclame l’Évangile du lavement des pieds, enfin qu’on le couvre de cendres en signe de pénitence.
C’est ainsi que sa sœur la Mort vint le chercher à 44 ans. Sa fin de vie n’avait été que prière dans l’attente de l’éternité.
Villefranche, vendredi 27 février 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Le nouvel annuaire des acteurs de la paroisse : Reflet de la richesse et de la diversité des missions, ce nouvel annuaire est désormais publié et est disponible à l’accueil de la maison paroissiale. Cliquez ici pour le consulter.
Loi sur droit à l’aide à mourir : L’Assemblée nationale a adopté mercredi 25 février la loi créant un "droit à l’aide à mourir". Après plusieurs semaines de débats houleux et l’examen de quelque 2.000 amendements, le texte doit désormais être examiné au Sénat début avril. Lire en page actus.
« Ombres et lumières en Carême ». Le service diocésain de formation permanente propose 3 dates pour relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Vendredi 6 mars de 19h à 21h : Des ténèbres à la lumière, par Fr. J-M Gayraud. En visio à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue. Et plus d’infos en page actus.
Ecrire de nouvelles pages d’espérance : c’est le thème développé par Aude Bauguin dans son édito paru dans Eglise en Rouergue. A lire en page actus.
Nous sommes en période de Carême. Des livrets spirituels vous seront proposés pour vivre ce temps qui nous conduit à Pâques. Une collecte permettra de soutenir CCFD-Terre solidaire. Et jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche. En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire vous partagera son expérience. A lire en page actus.
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Angélus: vivre le Carême comme un chemin de liberté et de guérison intérieure ** Pour le Carême, attaquez-vous à la Bible ! ** La jeunesse de l’Église ** De la France à la Terre sainte, un Carême en communion ** Méditation biblique : la « catéchèse » du diable ** Le message d’hommes d’Église au monde paysan.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Samedi 28 février 9h30 : assemblée générale "Du Bas Rouergue vers Compostelle". Hôtel des Fleurines, Villefranche de Rgue.
Vendredi 6 mars de 19h à 21h : « Des ténèbres à la lumière : traverser la nuit avec Christ ressuscité » par Fr Jean-Marc Gayraud. Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
du 13 au 15 mars : Assises nationales du centenaire des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC). Cliquez ici pour en savoir plus.
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez