Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
A chacun de vous, je souhaite courage et force pour le service du bien commun.
En cette fête de Pâques, l’évêque adresse à tous les Aveyronnais un message de paix et d’appel à la fraternité.
Avec les chrétiens de l’Aveyron, je souhaite à tous et à chacun de joyeuses fêtes de Pâques…
Partout dans le monde, les chrétiens fêtent avec gravité la résurrection du Christ… Et ils se rappellent les oppositions farouches et le déchaînement de violence qu’a pu susciter la prédication d’un Royaume de Paix où les petits et les pauvres sont accueillis et reconnus.
Cette Lumière d’un printemps de renouveau, nous souhaitons qu’elle soit le visage d’un avenir ouvert, où chacun peut trouver sa place et donner le meilleur de lui-même. Le week-end de Pâques nous donne l’occasion de nous arrêter un peu, d’aller les uns vers les autres, avec une attention particulière — souhaitons-le — pour les plus démunis. C’est aussi cela, la résurrection : risquer le pardon ; laisser advenir du neuf dans nos relations ; désirer et construire concrètement la Paix ; cultiver patiemment une qualité de présence qui nous révèle la secrète espérance de nos existences si fragiles.
Cette Lumière, nous souhaitons qu’elle dissipe les ténèbres vertigineuses de la violence. La guerre par morceaux dénoncée par le Pape François s’étend un peu partout. Les fragiles équilibres de l’ordre international sont rompus.
La force de la loi a reculé devant la loi de la force. Dans ces conflits qui nous échappent, les dimensions économiques, politiques et religieuses sont intriquées, dénaturées, instrumentalisées. Cette guerre d’usure multiforme est d’autant plus redoutable que la robotisation met à distance l’acte de donner la mort. On parle de « frappes » comme on parlait de « guerre propre », il y a 30 ans… On finirait par oublier les familles décimées, les personnes handicapées à vie, les maisons détruites, les villages rasés, les enfants orphelins…
Cette Lumière, nous souhaitons qu’elle se lève aussi, plus forte que le désenchantement, dans nos sociétés occidentales et dans notre Aveyron. Je pense aux enfants et aux jeunes qui comptent sur nous pour dessiner un horizon d’espérance et de fraternité. A l’issue de la période électorale que nous venons de traverser, je félicite les maires de nos communes pour leur élection et présente tous mes encouragements aux équipes municipales, dans la diversité de leurs composantes. L’Église catholique en Aveyron soutient ardemment cette qualité d’engagement politique qui œuvre localement au bien commun, si précieux pour la jeunesse, le développement du territoire et l’accompagnement des personnes en situation de fragilité.
A chacun de vous, je souhaite courage et force pour le service du bien commun.
✠ Luc MEYER
Dimanche 29 mars, messe des Rameaux, Collégiale Notre-Dame, Villefranche
Lundi 30 mars, Messe chrismale en la cathédrale Notre-Dame, Rodez
Lanuéjouls, Brandonnet, Villefranche-de-Rouergue, Toulonjac, Arches.
M. Henri Moly, son époux ; Jacques et Annie, Pierre et Fabienne, Marie-Hélène et Thierry, Patrick et Marie, ses enfants ; Camille ; Loïc et Louise, Marion et Aymeric, Anaïs, Mathieu, Lucien et Claudia, Marius, ses petits-enfants ; Léane, son arrière petite-fille, parents et amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
Mme Marinette MOLY née BOUBY, survenu à l'âge de 90 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 7 avril 2026, à 14h30, en l'église Saint-Baudile de Lanuéjouls, suivies de l’inhumation au cimetière de Brandonnet.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/Chambre funéraire, fleurs
Villefranche-de-Rouergue, Rodez
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons la disparition de Madame Suzette LAGARRIGUE née GADÉ, décédée le 31 mars 2026 à l'âge de 84 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mardi 7 avril 2026 à 14h00 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Rue de la Penderie à Rodez.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Toulonjac, Savignac, Flavin
Bernard ROSSIGNOL, son époux ; Alain (†), Francis et Anita, Claude, Guy, ses fils et sa belle-fille ; Cindy et Manu, Damien et Aurélie, Élodie et Vincent, Valérie et Xavier, ses petits-enfants ; Océane, Loèvan, Romane, Manon, Nolan, Lowen, Wénaêl, Lorenzo, Jade, ses arrière-petits-enfants ; Robert et Yvonne LORTAL, son frère et sa belle-sœur, parents et alliés ont la douleur de vous faire part du décès de
Madame Éliette ROSSIGNOL née LORTAL-ANDURAND, survenu dans sa 89ème année.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 8 avril 2026, à 14h30, en l'église Saint-Michel de Toulonjac, suivie de l'inhumation au caveau familial.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Villefranche-de-Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Sœur Germaine Gibert, à l'âge de 89 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées jeudi 9 avril 2026 à 10h3 en la chapelle Sainte-Claire, 7 rue du Couvent Sainte-Claire à Villefranche-de-Rouergue, suivies de la crémation, jeudi 09 avril 2026 à 13h30, au crématorium de Capdenac-Gare.
Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Plus de 21 000 baptêmes d'adolescents et d'adultes seront célébrés en 2026 à Pâques, soit 17 400 de plus qu'il y a cinq ans. Un renouveau qui aide l'Église à quitter ses vieux vêtements.
« La lumière est revenue de manière assez inattendue. » Curé de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, le père Jean-Luc Mairot est assis dans son bureau à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). « Quand les scandales des abus ont été révélés, nous nous sommes dit que tout était foutu », poursuit-il. Mais voilà qu'à partir de 2021, l'année de la publication du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase), le nombre de jeunes adultes qui demandent le baptême croît soudainement en France.
De 3 600 en 2021, ils passent à plus de 21 000 en 2026 – 13 000 adultes et 8 000 adolescents. Sans compter les confirmants, de plus en plus souvent des jeunes adultes baptisés enfants et n'ayant pas pratiqué ensuite : ils étaient plus de 11 000 en 2025, contre 4 000 en 2022. La traversée du désert toucherait-elle à sa fin ? « Je comprends ce renouveau comme une réponse de Dieu. Comme s'il nous disait : Maintenant que la maison est plus sûre, je vous envoie du monde », interprète Geoffroy de Marsac, curé de Talence, près de Bordeaux (Gironde).
L'effondrement des baptêmes d'enfants, qui ont diminué de moitié depuis l'an 2000, ou la quête de sens accrue des jeunes, ne peuvent expliquer à eux seuls le phénomène. Ce dernier est d'autant plus spectaculaire que les églises se vidaient depuis des décennies. Son ampleur, sa soudaineté et les expériences mystiques dont témoignent les convertis bouleversent ceux qui les accueillent.
« Croire, par principe, que Dieu agit, et l'observer de ses yeux, c'est très différent », confie Marie-Pierre Talabot, 60 ans, accompagnatrice de catéchumènes à la paroisse Saint-Étienne-du-Mont, à Paris. Devant la diversité des origines sociales et religieuses de ces derniers, une expression biblique revient dans la bouche des fidèles : « Le vent souffle où il veut » (Jn 3, 8). Les prières de celles qui, aujourd'hui grands-mères, se désolaient du rétrécissement de l'assistance dominicale semblent avoir été exaucées.
Le sentiment est unanime, c'est une grande joie. Et après ? « Il faut aller au-delà et se poser des questions plus profondes », estime Isabelle de La Garanderie, membre du bureau du concile provincial d'Île-de-France. Engagée depuis janvier 2026, cette vaste consultation de l'ensemble des diocèses franciliens a pour ambition « de déterminer comment mieux accueillir les catéchumènes et néophytes ( fidèles venant d'être baptisés, ndlr), mais aussi comment les accompagner dans la durée. Le troisième enjeu est la manière dont nous-mêmes sommes transformés », complète Isabelle de La Garanderie.
Les différentes assemblées conciliaires ont jusqu'à l'été 2027 pour rendre le résultat de leurs travaux – très attendu par les autres diocèses de France.
Car les nouveaux arrivants ne laissent pas l'Église indemne. Leur soif de spiritualité, de vérité et de fraternité met en lumière les manquements d'une institution vieillissante, et suscite à son tour une véritable conversion des catholiques qui les accueillent.
« Nous avions pris l'habitude de nous lamenter sur nos difficultés, alors qu'autour de nous il y a une attente incroyable », relève Mgr Alexandre de Bucy, évêque d'Agen (Lot-et-Garonne). Tandis que nombre de catholiques se considéraient à l'écart de la société moderne, certains prennent soudain conscience qu'ils sont les détenteurs d'un trésor qu'il leur revient de transmettre. La façon dont les catéchumènes affichent leur foi de manière décomplexée fait aussi évoluer les mentalités. « Pour eux, elle n'est pas réservée au domaine privé », observe Mgr de Bucy.
La vie des paroisses évolue de la gestion des affaires courantes à la priorité mise sur l'accueil des nouveaux et l'évangélisation. « Nous avons pris conscience que, peut-être, des personnes autour de nous vivent les mêmes expériences que nos catéchumènes », relève le père Jean-Luc Mairot. Dans des communautés chrétiennes souvent assez uniformes, les nouveaux venus apportent un vent de fraîcheur. « Rien que par leur manière d'être et de s'habiller, ils bousculent l'ambiance un peu bourgeoise de nos paroisses », apprécie le père Basile Dumont, vicaire de Talence chargé des catéchumènes.
En 2026, 34 % des ceux qui se préparent au baptême sont issus de la catégorie sociale des ouvriers, techniciens et employés. « Les nouveaux venus me font réfléchir à notre ouverture. Nous sommes des petits cercles de copains cathos qui se connaissent depuis l'enfance », confie Pia, pratiquante à Paris. Briser l'entre-soi, présent notamment dans les paroisses de centre-ville, est une condition de l'intégration. « La mondanité est une des maladies spirituelles qui les choque », confirme Guillaume-François Saling, accompagnateur de catéchumènes à Talence. Auteur de Pour toi qui demandes le baptême (Éd. de l'Emmanuel) , lui-même a reçu le sacrement à 21 ans.
Jésus, par Jean-Christian Petitfils, Fayard, 2011, réédité au Livre de Poche, 2013, 28 €.
Dictionnaire amoureux de Jésus par Jean-Christian Petitfils, Éditions Plon, 2015, 11 €.
Dans son message pascal avant sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, "à la ville et au monde", le Pape s'est adressé à un monde fracturé par les guerres et la violence, rappelant que la force par laquelle le Christ est ressuscité «repousse l’instinct de vengeance». En appelant à se convertir à la paix du Christ, le Saint-Père a annoncé une veillée de prière pour la paix le 11 avril prochain dans la basilique Saint-Pierre.
Le premier message pascal du Pape Léon XIV était très attendu depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, là où il y a onze mois le pape américain s'était présenté au monde avec ces premiers mots: «La paix soit avec vous!». «Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine» a lancé le Souverain pontife aux fidèles.
C'est bien Dieu lui-même qui est la puissance de résurrection de son fils, «Amour qui crée et donne la vie, Amour fidèle jusqu’à la fin, Amour qui pardonne et rachète». Cette victoire de la vie sur la mort nous interoge sur cette force, et le Pape d'expliquer combien cette force était opposée à la violence et à l'esprit de vengeance qui déchirent le monde. Cette force, « totalement non violente (...) est plus semblable encore à celle d’un cœur humain qui, blessé par une offense, repousse l’instinct de vengeance et, rempli de pitié, prie pour celui qui l’a offensé».
Le tombeau vide nous place face à notre liberté, a poursuivi Léon XIV, invitant à se laisser émerveiller par le Christ. Avant de lancer un appel vibrant et fort aux responsables qui alimentent les conflits aujourd'hui: «Que ceux qui ont des armes en main les déposent ! «Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! » Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !»
Le Pape a également déploré combien «nous nous habitions à la violence», regrettant un esprit de résignation qui mène à l'indifférence. «Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que chacun ressent pourtant».
«La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur !» a encore lancé le Pape depuis la loggia, annoncçant à ce titre avoir convoqué une veillée de prière pour la paix dans la basilique Saint-Pierre, le 11 avril prochain.
Reprenant les mots de François qui avait, depuis Lampedusa (où il se rendra le 4 juillet prochain) dénoncé «la mondialisation de l'indifférence», Léon XIV a exhorté, en ce jour de fête, à abandonner «toute volonté de querelle, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur pour qu’il accorde sa paix à ce monde endeuillé par les guerres et marqué par la haine et l’indifférence qui nous font nous sentir impuissants face au mal».
Avant sa bénédiction apostolique, le Saint-Père a adressé ses vœux aux fidèles en dix langues: l'italien, l'anglais, le français, l'espagnol, le portugais, l'allemand, l'arabe, le chinois, le polonais et le latin.
Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Eglise et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Eglise nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.
Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.
Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.
Le pas à pas s’accompagne du mouvement progressif de la méditation qui nous invite à faire mémoire du chemin accompli par Jésus lui-même. L’Evangile est le fondement de cette méditation qui appelle le pèlerin à une découverte progressive de la miséricorde du Père, en même temps qu’il est invité en contemplant Jésus anéanti sous les coups de la Passion, à reconnaître en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanité.
Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père.
La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville.
Le Chemin de la croix n’est pas un acte de sadomasochisme, il est l’unique qui vainc le péché, le mal et la mort, parce qu’il débouche sur la lumière radieuse de la résurrection du Christ, en ouvrant les horizons de la vie nouvelle et pleine. C’est le Chemin de l’espérance et de l’avenir. Celui qui le parcourt avec générosité et avec foi, donne espérance et avenir à l’humanité. Il sème l’espoir.
1e station : Jésus est condamné à mort
2e station : Jésus est chargé de sa croix
3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix
4e station : Jésus rencontre sa Mère
5e station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
6e station : Véronique essuie la face de Jésus
7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
11e station : Jésus est attaché à la croix
12e station : Jésus meurt sur la croix
13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
15e station : avec Marie, dans l’ espérance de la résurrection
Traditionnellement les Chemins de croix comptent 14 stations, aujourd’hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.
À sa sortie de la Villa Barberini de Castel Gandolfo, le Pape s’est approché des nombreux journalistes venus l’attendre au terme de sa journée de repos hebdomadaire et a renouvelé son appel à la paix pour le temps de Pâques.
«La Semaine Sainte est marquée par la célébration de Pâques, qui devrait être le moment le plus saint et le plus sacré de l'année. C'est un temps de paix, un temps de recueillement». Léon XIV s’adresse aux nombreux représentants de la presse qui l’attendent à la sortie de la Villa Barberini, la résidence pontificale de Castel Gandolfo, pour renouveler un appel à la paix. «Dans le monde, en de nombreux endroits, nous sommes témoins de tant de souffrances, de tant de morts, même d'enfants innocents. Nous appelons sans cesse à la paix, mais malheureusement, tant de personnes cherchent à promouvoir la haine, la violence et la guerre», dit le Saint-Père, avant de poursuivre: «Je lance un nouvel appel ce soir, invitant tous les chrétiens en particulier à vivre ces jours en reconnaissant que le Christ est aujourd’hui encore le crucifié. Le Christ souffre encore, aujourd'hui dans les innocents, dans ceux qui souffrent de la violence, de la haine et de la guerre. Prions pour eux, pour les victimes de la guerre. Prions pour qu'une paix nouvelle et renouvelée puisse véritablement advenir et donner une vie nouvelle à tous». Lorsqu’un journaliste lui demande s’il espère une trêve pascale, le Pape répond qu’il prie pour cela, «mais rien n'indique pour l'instant que la guerre prendra fin avant Pâques».
Interrogé sur un éventuel message qu’il souhaiterait adresser aux dirigeants d’Israël et des Etats-Unis, le Souverain pontife détaille: «On m'a dit que le président Trump a récemment déclaré vouloir mettre fin à la guerre. J'espère qu'il cherche une issue. J'espère qu'il cherche un moyen de réduire la violence et les bombardements, ce qui contribuerait grandement à apaiser la haine qui se propage et ne cesse de croître au Moyen-Orient et ailleurs. Je continue donc d'appeler tous les dirigeants du monde à la table des négociations, à dialoguer. Cherchons des solutions aux problèmes, cherchons des moyens de réduire la violence que nous encourageons, afin que la paix –surtout à Pâques– règne dans nos cœurs».
Informés du fait que Léon XIV portera la Croix à toutes les stations du Chemin de Croix vendredi soir 3 avril au Colisée, les journalistes demandent au Pape la signification de ce choix: «J’y ai été invité, et je pense que ce sera un signe important car, pour ce que représente le Pape comme chef spirituel dans le monde d’aujourd’hui. C’est cette voix qui affirme que le Christ souffre encore, et je porte moi aussi toute cette souffrance dans mes prières. J’invite toutes les personnes de bonne volonté, toutes les personnes de foi, à cheminer ensemble, à marcher avec le Christ qui a souffert pour nous, pour nous donner le salut, et à œuvrer pour la paix».
Avant de saluer la foule nombreuse présente, parmi laquelle figurait le maire d'Albano, le Pape a été interrogé sur ses attentes concernant son voyage en Espagne prévu en juin prochain: «La foi, beaucoup d'amour, l'hospitalité et un accueil chaleureux». «Je me rends en Espagne depuis plus de 40 ans et j'y ai toujours trouvé un peuple d'une grande foi et de grande bienveillance», a déclaré Léon XIV, espérant pourvoir «célébrer tout cela également lors de cette visite».
TÉMOIGNAGES - Depuis l’Ukraine, le Liban, Israël ou la Palestine, ces chrétiens s’apprêtent à célébrer la Résurrection sous les bombes.
Pour Pâques, Serhii aimerait rendre visite à ses parents. Mais dans l'est de l'Ukraine, « la guerre rend tout trop incertain pour faire des plans », souligne le quadragénaire, qui se définit comme « orthodoxe allant rarement à l'église ». À Lviv, où il vit depuis 2022, des drones volaient au-dessus des têtes deux jours auparavant. « Aujourd'hui, personne n'essaie de me tuer, donc ça va bien ! », ironise-t-il. Derrière la boutade, la tension mêlée d'épuisement est palpable.
Co-fondateur de l'ONG Evum, qui vient en aide à 182 enfants atteints du cancer, Serhii passe de longues journées de travail enfermé dans ses bureaux. « Je ne sors presque jamais, si bien que mes voisins s'inquiètent de comment je vis. Ceux du premier étage m'apportent de la soupe, une fois par semaine. Ceux du cinquième, du pain et de l'eau. » Alors si une chose est sûre, c'est qu'à l'occasion de Pâques, le dimanche 12 avril pour les orthodoxes, il va se débrouiller avec son équipe pour leur apporter quelques menus cadeaux : saucisses, bière, fruits, douceurs…
La situation est plus calme à Novosselytsia, au sud-ouest de l'Ukraine, où vit Marina. Cependant, si la jeune femme, orthodoxe elle aussi, prévoit de rendre visite à ses proches pour Pâques, elle ne peut s'empêcher de souligner l'absence de ceux, nombreux, qui ont fui à l'étranger. Certes les célébrations traditionnelles sont maintenues dans les églises, mais « on ne les ressent plus comme avant ».
« L'inquiétude est constante et cela influence l'état émotionnel avec lequel nous accueillons Pâques, confie-t-elle. Dans les circonstances actuelles, cette fête n'est plus pour moi seulement associée à la tradition mais à l'espérance. La joie, plus retenue, est aussi plus consciente. »
Dans le sud de Beyrouth, au Liban, c'est à la maison que Maryana se prépare à fêter Pâques. La jeune fille de 24 ans a pourtant l'habitude de participer aux activités d'église, côté catholique avec sa mère comme côté protestant avec son père. « Pas seulement à Pâques, d'ailleurs, même si cette année la souffrance de Jésus entre directement en écho avec ce que nous vivons », glisse-t-elle. Mais sans voiture, avec l'augmentation du prix du ticket de bus et des routes dangereuses, il y a de fortes chances pour que la journée se passe en famille.
Foi en la résurrection, joie d'être ensemble… Jean-Baptiste perçoit tout cela plus intensément en même temps qu'il fait « l'expérience, concrète mais aussi spirituelle, de la guerre ». Ce jeune Français, catholique, est de passage au Liban avec Hortense, sa femme, pour prêter main-forte à Aide à l'Église en détresse ainsi qu'à d'autres ONG.
photo : Célébration du dimanche des Rameaux dans un abri souterrain à Tel Aviv (Israël), par le Vicariat Saint-Jacques, une communauté de langue hébraïque au sein de l’Église catholique en Israël.
Tout juste de retour d'un convoi, aussi humanitaire que spirituel, dans le sud du pays (pilonné par l'aviation israélienne et où un prêtre a trouvé la mort le 9 mars), il témoigne de la persévérance des chrétiens, majoritairement maronites, demeurés dans quelques villages désormais presque inaccessibles : « S'ils partent, ils craignent de ne plus pouvoir revenir. Or pour eux, quitter cette terre que le Christ en personne a foulée, ce serait comme trahir l'Évangile ».
« Notre visite, à laquelle a participé le nonce apostolique, a été accueillie au son des cloches, comme une prolongation du dimanche des Rameaux, célébré la veille. Ils ont besoin de sentir que l'Église se soucie d'eux », raconte Jean-Baptiste. D'ailleurs nombreux sont ceux qui, au cours de nos échanges, insistent sur l'importance de la prière des chrétiens d'autres pays pour les soutenir.
Côté israélien de la frontière, les chrétiens connaissent d'autres difficultés. « Pour la première fois à Pâques, l'accès au Saint-Sépulcre est fermé pour des raisons de sécurité », note le père Johnny Abu Khalil, directeur du centre pastoral d'Haïfa. De plus, une jauge de moins de 50 personnes a été imposée lors des célébrations. Et le prêtre, qui compte bien rendre visite à ses parents à Jérusalem, de pointer ce paradoxe : « On ne peut pas inviter les fidèles à venir, de crainte de dépasser, mais on ne peut pas non plus leur dire de ne pas venir ! »
À Tel Aviv, les incessantes sirènes ont imposé une forme de pragmatisme. « Nous célébrerons la messe de Pâques samedi, dans un abri souterrain. Dimanche, avec les enfants, nous peindrons des œufs, nous les cacherons et organiserons une chasse aux œufs. Nous préparerons aussi un beau buffet, tout cela dans un abri », explique Monika, coordinatrice pastorale des jeunes et enfants pour le Vicariat Saint-Jacques, une communauté catholique hébréophone accueillant de nombreux migrants.
Villefranche, vendredi 3 avril 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Le calendrier des célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques. Lieux, dates et horaires consultables en haut de page.
Messe chrismale : lundi 30 mars, dans le prolongement de la journée de rencontre des prêtres, des diacres et de leurs épouses à la Maison Saint-Pierre, notre évêque a présidé la messe chrismale en la cathédrale de Rodez. Article et images en haut de page.
La messe des Rameaux : elle a été célébrée dimanche 29 mars 2026, en la Collégiale Notre-Dame de Villefranche. Belles images à voir en haut de page.
Les messages de Pâques : ils nous sont adressés par Mgr Luc Meyer, notre père évêque et par le père Daniel Boby, vicaire général. A lire et méditer, en haut de page.
Lectures de Pâques. France Catholique vous conseille : Jésus, par Jean-Christian Petitfils, publié chez Fayard et le Dictionnaire amoureux de Jésus, par Jean-Christian Petitfils, publié chez Plon. Voir en haut de page.
Dans la presse chrétienne : Le Jeudi Saint dans l’histoire ** La Grande semaine ** Quel est le sens du Chemin de croix ? ** Léon XIV: la Semaine Sainte doit être un temps de paix ** Comment célébrer Pâques en temps de guerre ? ** « Et ne nous laisse pas entrer en tentation… » : d’où vient la prière du Notre Père ?
Sur l’agenda :
Samedi 11 avril 2026 : L'initiation chrétienne dans la catéchèse et le catéchuménat Session pastorale - Maison Saint-Pierre à Rodez. Service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat : 05 65 68 86 20.
Samedi 11 avril 2026 à 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Dimanche 12 avril 2026 à 9h45 : Fête départementale ACE Aveyron, Maison St Pierre, 12000 RODEZ
Que Dieu nous garde, Bonne et sainte fête de Pâques
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Dimanche 12 avril 2026 à 9h45 : Fête départementale ACE Aveyron, Maison St Pierre, 12000 RODEZ
du mercredi 22 avril 2026 au samedi 25 avril 2026 : AQUERO (13-15 ans) Rassemblement à Lourdes
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS