Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Deux amis sont là sur le chemin. Habillés de rouge et de noir. Visages sans expression, avec une pointe de tristesse. Paré de rouge et de blanc, un homme un peu plus grand met son bras et sa main sur leurs épaules. Regard levé. Présence toute simple. Amitié. Soutien. L’index est pointé vers une grande Croix et deux petites. Lumineuses, les croix attirent les regards des deux amis. Leurs yeux se lèvent pour voir au loin !
Après la mort de Jésus le vendredi, au soir de Pâques, les disciples étaient découragés. Ils avaient accompagné Jésus depuis si longtemps... Sur la route du village d’Emmaüs, ils broyaient du noir. Il était mort. Tout était perdu. Tout semblait fini. Dans leur solitude, quelqu’un les rejoint sur le chemin. Vivant, présent à leurs côtés, il s’invite dans leur tristesse. Il les aide à comprendre les paroles de l’Écriture,à relire les événements tragiques qui viennent de se passer.
Quelle joie d’entrevoir la vie du Seigneur ! Il devra encore rester avec eux et leur partager le Pain pour qu’ils le reconnaissent... et le cherchent encore.
Durant tout le temps pascal et jusqu’à la Pentecôte, à chacun de vous, je souhaite de trouver et chercher encore cette Lumière plus forte que la peur!...
✠ Luc MEYER
Cette année, deux catéchumènes du Villefranchois : Simon et Yllan auront vécu les trois scrutins avant d’être baptisés à Pâques ; Chloé les a rejoints pour le deuxième et le troisième scrutins (elle sera baptisée dans un autre diocèse).
« Mais pourquoi donc vivre les scrutins ? Et pourquoi faudrait-il les célébrer trois fois ? »
La liturgie met le peuple de Dieu dans une juste relation avec son Seigneur. Cette relation est naturellement liée au sens du Carême.
Voilà pourquoi les scrutins sont célébrés les 3e, 4e et 5e dimanches de Carême. Ils sont liés aux trois évangiles que nous entendons lors de l’Année liturgique A, c’est-à-dire l’année saint Matthieu : la Samaritaine (Jn 4), l’aveugle de naissance (Jn 9) et la résurrection de Lazare (Jn 11). Les scrutins sont répétés car notre cœur est lent à croire et à se convertir à la grâce qui nous est faite. Ils sont répétés car Dieu est patient, fidèle et miséricordieux.
Les scrutins sont efficaces lorsqu’ils sondent nos cœurs pour les ouvrir à la grâce du salut. Le psaume nous aide à le vivre de l’intérieur : « Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée… et conduis-moi sur le chemin d’éternité » (Ps 138, 23-24)
Cliquez ici pour visionner les belles images réalisées par Yves Prieto.
Le N°83 de votre magazine mensuel Collégiale Infos est sorti. Il sera distribué samedi à l'issue de la messe anticipée en la chapelle de la Sainte-Famille et dimanche matin après la messe dominicale en la collégaile Notre-Dame.
de 9h30 à 12h00 : matinée du Pardon avec tous les prêtres du doyenné, en la collégiale Notre-Dame
18h00 : messe anticipée des Rameaux avec bénédictions des rameaux, chapelle de la Sainte Famille
10h30 : messe des Rameaux en la collégiale Notre-Dame avec bénédiction des Rameaux
10h00 : messe des Rameaux avec bénédictions des rameaux en l’église Saint-Etienne de Savignac
17h30 : Messe Chrismale en la cathédrale Notre-Dame de Rodez
19h00 : Messe du jeudi Saint en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix (départ en bas du Calvaire)
19h00 : Célébration de la Croix en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix en l’église Saint-Etienne de Savignac
21h00 : Veillée Pascale en la collégiale Notre-Dame
10h30 : Messe de Pâques en la collégiale Notre-Dame
Confessions tous les jeudis de 10h00 à 12h00 à la chapelle de la Ste Famille et chemin de Croix le vendredi 27 mars à 19h00 durant le temps du Carême en la chapelle St Joseph
Villefranche-de-Rouergue, Prévinquières, Albi, Thiviers, Figeac.
Elodie et Guillaume LACOMBE, Rémy ARROSERES et Delphine, ses enfants ; Enzo, Lylou, ses petits-enfants ; Betty et Philippe, Jacky et Françoise, Sylvie et Loys, ses frères et sœurs ; Liliane GUIBBERT, ses neveux et nièces ; ses cousins et cousines ont la douleur de vous faire part du décès de
Monsieur Guy ARROSERES survenu à l'âge de 72 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 24 mars 2026, à 10h30, en la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivie de la crémation au crématorium de Capdenac-Gare à 15h30.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Villefranche-de-Rouergue, Anglet.
Jean-Louis et son épouse Catherine, Michel et son épouse Ghislaine, ses enfants ; Pierre-Jean et son épouse Julie, Paul-Éric et son épouse Manon, Marion et son conjoint Rémi, Claire et son conjoint Matthieu, ses petits-enfants ; Jeanne, Margaux, Victoire, Raphaël, ses arrière-petits-enfants ; les familles GUINOU et BOUGUE ont la tristesse de vous faire part du décès de
Mme Simone LACOMBE née GINESTE, à l'âge de 98 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 24 mars 2026, à 14h30, en la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivie de l'inhumation au caveau familial.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
La Fouillade, Pradinas
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Michel MAZENC décédé le 20 mars 2026 à l'âge de 79 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 25 mars 2026 à 14h00 en l’église Saint-Jean-Baptiste de La Fouillade, suivies de l’inhumation au cimetière de Pradinas, à 15h45.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Villefranche-de-Rouergue, Morlhon le Haut
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Gérard SABATIE survenu le samedi 21 mars 2026, à l'âge de 76 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 25 mars 2026 à 10h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Sanvensa
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Maé ROUZIES survenu accidentellement à Sanvensa, le samedi 21 mars 2026 à l’âge de 8 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 25 mars 2026 à 15h00 à l’adresse suivante en l’église Sainte-Anne de Sanvensa, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite de Villefranche.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
1re lecture : Ez 37, 12-14. Psaume : 129. 2e lecture : Rm 8, 8-11. Évangile : Jn 11, 1-45. « Moi, je suis la Résurrection et la Vie. »
Impressionnante, cette notation d’un témoin qui voit le Christ pleurer devant la famille bouleversée qui l’accueille à son retour à Béthanie, après la mort de Lazare. Dans le récit johannique, d’ordinaire si sobre, c’est toute une série d’émotions qui se font jour, et qui sont notées par l’évangéliste : saisi d’émotion, bouleversé, troublé, repris par l’émotion. Celui qui a contemplé le Verbe éternel présent auprès de Dieu (Jean 1,1-2) le peint maintenant sous des couleurs bien différentes !
On peut se demander la raison de ce trouble et de ces larmes. Elles jaillissent d’abord au contact de la peine de ses amis, et principalement de celle de Marie : la « sœur de Lazare » vient de lui exprimer sa douleur et son incompréhension. « Si tu avais été là… » Jésus partage profondément la souffrance des êtres qu’il aime. Il pleure avec ceux qui pleurent. Loin de leur tenir le langage des stoïciens (la mort est inévitable, il ne sert à rien de se plaindre), il pénètre profondément dans leur détresse. Il la prend sur lui, sans rien voir au-delà du présent. C’est un trait auquel Jésus nous a habitués : il s’investit tout entier dans le moment présent, au point de ne rien voir d’autre. Comme les enfants.
Mais l’émotion revient quand il arrive tout près de la tombe. Et il est difficile de comprendre ce trouble, quand on sait que moins d’une heure avant, il rassurait Marthe en lui disant « ton frère vivra », et en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une promesse pour la fin des temps, mais bien de quelque chose qui dépendait de lui, car il est « la Résurrection et la vie ». Mais, maintenant, il est là face à la mort dans sa réalisation concrète : l’arrêt des fonctions vitales et la décomposition qui ne vont pas tarder, c’est la fin d’une vie donnée par Dieu qui va s’arrêter là, comme tant d’autres. Et le cœur de Jésus est broyé.
Ce n’était pas pour cela que Dieu avait mis son image en chaque être humain. Certes, il s’est passé beaucoup de choses depuis qu’Adam et Ève ont été chassés de l’Éden. Mais la mort, toute mort, reste un échec dans le plan de Dieu.
Ne cédons pas à la tentation de normaliser la mort sous prétexte que notre corps est fait d’éléments corruptibles qui ne peuvent pas se renouveler sans cesse et qui doivent donc disparaître. Que savons-nous des possibilités de recréation de Dieu, quand on voit déjà la prodigieuse richesse de sa Création, spécialement à travers le corps humain ?
Ne nous résignons pas non plus à espérer une simple survie de l’âme après la mort. Certes, celle-ci existe, saint Paul nous l’a enseigné, mais ce n’est qu’une position d’attente. Même les martyrs qui ont versé leur sang pour le Christ et sont donc glorifiés attendent sous l’autel céleste le jour de la Résurrection, où Dieu fera justice de tout le mal qui a été commis : « Jusqu’à quand, ô Maître saint et véritable, ne ferez-vous pas justice et ne redemanderez-vous pas notre sang à ceux qui habitent sur la terre ? » (Apocalypse 6,10).
Avec Jésus, pleurons avec ceux qui pleurent, réjouissons-nous avec ceux qui sont dans la joie !
Dans un communiqué du 17 mars 2026, la présidence de la Conférence des évêques de France (CEF) rappelle que le chemin durable vers la paix ne peut jamais passer par la guerre et appelle à poursuivre les efforts en faveur du dialogue et de la fraternité entre les peuples.
Depuis plusieurs semaines, la guerre embrase une nouvelle fois le Moyen-Orient. Comme l’a rappelé le Saint-Père, l’humanité est entraînée vers « un abîme irréparable ». Dans le fracas des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort, ce sont, comme toujours, les plus vulnérables qui subissent les conséquences les plus lourdes.
Face à cette situation alarmante, nous affirmons que le chemin durable vers la paix ne passe que par l’audace du dialogue, le courage de la diplomatie et le respect du droit international.
Nous assurons les peuples du Moyen-Orient de notre proximité fraternelle et de notre solidarité concrète. Nous restons en contact régulier avec les patriarches et les divers responsables des communautés chrétiennes des pays concernés, ainsi qu’avec les autorités de l’État français et les services diplomatiques du Saint-Siège, nous efforçant de soutenir les populations les plus démunies, grâce au concours de l’Œuvre d’Orient notamment.
Aux catholiques de France, nous proposons, en ce temps de Carême, de prier et de jeûner d’une façon particulière pour la paix et de poser des gestes concrets de solidarité, en répondant aux demandes de dons ou en se manifestant, d’une façon ou d’une autre, auprès des communautés du Moyen-Orient.Que l’Esprit de Dieu éclaire les consciences et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice !
+ Cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Benoît Bertrand, évêque de Pontoise, vice-président de la Conférence des évêques de France
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, lors du jeudi Saint 2 avril, après la messe de 19h00 célébrée en la collégiale Notre-Dame.
Adoration de 20h00 à 22h00 en la collégiale,
Adoration de 22h00 à 7h00 en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint.
Nota : sécurité informatique et anonymat garantis.
Léon XIV a reçu en audience lundi matin dans la salle du consistoire du Palais apostolique les membres de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, instituée douze ans plus tôt par le Pape François. Le Saint-Père a remercié la Tutela Minorum pour son travail, et appelé l’ensemble de l’Église à «un processus de conversion» vers «une culture de l’attention», et une écoute accrue des victimes.
À l’occasion de la tenue à Rome de l’assemblée plénière de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, présidée par l’archevêque français Thibault Verny, le Pape Léon XIV a reçu l’ensemble de ses membres ce lundi 16 mars. Dans un discours prononcé en anglais, le Saint-Père a en premier lieu remercié l’archevêque de Chambéry, nommé le 5 juillet 2025, pour son «leadership et son dévouement», ainsi que la vingtaine de membres que constituent la Commission pour leur service à l’Église en matière de protection des enfants, des adolescents et des personnes en situation de vulnérabilité.
Instituée le 22 mars 2014 par le Pape François, la Commission fait depuis douze ans partie intégrante de la Curie romaine afin de rappeler à toute l'Église, a souligné Léon XIV, « que la prévention des abus n’est pas une tâche facultative, mais une dimension constitutive de la mission de l’Église».
Si la mission de la Commission consiste à contribuer à la prévention des abus, elle ne se «résume jamais à un ensemble de protocoles ou de procédures» a mis en garde le Pape. «Il s’agit de contribuer à instaurer, dans toute l’Église, une culture de l’attention, dans laquelle la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité n’est pas considérée comme une obligation imposée de l’extérieur, mais comme une expression naturelle de la foi» a-t-il précisé.
Pour diffuser cette attention à l’ensemble de l’Église universelle, le Souverain pontife appelle à «un processus de conversion où les souffrances des autres sont entendues», où «les expériences des victimes et des survivants sont des points de référence essentiels». Douloureuses et difficiles à entendre, admet Léon XIV aux membres de la commission, «ces expériences mettent puissamment en lumière la vérité et nous enseignent l’humilité dans nos efforts pour aider les victimes et les survivants». Car seule la reconnaissance de la douleur causée ouvre une «voie crédible vers l’espérance et le renouveau».
Un autre élément mis en lumière par Léon XIV est l’importance d’une approche «multidisciplinaire et systématique». Partie intégrante du dicastère pour la Doctrine de la Foi, la Commission est en dialogue avec l’ensemble des dicastères et des autres institutions qui exercent leur responsabilité dans les différents domaines liés à la protection.
Rappelant ce rôle singulier détenu par la Commission au sein de la Curie romaine, le Pape Léon XIV a déclaré souhaiter le renforcement de cette coopération avec les différents organismes. Il a également souligné l’importance du rapport annuel de la Commission, dont le deuxième a été dévoilé le jeudi 16 octobre dernier dans la Salle de presse du Saint-Siège par Mgr Thibault Verny. Cet outil représente selon le Saint-Père «un exercice de vérité et de responsabilité, mais aussi d’espérance et de prudence, qui doivent aller de pair pour le bien de l’Église».
“L’espérance nous empêche de céder au découragement; la prudence nous préserve de l’improvisation et de la superficialité dans la prévention des abus.”
Mais cette responsabilité va au-delà du Vatican. Elle incombe également aux Ordinaires et aux Supérieurs Majeurs des congrégations religieuses. «L’écoute des victimes et leur accompagnement doivent trouver une expression concrète dans chaque communauté et institution ecclésiale» a martelé le Pape, tout en encourageant les membres de la commission à continuer de servir de ressources pour qu’aucune communauté au sein de l’Église ne se sente seule dans cette tâche. «Soutenir les Églises locales, en particulier celles qui manquent de ressources ou d’expertise, signifie donner une expression concrète à la solidarité ecclésiale».
Le Pape a enfin souligné deux domaines en pleine évolution concernant la protection: «le concept de vulnérabilité en relation avec les abus et la prévention des abus facilités par la technologie à l’encontre des mineurs dans l’espace numérique». La Commission œuvre pour répondre avec «clarté pastorale et renouveau structurel» à «ces signes des temps». A ce propos, un «cadre de référence universel» actuellement en cours d’élaboration doit prochainement être remis au Pape pour validation et publication, a annoncé Léon XIV.
Léon XIV a conclu son discours en rappelant que la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité n’était pas un domaine isolé de la vie ecclésiale, «mais une dimension qui imprègne la pastorale, la formation, la gouvernance et la discipline».
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
jeudis et samedis de 9h30 à 10h15 : auditions de Paul-Henri Mériau
À partir du jeudi 19 mars, tous les jeudis de 11h à 11h30 : audition de Laurence Soldermann.
Pour en savoir plus : http://www.carillon-villefranche.fr/
C’est au XIXe siècle qu’apparaît le culte des défunts. La médicalisation de la fin de vie pourrait profondément bouleverser notre rapport à la mort.
Guillaume Cuchet s’est fait connaître en 2018 par un ouvrage qui a marqué les esprits : Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement (Seuil). Ainsi exerçait-il sa sagacité d’historien des mentalités, et notamment du religieux, sur une séquence récente de notre passé. Mais sa spécialité universitaire concerne le XIXe siècle, auquel il vient de consacrer un ouvrage d’un grand intérêt. En effet, le sentiment religieux ne se déploie pas toujours uniformément à travers les siècles. Il subit bien des évolutions au gré des événements qui affectent les sociétés. Ainsi la spiritualité de la Réforme catholique au XVIe siècle présente bien des différences par rapport à la période médiévale. Il en va de même pour le XIXe siècle qui va se distinguer de l’Ancien Régime. Notamment du point de vue de l’attitude devant la mort.
Philippe Ariès s’est montré le précurseur dans ce domaine avec son ouvrage magistral L’homme devant la mort (Seuil, 1977). Dans son sillage, Guillaume Cuchet s’est attardé sur un siècle qui se distingue par son culte des morts et l’invention du deuil moderne. Tout commence avec la séparation qui s’opère à la fin du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XVI, entre les lieux de sépulture et les églises où les défunts se trouvaient traditionnellement inhumés. Désormais, les cimetières sont repoussés hors des villes et des villages. Ce qui va produire un profond changement de mentalité, car l’entretien et le soin des cimetières susciteront un véritable culte des morts qui n’existait pas auparavant. Le phénomène sera aussi favorisé par une mutation démographique avec l’augmentation de l’espérance de vie. Le deuil est plus vivement ressenti, et lorsque Victor Hugo, dans Les Contemplations, expose le chagrin éprouvé au décès de sa fille Léopoldine, il est compris par une opinion qui l’accompagne dans un même pèlerinage.
Guillaume Cuchet note que, dans cette nouvelle religion de la mort, l’influence catholique est aussi déterminante, du fait de la doctrine chrétienne. Pourtant, il n’ignore pas que la même époque a pu être tentée par un ésotérisme anti-chrétien, comme le souligne Philippe Muray dans son XIXe siècle à travers les âges (Denoël, 1984). Cuchet a d’ailleurs écrit une étude sur ce sujet : La voix d’outre-tombe. Tables tournantes, spiritisme et société (Seuil, 2012).
Mais, à l’encontre de Muray, il ne pense pas que le catholicisme soit absent de ce culte des morts, et que ce culte soit exclusivement porté par l’ésotérisme.
Il en veut pour preuve que les nouveaux cimetières constituent des espaces complètement christianisés avec leurs forêts de croix. À cela s’ajoute la revalorisation considérable de la Toussaint, transformée en culte des défunts : « De la Toussaint cette fête a gardé le nom, et du jour des morts elle a pris le contenu et l’ambiance. »
Philippe Muray forçait peut-être un peu la note en affirmant que, dans les temps précédents, « les morts étaient évidemment traités par-dessus la jambe », mais la familiarité entretenue dans l’espace religieux les intégrait dans la vie de tous les jours. Dès lors que la disparition des êtres aimés était considérée comme « la réalité finale de la vie », il convenait d’adapter la pratique à la nécessité du deuil.
Cette étude très ciblée montre tout l’intérêt de ce qu’on appelle l’histoire des mentalités et l’opportunité de recourir à son éclairage pour mieux nous comprendre aux prises avec les changements des mœurs. Car, héritiers de la religion des morts du XIXe siècle, nous sommes aux prises avec des transformations, telle celle de la médicalisation et même de l’interdit porté sur la mort, dont parlait déjà Philippe Ariès.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Georges Bernanos publiait son essai La France contre les robots, afin de dénoncer une civilisation des machines qui prendrait de plus en plus le dessus sur la civilisation de la liberté. Avec la distance, et malgré les différences évidentes qui nous séparent d’un siècle à l’autre, certains propos de l’écrivain ne peuvent manquer d’impressionner : « La Technique prétendra tôt ou tard former des collaborateurs acquis corps et âmes à son Principe, c’est-à-dire qui accepteront sans discussion inutile sa conception de l’ordre, de la vie, ses raisons de vivre. Dans un monde tout entier voué à l’Efficience, au Rendement, n’importe-t-il pas que chaque citoyen, dès sa naissance, soit consacré aux mêmes dieux ? La Technique ne peut être discutée, les solutions qu’elle impose étant par définition les plus pratiques. »
En 1945, Bernanos ne pouvait encore prévoir la suprême perfection qu’apporterait à la technique l’intelligence artificielle. Mais certains des mots qu’il emploie paraissent tout à fait adaptés à la situation qui s’est créée avec les progrès décisifs de la science. Il est frappant, à ce sujet, de comparer son langage à celui du pape Léon XIV à l’occasion de la Journée mondiale des communications sociales. De formation scientifique, le Saint-Père est particulièrement averti des problèmes posés par la technologie numérique. Il déplore ainsi « la confiance naïve et acritique », qui considère qu’avec l’intelligence artificielle toutes les difficultés seront résolues. Bien au contraire, nous nous trouvons face à un défi qui met en cause les facultés les plus précieuses : « Les algorithmes affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale. »
En se contentant, poursuit le Pape, « d’une compilation statistique artificielle, nous courons le risque d’éroder nos capacités cognitives », en démantelant nos facultés créatrices. Au bout du compte, à force d’enterrer les talents reçus, nous sommes conduits « à cacher notre visage et à faire taire notre voix ».
C’est même notre relation à Dieu qui se trouve compromise. N’est-il pas proprement effarant que Léon XIV ait été dans l’obligation de rappeler au clergé qu’il s’agit de lutter contre la tentation de préparer ses homélies à l’aide de l’intelligence artificielle ? C’est au cours d’une rencontre avec les prêtres du diocèse de Rome qu’il a lancé cette mise en garde : « Prononcer un véritable sermon, c’est partager la foi » a-t-il expliqué. Il s’agit d’une expérience spirituelle de nature singulière, qui exclut toute paresse intellectuelle et tout recours à une technique qui suppléerait à la méditation intérieure et à l’expression la plus personnelle. Qu’aurait dit Georges Bernanos d’une telle appropriation de la vie ecclésiale par la civilisation des robots ? Elle l’aurait proprement scandalisé, mais il n’aurait pas été tellement surpris, lui qui dans la civilisation des machines constatait que « la vie intérieure prend peu à peu un caractère anormal ». Voilà bien le péril dont Léon XIV entend nous prémunir
Jusqu’à Pâques, redécouvrons la prière que Jésus lui-même a enseignée à ses disciples, pour en retrouver toute la saveur. Après avoir demandé à Dieu notre pain quotidien, Jésus nous enseigne à demander et accorder le pardon, dont nous avons tout autant besoin.
« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé » est la cinquième demande du Notre Père. Jésus nous ramène au cœur de l’Évangile, qui est le pardon. De quoi devons-nous être pardonnés par Dieu ? Dieu ne nous pardonnerait-il que sous condition ou selon notre capacité à pardonner nous-mêmes ? Explications.
Matthieu ne parle pas d’offenses mais de dettes : « Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » (6, 12). Une expression que l’on retrouve au centre de son Évangile, dans la parabole du débiteur sans pitié : un serviteur à qui un roi a remis la dette exorbitante de 60 millions de pièces d’argent, mais qui lui-même refuse de remettre la modique somme de 100 pièces d’argent.
« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? », lui dit le roi (18, 23-35). Par rapport à la bonté de Dieu qui nous pardonne, ce que nous avons à pardonner sera toujours peu de chose.
Le serviteur est contraint de rembourser ce qu’il devait au roi ; il a perdu son pardon. Ce qui pourrait nous faire penser, à tort, que la miséricorde serait sous condition, que notre capacité à pardonner fixerait la mesure du pardon de Dieu pour nous. « Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes » (6, 12), dit d’ailleurs Jésus immédiatement après le don du Notre Père où le « comme » devrait plutôt être traduit par « parce que ».
Or, dans toute sa vie jusqu’à la Croix, Jésus a, au contraire, révélé et même « prouvé » que la miséricorde nous est d’avance accordée, qu’elle nous précède. La contradiction en réalité n’est qu’apparente : « En refusant de pardonner, notre cœur se rend imperméable à l’amour miséricordieux du Père » (Thérèse d’Ávila).
Avec la cinquième demande du Notre Père, nous demandons à Dieu de nous libérer de la logique délétère de la dette et de la comptabilité pour nous faire entrer dans celle de la bonté gratuite. « Remets-nous », du grec aphiénaï, signifie « laisse aller ». Ce geste d’envoyer au loin, de délier est la marque propre de l’année jubilaire détaillée en Lévitique 25 et reprise par Isaïe 61 : chaque 50e année, il faut laisser reposer la terre, remettre les dettes et restituer aux propriétaires d’origine les terres vendues et aliénées, ainsi que libérer les esclaves.
Ce Jubilé est porté à son achèvement par Jésus, lui qui est venu pour « donner sa vie en rançon pour une multitude » (Matthieu 20, 28). Sur la Croix, il a tout payé, nous rendant libres de toute entrave. Libres pour aimer comme lui.
Villefranche, vendredi 20 mars 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Dimanche 15 mars, au cours de la messe dominicale, 3 jeunes gens ont vécu la célébration de leur scrutin qui les conduira au baptême, à Pâques. Article et images en page actus.
Le calendrier des célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques : Lieux, dates et horaires sont consultables en page actus.
Notre dame de Ceignac : L’ouverture des 150 ans du couronnement et la fête des Vierges couronnées de l’Aveyron aura lieu le vendredi 8 mai 2026. Plus d’infos en page actus.
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, jeudi Saint 2 avril, en la collégiale puis en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint. Un formulaire pour vous, en page actus.
Dans la presse chrétienne : Ces scrutins pour lesquels personne ne vote ** Moyen-Orient : les évêques de France appellent à la prière, au jeûne et à la solidarité ** Le Pape rappelle que la prévention des abus est une mission constitutive de l’Église ** «Ce qui résiste à la guerre» ** Le Pape contre les robots ** « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » : quel est ce pain que Jésus nous invite à demander au Père ?
Sur l’agenda, en page actus :
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
28-29 mars 2026 : week-end de ressourcement chez les Cisterciennes de Bonneval pour les jeunes de 18 à 35 ans, Chem. du Moulin de Bonneval, 12500 Le Cayrol, tél 05 65 44 24 49. Plus d’infos en page actus.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez