Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les louveteaux de la troupe des Scouts unitaires de France de la paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois se sont retrouvés, samedi 18 avril, dans les environs boisés de Villeneuve d'Aveyron pour vivre deux jours au cœur de la nature, ponctués d’une nuit sous la tente, sous la conduite attentive et bienveillante de leurs chefs.
La quinzaine de jeunes participants a ainsi monté le camp, installé les tentes, organisé des jeux et préparé le feu ainsi que le repas du soir. Moment fort du séjour, la veillée a été marquée par la promesse scoute de deux cheftaines, prononcée devant les louveteaux, les chefs de groupe et le père Florent Dixneuf. Une cérémonie empreinte d’émotion, éclairée par des torches confectionnées par le père d’un louveteau.
Mouvement catholique, les Scouts unitaires de France sont attachés à leur appartenance à l’Église locale et à leur enracinement paroissial. Chaque jeune est invité à découvrir, aimer et servir le Christ. La dimension spirituelle, nourrie par la prière, la participation à la messe et aux sacrements, s’inscrit au cœur de chaque activité.
Les chefs ont ainsi à cœur d’accompagner les jeunes dans leur cheminement humain et spirituel.
Clap de fin pour ce rassemblement Aquerò où près de 800 personnes, dont 600 jeunes, ont rendu grâce au Seigneur ce matin en l’église Ste-Bernadette de Lourdes.
Aux jeunes collégiens qui se sont « levés de leur canapé », aux pioupious qui se sont mis au service sans compter, aux animateurs qui ont accompagné avant et pendant le rassemblement, à @praise_louange qui nous a permis de louer le Seigneur comme il se doit, et, enfin, merci au Seigneur qui nous a permis de vivre de tels moments d’union et de partage : Merci !
Tous ces jeunes sont allés vivre quatre jours exceptionnels à Lourdes ! Aquerò, c’est un grand rassemblement provincial qui réunit tous les deux ans des centaines de jeunes venus de toute la région pour prier, chanter, célébrer, partager, et vivre une vraie expérience de foi et d’amitié.
Comme le dit le pape François dans Christus Vivit (n° 204) : « La pastorale des jeunes doit réunir les jeunes pour des événements qui leur offrent non seulement une formation, mais aussi un lieu pour partager leur vie, chanter, écouter des témoignages et faire l’expérience de la rencontre communautaire avec le Dieu vivant. »
Ils ont découvert Lourdes autrement : avec des temps de prière, des célébrations, des rencontres fortes, des témoignages, des chants, des marches et beaucoup de joie !
Ce jeudi 23 avril, en matinée, plusieurs centaines de fidèles ont participé avec ferveur et recueillement à une démarche spirituelle consistant à porter une lumière à Jésus.
Une dizaine de paroissiens de la communauté des chrétiens du Villefranchois étaient présents pour accompagner les personnes entrant dans la collégiale et les guider tout au long de ce temps de prière. Certains assuraient l’accueil en proposant un lumignon, tandis que d’autres orientaient les fidèles vers le Saint-Sacrement. À l’issue de leur recueillement, des bénévoles les accompagnaient à la sortie et leur remettaient images pieuses, chapelets ou médailles de la Vierge Marie.
Durant toute la matinée, un prêtre se tenait également disponible pour accueillir les paroissiens, offrant le sacrement de réconciliation, une écoute attentive ainsi que la bénédiction de chapelets et de médailles.
Une belle matinée, empreinte de foi et de sérénité, qui a permis à chacun de vivre une rencontre personnelle avec Jésus ressuscité.
Mercredi 22 avril, les pères Florent et Désiré ont concélébré une messe solennelle à l'occasion de la clôture du jubilé des 75 ans de la canonisation de Sainte Emilie. En présence d'une assemblée de fidèles, la communauté des chrétiens s'est recueillie en priant et en évoquant la mémoire de Sainte Emilie de Rodat.
A l'issue de cette célébration, les sœurs de la Sainte famille ont invité les paroissiens au verre de l’amitié pour vivre un moment de convivialité et partager ensemble la joie de cet événement mémorable.
Les Amis des Carillons vous invitent au concert de Corinne Salles, vendredi 1er mai de 11h à 12h au carillon de la collégiale Notre-Dame. Depuis l'an 2000, Corinne Salles est la carillonneuse du "petit" carillon de l'église de Gaulène, dans le Tarn, en cours de rénovation avec 26 cloches dont 10 en volée tournantes.
Et, avec Jean-Pierre CARME, elle joue aussi au carillon de Notre Dame de la Drèche, également dans le Tarn. Elle anime au minimum une fois par mois ces deux carillons tarnais. Corinne Salles est venue très souvent jouer sur le carillon de la collégiale Notre-Dame qu'elle apprécie beaucoup. Elle nous proposera un programme très entraînant d’airs traditionnels occitans, de variété moderne et de musique classique au carillon. Le concert aura lieu exceptionnellement à partir de 11h vendredi 1er mai jusqu'à 12h. La montée au clocher sera possible.
Venez nombreux pour participer à ce temps fort de notre diocèse !
Il y a 150 ans, le 9 juillet 1876, une foule issue de tout le diocèse assiste au couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac, par le cardinal Guibert, archevêque de Paris.
Pourquoi couronner une statue ? Fleurir et couronner les statues de Marie est un usage ancien. Le couronnement de la Vierge est un des thèmes de l’iconographie chrétienne. S’il apparaît tardivement dans l’art occidental, il devient très populaire dès les XIIe et XIIIe siècles, en lien avec l’approfondissement du culte marial autour de l’an 1000 et l’idée de la conception immaculée de Marie. La cérémonie canonique remonte au XVIIe siècle. Mgr Le Tourneau, dans le Dictionnaire encyclopédique de Marie, écrit: « Les papes ont voulu encourager la piété des fidèles et distinguer aussi des statues anciennes ou faisant l’objet d’un culte spécial. »
L’un des premiers couronnements est celui de l’icône vénérée de la Salus populi romani à Sainte-Marie-Majeure, à Rome, par Grégoire XVI, le 15 août 1838. Pie XII affirmait dans sa lettre aux catholiques portugais, à l’occasion du couronnement de la statue de Notre Dame de Fatima, le 13 mai 1946 : « En couronnant l’image de Notre Dame, vous avez fait un acte de foi en sa royauté, de soumission loyale à son autorité, de correspondance filiale et constante à son amour… Vous vous êtes engagés à travailler pour qu’elle soit aimée, vénérée, servie autour de vous, dans la famille, dans la société, dans le monde. »
Concrètement, le couronnement suit une procédure précise. La décision revient toujours au pape. La cérémonie est présidée par le pape ou son représentant (évêque ou archevêque) qui dépose la couronne sur la tête de l’Enfant Jésus, puis sur celle de la Vierge.
La cérémonie de couronnement d’une statue de la Vierge n’est pas la mémoire de Marie Reine, que l’Église célèbre le 22 août. Le 29 décembre 1874, Mgr Ernest Bourret, évêque de Rodez, obtint de Pie IX l’autorisation de couronner la statue de Notre Dame de Ceignac. Mais il fallut attendre le 9 juillet 1876 pour que le couronnement ait lieu à Rodez, sur le foirail de la ville. Les Ceignacois refusaient obstinément que la statue quitte leur église! Pour vaincre leurs résistances, on a dû faire appel au père Marie-Antoine pour déployer ses talents de persuasion. Finalement, il fut décidé que le jour de la fête du couronnement les paroissiens de Ceignac auraient une place d’honneur et qu’ils ramèneraient la statue à Ceignac, triomphalement, après la messe.
Les années suivantes, quatre autres statues de Marie sont couronnées officiellement dans le diocèse: Notre Dame de Foncourrieu (Marcillac), Notre Dame des Buis (SaintGeniez-d’Olt), Notre Dame la Négrette (Espalion), Notre Dame de la Miséricorde (Saint-Affrique).
Le 8 mai est la fête solennelle de Notre Dame de Ceignac, pour laquelle œuvra le père Marie-Antoine dont vous découvrirez la vie et l’œuvre au fil des pages de ce bulletin. En 2026, le 8 mai, nous fêtons les 150 ans du couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac. Pour cette occasion, les photos des quatre autres vierges couronnées seront mises à l’honneur dans le chœur de la Basilique. À 10h45, la messe solennelle sera présidée par Mgr Luc Meyer. À 14 heures, madame Dugué-Boyer offrira une conférence sur « Les Vierges couronnées de l’Aveyron ». La conférence sera suivie de danses festives pour tous.
Venez nombreux pour participer à ce temps fort de notre diocèse !
Sœur Françoise Anouge, de l'Institut des Sœurs de Saint-Joseph, est retournée à Dieu. Elle est décédée à la Résidence Saint-Jean-XXIII de Rodez, à l'âge de 103 ans dont 77 ans de vie religieuse. Prions pou relie, que le Seigneur l'accueille dans sa tendresse.
Père Pierre Demierre de la congrégation des Clercs de Saint-Viateur, est décédé à la Maison Saint-Amans, dans l'octave de Pâques, le samedi 11 avril, à l’âge de 73 ans. Prions pour lui, que le Seigneur l'accueille dans sa tendresse.
Sœur Gilberte Bonal, de l'Institut des Sœurs de Saint-Joseph, est retournée à Dieu. Elle est décédée à la maison de retraite Saint-Joseph de Marcillac-Vallon, à l'âge de 94 ans dont 72 ans de vie religieuse. Prions pour elle, que le Seigneur l'accueille dans sa tendresse.
Villefranche-de-Rouergue.
Sa compagne, ses enfants ; ses frères et sœurs, ses neveux et nièces et l'ensemble de la famille ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Manuel PEREIRA DA SILVA survenu à l'âge de 58 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 29 avril 2026, à 10h30, en la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivie de l'inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.comTél. 05.65.45.18.10
Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Antoine PINTO, survenu le samedi 25 avril 2026, à l'âge de 76 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 29 avril 2026 à 14h00 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Villefranche-de-Rouergue.
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Maria INOCENCIO née DE SOUSA, survenu le lundi 27 avril 2026, à l'âge de 82 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le jeudi 30 avril 2026 à 14h30, en la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivie de l'inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
La Fouillade
Françoise et Jean André BORE, sa fille et son gendre ; Jean-Louis, Edouard, Pierre André, ses petits-enfants ; la famille FORT vous font part du décès de
Madame Gisèle GOSSELIN née FORT, survenu à l'âge de 90 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 2 mai 2026, à 15h00, en l'église Saint-Jean-Baptiste de La Fouillade, suivie de l'inhumation dans le caveau familial.
Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com Tél 05 36 37 26 09.
Du 8 au 10 mai, se tiendra le Pèlerinage de toute la France au Mont-Saint-Michel. Près de 1 000 personnes y sont attendues. Thème de la deuxième édition : « Le mal ne prévaudra pas ». Entretien avec don Pierre Doat, recteur du sanctuaire du Mont et aumônier du pèlerinage.
Don Pierre Doat : C’est un pèlerinage lancé par de jeunes laïcs en 2025, ouvert à tous : nous l’avons appelé le pèlerinage de « toute la France » pour signifier que tout le monde est invité ! Pour la première édition, l’an dernier, nous étions déjà 500 miquelots [nom des pèlerins du Mont, NDLR] ! Et nous l’organisons le 8 mai car c’est, historiquement, la fête de la Saint-Michel de printemps. C’était la fête officielle des archanges dans l’Église jusqu’à la réforme liturgique qui l’a transférée au 29 septembre. Le Mont a conservé le privilège de la fêter aussi ce jour-là.
Parce que le pape Léon XIV a été élu le jour même de la fête de la Saint-Michel de printemps, le 8 mai 2025 ! Nous étions en pleine marche vers le Mont ! Nous avons appris alors qu’il avait choisi le nom de Léon en référence à Léon XIII [le Pape qui a écrit et demandé que soit récitée la prière à saint Michel à la fin de chaque messe, NDLR]. Puis, lors de son apparition à la loggia, le soir de l’élection, Léon XIV a déclaré : « Le mal ne prévaudra pas ! » Voilà pourquoi nous avons choisi comme thème cette phrase, qui est directement liée au combat de l’archange. Nous avons tous été profondément touchés de cette magnifique coïncidence…
L’archange est présenté dans les Écritures comme celui qui nous aide dans le combat spirituel. C’est pour cette raison que, depuis 1300 ans, les pèlerins viennent au Mont lui demander son aide. Aujourd’hui, nous sentons tous que le combat est de plus en plus violent, en nous, dans nos familles, pour la défense de la vie, dans notre pays, dans notre monde et même dans l’Église… Nous voulons donc permettre aux pèlerins de se mettre sous la protection de l’archange et de tous les anges, pour les combats qui traversent nos vies et notre monde. Saint Michel est d’autant plus important qu’il est le patron secondaire de la France.
Saint Michel est, d’une part, une figure d’unité des chrétiens, partagée avec les orthodoxes et une partie des protestants. Mais aussi une figure d’unité au sein de l’Église, comme on en fait l’expérience tous les jours au Mont : il attire des catholiques de sensibilités très diverses… Tous voient en lui une figure essentielle pour leur vie spirituelle. Ce pèlerinage a vraiment pour but d’œuvrer à cette unité si primordiale pour l’Église, en réunissant notamment des catholiques de différentes sensibilités liturgiques, qui viennent se mettre ensemble sous la bannière de l’archange. C’est tout à fait possible, nous l’avons constaté l’an dernier ! C’était d’ailleurs une des principales motivations des jeunes qui sont venus me voir pour les accompagner dans la création de ce pèlerinage : ils désiraient créer un lieu d’unité pour dépasser les querelles liturgiques. C’est une priorité aujourd’hui.
D’une part, les pèlerins sont invités à bâtir leurs propres chapitres, à partir de leurs paroisses, réseaux d’amis, mouvements, etc. Et à faire venir des catéchumènes et des jeunes qui se posent des questions sur la foi, ce qui a été le cas l’an passé. Il y a également un chapitre missionnaire : pendant tout le pèlerinage, il va à la rencontre des personnes que nous croisons, pour leur donner des médailles de saint Michel, leur parler du Christ… Par ailleurs, quand plusieurs centaines de pèlerins arrivent ensemble sur le Mont, cela modifie totalement l’ambiance touristique ! Le dimanche matin, les pèlerins seront invités à aller à la rencontre de ces visiteurs pour faire des petites actions missionnaires.
C’est un signe des temps. Les gens sont marqués par la pauvreté, la peur des guerres, des épidémies, du chômage, l’angoisse de l’avenir, etc. Spontanément, les catholiques se tournent vers saint Michel dont la mission est de nous protéger, de combattre pour nous et avec nous et de nous inciter à résister au mal dans toutes les tentations qui nous entourent… Plus le mal grandit dans le monde, plus nous ressentons le besoin de nous tourner vers l’archange. Je trouve cela très fort que, dans ses premiers mots à l’Église, il y a un an, le Saint-Père nous ait mis tout de suite face à ce combat et, en même temps, face à l’espérance, pour nous rappeler que ce combat n’est pas perdu, parce que nous ne sommes pas seuls et que nous pouvons compter sur le Christ mais aussi sur les anges. Longtemps abandonnés dans la prédication de l’Église, ils reviennent en force : nous prenons conscience qu’ils sont des alliés indispensables dans un combat qui n’est pas que civilisationnel, politique, etc. C’est un combat surnaturel, métaphysique. Ce sont donc bien les anges dont nous avons besoin pour le mener. C’est l’angle fort du pèlerinage. Pour illustrer cela concrètement, nous allons faire témoigner des personnes ayant traversé, avec Dieu et avec l’archange, de grands combats : épreuves médicales, familiales, économiques… Cela va incarner les autres enseignements.
Chef d’État sans armée ni monnaie, Léon XIV a donné en Afrique une leçon de puissance désarmée. En onze jours et quatre pays, le pape a imposé sa voix au milieu du brouhaha et des espérances étouffées des peuples visités. Des propos justes et simples, fermes sur les principes et pédagogues pour la foi.
Le pape Léon XIV, 70 ans, a achevé son périple africain, le premier grand voyage dont il soit l’inspirateur. Une démonstration de foi et d’énergie menée tambour battant, sur onze jours, à travers quatre pays différents, sous le soleil comme sous la pluie des tropiques. Suivi par les médias, il est apparu comme faisant désormais partie des grands de ce monde. Simple et assuré, il a trouvé les gestes et les mots justes, alors même que les embûches ne manquaient pas, pour signifier l’aspiration des peuples à la justice.
Grand donc, mais pas puissant, une différence que l’homme en blanc, chef d’État sans armée ni monnaie, a déclinée sur tous les tons. Il a refusé la vaine polémique avec l’administration américaine qui voulait, à distance, faire de lui un pape de sacristie et de petit catéchisme. Du haut des podiums où ce voyage l’a placé, il n’a donné aucun coup de menton mais, à trois reprises au moins, il a étrillé les tyrans et proposé un autre avenir au continent.
« L’Afrique est pour le monde entier une source de joie et d’espérance, que je n’hésiterais pas à qualifier de vertus” politiques”, a-t-il dit en Angola, car ses jeunes et ses pauvres (…) souhaitent se relever, se préparer à assumer de grandes responsabilités. »
Et d’insister sur la nécessaire « conversion de ceux qui choisissent des voies opposées et font obstacle à son développement harmonieux et fraternel ».
La visite d’un pape n’a pas vocation à déclencher un changement de régime. Mais, face à des systèmes politiques fermés, qui prolongent indûment la domination des mêmes clans, il se dégage du pape une promesse. En Algérie, au Cameroun, en Angola ou en Guinée équatoriale, marqués par l’épuisement de leurs systèmes politiques, Léon XIV a paisiblement fait comprendre que la seule chose qui ne s’use pas, c’est la charité et l’esprit de service.
« L’âge avançant, le nombre diminuant, les vocations se faisant attendre, des renforts extérieurs impossibles à trouver, nos Sœurs carmélites de Compiègne ont décidé la fermeture de leur communauté. » C’est en ces termes que Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, annonçait, le 21 avril dernier, la fin d’une histoire de quatre siècles.
Car c’est en 1641 que fut fondé à Compiègne le Carmel de l’Annonciation, selon la règle de sainte Thérèse d’Avila. De toute évidence, il s’agit pour l’ensemble de l’Église en France d’une épreuve morale et spirituelle, d’autant que cette communauté était forte de la mémoire des seize religieuses guillotinées à Paris, le 17 juillet 1794, en haine de la foi. Leur canonisation avait été approuvée par le pape François le 18 décembre 2024 et l’événement célébré solennellement à Notre-Dame de Paris le 13 septembre dernier.
Leur exemple se réfère à leur acte de consécration prononcé chaque jour de leurs dix-huit mois d’emprisonnement, en faveur de la paix en France et dans l’Église. On se souvient que c’est grâce à Gertrud von Le Fort en Allemagne et à Georges Bernanos que leur souvenir a pu être transmis, et on peut même dire sauvé de l’oubli. Sans doute les deux écrivains ont-ils ajouté au rappel historique des éléments de leur imagination, surtout le personnage de Blanche de La Force, mais c’est pour mieux mettre en lumière un témoignage de foi surnaturelle digne de traverser les siècles.
Quelques mois après la cérémonie à Paris et le pèlerinage au cimetière de Picpus qui attira l’attention sur la continuité et la fécondité de la famille du Carmel, la décision des religieuses de Jonquières (qui avaient succédé à Compiègne) vient apporter une note de tristesse qui s’ajoute au constat d’une déchristianisation et d’une pénurie de vocations. Il faudra en tirer toutes les leçons, notamment sur les sources possibles d’un renouveau qui n’ont rien à voir avec l’alignement sur les idéologies séculières et ce que l’Évangile appelle « l’esprit du monde ». L’actuel essor des baptêmes d’adultes est là pour montrer que c’est une exigence de cohérence intérieure et d’aspiration au surnaturel qui conduit tous ces jeunes gens à demander le baptême.
C’est dans ce contexte que nous pouvons mieux comprendre à quel point l’aventure du Carmel peut se poursuivre et éclairer nos contemporains. Il est assez extraordinaire que cette tradition, dans la fidélité à la fondatrice, ait suscité les figures de sainteté les plus remarquables de l’époque contemporaine : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sainte Élisabeth de la Trinité et sainte Thérèse Bénédicte de la Croix. La véritable promotion de la femme dans l’Église, ce sont ces trois carmélites qui l’incarnent au plus haut point. Pour ne prendre que l’exemple de la troisième, Edith Stein, il faut retenir la leçon d’une femme, de très haute exigence intellectuelle, qui découvre que la fondatrice du Carmel introduit à l’exigence suprême de vérité, à l’expérience la plus profonde de la prière et à la découverte de l’humanité du Christ, Dieu fait homme pour notre Salut.
Ce qui ouvrit les portes du Carmel à la martyre d’Auschwitz s’offre à une génération nouvelle, pour peu qu’elle s’ouvre au mystère intérieur à notre humanité.
Le projet de loi sur la fin de vie revient au Sénat avec un premier examen en commission des affaires sociales prévu le 29 avril 2026, avant un passage en séance publique les 11, 12 et 13 mai. Le texte, qui prévoit de légaliser l’"aide à mourir", poursuit ainsi son parcours parlementaire dans un calendrier resserré et toujours très débattu entre députés et sénateurs.
Nouvel épisode d'un feuilleton parlementaire, le projet de loi sur la fin de vie revient au Sénat en débutant par un examen en commission des affaires sociales ce mercredi 29 avril. Adopté par l'Assemblée nationale fin février, ce projet de loi qui vise à légaliser euthanasie et suicide assisté sous le terme nébuleux "d'aide à mourir" continue de piétiner malgré des examens successifs menés au pas de course. Initialement prévu début mars, le nouvel examen de la loi par le Sénat en séance publique a finalement été repoussé aux 11, 12 et 13 mai.
Les deux rapporteurs du Sénat, Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat (Les Républicains), avaient notamment protesté dans les colonnes du Figaro contre "les conditions d'examen" de ces textes, reprochant au gouvernement de pousser le Sénat à "délibérer dans la précipitation". La configuration ne semble pas avoir changé, ce report ayant lieu juste avant l'Ascension. Les deux textes, l'un légalisant l'euthanasie et le suicide assisté, l'autre élargissant l'offre d'accès aux soins palliatifs, ont dans un premier temps été adoptés par l'Assemblée nationale en mai 2025. Le Sénat, plus conservateur, a finalement voté en janvier en faveur de la loi sur les soins palliatifs tout en rejetant celle sur l'aide à mourir en séance publique, renvoyant les deux textes à l'Assemblée nationale, qui les a de nouveau adoptés en deuxième lecture.
Lors de cette deuxième adoption, les députés ont réhabilité le texte dans sa version initiale, particulièrement permissive. Le texte qui va de nouveau arriver en commission au Sénat prévoit ainsi de donner à un patient atteint d’une maladie "grave et incurable" la possibilité de mettre fin à ses jours en recevant une substance létale. Les critères d'éligibilité à ce dispositif, très larges, inquiètent les opposants au texte ainsi que de nombreux médecins soignants quant aux risques de dérives qu'ils impliquent.
Parmi ces critères jugés trop imprécis, celui de "souffrance réfractaire" ou de "pronostic vital engagé" — qui pourraient, selon eux, être interprétés de manière extensive et s’élargir avec le temps. Les opposants craignent aussi que certains patients fragiles (personnes âgées, isolées ou dépendantes) puissent se sentir poussés à demander la mort, même sans contrainte explicite, et que le consentement soit difficile à évaluer en cas de détresse psychologique. S’ajoutent des réserves sur le rôle des médecins, qui passeraient de soigner à provoquer la mort, sur un possible affaiblissement des soins palliatifs, et sur la capacité réelle à encadrer et contrôler strictement ces pratiques, notamment dans des situations médicales complexes. Lors de l'examen en deuxième lecture, l'Assemblée nationale avait ainsi rejeté plusieurs amendements visant à exclure expressément du dispositif les personnes atteintes de maladies psychiatriques, neurodégénératives ou de déficiences intellectuelles.
Grand chantier législatif de ce second quinquennat d'Emmanuel Macron, le projet de loi sur la fin de vie doit, selon ses partisans, être adopté avant la fin de l'été 2026. Dans le cas où le Sénat modifierait substantiellement le texte ou le rejetterait une seconde fois, l’Assemblée nationale aura le dernier mot. Une commission mixte paritaire pourrait cependant être convoquée tant ce projet de loi divise les parlementaires.
Des myriades de petits mots disent la joie de croire. Chaque semaine, nous les explorons, pour en retrouver toute la saveur.
Les quatre évangiles s’accordent sur ce point : Jésus ressuscite le « premier jour de la semaine », soit le dimanche – la semaine, dans le calendrier juif, s’achevant le samedi, jour du sabbat. Ses apparitions aux disciples réunis au Cénacle et aux pèlerins d’Emmaüs, avec lesquels il partage le pain, se situent aussi ce jour-là. De même que la Pentecôte.
D’où l’importance capitale que les premiers chrétiens attribuent au dimanche, jour où ils se rassemblent pour faire mémoire du mystère pascal dans sa plénitude. Luc note ainsi : « Le premier jour de la semaine, nous étions rassemblés pour rompre le pain (eucharistie) ; Paul s’entretenait avec eux (écoute de la Parole) » (Actes 20, 7).
Selon la Genèse, le « premier jour » est celui où commence la création, laquelle s’achève le septième jour, quand Dieu se repose de ses œuvres. « Pendant six jours, on travaillera, mais, le septième jour, c’est sabbat, un sabbat solennel consacré au Seigneur » (Exode 20, 11). Pour Israël, le samedi est ainsi le jour de la communion avec Dieu, via la participation à son repos. L’événement inouï de la Résurrection, qui inaugure une nouvelle forme de vie, bouleverse tout.
À présent, le « premier jour » est le jour de la nouvelle création et de la nouvelle alliance, le jour de la rencontre avec le Ressuscité qui se renouvelle dans l’eucharistie. Du septième jour, on passe donc au premier : « Nous ne vivons plus selon le samedi, mais nous appartenons au dimanche » (Ignace d’Antioche).
illustration : « Pendant six jours, on travaillera, mais, le septième jour, c’est sabbat, un sabbat solennel consacré au Seigneur » (Exode 20, 11)
L’expression « jour du Seigneur » s’imp ose vite ; on la trouve dans l’Apocalypse (1, 10). « Dimanche » vient d’ailleurs du latin dies Dominicus, « jour du Seigneur ». Jean-Paul II en a développé les diverses facettes : il est dies Domini, en référence à l’œuvre de la création et au « repos » de Dieu ; il est dies Christi en tant que jour de la nouvelle création inaugurée par le Christ et le don de l’Esprit ; il est dies Ecclesiae, jour où la communauté ecclésiale se rassemble pour la célébration ; il est dies Hominis, jour de joie, de repos et de solidarité.
Il est aussi le « huitième jour », ce jour qui n’a pas de fin, figure de l’éternité : « Le dimanche est l’annonce constante de la vie sans fin, qui ranime l’espérance des chrétiens et les encourage sur leur route » (saint Basile).
Villefranche, vendredi 24 avril 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Fête des 75 ans de la canonisation de Sainte Emilie : mercredi 22 avril, les pères Florent et Désiré ont concélébré une messe solennelle à l'occasion de la clôture du jubilé des 75 ans de la canonisation de Sainte Emilie. Article et images en haut de page.
Du 22 au 25 avril Aquerò : Pour les collégiens de 4e et 3e . Une expérience de quatre jours exceptionnels à Lourdes. Aquerò est un grand rassemblement provincial qui réunit tous les deux ans des centaines de jeunes venus de toute la région pour prier, chanter, célébrer, partager et vivre une vraie expérience de foi et d’amitié. Belles images et plus d’infos en cliquant ici
Dans la presse chrétienne : « Saint Augustin a vu une civilisation qui s’effondrait » ** L'Ascension ** L’onction des malades : ce que disent ceux qui l’ont reçue ** Intelligence des Écritures ** La pédagogie de Jésus pour nous faire découvrir qui nous sommes ** Pourquoi les chrétiens “décrochent” après Pâques ** Sud-Liban : un convoi brise l’isolement des villages chrétiens.
Sur l’agenda, ci-dessous :
Vendredi 8 mai : Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac.
Dimanche 10 mai 2026 : Messe annuelle de l’Œuvre d’Orient célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Samedi 30 mai : concert de louange en l’église Saint-François de Millau.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Vendredi 8 mai Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac • De 10 heures à 16 h 30 : journée festive pour la solennité de Notre Dame de Ceignac. • 10 h 45 : messe solennelle. • 14 heures : conférence de Monique Dugué-Boyer sur « Les Vierges couronnées de l’Aveyron ». • 15 heures : danses traditionnelles et goûter.
Le 10 mai 2026 : La messe annuelle de l’Œuvre d’Orient se tiendra le dimanche 10 mai 2026 en la cathédrale Notre-Dame de Paris et en présence de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et Ordinaire des Orientaux catholiques en France et Mgr Hugues de Woillemont, Directeur général.
Jeudi 14 mai : Ascension de Notre Seigneur La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.
Vendredi 15 mai : Émission Carte blanche sur Radio Présence Invité : Mgr Luc Meyer. Cliquez ici pour écouter
Lundi 25 mai 2026 : La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie « cinquantième »).
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS