Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
La dernière édition de Collégiale infos est en cours de diffusion. Le journal mensuel sera distribué samedi soir 18 avril, à l'issue de la messe en la chapelle de la Sainte-Famille et dimanche matin 19 avril, après la messe dominicale en la collégiale Notre-Dame. Cliquez ici pour lire.
Située entre Pâques et la Pentecôte, l’Ascension sera fêtée cette année le jeudi 14 mai 2026. Elle célèbre la montée du Christ au Ciel, quarante jours après sa Résurrection. Pourquoi cette fête est-elle importante pour les chrétiens ? Quel est son sens ?
La fête de l’Ascension représente, pour les chrétiens, le jour où Jésus est monté au Ciel rejoindre son Père, 40 jours après avoir ressuscité et promis à ses disciples de leur envoyer la force de l’Esprit Saint.
Depuis le IVe siècle, par fidélité au récit des Actes des apôtres qui date cet événement quarante jours après Pâques, l’Ascension est fêtée un jeudi. En France, l’Ascension est officiellement devenue un jour férié depuis le vote de la loi de 1905. Lors de la célébration liturgique de l’Ascension, le prêtre porte une chasuble blanche, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.
Les deux termes sont très proches phonétiquement et sont souvent confondus car ils renvoient respectivement à la montée au ciel de Jésus et de Marie.
L’Ascension décrit donc l’élévation de Jésus vers Dieu. Du latin ascendere (« monter », « s’élever »), Jésus, mort et ressuscité, est lui-même à l’initiative de son ascension pour rejoindre son Père.
L’Assomption concerne, quant à elle, la montée au ciel de Marie. Le terme « assomption » provient du latin assumere (« assumer », « enlever ») qui signifie « prendre avec soi ». C'est donc à l’initiative de Dieu que Marie s’élève, corps et âme, vers Lui, en guise de privilège d’avoir porté et accompagné son fils Jésus.
Afin que tous les chrétiens, guidés par l’Esprit Saint, témoignent de la joie de suivre le Christ, et encouragent chacun à répondre généreusement à l’appel de Dieu.
Prions pour que de nombreux jeunes entendent l’appel à servir Dieu et leurs frères comme prêtres, religieuses ou religieux, et qu’ils trouvent la force et le courage d’y répondre avec foi et confiance.
Prions pour que les familles soient des lieux d’écoute, de prière et de dialogue, où les vocations puissent germer et s’épanouir dans un climat de confiance et d’amour.
Prions pour tous ceux qui cherchent leur chemin de vie. Que le Seigneur les éclaire, les accompagne et leur donne la paix du cœur pour discerner l’appel qu’Il leur adresse.
Drulhe, Sannois, Roques-sur-Garonne.
Mme Raymonde BOU, son épouse ; Stéphane, Marlène et Arnaud, ses enfants ; Monique et Jean CAMBORDE, sa sœur et son beau-frère ; ses neveux et nièces ; cousins, cousines, parents et amis ont la douleur de vous faire part du décès accidentel de
Monsieur Claude BOU, survenu à l'âge de 83 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 21 avril 2026, à 15h00 en l'église Notre-Dame de Drulhe. Un dernier hommage peut lui être rendu en son domicile du samedi 18 au lundi 20 avril de 15h00 à 18h00. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/ Pompes Funèbres BROS Chambre funéraire, Lanuéjouls 05 65 81 94 24.
En pleine tournée africaine, le pape Léon XIV révèle une fermeté nouvelle face aux tensions du monde. Entre appels au pardon en Algérie et à l’intégrité au Cameroun, il s’affirme comme une voix libre, refusant autant les compromissions politiques que les justifications religieuses de la guerre.
Depuis son élection, des observateurs critiquent l’apparente tranquillité de Léon XIV, sommé par les uns de s’inscrire plus résolument dans la réforme du pape François, enjoint par les autres de s’en démarquer radicalement. Son pontificat s’inscrit dans une histoire plus longue, et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa voix particulière s’affirme désormais, dans un contexte mondial tendu.
Arrivant lundi sur le sol algérien, Léon XIV a souhaité que ce grand pays d’Afrique du Nord fasse la paix avec son passé en cultivant le pardon et en guérissant sa mémoire, qu’il fasse la promotion d’une société civile « libre », qu’il trouve une voie entre la violence du fondamentalisme et la sécularisation qui ne nourrit pas. On est loin d’un discours consensuel.
Hier, arrivant au Cameroun, deuxième étape de son périple, il a invité les responsables politiques à « une conduite de vie intègre », dans un pays gangréné par la corruption et les magouilles. Là encore, on est loin de la langue de bois.
La parole du pape est devenue de plus en plus ferme avec la guerre israélo-américaine en Iran. Et puis, le pape a assisté comme nous, parfois médusé, à la rhétorique américaine dans ce conflit. Sans compter cette scène surréaliste : le président Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, entouré de pasteurs priant pour lui et les troupes américaines déployées au Moyen-Orient.
Alors, de même que Jean-Paul II s’opposa vigoureusement à ceux qui tuaient « au nom de Dieu » lors de l’expansion mondiale du terrorisme islamiste dans les années 1990 et au tournant du millénaire, Léon XIV refuse les justifications religieuses des conflits en cours, d’où qu’elles viennent d’ailleurs. Le pape, donc, hausse le ton : le dimanche des Rameaux, il a assuré que « Dieu n’entend pas les prières de ceux qui font la guerre », et cela vaut pour les chefs d’État comme pour les mollahs. Et samedi dernier, lors d’une prière pour la paix au Vatican, il a demandé avec force l’arrêt des conflits au nom de « l’idolâtrie de soi-même et de l’argent ».
Donald Trump, qui était allé jusqu’à menacer d’anéantir « la civilisation iranienne », n’apprécie guère les rappels à la vérité évangélique lancés par son compatriote assis sur le trône de Pierre. Ces derniers jours, il s’en est pris directement à lui, assurant notamment qu’il n’était « pas un grand fan du pape Léon », qui serait « faible » en matière de lutte contre le crime, et « très progressiste ». Sans compter cette mise en scène incroyable, sur son réseau social, dans laquelle il s’est représenté en Christ sauvant l’humanité…
Le pape ne craint pas de hausser le ton mais refuse d’entrer en polémique. Dans l’avion qui le menait à Alger, il a répondu : « Le message de l’Église, mon message, c’est le message de l’Évangile : “Bienheureux les artisans de paix” ».
Il y a un an, on présentait Léon XIV comme le pape de l’apaisement. Cela ne sera certainement pas au détriment de la vérité. « Verum est id quod est », disait saint Augustin : le vrai, c’est ce qui est.
Des myriades de petits mots disent la joie de croire. Chaque semaine nous les explorons pour en retrouver toute la saveur.
Le jour de Pâques, sur le chemin qui mène de Jérusalem à Emmaüs, deux disciples discutent avec un mystérieux voyageur des derniers événements de la passion et de la mort de Jésus. Le scandale de la crucifixion a déçu leur espérance. Tout semble fini pour eux, d’où leur visage triste. La Résurrection ? Ils en ont entendu parler bien sûr, mais n’ayant pas vu le Vivant, ils n’y croient pas. C’est pourtant avec Lui qu’ils marchent et conversent ! Et Jésus Ressuscité de constater combien leur esprit est sans intelligence et leur cœur lent à croire. Alors il se fait exégète, « et partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (Luc 24, 27).
Quels textes Jésus scrute-t-il ? D’abord « Moïse », appelé aussi « livre de Moïse », ou « loi de Moïse », ou simplement « loi », c’est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible hébraïque : le Pentateuque. Il poursuit avec « tous les Prophètes », l’expression renvoyant à l’ensemble des livres prophétiques : Isaïe, Jérémie, Osée, Malachie… Sans doute passe-t-il ensuite aux Psaumes. En écoutant Jésus expliquer en quoi toute l’Écriture lui « rend témoignage » (Jean 5, 39), les disciples découvrent que les événements récents ne sont pas un échec, mais l’accomplissement des promesses. Le Christ n’abolit pas l’Écriture, il l’accomplit. On ne saurait donc séparer l’Ancien Testament du Nouveau, ce qu’a voulu faire Marcion au IIe siècle. Le tout est l’unique parole de Dieu qui nous est adressée.
Le Christ et son mystère pascal est indéchiffrable sans l’Ancien Testament, dont il est la clé de lecture fondamentale. « Ignorer les Écritures c’est ignorer le Christ » (saint Jérôme). Le contraire est vrai : seul le Christ peut ouvrir l’esprit « à l’intelligence des Écritures » (Luc 24, 45). Mais celle-ci demeure incomplète sans l’eucharistie. C’est en effet seulement au geste de la fraction du pain que les yeux des disciples d’Emmaüs s’ouvrent et qu’ils reconnaissent enfin Jésus. Alors ils éprouvent d’une manière nouvelle ce qu’ils viennent de vivre avec Lui : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » (Luc 24, 32). L’eucharistie nous ouvre à l’intelligence de l’Écriture et celle-ci éclaire à son tour l’eucharistie.
Le récit d’Emmaüs nous montre la Pâque comme une pédagogie tout autant que comme un événement historique. Par le questionnement, Jésus libère notre parole et nous fait découvrir qui nous sommes.
Dans la tradition juive, la fête de Pâques se célèbre en famille par un repas le soir de Pâques. Ce repas est l’occasion de retracer les moments forts de la vie du peuple hébreux et notamment cette libération d’Égypte. Ce repas commence par une question, et le plus jeune autour de la table pose la question suivante : "Pourquoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ?" Dans cette tradition spirituelle, il est intéressant que la Pâque commence par une question, car c’est un processus de libération de la parole. La question fait que cette parole qui était détenue comme prisonnière, en exil en Égypte, puisse advenir comme durant la traversée du désert puis de la mer Rouge.
Pour nous, l’importance de la question est aussi de prendre conscience qu’à chaque génération, par ce questionnement suscitant l’avènement de la parole, nous avons à sortir d’Égypte, à sortir de nos esclavages. Dans cet état d’esclavage, la parole est comme cadenassée. Il y a d’ailleurs un jeu de mots en hébreu au sujet de l’Égypte car il signifie "étau", "confiné", lieu où la parole est inexistante.
Dans le récit d’Emmaüs, le Seigneur entre en conversation avec les disciples en leur posant une question : "De quoi discutiez-vous en chemin ?" (Lc 24, 17.) J’ai fait une recherche à ce sujet à travers les écritures, et parmi les récits de résurrection, la question est toujours présente : "Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ?" (Lc 24, 5.) "Pourquoi êtes-vous bouleversés ?" (Lc 24, 38.) "Femme, pourquoi pleures-tu ?" (Jn 20, 15.) "Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ?" (Jn 21, 5.) "Pierre, m’aimes-tu ?" (Jn 21, 17.) On le sait bien, à travers la question, c’est cette parole qui se libère. C’est aussi cette manière de nous dire nous-mêmes, dans une identité narrative. À chaque fois à l’occasion de Pâques, nous avons besoin de nous redire à nous-même que le Christ vient nous libérer par Sa parole. Quel est le seul jour où il n’y a pas de parole prononcée si ce n’est le Samedi saint ?
La Pâque, c’est la parole qui advient à nouveau. Mais cette parole advient par une question pour nous permettre de cheminer, pour que nous puissions sortir de nos tombeaux, retrouver la parole, retrouver qui nous sommes, retrouver que nous sommes appelés à être des passeurs.
Pâques signifie passage : passage de l’esclavage à la liberté, passage de la mort à la vie. C’est par le questionnement que le Seigneur invite les disciples à être des passeurs à leur tour, à se mettre en chemin. Ils découvrent qu’ils ont quelque chose à accomplir, à advenir. Ils sont comme dans un devenir. Et ce passage de la mer Rouge par les Hébreux, ce passage de la mort à la vie nous transforme.
On le voit bien dans le récit d’Emmaüs : à la fin, les disciples ne sont plus les mêmes qu’au début, ils ont changé parce que cette parole a été prononcée, parce que la question du Christ les a mis en chemin, les a provoqués. Et c’est pour cela que pour nous-mêmes, il est important de voir la Pâque comme une pédagogie tout autant que comme un événement historique, si marquant soit-il. Par le questionnement, Jésus libère notre parole et nous fait ainsi découvrir qui nous sommes.
Nous avons à nous inspirer tant de la tradition juive que de l’exemple du Christ Lui-même quand Il s’approche de Ses disciples avec humilité, car à travers le questionnement, il y a cette interrogation qui pousse l’autre à aller plus loin.
Nous sommes invités à passer de l’autre côté de la mer Rouge, de l’autre côté de la mort, pour découvrir que nous avons à nous mettre en chemin. Nous avons à devenir des hommes et des femmes de passage.
Vous connaissez l’histoire de ce curé qui traverse sa paroisse en disant : "J’ai des réponses ! j’ai des réponses ! Qui a des questions ? Qui a des questions ?" Car au fond, la question va faire advenir en nous quelque chose de nouveau, et à Pâques, c’est bien quelque chose de nouveau qui va advenir. Oui, nous sommes invités à passer de l’autre côté de la mer Rouge, de l’autre côté de la mort, pour découvrir que nous avons à nous mettre en chemin. Nous avons à devenir des hommes et des femmes de passage.
Demandons au Seigneur que cette expérience — car c’est bien ce dont il s’agit, une expérience spirituelle qui commence par une mise en chemin qui a interrogés les marcheurs d’Emmaüs — soit un mode de procédé dans notre foi : ne nous lassons pas de nous poser des questions sur notre foi. Elle est pleine d’interrogations, car il y a des tas de choses qui nous surprennent, à commencer par la présence de Jésus sur l’autel après la consécration du pain et le vin. Il n’y a pas de questions idiotes, car la question est là pour nous faire accoucher de nous-mêmes, pour nous révéler en nous-mêmes qui nous sommes. On en parle déjà avec Socrate, avec la maïeutique : il s’agit de découvrir la vérité que nous avons en nous-mêmes. Il suffit qu’elle advienne au jour, que nous la "mettions au monde" pour la découvrir. C’est le même processus avec le maître qui pose les questions aux disciples. Ce qui est vrai en philosophie ainsi que chez nos aînés dans la foi, la tradition juive est vrai aussi pour nous : nous ne nous posons pas assez de questions, nous ne nous interrogeons pas assez sur notre foi. C’est sans doute parce que nous avons peur, parce que ce n’est pas notre pédagogie… Mais Pâques, c’est l’affirmation d’une pédagogie, une manière de faire, une forme d’enseignement.
Puissent les disciples d’Emmaüs être des exemples pour nous : après avoir expérimenté, répondu et écouté la parole — "la Foi vient par l’oreille", dit saint Paul (Rm 10, 17) — ils sont touchés par les paroles libératrices de Jésus et découvrent que cette parole les rejoint au plus intime. Faisons cette expérience en famille, en communauté, car c’est cette parole qui nous fait passer de la mort à la vie : la parole de Dieu est vivante, elle est vivifiante. "Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis qu’il nous parlait sur la route ?" (Lc 24, 32.)
Pâques est un événement, c’est une rencontre spirituelle, une expérience spirituelle, mais c’est aussi une pédagogie. Demandons que nous puissions nous en emparer les uns et les autres pour que nous puissions progresser dans notre foi, et être sans cesse en cheminement, en avènement. Nous découvrirons que nous sommes les témoins d’un Dieu qui nous appelle des ténèbres à Son admirable lumière.
Après Pâques, une décompression spirituelle se produit chez la majorité des chrétiens. Pourtant la grâce du temps pascal est incomparable, qui fait de chaque jour un dimanche de la Résurrection, jusqu’à la Pentecôte.
Le carême nous prépare à Pâques durant quarante jours. Le temps pascal, lui, nous fait profiter de la grâce de la Résurrection durant cinquante jours, jusqu’à la Pentecôte. Pour les Pères de l’Église, le temps pascal est un unique jour de fête, comme un "grand dimanche" (saint Athanase). Autrement dit, c’est tous les jours le dimanche de Pâques jusqu’à Pentecôte ! Dans ces conditions, on peut légitimement se poser la question : pourquoi cette période n’a-t-elle pas la même densité spirituelle que le carême pour les croyants ? Plusieurs raisons, au moins, expliquent cette différence.
D’abord, après avoir atteint le sommet de Pâques, suite à l’ascension des quarante jours du carême, les chrétiens éprouvent le besoin de souffler. Une sorte de décompression spirituelle se produit. Ensuite, le temps pascal n’est pas "finalisé" comme l’est le carême par Pâques. La Pentecôte est trop loin dans le temps et beaucoup de croyants ignorent que cette fête est le couronnement de Pâques.
Troisième raison, en lien avec la précédente : la finalité du carême, Pâques, est autrement plus puissante que la Pentecôte. La Semaine sainte, le Triduum pascal, avec leur charge dramatique extraordinaire, sont plus marquants que la fête de l’effusion de l’Esprit. De même, on ne peut pas demander aux fidèles de se réjouir durant cinquante jours comme ils l’ont fait à Pâques ! Les chrétiens ne sont pas des surhommes. Eux aussi subissent la loi de l’entropie spirituelle qui veut qu’au fil du temps, une déperdition d’énergie se produise. De plus, insérés dans le monde, ce n’est pas tous les jours dimanche pour eux dans leurs vies de famille, de travail, pour les problèmes de santé, de relations, etc.
Une autre différence : durant le temps pascal, l’Église n’accompagne pas les catéchumènes vers le baptême, comme elle le fait durant le carême. Or, cet accompagnement contribue à densifier considérablement le temps pré-pascal. Ajoutons que pour le grand public, le carême est plus facilement identifiable que le temps pascal. Qui n’a pas entendu cette interrogation : "Le carême, c’est le ramadan des chrétiens, n’est-ce pas ?" Étrange question quand on sait qu’elle est posée dans un pays qui est chrétien depuis deux mille ans ! Le carême a d’ailleurs irrigué la culture et la langue : ne dit-on pas "tirer une face de carême" ? Quel chrétien n’a jamais été sollicité pour ramener des rameaux bénis durant la messe qui ouvre la Semaine sainte ?
Enfin, last but not least, les personnes sont plus impliquées quand on leur demande quelque chose (à faire). Or, le carême repose sur trois piliers : jeûne, prière, aumône. Ces actions de travail sur soi ou au profit des autres, sont causes de mobilisation et d’unification spirituelle. On le constate beaucoup chez les jeunes, très demandeurs de radicalité et d’ascèse. Le temps pascal n’offre rien de tel. Inévitablement, le relâchement qui suit les efforts du carême est préjudiciable à la pleine réception des grâces du temps pascal.
Pour toutes ces raisons, le temps pascal n’a pas la densité spirituelle du carême. Il ne sert à rien de le regretter car l’homme ne peut pas vivre sur les sommets bien longtemps. Cependant, cette réflexion n’est pas oiseuse parce qu’elle nous oblige à nous pencher sur la situation des nouveaux baptisés de la vigile pascale : les néophytes. Pour eux aussi, Pâques a représenté un aboutissement. Pourtant, le baptême n’est pas une fin en soi.
Né à nouveau de l’eau et de l’Esprit dans la cuve baptismale à Pâques, le néophyte ne fait que commencer sa vie chrétienne. Or, beaucoup de nouveaux baptisés "décrochent" rapidement de la vie ecclésiale après le baptême. Là aussi, les raisons de ce phénomène sont connues : panne d’intégration dans la vie paroissiale, absence d’accompagnateurs "post-baptême", manque de propositions d’activités pour que le néophyte se sente reconnu comme un membre à part entière de la communauté chrétienne, etc. C’est ainsi que certains diocèses ont mis en place un service de "néophytat" chargé d’accompagner et d’intégrer les nouveaux baptisés dans leur nouveau milieu de vie. L’enjeu est immense, surtout avec l’explosion du nombre de demandes de baptême que l’Église de France connaît actuellement.
Essayez de prendre votre temps quand vous priez ou méditez, et vous remarquerez une différence incroyable.
Dans cette société trépidante, il est facile de bâcler ses prières et méditations quotidiennes : on se pense "trop occupé" pour consacrer du temps à sa vie spirituelle, et on se contente donc de cocher cette case en s'en débarrassant au plus vite. À l’ère de l’instantané, quand les livraisons se font en quelques heures, les repas sont rapides, les réponses sont immédiates, tout doit se faire tout de suite… et cette logique finit par s’infiltrer jusque dans la vie intérieure.
Pourtant, une prière ou une méditation précipitée perd de sa profondeur. On ne sait plus ce que l’on dit, l’attention se disperse, et la prière perd son sens véritable. Au lieu de prier, on rabâche, on multiplie les paroles machinalement, sans sens ni attention, et sans prendre le temps d’interroger son intériorité. C’est une attitude de "païen" que Jésus condamne lorsqu'il enseigne à ses disciples comment prier véritablement (Mt 6,7).
La clé d'une prière plus réfléchie et plus profonde est de prendre son temps et de laisser chaque parole s’enraciner en soi. Dans son ouvrage, Mon livre de prières, le père Francis Xavier Lasance (1860-1946) écrivait : "Il est également utile, lorsqu'on utilise les prières de notre livre de prières, de les lire lentement et avec attention, en réfléchissant concrètement à leur contenu, ou en s'arrêtant de temps à autre pour méditer un peu et appliquer les paroles de ces prières à nos propres besoins."
L’important n’est pas tant de "terminer" ses prières que de prier avec une dévotion sincère. Le psalmiste le rappelle : "Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé" (Ps 51,9).
Ce qui compte pour le Seigneur, ce n’est pas un sacrifice ou une prière ritualisée, qui perd son sens pour la personne qui le fait, mais l’ouverture de cœur jusqu’au don de soi dans la prière. C’est dans ce sacrifice du cœur et cette vraie introspection que la relation à Dieu s’approfondit, et que la prière prend du sens.
De même, saint John Sergieff, écrivain orthodoxe du XIXe siècle, écrivait : "Priez lentement jusqu'à ce que chaque mot de vos prières résonne en vous. Oui, c'est une règle absolue. Priez lentement, en mettant de la force dans chaque mot. Prononcez chaque mot avec le cœur. Gardez à l'esprit qu'il vaut mieux dire cinq mots du plus profond de son cœur que dix mille mots prononcés seulement par la bouche."
Vous ne tarderez pas à ressentir les bienfaits de cette pratique. Une fois que vous aurez surmonté toute impatience, vous attendrez la prière avec impatience et apprécierez le temps passé dans une méditation lente et profonde.
Ainsi, la prochaine fois que vous prierez ou méditerez, faites-le lentement, en vous concentrant sur ce que vous dites et en offrant ce temps au Seigneur. C’est le chemin vers la paix du cœur, et ce temps spécial vous permettra de profiter chaque jour d'une parenthèse de calme loin de l'agitation du monde.
Villefranche, vendredi 17 avril 2026
Bonjour à toutes et à tous,
La dernière édition de Collégiale infos est en cours de diffusion. Votre magazine mensuel sera distribué samedi soir 18 avril, à l'issue de la messe en la chapelle de la Sainte-Famille et dimanche matin 19 avril, après la messe dominicale en la collégiale Notre-Dame. Consultable en haut de page.
Dans l’esprit Laudato si’, une recette de saison pour faire aimer les légumes, même aux plus récalcitrants, vous est proposée en page « recettes-laudato-si ».
Les albums photos proposés la semaine dernière et illustrant les différentes célébrations de Pâques, restent toujours accessibles en cliquant ici.
Dans la presse chrétienne, en haut de page : Le pape Léon XIV et saint Augustin d’Hippone ** Une messe épiscopale pour les 25 ans de vie religieuse du frère Muthu ** Léon XIV : l'exigence de la vérité ** Pourquoi Jésus est-il appelé « Christ » ? ** Cameroun: une Église dynamique au cœur de l’Afrique, prête à accueillir Léon XIV ** «Faible» ; «catastrophique»... Donald Trump attaque Léon XIV, qui lui répond ** La journée de Léon XIV dans les pas de son maître spirituel ** Comment la méditation lente peut transformer votre vie.
Sur l’agenda ci-dessous :
du 22 au 25 avril : Aquerò Pour les collégiens de 4è et 3è . Une expérience de quatre jours exceptionnels à Lourdes.
Vendredi 8 mai : Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac.
Dimanche 10 mai 2026 : Messe annuelle de l’Œuvre d’Orient célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Samedi 30 mai : concert de louange en l’église Saint-François de Millau.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 13 au 23 avril 2026 : Le pape Léon XIV en Afrique. Du 13 au 23 avril 2026, le pape Léon XV effectuera un voyage apostolique en Afrique, marqué par plusieurs étapes riches en rencontres et en prière. Le Saint-Père se rendra successivement en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale.
du 22 au 25 avril Aquerò Pour les collégiens de 4e et 3e . Une expérience de quatre jours exceptionnels à Lourdes. Aquerò est un grand rassemblement provincial qui réunit tous les deux ans des centaines de jeunes venus de toute la région pour prier, chanter, célébrer, partager et vivre une vraie expérience de foi et d’amitié.
Vendredi 8 mai Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac • De 10 heures à 16 h 30 : journée festive pour la solennité de Notre Dame de Ceignac. • 10 h 45 : messe solennelle. • 14 heures : conférence de Monique Dugué-Boyer sur « Les Vierges couronnées de l’Aveyron ». • 15 heures : danses traditionnelles et goûter.
Le 10 mai 2026 : La messe annuelle de l’Œuvre d’Orient se tiendra le dimanche 10 mai 2026 en la cathédrale Notre-Dame de Paris et en présence de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et Ordinaire des Orientaux catholiques en France et Mgr Hugues de Woillemont, Directeur général.
Jeudi 14 mai : Ascension de Notre Seigneur
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS