Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Votre petit journal sera diffusé samedi à l'issue de la messe en la chapelle de la Sainte-Famille et dimanche matin après la messe dominicale. Cliquez ici pour lire votre magazine.
Paris, le 6 mai 2026,
Depuis son élection, il y a un an, le pape Léon XIV a été sollicité par plusieurs évêques pour venir en France. Le cardinal Jean-Marc Aveline, au nom de la Conférence des évêques de France dont il est président et en lien avec le Nonce apostolique, l’a officiellement invité. Cette invitation a été appuyée par le Président de la République française lors de sa rencontre avec Léon XIV à Rome, le 10 avril dernier.
Ce voyage apostolique pourrait avoir lieu fin septembre. « Léon XIV a exprimé, à différentes occasions, la grande estime qu’il porte à notre pays et à son histoire spirituelle, confie le cardinal Jean-Marc Aveline. J’ai eu plusieurs temps de travail avec le Pape, dont un la semaine dernière, au cours duquel nous avons élaboré une ébauche de programme. Sa venue serait l’occasion de partager au Pape ce que vit notre Église en France et de nous laisser encourager par sa parole. »
Dans le programme envisagé, le pape Léon XIV pourrait se rendre à Paris et à Lourdes. Dans l’attente de l’annonce officielle, par le Saint-Siège, de ce voyage apostolique, les évêques de France invitent tous les fidèles à porter dans la prière la préparation de cet événement.
Après l'Écosse et la Slovénie, le Parlement anglais vient de rejeter « l'aide à mourir » : la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté n'a rien d'inéluctable.
Enlisé dans la procédure parlementaire tant il suscitait d’oppositions, le projet de loi sur l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles a échoué le 24 avril. En juin 2025, la Chambre des communes avait approuvé la légalisation du suicide assisté pour certains malades en phase terminale. Bloqué durant des mois à la Chambre des lords – la Chambre haute du Parlement anglais –, le texte a été abandonné la semaine dernière, le temps imparti pour son examen ayant été dépassé.
En Écosse aussi, le 17 mars, le Parlement a rejeté en troisième lecture la proposition de loi visant à autoriser le suicide assisté pour les adultes en phase terminale, dont le pronostic vital serait engagé. À 69 voix contre 57, ce vote a mis un terme à un processus législatif long de près de deux ans. Au cours des débats à la Chambre, les craintes concernant la protection des personnes vulnérables, les pressions que pourraient subir les personnes âgées, malades ou handicapées, la liberté de conscience des soignants et des institutions, la fragilité des garde-fous et l’exemple inquiétant des pays étrangers ont fortement pesé dans la balance. Tout comme l’opposition d’une large part du corps médical.
Le 23 novembre 2025, autre victoire. Les Slovènes ont rejeté par référendum la légalisation du suicide assisté, à 53 %. Adoptée par le Parlement en juillet 2025, la loi autorisait les patients lucides atteints d’une maladie physique incurable à recourir à la mort programmée. L’Église dénonçait une législation « contredisant l’Évangile, la loi naturelle et la dignité humaine ». Une organisation citoyenne, le Mouvement pour les enfants et la famille, est alors parvenue à empêcher « l’empoisonnement des malades et des personnes âgées » en réunissant les 40 000 signatures nécessaires à la tenue d’un référendum dans ce pays de 2 millions d’habitants.
Les arguments des défenseurs de la vie ont porté sur la priorité à donner aux soins palliatifs, l’incompatibilité de ce texte avec l’article 17 de la Constitution slovène qui proclame le caractère inviolable de la vie humaine, et les risques de dérives inhérents à cette autorisation. Leurs appels ont été entendus et les Slovènes ont désavoué leurs représentants.
En Pologne, en Irlande, en République tchèque, en Roumanie, en Lettonie, en Lituanie, l’euthanasie est illégale et pénalisée, parfois très sévèrement. À Chypre, elle est passible de dix ans de prison. Et de douze ans à Malte. La France n’est donc pas « l’un des derniers pays d’Europe à prohiber le suicide assisté », contrairement à ce qu’osait affirmer récemment le journaliste Patrick Cohen, éditorialiste sur le service public de l’information.
Située entre Pâques et la Pentecôte, c’est-à-dire entre la résurrection du Christ et la venue de l’Esprit Saint sur le groupe des apôtres, l’Ascension ne peut être comprise qu’en lien avec ces deux évènements. L’Ascension fait partie du déploiement inouï de Pâques : par sa mort et sa Résurrection, le Christ a sauvé l’homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu pour vivre dans sa gloire.
Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux disciples. L’Ascension marque la fin des apparitions du Ressuscité : Jésus « est monté au ciel », c’est-à-dire que désormais, ses disciples devront faire le deuil d’un certain type de présence, d’une présence charnelle. Grâce à l’Esprit donné à la Pentecôte, ils vont expérimenter une nouvelle manière, pour Jésus ressuscité, de leur être présent. Désormais, les disciples devront « croire sans voir », ou plutôt « croire parce qu’ils ont vu » (Jn 20, 30-31). C’est sur leur témoignage crédible que nous fondons notre foi.
La liberté des chrétiens passe par une prise de distance de la part du Christ. « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jean 16,7). Lui qui ne se laisse pas posséder ni étreindre ne s’impose pas davantage : il laisse ses disciples libres de croire, et donc d’aimer véritablement car librement.
Mais cette absence est en même temps forte d’une promesse et d’une invitation à la mission : « vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».
Il ne s’agit pas de rester les yeux levés vers le ciel. L’Ascension est un appel à la responsabilité. C’est aux chrétiens désormais d’être témoins du Christ ! Le mystère de l’Ascension signifie que le temps des témoins commence, le temps de l’Eglise. Sans Ascension, pas d’Eglise. Jésus va rendre ses disciples et apôtres définitivement capables de porter témoignage. Désormais Pierre va parler et enseigner avec autorité comme Jésus, de même que Paul.
L’Ascension n’est donc pas la célébration d’un départ triste. Les disciples étaient tristes avant, quand ils ne comprenaient pas le sens des événements de Jérusalem, quand ils ne comprenaient pas que le Messie devait souffrir pour entrer dans la gloire, surtout tant qu’ils n’avaient pas compris que Jésus devait monter vers le Père pour envoyer l’Esprit.
Depuis quand dit-on que le mois de mai est dédié à l’intercession de la Vierge Marie ? Le père Renaud Saliba, recteur du sanctuaire de Pontmain lieu d’une apparition mariale datant de 1871 dans le diocèse de Laval, nous apporte quelques explications sur le sens de la période particulière qu’est le mois de Marie.
Il est difficile de dire précisément pourquoi le mois de mai est associé à la Vierge Marie. Le mois de mai ne comporte pas traditionnellement une grande fête mariale comme les mois d’août ou de décembre. Ce n’est que depuis la réforme liturgique de 1969 que la Visitation est fêtée le 31 mai. Il ne faut donc pas aller rechercher une explication du côté du cycle liturgique mais plutôt du côté du cycle des saisons. En Europe, le mois de mai c’est le mois des fleurs, le mois où le printemps se manifeste dans toute sa vitalité.
Ainsi dès le 13ème siècle, le roi de Castille Alphonse X le Sage (1221-1284) avait associé dans un de ses poèmes la beauté de Marie à celle du mois de mai. Au 14ème siècle le frère dominicain Henri Suso (1295-1366) avait pris l’habitude le premier mai d’orner les statues de Marie de couronnes de fleurs. Il y a donc très probablement un lien entre la beauté de la flore qui se déploie au mois de mai et notre Mère du ciel, la belle Dame, comme on l’appelle ici à Pontmain.
C’est à Rome, à la fin du 16ème siècle, qu’est née la coutume de consacrer les 31 jours du mois de mai à une prière mariale renforcée. Saint Philippe Néri (1515-1595) par exemple rassemblait les enfants autour de l’autel de la Sainte Vierge dans la Chiesa Nuova.
Ils leur demandaient d’offrir à la Mère de Dieu des fleurs du printemps, symboles des vertus chrétiennes qui devaient aussi éclore dans leur vie chrétienne. Le mois de Marie est donc depuis le début, non seulement un bel acte de piété envers la Vierge Marie mais aussi un engagement à se sanctifier jour après jour.
Au 17ème siècle et au 18ème, les Jésuites ont beaucoup œuvré pour diffuser cette dévotion dans toute l’Italie. Ils recommandaient que, la veille du 1er mai, dans chaque maison, on dresse un autel à Marie, décoré de fleurs et de lumière. La famille était invitée à se réunir pour prier en l’honneur de la Sainte Vierge et à tirer au sort un billet indiquant la vertu à mettre en application le lendemain.
Cependant c’est en approuvant cette dévotion en 1815 que le pape Pie VII (1742-1823) va permettre sa très grande diffusion dans toute l’Eglise. Le mois de Marie sera célébré dans les paroisses et dans les familles.
Toulonjac
Odile GARRIGUES, son épouse ; Alain GARRIGUES, son fils et l'ensemble de la famille ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur René GARRIGUES, survenu à l'âge de 87 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 12 mai 2026, à 14h30, en l'église Saint-Michel de Toulonjac, suivie de l'inhumation au cimetière du village.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Toulonjac
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Bernard ROSSIGNOL, survenu le dimanche 10 mai 2026, à l'âge de 95 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 13 mai 2026 à 14h30 en l’église Saint-Michel de Toulonjac, suivies de l’inhumation au cimetière de Toulonjac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Débora Kapp explore la lettre de l’apôtre Pierre et montre comment, en situation d’exil, la fidélité se construit dans la résistance et l’espérance. J'habite une blessure sacrée. » Que ces mots d’Aimé Césaire gravés sur sa pierre tombale en Martinique nous ouvrent aux versets de la lettre de l’apôtre Pierre. Habiter une blessure ici. Être comme des pierres vivantes là.
La citation du poète nous invite à suivre le texte et à nous approcher de sa construction littéraire si finement agencée. L’auteur de l’épître choisit de se situer à Babylone, la capitale emblématique de l’exil pour l’Israël biblique.
Les destinataires de cette lettre sont des exilés. Ils sont qualifiés de résidents transitoires et de voyageurs étrangers. Avec la dispersion géographique qui les éloigne les uns des autres, il leur est vital de trouver une manière de résister à une pression écrasante. Car ces résidents venus d’ailleurs sont exposés au rejet par la majorité de la population. Alors même que l’environnement gronde d’hostilité, le besoin de sécurité que procure un chez soi devient impérieux. Forte est sans doute la tentation de se fondre dans la masse. Pour tenir dans le choix de fidélité au Christ, s’impose la nécessité de discerner ce à quoi il est juste de consacrer sa vie.
L’image de la pierre précise et précieuse enrichit la réflexion sur la fermeté dans l’adversité. Formidable jeu de sens pour cette lettre placée sous l’autorité de Pierre, l’apôtre bâti par Jésus. Et il s’agit bien d’édifier la maison des croyants, qu’elle soit intime ou communautaire. Elle ne se bâtit pas avec des blocs inertes, mais avec une parole minérale. Et le déplacement s’opère : ce ne sont ni un temple, ni un rempart qui feront refuge, mais une maison tenue par la force de l’Esprit. Et une telle maison ne saurait être exiguë.
L’image contradictoire de la pierre animée parle de Jésus-Christ. Il est ce roc taillé par ses souffrances et sa mort en croix (1 Pierre 2, 21-24). Pour la communauté en danger de mort, il n’y a pas d’autre abri qui tienne.
Une telle proposition fait scandale, fait trébucher, provoque un rejet. Elle met en évidence le fossé qui nous sépare de l’Architecte du monde et nous divise les uns les autres. Le choix divin se porte précisément sur celui qui est rejeté, Jésus-Christ, mort, réhabilité et élevé à une vie autre. Cela reste un impensé pour beaucoup.
L’alliance première avec Israël fonde cette perspective. L’auteur reprend les promesses anciennes pour fortifier la dignité mise à mal des croyants. À la fin de notre passage, comme des briques qui se dressent, sont énoncés et énumérés les anciens titres glorieux du peuple élu. Ce vocabulaire ne nous est plus nécessairement familier. Pourtant, chaque expression s’adjoint aux autres, ainsi se forme un ensemble solide, une sorte d’armature intérieure. La communauté ainsi constituée est intégrée au projet d’annoncer les merveilles qui, comme un ciment, consolident les croyants.
Peut-être sommes-nous placés à la limite de ce que nous pouvons comprendre. Pâques reste la fête d’un passage qui nous mène au-delà de ce qui nous arrête. Toujours à nouveau sont roulées les pierres qui obstruent le passage à une vie qui rayonne. Habiter une blessure pour un poète. Habiter une maison de pierres animées pour les croyants.
Prêtre du diocèse de Bordeaux, le père Clément Barré commente les lectures du 6e dimanche de Pâques. "Venez, voyez, croyez, demeurez", telles sont les invitations de Jésus à ses disciples. Avec l’Esprit saint, voir Jésus, c’est croire en Lui, demeurer en sa présence.
"D’ici peu de temps le monde ne me verra plus mais vous, vous me verrez vivant" (Jn 15, 19). Un conseil de lecture assez simple : quand vous ouvrez l’évangile de Jean, guettez deux mots : voir et croire. Dès qu'ils apparaissent, levez les antennes. Quelque chose de décisif se joue. Jean, en racontant des événements, raconte aussi des regards. La question qui traverse tout son évangile n'est pas d’abord pas : qu'est-ce qui s'est passé ? Elle est : qui est-ce que tu vois, toi, quand tu regardes cet homme ?
Et dès le premier chapitre, Jésus pose lui-même les termes. Deux disciples de Jean-Baptiste le suivent. Il se retourne et leur demande : "Que cherchez-vous ?" Ils répondent, maladroitement, comme on fait quand on ne sait pas encore très bien ce qu'on cherche : "Rabbi, où demeures-tu ?". Et Jésus répond simplement : "Venez et vous verrez" (Jn 1, 39). C'est la toute première parole de Jésus dans l'évangile de Jean. Et c'en est le programme entier : venez et vous verrez. Et pour cela les disciples doivent demeurer avec lui. Voir et demeurer. On ne voit vraiment que si on demeure, et on ne demeure que si on a vu.
Mais l'évangile va très vite montrer que cette vision n'est pas automatique. Que voir Jésus ne suffit pas à le reconnaître. Les foules voient les signes : la multiplication des pains, les guérisons, Lazare sorti du tombeau mais beaucoup restent aveugles à ce qu'ils signifient. Pilate regarde Jésus en face et ne voit rien. "Le monde ne me verra plus", nous dit Jésus. Il y a un monde, dont nous pouvons faire partie, qui regarde sans voir.
Et puis il y a ceux qui traversent le seuil. Marie-Madeleine au jardin, qui cherche un cadavre et reconnaît soudain le Vivant à la façon dont il prononce son nom. Le disciple bien-aimé au tombeau vide : "Il vit et il crut" ; et Thomas, qui exige de voir les plaies, qui les touche et tombe à genoux : "Mon Seigneur et mon Dieu." Sur cette scène, le pape Grégoire le Grand a dit une chose lapidaire et magnifique : Thomas vit une chose, et en crut une autre. Il vit l'homme et crut en Dieu. Les yeux de chair s'arrêtaient à la plaie. Quelque chose d'autre, en lui, atteignait la divinité. Voir et croire ne se superposent pas : ils s'articulent. On voit un signe et on est conduit vers autre chose que le signe.
C'est précisément cette remarque de Grégoire qui va inspirer, six siècles plus tard, Thomas d'Aquin : voilà que Thomas explique Thomas ! Dans la Somme théologique, le dominicain cherche à comprendre ce que voit exactement le croyant. Et il répond : "Le croyant ne voit pas ce en quoi il croit mais il voit que ces réalités méritent d'être crues, soit à cause de l'évidence des signes, soit à cause de quelque chose de ce genre." En latin, parce que c'est plus beau : Non enim crederet nisi videret esse credenda, vel propter evidentiam signorum, vel propter aliquid hujusmodi.
On peut venir à l'Eucharistie non pas seulement pour accomplir un devoir, mais avec ce désir simple et un peu fou : que les signes deviennent transparents, que les énoncés s'effacent devant la réalité qu'ils portent, que la foi touche enfin la chose elle-même.
La foi n'est pas aveugle. Elle a des appuis, des signes qui invitent, qui pointent. Ces signes nous les avons. L'Évangile proclamé depuis deux mille ans. Cette assemblée rassemblée ce dimanche. Les témoins de tous les siècles qui ont risqué leur vie sur cette foi. Les sacrements transmis de génération en génération. Tout cela est signum : signe qui pointe vers autre chose.
Car Thomas ajoute, et c'est le plus important : Actus credentis non terminatur ad enuntiabile sed ad rem. "L'acte du croyant ne s'arrête pas à l'énoncé mais il atteint la chose elle-même." Comme Thomas, l'apôtre qui voyait l'homme et croyait en Dieu : la foi ne s'arrête pas aux signes ni aux formules. La foi ne se contente pas de dire des choses sur Dieu mais elle nous le fait toucher. Elle est un mouvement vers quelqu'un. Les articles du Credo ne sont pas la destination : ils sont le chemin transparent à travers lequel on touche le Vivant.
Les signes sont le seuil, pas la demeure. La foi vise plus loin que ce qu'elle voit. Et c'est exactement ici que l'évangile de Jean lu ce dimanche vient tout éclairer. Car Jésus, au chapitre 14, promet précisément cela — non pas le souvenir, non pas la commémoration, mais la vision : "D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant." Le monde ne verra plus, comme Pilate ne voyait rien, comme les foules restaient aveugles aux signes. Le corps n’est plus là, le tombeau est vide ! Mais vous, vous qui avez des signes, vous qui voyez que cela mérite d'être cru, vous dont la foi vise au-delà des énoncés, vous me verrez vivant. Pas dans le souvenir. Dans la présence. Ce n'est pas une consolation pour des orphelins. C'est une promesse de vision.
Comment cette promesse s'accomplit-elle ? Par l'Esprit Saint, le Paraclet. C'est lui qui répond à la grande question de Jean 14 et qui accompli la promesse du chapitre 1. "Venez et vous verrez" était adressé à deux disciples sur une route de Judée. "Vous me verrez vivant" est adressé, par l'Esprit, à toutes les générations. L'Esprit est l'accomplissement universel et permanent de la promesse originaire. C'est lui qui rend les signes transparents jusqu'à la chose elle-même. C'est lui qui prend ce que Jésus nous a laissé et que la Tradition a fidèlement transmis, les Écritures, le pain rompu, le récit des apôtres, et en fait une présence vivante. Car quand Jésus dit "faites ceci en mémoire de moi", il ne demande pas de penser à un absent. Il dit : faites ce geste, et je serai là. La mémoire dont il parle n'est pas une commémoration, c'est une convocation. Et c'est l'Esprit qui fait de ce geste transmis une irruption du Vivant.
C'est pourquoi Pierre peut écrire : "Soyez toujours prêts à rendre compte de l'espérance qui est en vous" (1P 3, 15). On ne rend compte que de ce qu'on a vu, de ce qu'on a touché. Cette espérance n'est pas une idée construite. C'est l'expérience d'un croyant qui a traversé le seuil : qui est venu, qui a vu, qui a demeuré.
Ce passage, nul ne peut se le donner à lui-même. Mais on peut le demander. On peut venir à l'Eucharistie non pas seulement pour accomplir un devoir, mais avec ce désir simple et un peu fou : que les signes deviennent transparents, que les énoncés s'effacent devant la réalité qu'ils portent, que la foi touche enfin la chose elle-même.
Quelques jours après l'agression violente d'une soeur dominicaine à Jérusalem, la destruction d’un complexe religieux à Yaroun (Sud-Liban) par l’armée israélienne le 1er mai a fait vivement réagir. Deux épisodes supplémentaires dans une série plus large d’incidents visant les chrétiens dans la région.
« Une profonde blessure à la conscience nationale et humaine. » C'est ainsi que le Conseil des Evêques grecs-catholiques qualifie les destructions opérées par l'armée israélienne à Yaroun (Sud-Liban). Le 1er mai, Tsahal s'est attaqué au bulldozer à un complexe religieux chrétien, qui abritait entre autres la résidence du diocèse grec-catholique et le couvent d'une communauté de religieuses salvatoriennes. Ces bâtiments, d'architecture moderne, étaient adossés à une ancienne école et un presbytère. Le village, où cohabitent libanais chiites et chrétiens, avait déjà fait l'objet de bombardements de la part d'Israël, causant la destruction de l'église melkite en 2024.
Faute d'accès direct au lieu, l'affaire a fait l'objet d'un certain flou informationnel. Dimanche 3 mai, l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua L. Zarka, a dénoncé une « fausse information » sur X (anciennement Twitter), affirmant que le couvent en question n'avait pas été touché, et diffusant pour preuve des photos représentant en réalité un dispensaire de l'Ordre de Malte. L'armée israélienne, quant à elle, avait admis quelques heures plus tôt avoir « endommagé » le site au motif d'une opération visant à démanteler une infrastructure terroriste.
De son côté, l'Œuvre d'Orient, association catholique engagée auprès des chrétiens d'Orient, dénonce un acte délibéré de destruction d'un lieu de culte. Elle fustige également la « destruction systématique des habitations du Sud-Liban visant à empêcher le retour des civils », puisque ceux-ci ont été déplacés par l'armée. Directeur de L'Œuvre d'Orient au Liban, Vincent Gelot s'insurge : « On ne peut pas démolir toutes les habitations, comme l'armée israélienne le fait systématiquement dans certaines localités, au prétexte qu'elles pourraient servir d'abri au Hezbollah. A ce compte, c'est tout le Sud-Liban qui va être détruit ! »
photo : Des bâtiments détruits dans le village libanais de Yaroun depuis un point d’observation en Haute-Galilée, dans le nord d’Israël, à la frontière avec le Liban, le 13 mars 2026.
Cet épisode intervient alors que les actes malveillants ciblant les chrétiens se multiplient : le 21 avril, deux soldats israéliens ont été condamnés à un mois de prison pour avoir vandalisé une statue du Christ dans la même région. Le 28 avril, à Jérusalem, un Israélien a violemment agressé une religieuse dominicaine française en pleine rue, la jetant à terre avant de lui asséner des coups de pieds. L'homme de 36 ans a été arrêté le lendemain, et le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a demandé une « sanction exemplaire » rappelant la « mission historique de protection des communautés et lieux saints catholiques » de la France en Terre Sainte.
Dans un rapport publié en mars, le Rossing Center, engagé pour le dialogue interreligieux et situé à Jérusalem, note l'augmentation des cas de harcèlement verbal (insultes, perturbations de processions religieuses, altercations…) à l'encontre des chrétiens en Israël. L'organisme dénombre 61 attaques physique en 2025, soit la forme la plus fréquente d'incidents.
Pourquoi parle-t-on de « capharnaüm » pour désigner un grand désordre ? La réponse figure dans l’évangile selon Matthieu.
Quand il apprend l’arrestation de Jean son cousin, Jésus ne se replie pas sur lui-même. Au contraire, il sort de Nazareth, sa zone de confort, là où il a grandi dans le plus grand silence, et s’installe à Capharnaüm, dont il va faire le camp de base de sa prédication. Ce choix n’a rien d’anodin.
Situé sur la route du commerce reliant l’Égypte à la Syrie – la via Maris –, disposant d’un bureau de douane et d’une garnison romaine, ce port de pêche sur les rives du lac de Tibériade est une ville frontière. Un lieu de passage et de brassage. Le sacré bazar qui y règne – d’où notre expression « quel capharnaüm ! » – lui vaut d’être méprisé par les Juifs pieux de Judée. Mais pas par Jésus.
En choisissant d’habiter non pas à Jérusalem, la Ville sainte, mais à Capharnaüm, dans cette « Galilée des nations » rejetée et humiliée, dans cette périphérie de mauvaise réputation, Jésus accomplit l’une des prophéties d’Isaïe, celle que nous lisons à Noël : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie… » (9, 1-2).
Il vient apporter le réconfort et la consolation aux brebis perdues de la maison d’Israël et à tous ceux et celles, juifs et païens, qui voudront bien écouter sa parole. Consoler, telle est sa mission, ce pour quoi le Père l’a envoyé dans le monde. D’ailleurs, Capharnaüm, Kfar Nahum en hébreux, signifie précisément le village de la consolation ou de la compassion.
C’est à Capharnaüm que Jésus appelle ses premiers disciples ; Simon et André, Jacques et Jean, ainsi que Matthieu, le collecteur d’impôts. C’est là qu’il accomplit nombre de ses miracles, comme la guérison du paralytique et la résurrection de la fille de Jaïre. C’est dans sa synagogue qu’il délivre le grand discours sur le pain de vie. Bref, les liens entre Jésus et Capharnaüm sont si étroits que les évangélistes en parlent comme de « sa » ville et de la maison de Pierre comme étant la sienne.
Et pourtant, malgré ses gestes et ses paroles, Jésus ne parviendra pas à convertir les habitants de cette bourgade, d’où ce constat terrible qu’il fera non sans douleur : « Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! » (Matthieu 11, 23).
Venez nombreux pour participer à ce temps fort de notre diocèse !
Il y a 150 ans, le 9 juillet 1876, une foule issue de tout le diocèse assiste au couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac, par le cardinal Guibert, archevêque de Paris.
Pourquoi couronner une statue ? Fleurir et couronner les statues de Marie est un usage ancien. Le couronnement de la Vierge est un des thèmes de l’iconographie chrétienne. S’il apparaît tardivement dans l’art occidental, il devient très populaire dès les XIIe et XIIIe siècles, en lien avec l’approfondissement du culte marial autour de l’an 1000 et l’idée de la conception immaculée de Marie. La cérémonie canonique remonte au XVIIe siècle. Mgr Le Tourneau, dans le Dictionnaire encyclopédique de Marie, écrit: « Les papes ont voulu encourager la piété des fidèles et distinguer aussi des statues anciennes ou faisant l’objet d’un culte spécial. »
L’un des premiers couronnements est celui de l’icône vénérée de la Salus populi romani à Sainte-Marie-Majeure, à Rome, par Grégoire XVI, le 15 août 1838. Pie XII affirmait dans sa lettre aux catholiques portugais, à l’occasion du couronnement de la statue de Notre Dame de Fatima, le 13 mai 1946 : « En couronnant l’image de Notre Dame, vous avez fait un acte de foi en sa royauté, de soumission loyale à son autorité, de correspondance filiale et constante à son amour… Vous vous êtes engagés à travailler pour qu’elle soit aimée, vénérée, servie autour de vous, dans la famille, dans la société, dans le monde. »
Concrètement, le couronnement suit une procédure précise. La décision revient toujours au pape. La cérémonie est présidée par le pape ou son représentant (évêque ou archevêque) qui dépose la couronne sur la tête de l’Enfant Jésus, puis sur celle de la Vierge.
La cérémonie de couronnement d’une statue de la Vierge n’est pas la mémoire de Marie Reine, que l’Église célèbre le 22 août. Le 29 décembre 1874, Mgr Ernest Bourret, évêque de Rodez, obtint de Pie IX l’autorisation de couronner la statue de Notre Dame de Ceignac. Mais il fallut attendre le 9 juillet 1876 pour que le couronnement ait lieu à Rodez, sur le foirail de la ville. Les Ceignacois refusaient obstinément que la statue quitte leur église! Pour vaincre leurs résistances, on a dû faire appel au père Marie-Antoine pour déployer ses talents de persuasion. Finalement, il fut décidé que le jour de la fête du couronnement les paroissiens de Ceignac auraient une place d’honneur et qu’ils ramèneraient la statue à Ceignac, triomphalement, après la messe.
Les années suivantes, quatre autres statues de Marie sont couronnées officiellement dans le diocèse: Notre Dame de Foncourrieu (Marcillac), Notre Dame des Buis (SaintGeniez-d’Olt), Notre Dame la Négrette (Espalion), Notre Dame de la Miséricorde (Saint-Affrique).
Le 8 mai est la fête solennelle de Notre Dame de Ceignac, pour laquelle œuvra le père Marie-Antoine dont vous découvrirez la vie et l’œuvre au fil des pages de ce bulletin. En 2026, le 8 mai, nous fêtons les 150 ans du couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac. Pour cette occasion, les photos des quatre autres vierges couronnées seront mises à l’honneur dans le chœur de la Basilique. À 10h45, la messe solennelle sera présidée par Mgr Luc Meyer. À 14 heures, madame Dugué-Boyer offrira une conférence sur « Les Vierges couronnées de l’Aveyron ». La conférence sera suivie de danses festives pour tous.
Venez nombreux pour participer à ce temps fort de notre diocèse !
Même si le Carême s’éloigne, l’austérité qui a pu marquer ce temps habite encore parfois une pratique de la foi exigeante. Comment ne pas oublier la joie que donne le Christ ?
Au milieu des sujets stressants, ceux de la guerre en Iran, en Ukraine, les tensions politiques, et puis celle de son propre quartier, de ses amis, j’ai eu envie de m’arrêter avec le dominicain Sylvain Détoc sur ce qu’il appelle « l’Evangile du bien-être ». Dans son livre, il retrace la façon dont certains grands penseurs de l’Eglise ont élaboré une sorte de « théologie du bien-être » : une manière, au fond, de chasser la tristesse en prenant soin de son âme et de son corps. En effet, est-ce qu’on aurait pas fini par oublier le bonheur que promet l’Evangile ?
Les chrétiens font-ils de la coquetterie encore un tabou ? Sylvain Détoc s’inspire de la Bible pour repenser le bon plaisir et il déjoue intelligemment les fausses culpabilités. Il y a parfois une certaine difficulté pour les chrétiens à goûter au bien-être, à savourer la vie, à se détendre, à saisir le bonheur.
Ce frère dominicain va explorer pourquoi il n’y a rien d’évident à associer la foi au bonheur tout en rappelant que la vocation du chrétien est d’être heureux…voire bienheureux ! Autrement dit, quand le Christ dit « Soyez parfait, comme votre père est parfait » dans le chapitre 5 de l’Evangile selon saint Matthieu, il nous veut épanouis, il invite à développer ses talents, bref : à trouver l’accomplissement dans ce que nous sommes.
Il faut peut-être convoquer Bernanos et son Journal d’un curé de Campagne. Dans ce magnifique livre, l’écrivain du XXème siècle y examine la dureté avec laquelle nous nous traitons parfois. Voilà ce qu’il écrit : « Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ. » « Il est plus facile que l’on croit de se haïr, la grâce est de s’oublier ».
Pour Mère Geneviève, cette sœur bénédictine du XXeme siècle, le bonheur c’est de clapoter en Dieu comme dans son bain. L’idée est que pour cette religieuse artiste-peintre, le bain c’est celui de l’oraison. Le cœur qui s’abandonne à Dieu, c’est un peu comme si l’âme plongeait en Dieu, se relaxait dans la prière, détendue. L’image, « clapoter en dieu » est assez parlante, la joie c’est, comme ajoute Mère Geneviève, « avoir une nappe phréatique sous nos pieds » . « Je barbotte dans le magnificat » s’exclame-t-elle. Et d’ailleurs, dans son livre, le dominicain Sylvain Détoc évoque aussi longuement comment de grands théologiens étaient adeptes des thèmes. Qu’il s’agisse de l’austère Tertullien de Carthage, ou plus récemment de saint Jean-Paul II, qui fit construire une piscine dans la résidence d’été du palais pontifical de Castel Gandolfo. Cette construction suscita quelques critiques. Comment soigner son âme pouvait-il aller de pair avec quelques longueurs ? Mais pour Jean-Paul II, grand sportif, nager semblait encourager la disponibilité à Dieu. Après tout, si des kilomètres de natation finissent par vous rendre saint, voilà qui pourrait nous inspirer. N’ayons pas peur du bien-être que procure la joie de retrouver le bon Dieu.
« Les Lieux saints qui devraient être des espaces de prière deviennent des champs de bataille identitaires », s’inquiète le patriarche latin de Jérusalem.
Comment les chrétiens pourraient-ils détacher leur regard de Jérusalem, la ville au monde qui porte dans sa chair les stigmates de la présence du Christ et demeure le symbole même de l’existence de Dieu parmi les hommes ? Cette ville qui est au cœur d’un nouveau conflit de portée mondiale et qui incarne toutes les contradictions politiques et religieuses, indissociables de l’instabilité du Proche-Orient. Un sentiment de solidarité devrait nous lier à elle, à la mesure de l’affection que nous lui portons. C’est pourquoi la longue lettre pastorale – plus de 30 pages – que vient de publier le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, devrait requérir notre attention, car sa portée est vraiment internationale. On ne s’étonne pas que les Éditions vaticanes aient décidé de la publier intégralement.
Rappelons au préalable que le cardinal, d’origine italienne, appartient à l’ordre franciscain. C’est d’ailleurs à l’initiative de son ordre qu’il s’est retrouvé en Terre sainte pour enseigner l’hébreu biblique. C’est en 2020 que le pape François l’a nommé patriarche latin de Jérusalem, après en avoir assuré la gestion pendant 4 ans comme administrateur apostolique. Il était auparavant custode franciscain de Terre sainte. Il faut savoir que son autorité s’étend au-delà d’Israël et de la Palestine, la Jordanie et Chypre. On se souvient des difficultés qu’il eut à célébrer la Semaine sainte à Jérusalem cette année, le Saint-Sépulcre lui ayant même été interdit pour les Rameaux.
Le cardinal Pizzaballa ne saurait minimiser la gravité de la situation. Même s’il n’entend pas faire une analyse politique, il parle d’un « changement de paradigme à l’échelle mondiale qui se caractérise par le recours à la force comme instrument jugé décisif pour la résolution des conflits ». C’est dire qu’il est partie prenante de l’angoisse de tous ceux qui vivent les événements actuels, avec la réalité cruelle d’une guerre qui atteint toute la population de Terre sainte.
Ce qui le touche particulièrement, ce sont les atteintes à la coexistence pacifique des religions : « Les Lieux saints qui devraient être des espaces de prière deviennent des champs de bataille identitaire.
Les textes sacrés sont invoqués pour justifier la violence, les occupations, le terrorisme. Cet abus du nom de Dieu est peut-être le péché le plus grave de notre époque. »
Face à ce défi, le patriarche ne se résigne pas. Pour contrer le découragement, il propose une méditation sur la vocation de Jérusalem, telle qu’il la reçoit notamment du livre de l’Apocalypse : « N’oublions pas que ce qui lie le monde entier à ce lieu dépasse l’histoire, la géographie et les pierres. Lorsque nous parlons de la Ville sainte nous l’entendons surtout comme un symbole du peuple de Dieu et de l’Église, née à la Pentecôte au Cénacle. » Benoît XVI avait su admirablement rappeler que la mission de la Jérusalem terrestre consiste à devenir l’image et le reflet de la Jérusalem céleste, « une prophétie, la promesse de réconciliation universelle et de la paix que Dieu désire pour toute la famille humaine ».
Au carrefour des civilisations, des religions et des ethnies, Jérusalem représente un microcosme symbolique, « un paradigme du monde en général » dans toutes les interactions complexes du politique et du religieux. Il en résulte pour le patriarche Pizzaballa des consignes pastorales à l’attention de son diocèse. On en relève notamment ce qui revient aux secteurs scolaires et hospitaliers où l’Église exerce un rôle précieux de solidarité et de réconciliation.
Villefranche, vendredi 8 mai 2026
Bonjour à toutes et à tous,
L’Eglise catholique en France se prépare à accueillir Léon XIV. Depuis son élection, le pape Léon XIV a été officiellement invité par plusieurs évêques et par le cardinal Jean-Marc Aveline pour venir en France. Cette invitation a été appuyée par le Président de la République française lors de sa rencontre avec Léon XIV à Rome, le 10 avril dernier. Plus d’infos dans quelques mois.
Le vendredi 8 mai 2026 a été choisi par l'Eglise pour fêter les 19 martyrs d'Algérie et commémorer les 30 ans de la disparition des moines de Tibhérine. Donc, ce 8 mai, à 18h00, une messe célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris par Mgr Vesco, évêque d'Alger, sera retransmise en direct sur KTO. Et dimanche 10 mai, à 11h00, une messe célébrée en l’abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle, sera retransmise en direct au cours de l’émission Le Jour du Seigneur, sur France 2.
Vendredi 29 mai 2026, à 19H30, à la Maison Paroissiale de Villefranche, projection du film : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » (Mathieu 16,15) suivi de l’interview d'Arnaud Upinsky, auteur de la synthèse épistémologique de Symposium International de Paris (1989) et directeur du Symposium Scientifique International de Rome sur le Linceul ayant proclamé son authenticité (1993). Arnaud Lefèvre animera la réunion qui sera suivie d'une ostension d'une reproduction du Linceul et d'un débat. Plus d’infos en page actus.
Il y a 150 ans, le 9 juillet 1876, une foule issue de tout le diocèse assiste au couronnement de la statue de Notre Dame de Ceignac, par le cardinal Guibert, archevêque de Paris. Et le 8 mai 2026 est la fête solennelle de Notre Dame de Ceignac, avec messe, conférence et moments festifs. Plus d’infos en page actus. Dans son édito publié dans le magazine Eglise en Rouergue, le père Lazuech présente les célébrations relatives aux 150 ans du couronnement de Notre Dame de Ceignac.
Dans la presse chrétienne : Quel est le lien entre Pâques, l’Ascension et la Pentecôte ? ** Mois de mai, mois de Marie : une coutume récente ? ** Léon XIV, un pape qui marche pour la justice sociale ** Méditation biblique : tenir dans le choix de fidélité au Christ ** Nonne agressée, Christ vandalisé, destructions au Sud-Liban... les actes antichrétiens commis par des Israéliens se multiplient ** « Quel capharnaüm ! » : quelle est l'origine de cette expression biblique ? ** A-t-on oublié le bonheur que promet l'Evangile ?
Sur l’agenda ci-dessous :
Vendredi 8 mai : Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac.
Dimanche 10 mai 2026 : Messe annuelle de l’Œuvre d’Orient célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Jeudi 14 mai : Ascension de Notre Seigneur
Dimanche 24 mai 2026 : Fête de la Pentecôte
Samedi 30 mai : concert de louange en l’église Saint-François de Millau.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Le 10 mai 2026 : La messe annuelle de l’Œuvre d’Orient se tiendra le dimanche 10 mai 2026 en la cathédrale Notre-Dame de Paris et en présence de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et Ordinaire des Orientaux catholiques en France et Mgr Hugues de Woillemont, Directeur général.
Dimanche 10 mai, à 11h00, une messe célébrée en l’abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle, sera retransmise en direct au cours de l’émission Le Jour du Seigneur, sur France 2.
Jeudi 14 mai : Ascension de Notre Seigneur La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.
Vendredi 15 mai : Émission Carte blanche sur Radio Présence Invité : Mgr Luc Meyer. Cliquez ici pour écouter
Dimanche 24 mai 2026 : La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie « cinquantième »).
Jeudi 11 juin 2026 à 9h30 : Rencontre des laïcs en mission
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS