Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Cette année, deux catéchumènes du Villefranchois : Simon et Yllan auront vécu les trois scrutins avant d’être baptisés à Pâques ; Chloé les a rejoints pour le deuxième et le troisième scrutins (elle sera baptisée dans un autre diocèse).
« Mais pourquoi donc vivre les scrutins ? Et pourquoi faudrait-il les célébrer trois fois ? »
La liturgie met le peuple de Dieu dans une juste relation avec son Seigneur. Cette relation est naturellement liée au sens du Carême.
Voilà pourquoi les scrutins sont célébrés les 3e, 4e et 5e dimanches de Carême. Ils sont liés aux trois évangiles que nous entendons lors de l’Année liturgique A, c’est-à-dire l’année saint Matthieu : la Samaritaine (Jn 4), l’aveugle de naissance (Jn 9) et la résurrection de Lazare (Jn 11). Les scrutins sont répétés car notre cœur est lent à croire et à se convertir à la grâce qui nous est faite. Ils sont répétés car Dieu est patient, fidèle et miséricordieux.
Les scrutins sont efficaces lorsqu’ils sondent nos cœurs pour les ouvrir à la grâce du salut. Le psaume nous aide à le vivre de l’intérieur : « Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée… et conduis-moi sur le chemin d’éternité » (Ps 138, 23-24)
Cliquez ici pour visionner les belles images réalisées par Yves Prieto.
de 9h30 à 12h00 : matinée du Pardon avec tous les prêtres du doyenné, en la collégiale Notre-Dame
18h00 : messe anticipée des Rameaux avec bénédictions des rameaux, chapelle de la Sainte Famille
10h30 : messe des Rameaux en la collégiale Notre-Dame avec bénédiction des Rameaux
10h00 : messe des Rameaux avec bénédictions des rameaux en l’église Saint-Etienne de Savignac
17h30 : Messe Chrismale en la cathédrale Notre-Dame de Rodez
19h00 : Messe du jeudi Saint en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix (départ en bas du Calvaire)
19h00 : Célébration de la Croix en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix en l’église Saint-Etienne de Savignac
21h00 : Veillée Pascale en la collégiale Notre-Dame
10h30 : Messe de Pâques en la collégiale Notre-Dame
Confessions tous les jeudis de 10h00 à 12h00 à la chapelle de la Ste Famille et chemin de Croix le vendredi 27 mars à 19h00 durant le temps du Carême en la chapelle St Joseph
Les 15 et 22 mars, les Français vont voter pour les deux tours des municipales. Une période de scrutins, donc. L’Église aussi en connaît une, concomitamment : pendant le carême, les paroisse vivent avec les catéchumènes trois scrutins pour préparer leur baptême. Des étapes qui n’ont rien d’électoral.
Quel est le lien entre les élections et le carême ? Étonnamment, il y en a un, qui se résume en un mot. Les 15 et 22 mars, les Français vont voter pour les deux tours des municipales, et l’on parle de scrutin. Durant le carême, le plus souvent les 3e (8 mars), 4e (15 mars) et 5e (22 mars) dimanches, les paroisses accueillent leurs catéchumènes pour trois étapes vers le baptême, et l’on parle aussi de scrutins.
À vrai dire, cette proximité de vocabulaire tient à l’étymologie. Le verbe scrutor, en latin, signifie "rechercher", "enquêter", voire "fouiller". Par extension, scruter évoque le discernement. Celui que fait un électeur en vue du vote. Celui qu’opère le catéchumène en vue du choix radical qui se présente à lui : suivre le Christ. Ainsi passe-t-il par trois scrutins au cours des quarante jours qui le séparent de Pâques, entouré par la communauté ecclésiale. Le Guide pastoral du Rituel de l’initiation chrétienne des adultes explique l’objet de ces scrutins : mettre au jour "ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir".
Ces trois moments structurent le carême. Temps de conversion et de combat spirituel, historiquement lié au catéchuménat, durant lequel on lit trois passages de l’évangile particulièrement adaptés à la catéchèse baptismale, et donc pour les futurs néophytes mais aussi pour tous les fidèles qui renouvelleront leurs promesses baptismales dans la nuit pascale : le troisième dimanche, pour le premier scrutin, l’épisode de la Samaritaine et la promesse de l’eau qui étanche toute soif ; le quatrième dimanche, l’épisode de l’aveugle-né et l’illumination de la foi ; le cinquième dimanche, l’épisode de la résurrection de Lazare et la victoire du Christ sur la mort.
Plus précisément, ces péricopes sont celles de l’année A (l’actuelle), mais ils sont usuellement choisis lorsque des scrutins sont célébrés.
Dans la liturgie, les scrutins prennent place après l’homélie, qui a explicité le sens de l’évangile. Une fois les catéchumènes parvenus au seuil du chœur, le célébrant invite toute l’assemblée à prier pour eux, en silence puis avec des intentions. Suit la prière d’exorcisme, qui "n’est pas un rite d’expulsion" précise le rituel, mais qui a pour but de "demander pour [les catéchumènes] la force pour combattre, afin qu’ils soient libérés de la puissance du mal et des ténèbres et qu’à la suite du Christ, ils puissent avancer avec confiance vers le moment de la nouvelle naissance."
Les scrutins sont donc des rencontres "salutaires" au sens le plus fort du terme, pour toute la communauté paroissiale. Est effectivement rappelé, grâce à ceux qui frappent à la porte de l’Église, que le carême est une retraite spirituelle, un entraînement pour vivre mieux de la grâce baptismale, pour se laisser convertir avec la Samaritaine, pour accueillir la vérité avec l’aveugle-né, passer de la mort à la vie avec Lazare. Un temps pour demander, avec le psalmiste : "Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ; éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur. Vois si je prends le chemin des idoles, et conduis-moi sur le chemin d’éternité" (Ps 138, 23-24).
L'Union, Vabre-Tizac.
Geneviève MARUEJOULS, son épouse ; Edith MERIC (†), sa fille ; Camille, sa petite-fille et son compagnon, Fabien ; Charly, son arrière-petit-fils ; les familles LABEYRIE, MOLY et PUJOL, parents et amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Hubert MARUEJOULS
La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 21 mars 2026, à 14h30 en l'église Saint-Jean-Baptiste de L'Union (31240), suivie de l'inhumation au cimetière de cette même commune.
PF Gimenez Saint-Jeannaises St-Jean - Balma - Quint-Fonsegrives Tél. 05.61.35.04.05
Dans un communiqué du 17 mars 2026, la présidence de la Conférence des évêques de France (CEF) rappelle que le chemin durable vers la paix ne peut jamais passer par la guerre et appelle à poursuivre les efforts en faveur du dialogue et de la fraternité entre les peuples.
Depuis plusieurs semaines, la guerre embrase une nouvelle fois le Moyen-Orient. Comme l’a rappelé le Saint-Père, l’humanité est entraînée vers « un abîme irréparable ». Dans le fracas des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort, ce sont, comme toujours, les plus vulnérables qui subissent les conséquences les plus lourdes.
Face à cette situation alarmante, nous affirmons que le chemin durable vers la paix ne passe que par l’audace du dialogue, le courage de la diplomatie et le respect du droit international.
Nous assurons les peuples du Moyen-Orient de notre proximité fraternelle et de notre solidarité concrète. Nous restons en contact régulier avec les patriarches et les divers responsables des communautés chrétiennes des pays concernés, ainsi qu’avec les autorités de l’État français et les services diplomatiques du Saint-Siège, nous efforçant de soutenir les populations les plus démunies, grâce au concours de l’Œuvre d’Orient notamment.
Aux catholiques de France, nous proposons, en ce temps de Carême, de prier et de jeûner d’une façon particulière pour la paix et de poser des gestes concrets de solidarité, en répondant aux demandes de dons ou en se manifestant, d’une façon ou d’une autre, auprès des communautés du Moyen-Orient.Que l’Esprit de Dieu éclaire les consciences et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice !
+ Cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Benoît Bertrand, évêque de Pontoise, vice-président de la Conférence des évêques de France
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, lors du jeudi Saint 2 avril, après la messe de 19h00 célébrée en la collégiale Notre-Dame.
Adortion de 20h00 à 22h00 en la collégiale,
Adoration de 22h00 à 7h00 en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint.
Nota : sécurité informatique et anonymat garantis.
Léon XIV a reçu en audience lundi matin dans la salle du consistoire du Palais apostolique les membres de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, instituée douze ans plus tôt par le Pape François. Le Saint-Père a remercié la Tutela Minorum pour son travail, et appelé l’ensemble de l’Église à «un processus de conversion» vers «une culture de l’attention», et une écoute accrue des victimes.
À l’occasion de la tenue à Rome de l’assemblée plénière de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, présidée par l’archevêque français Thibault Verny, le Pape Léon XIV a reçu l’ensemble de ses membres ce lundi 16 mars. Dans un discours prononcé en anglais, le Saint-Père a en premier lieu remercié l’archevêque de Chambéry, nommé le 5 juillet 2025, pour son «leadership et son dévouement», ainsi que la vingtaine de membres que constituent la Commission pour leur service à l’Église en matière de protection des enfants, des adolescents et des personnes en situation de vulnérabilité.
Instituée le 22 mars 2014 par le Pape François, la Commission fait depuis douze ans partie intégrante de la Curie romaine afin de rappeler à toute l'Église, a souligné Léon XIV, « que la prévention des abus n’est pas une tâche facultative, mais une dimension constitutive de la mission de l’Église».
Si la mission de la Commission consiste à contribuer à la prévention des abus, elle ne se «résume jamais à un ensemble de protocoles ou de procédures» a mis en garde le Pape. «Il s’agit de contribuer à instaurer, dans toute l’Église, une culture de l’attention, dans laquelle la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité n’est pas considérée comme une obligation imposée de l’extérieur, mais comme une expression naturelle de la foi» a-t-il précisé.
Pour diffuser cette attention à l’ensemble de l’Église universelle, le Souverain pontife appelle à «un processus de conversion où les souffrances des autres sont entendues», où «les expériences des victimes et des survivants sont des points de référence essentiels». Douloureuses et difficiles à entendre, admet Léon XIV aux membres de la commission, «ces expériences mettent puissamment en lumière la vérité et nous enseignent l’humilité dans nos efforts pour aider les victimes et les survivants». Car seule la reconnaissance de la douleur causée ouvre une «voie crédible vers l’espérance et le renouveau».
Un autre élément mis en lumière par Léon XIV est l’importance d’une approche «multidisciplinaire et systématique». Partie intégrante du dicastère pour la Doctrine de la Foi, la Commission est en dialogue avec l’ensemble des dicastères et des autres institutions qui exercent leur responsabilité dans les différents domaines liés à la protection.
Rappelant ce rôle singulier détenu par la Commission au sein de la Curie romaine, le Pape Léon XIV a déclaré souhaiter le renforcement de cette coopération avec les différents organismes. Il a également souligné l’importance du rapport annuel de la Commission, dont le deuxième a été dévoilé le jeudi 16 octobre dernier dans la Salle de presse du Saint-Siège par Mgr Thibault Verny. Cet outil représente selon le Saint-Père «un exercice de vérité et de responsabilité, mais aussi d’espérance et de prudence, qui doivent aller de pair pour le bien de l’Église».
“L’espérance nous empêche de céder au découragement; la prudence nous préserve de l’improvisation et de la superficialité dans la prévention des abus.”
Mais cette responsabilité va au-delà du Vatican. Elle incombe également aux Ordinaires et aux Supérieurs Majeurs des congrégations religieuses. «L’écoute des victimes et leur accompagnement doivent trouver une expression concrète dans chaque communauté et institution ecclésiale» a martelé le Pape, tout en encourageant les membres de la commission à continuer de servir de ressources pour qu’aucune communauté au sein de l’Église ne se sente seule dans cette tâche. «Soutenir les Églises locales, en particulier celles qui manquent de ressources ou d’expertise, signifie donner une expression concrète à la solidarité ecclésiale».
Le Pape a enfin souligné deux domaines en pleine évolution concernant la protection: «le concept de vulnérabilité en relation avec les abus et la prévention des abus facilités par la technologie à l’encontre des mineurs dans l’espace numérique». La Commission œuvre pour répondre avec «clarté pastorale et renouveau structurel» à «ces signes des temps». A ce propos, un «cadre de référence universel» actuellement en cours d’élaboration doit prochainement être remis au Pape pour validation et publication, a annoncé Léon XIV.
Léon XIV a conclu son discours en rappelant que la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité n’était pas un domaine isolé de la vie ecclésiale, «mais une dimension qui imprègne la pastorale, la formation, la gouvernance et la discipline».
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
jeudis et samedis de 9h30 à 10h15 : auditions de Paul-Henri Mériau
À partir du jeudi 19 mars, tous les jeudis de 11h à 11h30 : audition de Laurence Soldermann.
Pour en savoir plus : http://www.carillon-villefranche.fr/
« Papa, tu peux m'expliquer ce qui se passe là-bas, je n’y comprends rien… » Ma fille, lycéenne, dit avec ses mots ce que beaucoup éprouvent. De la guerre Iran-Irak aux guerres du Golfe, du Liban à la Syrie, du 7-Octobre à l’affrontement direct entre Israël et l’Iran, des générations ont grandi dans cette répétition tragique. Invasions, attentats, représailles : tout se passe comme si la paix, là-bas, devait toujours rester provisoire, lointaine, hors de portée.
Alors que l'Histoire s'accélère partout, le Proche-Orient semble condamné à rejouer sans fin le même drame. Depuis un demi-siècle, la région vit au rythme d'une guerre totale par intermittence. Immeubles éventrés, incendies géants, civils martyrisés : une fois encore, les images affluent en temps réel, portées par des médias et des réseaux toujours plus rapides et souvent trompeurs. Du bilan des morts en Iran, au Liban, en Israël ou ailleurs, nous savons encore peu de choses.
Trop d'acteurs de ce drame ont intérêt à sa prolongation.
Charnellement lié au Proche-Orient depuis les grands pèlerinages de la fin du XIXe siècle, Le Pèlerin y a envoyé des générations de reporters, récemment encore en Arabie saoudite. L'un d'eux, Luc Balbont, partage désormais sa vie entre la France et le Liban, où vit la famille de son épouse. Quand la région replonge dans le fracas et la confusion, c'est souvent lui que j'appelle. Son constat est sans illusion : trop d'acteurs de ce drame ont intérêt à sa prolongation, qu'il s'agisse de puissances cherchant à mettre la main sur les ressources, de dirigeants acculés ou de mouvements fanatiques qui prospèrent dans la guerre.
Mais la vérité d'un pays se loge aussi ailleurs. Rana, la fille de Luc, vit à Batroun (nord du Liban) avec son mari Jean, un chrétien maronite, et leur petite fille. Ils ont accueilli chez eux, pendant cinq jours, un couple d'amis musulmans chiites qui avaient fui leur maison au Sud. Puis ces derniers sont repartis, malgré le danger et les destructions. « Ce n'est pas notre guerre, ont-ils dit. C'est celle d'Israël et du Hezbollah. »
Ainsi va la vie sous les bombes, dans cette partie du monde où la paix n'est sans doute pas pour demain. Mais sous les décombres se vivent encore des gestes de voisinage, d'hospitalité – en un mot, de coexistence. C'est peu. C'est immense. C'est peut-être de là, un jour, que tout pourra repartir.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Georges Bernanos publiait son essai La France contre les robots, afin de dénoncer une civilisation des machines qui prendrait de plus en plus le dessus sur la civilisation de la liberté. Avec la distance, et malgré les différences évidentes qui nous séparent d’un siècle à l’autre, certains propos de l’écrivain ne peuvent manquer d’impressionner : « La Technique prétendra tôt ou tard former des collaborateurs acquis corps et âmes à son Principe, c’est-à-dire qui accepteront sans discussion inutile sa conception de l’ordre, de la vie, ses raisons de vivre. Dans un monde tout entier voué à l’Efficience, au Rendement, n’importe-t-il pas que chaque citoyen, dès sa naissance, soit consacré aux mêmes dieux ? La Technique ne peut être discutée, les solutions qu’elle impose étant par définition les plus pratiques. »
En 1945, Bernanos ne pouvait encore prévoir la suprême perfection qu’apporterait à la technique l’intelligence artificielle. Mais certains des mots qu’il emploie paraissent tout à fait adaptés à la situation qui s’est créée avec les progrès décisifs de la science. Il est frappant, à ce sujet, de comparer son langage à celui du pape Léon XIV à l’occasion de la Journée mondiale des communications sociales. De formation scientifique, le Saint-Père est particulièrement averti des problèmes posés par la technologie numérique. Il déplore ainsi « la confiance naïve et acritique », qui considère qu’avec l’intelligence artificielle toutes les difficultés seront résolues. Bien au contraire, nous nous trouvons face à un défi qui met en cause les facultés les plus précieuses : « Les algorithmes affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale. »
En se contentant, poursuit le Pape, « d’une compilation statistique artificielle, nous courons le risque d’éroder nos capacités cognitives », en démantelant nos facultés créatrices. Au bout du compte, à force d’enterrer les talents reçus, nous sommes conduits « à cacher notre visage et à faire taire notre voix ».
C’est même notre relation à Dieu qui se trouve compromise. N’est-il pas proprement effarant que Léon XIV ait été dans l’obligation de rappeler au clergé qu’il s’agit de lutter contre la tentation de préparer ses homélies à l’aide de l’intelligence artificielle ? C’est au cours d’une rencontre avec les prêtres du diocèse de Rome qu’il a lancé cette mise en garde : « Prononcer un véritable sermon, c’est partager la foi » a-t-il expliqué. Il s’agit d’une expérience spirituelle de nature singulière, qui exclut toute paresse intellectuelle et tout recours à une technique qui suppléerait à la méditation intérieure et à l’expression la plus personnelle. Qu’aurait dit Georges Bernanos d’une telle appropriation de la vie ecclésiale par la civilisation des robots ? Elle l’aurait proprement scandalisé, mais il n’aurait pas été tellement surpris, lui qui dans la civilisation des machines constatait que « la vie intérieure prend peu à peu un caractère anormal ». Voilà bien le péril dont Léon XIV entend nous prémunir
Jusqu’à Pâques, redécouvrons la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. Après nous avoir fait entrer dans ses désirs, Jésus se fait l’interprète de nos besoins, à commencer par le plus vital : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. »
« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » (Matthieu 6, 11) est la quatrième des sept demandes du Notre Père. Quel est ce pain que Jésus nous invite à demander au Père ? Doit-on l’interpréter dans un sens terrestre, spirituel ou les deux ? Explications.
Jésus nous apprend à prier d’abord avec le « tu » de Dieu le Père puis avec le « nous » des disciples. Si le « je » n’apparaît pas, c’est parce que dans le dialogue avec Dieu, nul ne doit seulement penser à soi-même. Nos besoins humains, dont Jésus se fait l’interprète dans la deuxième partie du Notre Père, sont ainsi tous conjugués au pluriel, même les plus élémentaires comme la nourriture pour rassasier la faim : on ne demande pas le pain pour soi mais aussi pour les autres, qui en sont privés.
Par cette demande, Jésus nous enjoint donc de prendre soin des personnes qui n’ont pas le nécessaire pour vivre : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Marc 6, 37), le pain étant une providence à partager.
Jésus, dans le Notre Père comme dans tout l’Évangile, part de la réalité concrète des personnes, de leurs besoins terrestres qu’il prend aussi en compte. « La prière, nous enseigne-t-il, ne commence pas dans l’existence humaine une fois que l’estomac est plein : elle se niche plutôt partout où il y a un homme qui a faim, qui pleure, lutte, souffre et se demande “pourquoi” », insiste le pape François.
Le pain « de ce jour », epiousios en grec, est donc d’abord à interpréter comme étant l’aliment « nécessaire à l’existence », à la subsistance au jour le jour.
Il évoque la manne dont Israël a vécu durant ses 40 ans de marche dans le désert : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne » (Exode 16, 4).
On ne saurait pourtant s’arrêter là, car « l’homme ne vit pas seulement de pain… » (Deutéronome 8, 3 ; Matthieu 4, 4). Le pain demandé renvoie en effet à un au-delà de lui-même. D’ailleurs, le mot mystérieux epiousios peut aussi être traduit par « futur » ; le pain de demain. Un pain « super-substantiel » ainsi que le traduit saint Jérôme, c’est-à-dire un pain surnaturel et eschatologique : que le Seigneur nous donne dès aujourd’hui le pain qu’il nous donnera dans son royaume.
Et cette manne véritable venue du ciel est le Verbe fait chair, qui se donne à nous chaque jour dans les Écritures et dans l’eucharistie comme nourriture spirituelle. Dans cette quatrième demande, nous demandons donc au Père que Jésus, le « pain vivant » (Jean 6), soit toujours la nourriture de notre vie.
Villefranche, vendredi 6 mars 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes dans le temps Pascal, en période de Carême. De multiples pèlerinages, animations, veillées de Carême et conférences vous sont proposés. A consulter en page actus.
Chaque année, pendant le Carême, Vie Monastique offre aux jeunes de 18 à 35 ans une opportunité unique : un week-end de ressourcement chez les Cisterciennes de Bonneval les 28-29 mars 2026, Chem. du Moulin de Bonneval, 12500 Le Cayrol, tél 05 65 44 24 49. C’est l’occasion parfaite pour faire une pause dans un rythme de vie souvent effréné. Plus d’infos en page actus.
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, jeudi Saint 2 avril, après la messe de 19h00 célébrée en la collégiale Notre-Dame, de 20h00 à 22h00 en la collégiale, ou de 22h00 à 7h00 en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint. Un formulaire pour vous, en page actus.
« Ombres et lumières en Carême ». Le service diocésain de formation permanente invite pour relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure - La croix au centre du salut », par Mme Nelly Gatta, pasteur du sud Aveyron. En visio à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue.
Dans la presse chrétienne : Dimanche de Laetare : célébrer la joie d’être sauvé par le Christ ! ** Saint Joseph, un puissant intercesseur ** « Que ta volonté soit faite » : d’où vient la prière du Notre Père ? ** Nés pour la liberté ** Fin de vie : continuer à convaincre ** Méditation biblique : transmettre la Vie en abondance ** Carême et Ramadan, est-ce la même chose ? ** Saint Jean Chrysostome : préparer son cœur comme une maison pour Dieu.
Sur l’agenda, en bas de page :
vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
du 13 au 15 mars : Assises nationales du centenaire des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC). Cliquez ici pour en savoir plus.
samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez