Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
C’était un moment de joie, de fête et de recueillement ce dimanche 21 juin, en l’église Saint-Étienne de Savignac. Entourés de leurs familles, de leurs proches et de la communauté paroissiale, huit jeunes chrétiens ont franchi une étape importante de leur chemin de foi en recevant leur première communion. Une liturgie particulièrement chaleureuse, célébrée par le père Désiré, à laquelle participait également un groupe de Scouts venu accompagner et soutenir ce temps fort de la vie chrétienne.
La première communion, comme son nom l’indique, correspond à la première fois où les enfants reçoivent le corps du Christ sous la forme de l’hostie consacrée par le prêtre au cours de la célébration eucharistique. Ce moment symbolise une rencontre personnelle avec le Christ et marque l’entrée pleine et entière dans la communauté des croyants.
Pour accéder à la communion, deux conditions sont essentielles : avoir reçu le baptême et souhaiter vivre dans l’amitié du Christ en mettant ses pas dans son enseignement et en faisant grandir sa foi au quotidien.
Cliquez ici pour visionner et / ou télécharger les 55 photographies réalisées par Yves Prieto.
Cette étape constitue un moment majeur de l’initiation chrétienne. Après le baptême et, selon les parcours de chacun, avant ou après la confirmation, elle permet aux jeunes croyants de participer pleinement au repas du Seigneur en recevant le pain consacré partagé par le prêtre.
Si le baptême et la confirmation sont des sacrements reçus une seule fois dans la vie, l’Eucharistie peut être célébrée et vécue régulièrement. Pour les chrétiens, elle demeure une source de vie spirituelle, un temps de partage et de renouvellement qui nourrit leur foi et les accompagne dans leur cheminement.
On peut parvenir à la foi en redécouvrant ce que la France doit au christianisme. Car la foi irrigue forcément la civilisation et modèle les institutions.
Le débat sur le thème de l’identité chrétienne et de l’Évangile n’est sûrement pas près de se clore. Récemment, La Croix publiait un dossier spécial intitulé « Ces identitaires qui deviennent catholiques », à la tonalité extrêmement négative à l’égard des jeunes gens qui se rapprochent de l’Église à la suite d’une démarche personnelle qui les a amenés à une prise de conscience d’appartenance historique jusqu’au christianisme, ce dernier d’évidence à l’origine de leur culture française. Y a-t-il danger de repli à l’encontre de la dimension universelle de l’Église ? C’est du moins la certitude des auteurs du dossier, qui contestent vivement l’appartenance des nouveaux venus à une sensibilité de droite, voire d’extrême droite.
Il s’agirait donc d’un différend notamment à caractère politique, marquant l’aversion des rédacteurs du journal pour cette sensibilité. Encore faudrait-il avoir le courage de préciser quelle est la préférence que l’on adopte sur ce terrain et qui réclamerait, elle aussi, un discernement sérieux quant à sa compatibilité avec les exigences de la morale chrétienne.
Mais si l’on se situe exclusivement sur le terrain religieux, celui de la foi et de l’Évangile, il conviendrait aussi d’examiner en quoi le christianisme peut s’incarner dans les réalités temporelles. Certes, pour reprendre les grandes distinctions pascaliennes, l’ordre de la charité détient la primauté. Il n’abolit pourtant pas les deux autres ordres, celui des corps et celui des esprits qui ont leurs exigences propres.
On peut concevoir que les prêtres et ceux qui sont liés par les vœux religieux occupent une position particulière dans la société, qui leur permet de se vouer plus complètement à l’ordre de la charité. Mais tous les autres qui, par définition, sont voués aux tâches temporelles ne peuvent s’abstraire des médiations nécessaires. On peut avoir l’impression, à lire certains, que le christianisme devrait nous contraindre à nous identifier à l’Arche, ce mouvement fondé en 1948 par Lanza del Vasto, un chrétien qui voulut transposer l’esprit pacifique de Gandhi avec un modèle social (l’ashram) à l’abri des contraintes d’une modernité technicienne et consommatrice.
Illustration : Le Christ et le Centurion, Sebastiano Ricci, 1684.
Mais, dans ce cas de figure, toutes les médiations paraissent impossibles. Qu’en est-il, par exemple, de la condition d’un policier, dont la rude tâche l’amène à se confronter à des émeutiers qui ne lésinent pas sur les provocations violentes. La condition du policier serait donc inconciliable avec une appartenance chrétienne ?
Plus généralement, c’est la médiation politique qui se trouve en cause. Il y eut une époque, au siècle précédent, où tout un débat avait eu lieu sur « la politique tirée de l’Évangile ». Préoccupation pleinement justifiée si elle ne fait pas l’économie des médiations. Une nation ne se gouverne pas comme un ashram. Peut-être serait-il plus pertinent de parler de la modification chrétienne du politique. Modification qui n’abolit pas l’objet propre qu’est la conduite de la Cité. Mais il s’agit plutôt des qualités requises de l’agent politique qui se veut fidèle à l’Évangile. C’est fort de ces qualités qu’il peut affronter tout l’espace voué au bien commun.
Faut-il rappeler cette page de l’Évangile (Mt 8, 5-13) où le Christ accueille un centurion, donc un militaire de l’armée romaine, qui vient le supplier de guérir son serviteur malade ? Loin de l’écarter en raison du métier des armes et de sa non-appartenance au peuple hébreu, le Seigneur proclame qu’il n’a jamais trouvé pareille foi en Israël. Ne peut-on pas discerner dans cet épisode la possibilité de mettre en cohérence, même difficile, le temporel et l’ordre de la charité ?
Le pape Léon XIV a livré aux fidèles ce 21 juin lors de l'Angélus une clé pour ne pas céder à la peur ou au découragement : cultiver une relation profonde avec le Christ par la contemplation et la proximité.
Léon XIV a encouragé les catholiques à témoigner de l’Évangile "même là où sa valeur n’est ni comprise ni acceptée", lors de l’angélus de ce 21 juin 2026. Introduisant la prière mariale depuis la place Saint-Pierre, le Pape a aussi assuré que la contemplation n’était pas réservée "aux moines et aux ermites" mais accessible à tous. Commentant l’Évangile de ce dimanche, Léon XIV a souligné que l’auteur, saint Matthieu, "écrivait à l’intention de communautés qui n’avaient pas la vie facile". "Elles devaient faire face à l’hostilité et aux persécutions, comme c’est le cas aujourd’hui encore pour de nombreux chrétiens en divers lieux du monde", a-t-il ajouté.
Le chef de l’Église catholique a fait remarquer à la foule qu’« aujourd’hui comme alors, cela coûte de rester fidèle aux enseignements de Jésus et d’annoncer sa Parole". Il a souhaité à tous de devenir "des hommes et des femmes capables de refléter la lumière de l’Évangile dans tous les milieux et dans toutes les situations de la vie, et d’en témoigner même là où sa valeur n’est ni comprise ni acceptée".
Ce message chrétien, pour le Pape, consiste à "répondre à la haine par l’amour, à l’arrogance par la douceur, au découragement par la persévérance". "Le monde en a tant besoin !", a-t-il lancé.
Pour vaincre la tentation de "succomber à la fatigue ou à la peur" et "ne pas baisser les bras", le successeur de Pierre a recommandé de cultiver "une relation intense" avec Jésus-Christ.
Dans cette méditation, Léon XIV a aussi affirmé que "contempler" n’était pas "une expérience exclusive, réservée à quelques saints ou aux moines et aux ermites". Il a formulé des recommandations pour vivre la contemplation : "préserver au milieu des obligations quotidiennes des moments de calme où nous nous mettons en silence devant Dieu pour écouter sa voix, lui confier nos joies et nos préoccupations, passer en revue notre vie avec Lui".
Message pour le dimanche 21 juin
Chers amis, chers frères et sœurs,
Ce lundi 22 juin, la proposition de loi sur la fin de vie revient pour une troisième lecture à l’Assemblée nationale. Cette loi envisage de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté en France. Depuis les premiers débats, nous, évêques de France, avons tenu à rappeler avec force qu’on ne prend pas soin de la vie en y mettant un terme, mais en l’accompagnant avec attention, jusqu’au bout.
La semaine dernière, le pape Léon a interpellé les parlementaires espagnols en ces termes : « La défense de la vie humaine n’est ni une question partielle ni un intérêt confessionnel : c’est un objectif de civilisation. Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence. […] La grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent la plus grande fragilité. »
Du 22 au 30 juin, jour du vote à l’Assemblée nationale, nous invitons les catholiques qui le souhaitent à s’associer à une neuvaine de prière pour la vie. L’intention lue à ce sujet lors de la prière universelle d’aujourd’hui la démarre. Huit autres intentions particulières ont été préparées pour les jours à venir. Nous pouvons les intégrer dans notre prière quotidienne, avec un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père. Qu’à l’aube de nouveaux débats, l’Esprit Saint éclaire les consciences et nous renouvelle dans l’espérance, pour que soit reconnue, protégée et respectée la dignité de toute vie humaine.
Seigneur, nous te prions pour nos élus, qui vont reprendre cette semaine leurs débats à propos de la fin de vie. Nous te demandons d’éclairer les consciences, pour qu’ils orientent notre pays sur le chemin de la vie et que soit toujours reconnue, protégée et respectée la dignité de toute personne.
Seigneur, nous te confions toutes les personnes qui, en ce moment, traversent l’épreuve de la fin de vie souffrante. Donne-leur force et consolation et permets que, sur ce chemin mystérieux, ils soient rejoints et aidés par des témoins de ton amour. Ouvre nos coeurs, pour que nous soyons attentifs à leur souffrance et sachions nous rendre disponibles pour les accompagner.
Seigneur, nous te présentons tous les soignants qui, dans les maisons de retraite ou dans les hôpitaux, prennent soin des personnes malades, âgées ou en fin de vie. Comble-les de tes grâces, pour qu’ils soient renouvelés dans la joie de ce service généreux.
Seigneur, nous te remettons toutes les personnes atteintes par une maladie incurable, qui ne voient plus le sens de leur vie et veulent y mettre un terme. Que ton Esprit Saint les visite et ravive en eux le goût de la vie malgré la douleur de l’épreuve qu’ils traversent. Aide-nous à être, auprès d’eux, des serviteurs de l’espérance.
Seigneur, nous te confions toutes les familles qui accompagnent un proche malade ou en fin de vie, en particulier celles qui sont découragées par cette situation. Toi qui donnas ta vie au Calvaire, donne-leur de goûter ta présence mystérieuse au coeur de leur souffrance. Qu’à leurs côtés, nous soyons des témoins de ton Coeur qui nous a tant aimés.
Seigneur, nous te demandons de venir réconforter toutes les personnes malades, âgées ou en fin de vie, que personne n’aide et qui souffrent d’une très grande solitude. Viens remplir leur coeur de ton amour. Que, par notre présence humble et offerte, ils sentent combien tu les aimes et découvrent que tu marches avec eux.
Seigneur, nous confions à ta miséricorde ceux qui meurent en ce jour, en particulier ceux qui vivent ce passage dans la solitude d’un hôpital ou de la rue. Nous croyons que tu les prends dans ton Coeur brûlant d’amour. Rends nos coeurs plus attentifs à la détresse de ces frères et de ces soeurs.
Seigneur, nous te remettons tous les défunts de nos familles, de nos paroisses, de nos communautés et ceux, inconnus, pour qui personne ne prie jamais. Nous croyons que ta miséricorde est sans mesure. Accueille-les auprès de toi, pour qu’ils puissent goûter la joie de la vie avec toi.
Seigneur, nous nous présentons à toi. Bien souvent, nous ne prenons pas soin de nos frères et soeurs malades ou en fin de vie. Ouvre nos yeux et nos coeurs, pour qu’en eux, nous sachions voir ton visage. Que ta grâce nous aide à être généreux, plus attentifs, plus disponibles. Fais de nous d’authentiques témoins de la vie.
La Servilie (Lescure-Jaoul)
Roselyne MARUEJOULS, son épouse; Muriel, Sophie, Virginie, ses filles et leurs conjoints; Malory, Louane, Ewan, Lény, Charlène, ses petits-enfants; ses frères, ses sœurs; Ses beaux-frères et belles-sœurs; et toute la parenté, ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Daniel MARUEJOULS, à l'âge de 79 ans.
Ses obsèques seront célébrées le jeudi 25 juin 2026, à 10h00 en l'église Notre Dame de l'Assomption de Lescure-Jaoul.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Frayssinet, avenue du Ségala à Rieupeyroux 12240 tél 05 65 65 60 09. Dépôt de condoléances sur https://rieupeyroux-pompesfunebres.fr/
Najac "Villevayre", Villefranche-de-Rouergue.
Huguette CONTIN, sa fille ; Patrice CONTIN et Ladan, Lizzie et Arnaud MONMAYOUX, Klélia ALAUX, Arcady ALAUX et Stéphanie, ses petits-enfants ; Matys et Aloïs, Alizéa, Aydan et Athénaïs, Laura et Sébastien, ses arrière-petits-enfants ; ses nièces et petites-nièces, Lydie SUBERVIE et toute la parenté ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Thérèse ALAUX née BAYSSIÈRE, survenu à l'âge de 94 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le jeudi 25 juin 2026, à 11h00, en l'église de l’Assomption de Villevayre, suivie de l'inhumation au cimetière du village.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Villefranche de Rouergue, Saint Gery
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Jeanine GRES, survenu le mardi 23 juin 2026, à l'âge de 69 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées 25 juin 2026 à 14h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de la crémation vendredi 26 juin 2026 à 11h45 au crématorium de Rodez.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Causse-et-Diège.
René, son époux ; Jacqueline et Patrice MANI, sa fille et son gendre ; Vincent et Céline, Amandine et Florian, ses petits-enfants, Charlotte, Ilona, Lia et Victor, ses arrière-petits-enfants ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Georgette COSTES née BESSIERES survenu le lundi 22 juin 2026, à l'âge de 83 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le jeudi 25 juin 2026, à 9h30, en l'église Saint-Loup de Causse-et-Diège, suivies de l'inhumation au cimetière de Saint-Loup (12700).
Registre de condoléances et visites libres de 9 heures à 17 heures à la chambre funéraire de Capdenac-Gare.
PF ROC Eclerc Figeac 05 65 50 00 57
Najac
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Thérèse VERDIER née DARDÉ, décédée le 22 juin 2026 à l'âge de 94 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 26 juin 2026 à 10h00 en l’église Saint-Jean de Najac, suivies de l’inhumation au cimetière de Najac. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Maleville
La famille DELHOM, FILHOL, a la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Eliette DELHOM, survenu à l'âge de 95 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le vendredi 26 juin 2026, à 9h30 en l'église Saint-Hilaire-et-Saint-Pierre de Maleville. Le présent avis tient lieu de faire-part et de remerciements. Chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Le 27 juin à 17h30 une conférence de Martin Dumont aura lieu dans l’auditorium du château de Bournazel : « Dieu n’est pas conservateur. Dieu est pour la justice » : le cardinal Marty, de l’Aveyron à Notre-Dame de Paris. Né au village de Pachins, dans la commune de Vaureilles, en 1904, François Marty fut curé de Bournazel de 1940 à 1943. En gravissant l'église, il est resté profondément enraciné dans ses origines aveyronnaises.
Le 26 mars 1968, il devient archevêque de Paris , un mois après la mort du cardinal Veuillot. Il est créé cardinal au consistoire du 28 avril 1969 avec le titre de cardinal-prêtre de Saint-Louis-des-Français. Participant aux conclaves qui ont élu le pape Jean-Paul Ier et le pape Jean-Paul II, il était connu comme un défenseur de la classe ouvrière et un leader de la mission de l'Église créant un « humanisme chrétien » pour dialoguer avec les athées français.
Martin Dumont est docteur en histoire, secrétaire général de l’Institut de recherche pour l’étude des religions (Sorbonne Université). Il travaille sur les relations entre la France et le Saint-Siège, de la Révolution française à nos jours, et sur la place du catholicisme français dans la société, et ses mutations, sur cette même période. Il a notamment publié Le Saint-Siège et l’organisation politique des catholiques français aux lendemains du Ralliement, 1890-1902 (Honoré Champion, 2012) et une synthèse destinée à un public large, La France dans la pensée des papes, de Pie VI à François (Cerf, 2018). Il prépare actuellement une biographie du pape Léon XIII.
Conférence :
samedi 27 juin à 17h30
Tarif conférence : gratuit.
Réservez votre place en ligne : www.chateau-bournazel.fr/reservations/
Adresse : Château de Bournazel, Place du Foirail 12390 BOURNAZEL
Le président de la République préside ce 23 juin la cérémonie d’entrée au Panthéon de Marc Bloch. Historien de métier, le juif républicain est surtout connu pour son "Étrange défaite" qui analyse les causes du désastre de 1940. Un ouvrage à lire : malgré ses limites, sa réflexion rappelle que l’histoire ne fait pas la morale et doit éviter tout manichéisme.
La panthéonisation d’un homme questionne évidemment sur son héritage et son actualité. Mais qui est Marc Bloch (1886-1944), qui doit être honoré sur la montagne Sainte-Geneviève ce mardi 23 juin ? Ou, plutôt, quel Marc Bloch choisit-on de mettre en avant ? Car le résistant est aussi un grand historien, et le juif républicain un professeur mû par le devoir, un chercheur du temps passé, un penseur du temps présent. Paradoxalement, le livre le plus connu de Marc Bloch est un ouvrage posthume publié en 1946 : L’Étrange défaite.
À chaud, l’auteur y analyse les causes de la défaite face à l’Allemagne nazie de juin 1940. Quelques mois plus tôt, le père de famille de 53 ans, qui n’est pas mobilisé d’office, s’engage dans l’armée pour défendre son pays. La France, à laquelle ses grands-parents et parents alsaciens ont choisi de rester fidèles après 1870. Marc Bloch prend quelques mois, entre juillet et septembre, pour décrire "le plus atroce effondrement de notre histoire" et essayer de comprendre.
L’entreprise peut paraître étonnante de la part d’un médiéviste, auteur des Rois thaumaturges, une étude presque anthropologique de la guérison des écrouelles par les rois capétiens, rite monarchique par excellence. Encore moins lu, et pourtant déterminant d’un point de vue académique, La Société féodale, dans lequel sont disséqués les liens de dépendance et les classes sociales du Moyen Âge. Un maître livre éclipsé par L’Étrange défaite. L’historien ne se désintéresse effectivement pas de l’actualité, et explique même que "sans se pencher sur le présent, il est impossible de comprendre le passé".
Initialement, l’ouvrage est d’ailleurs "témoignage". Lors de la publication du manuscrit, le fils de Marc Bloch, Étienne, essayera de faire renoncer au titre finalement choisi qui lui semble "trop programmatique" d’après l’historien Peter Schöttler. Le professeur commence par une "Présentation du témoin", un exercice rare pour l’humble serviteur de la vérité historique. Il y rappelle ses origines juives, même s’il ne pratique pas, qui lui vaudront de subir les lois de Vichy. Il finira la guerre dans la Résistance, avant d’être abattu par la Gestapo le 16 juin 1944.
S’ensuit "La déposition du témoin". Quelles peuvent donc être les raisons d’une pareille déconfiture de la France. Le maréchal Pétain accuse les hommes politiques des années 1930, en particulier ceux du Front populaire. Marc Bloch parle surtout du monde militaire, de l’État-major, jusqu’à mettre en cause "l’incapacité du commandement" des chefs, la bureaucratie… Dans sa troisième partie, pour éviter toute caricature, il fait un "examen de conscience d’un Français", celui de sa génération.
Le futur résistant ne s’arrête pas là et établit, d’après l’historien Michel Winock, une "sociologie politique de la défaite : les excès du parlementarisme, la monopolisation des grands corps de l’État par les fils de notables [...], le pacifisme généralisé, l’aveuglement face au danger extérieur, […] les œillères du syndicalisme ouvrier et du syndicalisme des fonctionnaires," (L’Histoire, n° 535, septembre 2025). Les "invraisemblables contradictions du communisme français" sont aussi analysées par Marc Bloch.
On le voit, l’auteur n’est pas manichéen mais développe une réelle analyse où se mêlent passé et présent en vue de préparer l’avenir. Manque cependant un élément, d’après Michel Winock, "le rôle de la contingence, de l’imprévu, de l’improvisation d’un chef de guerre". Celui qui va entrer au Panthéon n’est pas parfait. Que son ouvrage le plus lu soit L’Étrange défaite renseigne autant sur lui que sur nous.
« Le monde tourne, la croix demeure », disent les Chartreux, pour signifier combien les réalités de ce monde sont fugitives, quand celles du Ciel constituent un point d’ancrage solide car éternel. Mais la clef pour y entrer, c’est la Croix du Christ. Une clef qui livre également le sens du récent voyage de Léon XIV en Espagne, trois mois avant sa venue en France.
Inaugurant au-milieu de ces six jours la tour principale de la Sagrada Família à Barcelone – celle de Jésus-Christ –, le Souverain pontife s’est en effet livré à une très belle méditation sur ce cœur de la vie chrétienne qu’est la croix. Cœur parfois escamoté, car considéré comme trop exigeant. Mais cœur sans lequel le christianisme est vidé de son contenu, et devient un vague spiritualisme sans consistance ni prise sur la réalité.
« Pourquoi craindre que l’éternité imprègne le quotidien ? », a ainsi interrogé le Pape. Au fil de ses discours, il n’a pas craint d’aborder de front et avec foi les problématiques les plus brûlantes du moment : identité culturelle, respect de la vie, racines chrétiennes, ou encore immigration. Sans pour autant céder à la facilité ou à la tentation de plaire : le rôle et la mission de l’Église est annoncer la foi et même d’« évangéliser » le migrant…
De cette manière, la croix devient non plus seulement un affreux supplice, mais la principale source d’espérance pour notre monde. « En contemplant la tour de Jésus-Christ, a affirmé le Pape dans son homélie à la Sagrada Família, élevons vers Lui notre regard, vers Celui qui seul nous révèle la vérité de Dieu et la vérité sur nous-mêmes. (…) La tour de la Croix devient alors l’étendard de la charité, car Dieu nous aime ainsi, transformant un instrument de mort en signe d’espérance. »
À Barcelone, il est prévu que cette croix de Jésus-Christ dominant la basilique la plus haute du monde brille désormais dans la nuit, comme un phare pour éclairer les ténèbres. Commentant cette image saisissante, Léon XIV a ainsi remis l’Église au centre du village, au propre comme au figuré.
Au sens premier, en rappelant que la principale fonction d’une église est d’assurer le culte et la « louange de Dieu » – quand ailleurs, des manifestations les dénaturent –, ou encore en enjoignant les catholiques à faire de l’accueil et de la formation des baptisés adultes la « règle de la mission ». L’espérance n’est pas une vertu passive…
Mais le Pape a aussi remis les pendules à l ‘heure en plaçant au cœur de la vie publique, devant les parlementaires espagnols, la dignité de la personne. C’est la base de la civilisation, a-t-il souligné. Pour lui, c’est le respect de cette dignité inviolable du début à la fin de la vie qui seule, permettra le « renouveau moral » attendu. Le message vaut aussi de l’autre côté des Pyrénées : on ne peut pas protester légitimement contre la corruption morale de la justice et de la société, tout en permettant l’élimination des enfants à naître ou des vieillards en fin de vie.
Ces prescriptions espagnoles, administrées avec tact et fermeté, seront-elles également réitérées en France, la prochaine destination européenne de Léon XIV ? Quelques jours avant sa venue, le 14 septembre, la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix rappellera à bon escient cet adage : Ô Crux ave, spes unica – « Salut, ô Croix, [notre] unique espérance »…
Lors d’une naissance peut surgir la question de la transmission de repères religieux. Qui sont ces parents qui viennent dans les paroisses demander le baptême pour leurs enfants ?
Dans la petite salle paroissiale de Chaillé (Vendée), village surplombant le vaste marais poitevin, une trentaine d’adultes écoutent Daniel, Cathy et Céline. Nous sommes un frais samedi d’avril 2026 et, dans quelques semaines, ces parents porteront leur enfant vers l’autel pour qu’il y reçoive le sacrement du baptême.
Parler du baptême, Cathy sait faire. Responsable interdiocésaine de la Fraternité missionnaire de la Plaine et de Sainte-Thérèse, elle s’occupe de la préparation au baptême depuis plus de 20 ans dans sa paroisse vendéenne de Luçon. « Dans ce groupe, certains parents sont dans une démarche de transmission active de la foi, explique-t-elle. Ceux-là ont une foi très intime. »
La plupart, pourtant, ne sont pas des habitués de la paroisse. Mais ils sont bien là et vivent la matinée avec beaucoup de profondeur. Après un premier échange en groupe sur ce que l’arrivée de leur enfant suscite en eux, les parents sont invités à s’exprimer directement sur Dieu. Très vite, l’idée de la transmission surgit.
« Je crois que Dieu est en chacun de nous, lance François, 35 ans et père d’un petit Maël de 10 mois. J’espère pouvoir transmettre à mon fils les valeurs qui sont celles portées par ma foi. Je pense que cela l’aidera à se tenir debout face aux difficultés qu’il rencontrera, que cela éclairera son chemin. Je souhaite l’éveiller à quelque chose de plus grand que moi. »
Marie explique qu’elle veut « essayer d’emmener (son enfant) vers la croyance, dans les valeurs et les idées que l’Église défend ». À l’autre bout de la salle, une autre Marie, engagée dans la paroisse, témoigne de sa foi : « Je souhaite que la foi puisse orienter la vie de ma fille, tout en lui laissant sa liberté. La foi est mon chemin de vie, et je souhaite qu’elle puisse emprunter ce même chemin, car elle y trouvera le bonheur. »
Chacun à son tour, les adultes viennent présenter symboliquement leur enfant au Seigneur, en se déplaçant devant une icône et en y déposant une bougie. Puis, des passages d’Évangile sont lus et les parents sont invités à réagir aux paroles qui les touchent. Chacun joue le jeu. « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Romains 8, 14) est le verset choisi par François. « Il résume pour moi ce que veut dire “transmettre”. Ce sont les valeurs de partage, de respect, de courage qui ont construit l’humanité. Et il nous faut l’espérance pour faire face aux craintes que peut inspirer l’avenir ».
Pour Cathy, ces parents plus ou moins pratiquants ne sont pas venus pour rien : « S’ils sont là, résume-t-elle, c’est qu’ils veulent quelque chose pour leur enfant. Le baptême est un “plus” qu’ils ressentent. »
Dans la paroisse de la Trinité, à Paris (IXe), une cinquantaine de familles demandent le baptême pour un tout-petit chaque année. Pour certaines d’entre elles, la démarche répond à une tradition familiale, à la volonté de transmettre une culture religieuse. « Certains reconnaissent être dans la curiosité et le questionnement », explique Emmanuelle, responsable avec son mari, Vincent, de l’organisation des sessions de préparation au baptême.
Cependant, ces familles sont aussi en quête de sens, qui vient avec le bouleversement qu’entraîne la naissance de leur enfant. « Les parents ont le désir profond de bien lancer leur enfant dans la vie, reprend-elle. Comme tous ceux qui veulent le meilleur pour leur enfant, ils ont envie de le protéger. Ils se disent que, si Dieu existe, le baptême assurera cette protection. »
Bruno Felgeyrolles, prêtre coopérateur de la paroisse Saint-Louis à La-Roche-Sur-Yon (Vendée), va même plus loin : « Les parents sont persuadés qu’ils demandent une bénédiction de Dieu. Devant le mystère de la vie, ils sentent qu’il y a quelqu’un au-dessus, que leur enfant est un don de Dieu, et que la vie a un sens. »
Pour ces nouveaux parents, qui n’ont eux-mêmes parfois pas reçu une grande éducation religieuse, faire baptiser leur enfant revient à combler un vide. « Leurs parents ont pensé les laisser libres en les laissant choisir plus tard, explique Emmanuelle. En réalité, n’ayant pas eu les clés pour exercer ce choix, ils n’ont pas pu exercer cette liberté. C’est pourquoi cette génération espère aujourd’hui semer quelque chose chez leurs enfants. » Et elle l’exprime de diverses manières : « donner une force à mon enfant », « des clés pour avancer », « une chance », « des repères solides dans un monde en pleine mutation », etc.
En demandant le baptême pour leur progéniture, ces familles montrent aussi leur attachement à la religion. Pour Laurent Ghirardotti, responsable de la préparation au baptême de la paroisse Saint-Nicolas-des-Champs à Paris (IIIe), « derrière chaque demande de baptême de tout-petit, il y a toujours un lien avec la foi, avec ou sans pratique sacramentelle : ça peut-être l’existence d’un grand-parent très croyant ou bien une évidence dans le cœur de l’un des parents ».
Ainsi, chez Jean-Marie et Sandrine, c’était un point non négociable pour Jean-Marie. « Cela allait de pair avec notre mariage à l’Église, et je voulais aussi que, par ce cheminement, mon épouse adhère au projet religieux de la famille. »
D’autres ont vécu une expérience spirituelle qui les a mis en mouvement. « Nous avons accompagné un père qui, après avoir été guéri de son alcoolisme lors d’une soirée de prière pour les malades organisée dans la paroisse, a souhaité faire baptiser sa fille », indique Laurent Ghirardotti.
Lorsqu’un des parents se convertit, le baptême de l’enfant est la continuité du chemin initié. Clémence, 34 ans, paroissienne de Notre-Dame-des-Champs, a été baptisée il y a deux ans. « Après ma conversion, j’ai voulu faire baptiser ma fille très tôt, car j’ai eu tout de suite envie de transmettre cette foi toute neuve à ma fille, ce que mes parents ne m’avaient pas donné. En fait, j’ai compris que les sacrements sont un cadeau que Dieu nous fait. » C’est même « le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à son enfant, renchérit Sandrine, elle aussi convertie après être devenue mère. Après, n’oublions pas d’ouvrir ce cadeau ».
C’est bien ce que pense Emmanuelle, qui ne manque pas de conseiller les parents en fin de parcours. « Je les encourage à poursuivre leur démarche de transmission par divers moyens, explique-t-elle. Oser entrer souvent dans une église avec ses enfants, acheter des livres de prière adaptés à chaque âge, etc. » Elle leur parle aussi de l’importance d’approfondir leur propre foi, en créant des liens avec leur paroisse.
« Certains parents comptent également sur les écoles catholiques pour faire grandir leurs enfants dans la foi », ajoute Bruno Felgeyrolles. Pour Marie, c’est bien sa vie de prière qui lui permettra cette transmission. « On le voit déjà avec mon mari. Quand on se met à prier, notre fille de 11 mois s’arrête. Au signe de croix qu’elle nous voit faire, elle se rend compte qu’il se passe quelque chose. En pratiquant notre vie de foi comme nous le faisions auparavant, en l’entourant de lieux et de personnes croyantes, elle aura l’occasion de découvrir et d’exprimer sa foi en grandissant. »
Villefranche, vendredi 19 juin 2026
Bonjour à toutes et à tous,
L’Eglise, un peuple en marche. C’est le titre de l’édito publié dans Eglise en Rouergue et signé d’Aude Bauguin, déléguée à la communication du diocèse. A lire en page actus.
Proposition d’une neuvaine de prière du 21 au 29 juin 2026, avant le vote à l’Assemblée nationale du 30 juin. La proposition de loi sur la fin de vie revient pour une troisième lecture à l’Assemblée nationale. La Conférence des évêques de France nous invite à prier pour éclairer la réflexion des élus. A méditer en page actus.
C’était un moment de fête et de recueillement, dimanche 14 juin, en la collégiale Notre-Dame. Entourés de leurs familles et de la communauté paroissiale, une douzaine d’enfants ont vécu une étape importante de leur parcours de foi en recevant leur première communion. Article et images en page actus.
« Church 7 » : les Églises catholiques du G7 appellent à « construire des ponts pour la paix ». Mgr Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France fait un constat alarmant de la situation au Moyen-Orient. A lire en page actus.
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Dans la presse chrétienne, à lire ci-dessus : Loi sur la fin de vie: l'échec d'un consensus ** Les miracles ne remplacent pas le mystère ** Empiler des briques ou apporter sa pierre ** Cardinal Pizzaballa : «En Terre sainte, la violence semble être devenue le premier langage» ** École catholique : la liberté rognée ?
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 21 au 29 juin 2026 : Fin de vie : neuvaine de prière du 21 au 29 juin 2026, avant le vote à l’Assemblée nationale du 30 juin
28 juin 2026 : Collecte du denier de Saint Pierre : aidons le Pape dans sa mission. Clic pour plus d'infos
Du 26 juin au 6 juillet 2026 : 15e édition de la Nuit des églises. Clic pour plus d'infos
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 Monteils
Vendredi 10 juillet Clôture des festivités des 150 ans du couronnement de la statue de Notre-Dame de Ceignac. 13h : arrivée des jeunes du pélé VTT et de leurs accompagnateurs. 14h : spectacle de la troupe Trucaluna sur la vie du père Marie-Antoine de Lavaur : entrée libre et gratuite, dans la mesure des places disponibles. 15h : messe présidée par Mgr Meyer
Du jeudi soir 16 juillet au jeudi matin 23 juillet : Retraite à l’accueil Saint-Joseph, proposée par les sœurs de l’Institut Saint-Joseph. Animation : père Bernard Ladet (prêtre diocésain), sœur Agate Delpech, Isabelle Lacheret (liturgie) ; thème : « Vivre en Christ nos périodes difficiles, à la lumière des prophètes, des psaumes de l’exil à Babylone, et surtout du mystère pascal ». Inscriptions auprès de Natalia Gridina : tél 05 56 87 14 90 ou accueilsaintjoseph@outlook.com
Du 25 au 26 juillet 2026 : 10e anniversaire de commémoration de l'assassinat du Père Jacques Hamel. Clic pour plus d'infos
2 août 2026 : Vézelay accueille le Jubilé franciscain
Pèlerinage diocésain à Lourdes du 21 au 24 août 2026
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.