Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, lors du jeudi Saint 2 avril, après la messe de 19h00 célébrée en la collégiale Notre-Dame.
Adortion de 20h00 à 22h00 en la collégiale,
Adoration de 22h00 à 7h00 en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint.
Nota : sécurité informatique et anonymat garantis.
Dans l’ombre, le chef de la Sainte Famille, discret mais efficace, veille sur ceux qui l’invoquent avec foi.
Saint Joseph a plus d’un tour dans son sac ! Trouver une maison, un travail, accorder la grâce de l’enfantement, résoudre des difficultés financières, il a souvent fort à faire. En particulier en mars. Durant ce mois qui lui est traditionnellement consacré, de nombreux catholiques sont au rendez-vous. Attentif et silencieux bienfaiteur, il est le généreux donateur de tous ceux qui le supplient. « Saint Joseph a une place privilégiée dans le concert des saints, précise Sœur Benoîte, Petite Sœur des Pauvres. Il a tellement bien pris soin de la Vierge Marie et de Jésus que nous lui demandons, à notre tour, de prendre soin de nous. »
Les témoignages regorgent. « Il y a 12 mois, je marchais à Cotignac. Neuf mois après, Pio est arrivé, une journée de neige en février », raconte Sarah.
« Nous recherchions une maison dans une région où il est très difficile d’en trouver, en raison du prix de l’immobilier. Nous devions quitter notre appartement avant le 31 décembre. Nous avons prié saint Joseph en famille. Fin septembre, nous l’avons trouvée, et nous y habitons depuis le 29 décembre ! », témoigne Pascal. Et Paul à son tour : « J’étais en recherche d’emploi, difficile. Au terme d’une neuvaine à saint Joseph, j’ai été reçu en entretien, un 19 mars, dans une salle « Saint-Joseph », entretien qui a débouché sur un CDI. » « Saint Joseph est à l’œuvre pour l’Église universelle comme il le fut pour la Sainte Famille, explique le Frère Vincent, recteur du sanctuaire de Notre-Dame-de-Grâces, à Cotignac. Les personnes qui se tournent vers lui ne sont pas déçues. »
Il existe mille et une façons de se confier à ce puissant intercesseur. La neuvaine à saint Joseph, proposée par le site hozana.org, est l’une des plus suivies au monde. Certains glissent une lettre sous sa statue, lui précisant avec force détails la grâce souhaitée. « Nous lui offrons également un objet qui nous manque, raconte Sœur Benoîte. Il y a trois jours, notre sœur cuisinière lui a présenté une orange, car nous n’en avions plus assez. Et nous en avons reçu deux jours plus tard. Cela nous arrive presque tous les jours. »
Choisi par Dieu pour être le protecteur et le guide de la Reine du Ciel et le père nourricier de son Fils, saint Joseph accueillit la volonté de Dieu dans le quotidien d’un père de famille. « Je ne me souviens pas de l’avoir jusqu’ici prié de rien que je n’aie obtenu, ni ne puis penser sans étonnement aux grâces que Dieu m’a faites par son intercession, tant pour l’âme que pour le corps, écrivait sainte Thérèse d’Avila. Je sais par expérience que saint Joseph nous secourt en tout. »
Mais suffit-il seulement d’invoquer son nom pour être comblé ? Saint Joseph était conformé au Christ. « Il est un exemple de docilité à Dieu, de foi, de silence, explique Sœur Benoîte. C’est en l’imitant dans cette attitude que notre confiance en lui s’accroît. Et c’est alors qu’il intercède. Car il ne s’agit pas d’automatisme, ni de magie. » Lui faire confiance… N’est-ce pas ce que firent la Vierge Marie, et le Christ lui-même ? Exemple d’humilité et de douceur, qui s’effaça pour laisser la place à sa sainte épouse et au Fils de Dieu, saint Joseph est une figure d’écoute, efficace. Par son obéissance aux volontés divines, l’abandon à son Créateur, la confiance à toute épreuve en son divin Fils, il est un modèle de sanctification pour ceux qui cherchent à vivre leur foi dans la vie quotidienne.
Du 11 au 19 mars, priez la grande neuvaine à saint Joseph, disponible sur le site hozana.org et réalisée en partenariat avec le sanctuaire de Cotignac et France Catholique.
La vie spirituelle peut parfois sembler aride. Pourtant, elle se tisse dans le secret de l’âme. Saint Jean Chrysostome, Père de l’Église, propose une image lumineuse : préparer son cœur comme une maison pour accueillir Dieu. Un appel à la purification intérieure, particulièrement inspirant en ce temps de carême.
La vie spirituelle, ennuyeuse ? Oui, parfois. Car, souvent, aucun bénéfice matériel concret n’apparaît par rapport au travail accompli pour suivre la volonté de Dieu. Les prières et les sacrifices peuvent donner l’impression de disparaître dans les airs.
Ceci constitue l’une des difficultés principales de la relation à Dieu. Les yeux ne sont pas faits pour voir les réalités invisibles qui entourent le monde visible. L'œuvre que Dieu accomplit dans les âmes se fait dans le secret. Là, les saints peuvent offrir de belles images sur lesquelles réfléchir. Elles viennent alors nourrir notre imagination. Saint Jean Chrysostome, Père de l’Église du IVe siècle, nous en livre une, des plus savoureuses.
Dans l’une de ses homélies, saint Jean Chrysostome laisse libre cours à son imagination et décrit une manière d'envisager toutes les actions de l’homme pour qu’il se prépare à accueillir Dieu, comparant le cœur du fidèle à une belle maison : "Pratiquez la prière dès le matin. Teignez votre demeure des couleurs de la modestie et de l’humilité. Qu’elle rayonne de la lumière et de la justice. Ornez-la des plus belles feuilles d’or de bonnes actions.
Décorez-la des murs et des pierres de la foi et de la générosité. Couronnez-la du sommet de la prière." Le Père de l’Église explique de quelle manière cette maison spirituelle est alors prête à recevoir le Seigneur. "Ainsi, vous en ferez une demeure parfaite pour le Seigneur. Vous pourrez le recevoir comme dans un palais splendide, et par sa grâce, vous le posséderez déjà, son image trônant dans le temple de votre esprit."
Cette belle image de la maison comme reflet de l’âme, qui se pare de prières pour Dieu, rappelle que les actions de l’homme permettent activement de préparer son cœur à accueillir Jésus. De la même manière que l’hôte range sa maison avant de recevoir ses invités, saint Jean Chrysostome appelle à se tourner vers l’intérieur et à rendre son âme digne et propre pour l'Époux. Une analogie particulièrement éclairante en cette période de carême, où chacun purifie son cœur dans l’attente de la Résurrection.
Villefranche-de-Rouergue, La Capelle-Balaguier
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Yvonne ROQUES née FERRAND, décédée le 8 mars 2026 à l'âge de 84 ans
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 11 mars 2026 à 14h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière de La Capelle-Balaguier.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Salles-Courbatiès, Peyrusse-le-Roc.
Colette DELCLAUX, sa belle-sœur ; ses neveux et nièces; ses petits-neveux, petites-nièces et leurs enfants ; ses cousins et cousines ; les familles DELCLAUX, PRADINES, VARIN, LABARTHE, ses voisins et amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Dieudonné DELCLAUX survenu à l'âge de 91 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 11 mars 2026, à 10h00, en l'église de Notre-Dame-de-la-Nativité à Salles Courbatiés, suivie de la crémation à 13 h 30 au crématorium de Capdenac-Gare.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Saint-Salvadou
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Odile HUGONNET née ESCAU, survenu le dimanche 8 mars 2026, à l'âge de 88 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 11 mars 2026 à 10h30 en l’église Sainte-Madeleine de Saint-Salvadou, suivies de l’inhumation au cimetière de Saint-Salvadou. Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Jusqu’à Pâques, redécouvrons la prière que Jésus lui-même a enseignée à ses disciples, afin d'en retrouver toute la saveur. Après la sanctification du nom de Dieu et la venue de son règne, le Notre Père nous apprend à conformer notre volonté à la sienne.
Jésus a accueilli en lui, toute cette résistance de l’humanité contre Dieu. Et il l’a transformée dans son agonie à Gethsémani : « non pas ma volonté, mais la tienne » (Luc 22, 42), « que ta volonté soit faite ! » (Matthieu 26, 42) • ISTOCK
« Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6, 10) est la troisième des sept demandes du Notre Père, qui fait écho à la prière de Jésus à Gethsémani. Qu’est-ce que Dieu veut pour nous ? Pourquoi sa volonté ne s’oppose-t-elle pas à notre liberté ? Comment ajuster la nôtre à la sienne ? Explications.
« Heureux » est le tout premier mot qui sort de la bouche du psalmiste comme de celle de Jésus. Et ce n’est pas anodin : la volonté de Dieu, que la Bible révèle, est que nous soyons heureux. C’est précisément pour cela que le Verbe s’est fait chair, pour que quiconque « croit en lui ait la vie éternelle » (Jean 6, 40), pour faire participer chacun à la béatitude trinitaire : « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jean 15, 11).
Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2, 4). Il veut pour nous le bien, la vie et le salut. D’où la Loi, accomplie en Jésus, qu’il a donnée à son peuple, laquelle indique le chemin du vrai bonheur.
Le « oui » à la volonté de Dieu est vu à notre époque comme une menace pour notre liberté, et l’obéissance, comme une aliénation. Rien de nouveau sous le soleil ! Maxime le Confesseur fait remonter la chose au péché originel, lorsque Adam et Ève ont pensé que le « non » à Dieu était le sommet de la liberté, de l’accomplissement de soi.
Jésus a accueilli en lui, dans sa volonté humaine naturelle, toute cette résistance de l’humanité contre Dieu. Et il l’a transformée dans son agonie à Gethsémani : « non pas ma volonté, mais la tienne » (Luc 22, 42), « que ta volonté soit faite ! » (Matthieu 26, 42). « Le drame du mont des Oliviers consiste en ce que Jésus ramène la volonté naturelle de l’homme de l’opposition à la synergie et rétablit ainsi l’homme dans sa grandeur », note Benoît XVI.
L’angoisse exprimée par Jésus à Gethsémani révèle que ce passage « de l’opposition à la synergie » est un processus difficile, douloureux. Par nos propres forces, donc sans la grâce, nous en sommes même incapables : la force de gravité de notre propre volonté et de nos égoïsmes ne cesse de nous éloigner de la volonté divine.
D’où la troisième invocation du Notre Père, qui revient à demander à Jésus de nous aider à ajuster notre volonté à celle de Dieu, de tirer notre nature récalcitrante vers le haut, vers son essence véritable, comme lui-même l’a fait. Avec et en lui, nous apprenons peu à peu à entrer en syntonie avec la volonté de Dieu et, ce faisant, nous apportons sur cette « terre » un peu du « ciel » de Dieu ; le « ciel » étant là où la volonté divine est entièrement et indéfectiblement faite.
Samedi 27 février, les Amis des Carillons ont amené au clocher de Veuzac le nouveau clavier conçu et réalisé par leurs soins ; celui-ci va remplacer l’ancien clavier qui a fait tinter les cloches de 1891 depuis plus de cent trente ans. Notons que le village compte plusieurs familles de sonneurs de cloches, de musiciens d’église et de carillonneurs qui ont fait vivre la tradition musicale jusqu’à aujourd’hui. La prochaine réalisation à leur programme va consister à relier les touches du clavier aux battants des cloches. Alors, chacun pourra écouter chanter ces cloches centenaires en attendant que le renouveau musical du carillon se réalise.
Les Amis des Carillons et le groupe de Veuzacois motivées ont proposé à la municipalité le projet de rénover le carillon de Veuzac. Il s’agit de faire rechanter les cloches actuelles en l’état et d’améliorer l’ensemble campanaire pour étendre son répertoire musical par le réaccordage de cloches et par l’achat de cloches neuves. L’association y apporte son soutien pour faire connaître le projet et son financement, et aussi son aide matérielle en réalisant certains équipements. En vue d’aider la municipalité à financer ce projet, un compte spécial dédié au projet a été ouvert par les Amis des Carillons; vous pouvez dès à présent contribuer par vos dons à la renaissance de ce bel instrument. Une souscription lancée par la mairie et soutenue par la Fondation du Patrimoine prendra le relais quand le projet sera lancé.
Pour en savoir plus : http://www.carillon-villefranche.fr/
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
jeudis et samedis de 9h30 à 10h15 : auditions de Paul-Henri Mériau
À partir du jeudi 19 mars, tous les jeudis de 11h à 11h30 : audition de Laurence Soldermann.
Un havre de beauté et d'art de vivre. C'est l'image que je garde de Chiraz, capitale historique et culturelle de l'ancienne Perse, au sud-ouest de l'Iran. Il y a quelques années, les jeunes gens y terminaient la journée par une promenade dans le jardin du pavillon sous lequel repose un célèbre poète, Hafiz (1325-1389), qui eut en son temps maille à partir avec certains religieux influents… Tout comme Saadi (v. 1184-1280), enterré à quatre kilomètres plus au nord, Hafiz jouit d'une véritable vénération populaire.
En juin, j'évoquais déjà ici le voyage qui m'avait conduite en Iran avec des lecteurs du Pèlerin. Le déclenchement de la guerre contre Téhéran par Israël et les États-Unis, le week-end dernier, le convoque à nouveau dans mon souvenir. Avant l'été, la « guerre de douze jours » a visé la neutralisation des installations nucléaires. L'objectif, cette fois, est autrement radical : en finir avec le régime des mollahs.
Saisir l'essentiel au vol, telle est la grâce des poètes. Delia Balland
Qui regrettera l'anéantissement d'une dictature qui, au nom d'une foi instrumentalisée, a imposé sa loi criminelle ?
Qui ne souhaiterait pas au peuple iranien l'octroi de libertés auquel sa jeunesse, notamment, a déjà payé un tribut si lourd ? Mais éliminer une poignée de dignitaires, aussi éminents soient-ils, ne met pas fin à un système intriqué dans la vie sociale et politique. Quarante-sept ans d'exercice despotique du pouvoir ont marqué les corps et les consciences. Les jeunes Saoudiens, les femmes en particulier, pourraient raconter à leurs homologues de Chiraz, de Téhéran ou de Yazd, la difficulté à s'émanciper, même quand la loi le permet.
« Être libre, rien n'est plus grave », avertit Victor Hugo, qui fut un ardent défenseur des libertés. Saisir l'essentiel au vol, telle est la grâce des poètes. Les faire entendre à tous en touchant chacun, c'est le génie des grands comédiens. Fabrice Luchini est de ceux-là. Cet intime des textes littéraires, ceux de Victor Hugo cette saison, en témoigne : se laisser traverser par les mots élève et élargit l'horizon.
Ce mois de mars, le Printemps des poètes invite à célébrer la liberté, cette « force vive, déployée ». L'occasion est belle de se rappeler que « Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force / Ni sa faiblesse ni son cœur » (Louis Aragon) et de se réjouir d'appartenir à un monde libre. Un privilège et une responsabilité qu'il nous revient de prendre au sérieux.
Le 25 février dernier, l’Assemblée nationale a voté en seconde lecture les deux volets du projet de loi sur la fin de vie. Antoine-Marie Izoard, directeur de la rédaction de Famille Chrétienne, revient sur la rupture anthropologique que ce vote implique.
S’il est bien légitime de s’inquiéter de l’embrasement du Moyen-Orient, il serait grave de passer à côté de la rupture anthropologique en cours dans notre société avec le vote en seconde lecture, la semaine dernière, à l’Assemblée nationale, du projet de loi sur la fin de vie.
Le risque, c’est d’abord de croire que, comme n’ont de cesse de rabâcher les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, les Français seraient « prêts ». Car, que l’on fasse confiance à un institut de sondage ou à un autre, et selon que l’on pose les questions aux Français en jouant sur l’émotion ou en termes clairs, les résultats ne sont pas du tout les mêmes !
Quant aux parlementaires, ils semblent, eux aussi, de plus en plus partagés. Car si les députés ont bien adopté une proposition de loi très transgressive, c’est avec une majorité relativement ténue. Interpellés par leurs administrés et progressivement conscients de l’enjeu de leurs travaux, les députés sont désormais plus nombreux à s’interroger sur cette loi. En avril 2021, lors de la première proposition de loi, finalement bloquée, près de 80 % d’entre eux souhaitaient une « assistance médicalisée active à mourir ». Désormais, ils sont 53% à être favorables à « l’aide à mourir ».
Il faut s’interroger devant l’augmentation constante du nombre de députés qui s’opposent à cette loi, dont des abstentionnistes passés dans le camp des opposants. « Une question aussi essentielle, qui engage la conception même de la dignité humaine et du rôle de la médecine, ne peut être tranchée à une majorité aussi fragile sans laisser subsister un malaise démocratique profond », affirment les évêques de France.
Ce malaise est tenace, notamment parce que les partisans de la loi ont galvaudé le mot « dignité ». Celle-ci se jauge à la façon dont on traite la vie des plus vulnérables, pas à la manière dont on tenterait de les achever. « Notre société a choisi d’organiser la mort plutôt que d’organiser le soin », a déploré sur son compte X Louis Bouffard, cofondateur de l’association Les Éligibles, que l’on retrouve cette semaine dans notre dossier sur les aidants familiaux. Face à la souffrance, nous n’aurions donc plus rien d’autre à proposer que la mort administrée, « c’est un aveu d’échec », déplore encore ce jeune homme atteint d’une maladie dégénérative.
Fort de la fracture de plus en plus grande au sein de l’opinion, il me parait possible de convaincre encore des députés et sénateurs. Le texte reviendra au palais du Luxembourg en seconde lecture fin mars et début avril. Les sénateurs examineront ainsi la loi… en pleine Semaine sainte. Alors que le processus parlementaire, complexe, pourrait faire le jeu des partisans de cette loi mortifère, il faut souhaiter que les sénateurs soient bien inspirés de vider le projet de loi de sa substance en excluant toute forme d’exception à l’interdit de tuer.
Lors de l'épisode lu ce trosième dimanche de carême, les soifs de Jésus et de la Samaritaine se croisent. Un Évangile qui peut nourrir notre propre recherche de l’eau vive.
Comme chaque année, ce troisième dimanche de carême est centré autour de la figure de la Samaritaine et de sa quête d’eau vive, préparant ainsi les fidèles à la fête de Pâques et au renouvellement de leur baptême. Dans cet Évangile si dense, deux soifs se rencontrent. Celle de Jésus, ressentie à la suite d’une marche épuisante, et celle d’une habitante de Samarie venant puiser l’eau nécessaire à son quotidien.
Rien que de très banal. Si ce n’est que, compte tenu de la profondeur du puits, le concours d’un instrument pour puiser l’eau est nécessaire, cruche que la Samaritaine est seule à posséder. Jésus est donc en position de demandeur mais aussi de faiblesse et de vulnérabilité qui n’est pas sans rappeler son ultime parole sur la croix : « J’ai soif » (Jean 19, 28).
On est bien là en situation pascale, avec, comme thème principal, l’eau qui est puissance et don de Vie, donnée et reçue sur la Croix. Ainsi est-on passé de l’eau « H2O » à l’eau « don de Dieu ». « Si tu savais le don de Dieu » : cette folle générosité, c’est l’union nuptiale entre le divin et l’humain, en l’occurrence ici entre deux êtres assoiffés de vie, de deux désirs d’union avec le ciel.
En effet, la soif la plus profonde de Jésus, c’est d’entretenir son lien unique avec son Père, « de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». C’est-à-dire de se marier pleinement avec l’humanité afin de transmettre la Vie en abondance. Une mission qui rencontre la soif la plus intérieure de la Samaritaine : s’unir à l’homme parfait, à Celui qui sera en mesure de faire advenir la part divine qui demeure en elle. Ses aventures nuptiales ne sont pas ici l’occasion d’un enseignement sur la morale conjugale mais témoignent plutôt d’une quête effrénée de Vie en plénitude non satisfaite.
La symbolique de l’union nuptiale dans cet Évangile est d’ailleurs corroborée par l’histoire biblique : en effet, les puits sont les lieux de rencontre par excellence où se nouent des noces. De plus, on sait que le culte principal des Samaritains était rendu au dieu Baal, nom qui signifie… « mari » (Osée 2, 18-19). Beaucoup d’exégètes ont ainsi relevé que la mention des cinq maris faisait allusion aux cinq cultes païens introduits en Samarie (2 Rois 17, 29-31).
Dès lors, s’éclaire aussi la petite querelle théologique qui s’engage entre la femme et Jésus à propos du lieu où devrait être invoqué le nom du Très-Haut. Débat que Jésus fait tourner court : « Femme, crois-moi (…), l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. » L’entretien cœur à cœur atteint ici son point culminant : la quête de Jésus rencontre pleinement celle de la Samaritaine. Ne reste plus qu’à définir les termes de cette union nuptiale : il s’agit du mariage entre le Messie et l’humanité, Jésus devenant donc symboliquement le septième mari de la femme, chiffre marquant la perfection !
Une bonne nouvelle que la femme se hâte de transmettre aux habitants alentour, Jésus faisant de même de son côté auprès de ces disciples. Les noces de l’Agneau s’achèvent invariablement sur un envoi en mission pour ceux qui s’unissent à Lui.
Au cours du temps de Carême, il n’est pas rare de l’entendre comparer au Ramadan des musulmans. Il est utile de prendre le temps de revenir à la signification propre de ces deux temps de jeûne pour en saisir toute la différence, sortir d’une « compétition » et se recentrer sur le cœur de ces démarches. Le Ramadan commence le 1er mars 2025.
Ramadan des musulmans, Carême des chrétiens : la ressemblance des deux démarches conduit sans doute quelques personnes à utiliser le vocabulaire chrétien qui nous est familier en parlant du « Carême des musulmans ». À la vérité, cette confusion du vocabulaire n’est pas sans signification : petit à petit, la culture française devient le cadre où se vit l’Islam des musulmans de France et le langage dans lequel il s’exprime. Les pratiques ainsi désignées par le même mot n’en demeurent pas moins très différentes.
Les chrétiens savent bien que le Carême est essentiellement une période de préparation à la fête de Pâques. Comme le peuple hébreu avait vécu au désert pendant quarante ans avant d’atteindre la terre promise, ainsi le peuple chrétien accepte une épreuve de quarante jours pour se préparer à la vie nouvelle que le Christ nous offre à nouveau, Lui qui est maintenant au-delà de la mort et de la souffrance. Il y a donc, dans le Carême chrétien une dimension de tension vers un évènement festif, une démarche de repentance pour nos refus et nos péchés. Plus récemment, l’accent s’est déplacé : les privations dans le boire et le manger se sont adoucies, l’insistance s’est faite plus forte sur la conversion intérieure et le partage.
Les fêtes de l’Islam, à l’inverse des fêtes juives ou chrétiennes, n’ont pas pour but d’évoquer l’Histoire passée ou à venir. Le Ramadan n’est pas la préparation d’une fête, ni le souvenir d’un évènement.
Durant le mois de Ramadan, le croyant doit être à la recherche du pardon et du repentir. Il doit tout faire son possible pour attirer sur lui la Miséricorde Divine, en pratiquant et multipliant des œuvres pieuses.
Il permet de purifier et de développer la conscience de sa relation avec Dieu. Ainsi ce mois d’abstinence permet au croyant d’adorer Dieu sans penser à autre chose qu’à Lui.
Avec le jeûne du mois de ramadan, le musulman découvre que tous ces actes sont sacrés. Il prend conscience de la grandeur de Son Créateur. Il mange, il boit, il aime en louant Son Créateur. Il élève son âme durant ce mois en étant détaché de son quotidien terrestre, prêt à faire le bien.
Le jeune est une école de vie, une école de patience. Durant ce “mois béni”, il n’est plus l’esclave de ses désirs et de ses plaisirs. Il se contrôle, réforme son comportement, s’éduque pour Dieu.
Temps de solidarité, le Ramadan permet au musulman de vivre des temps de convivialité, de fraternité, et de se mettre à la place du démuni, du pauvre, de celui-ci qui ne mange pas à sa faim. Il apprend à partager avec autrui. Le jeûne permet de plus de vivre pendant une journée ce que les pauvres vivent eux toute l’année, de prendre conscience de leur dénuement, et de raviver en soi l’idée qu’il est du devoir de ceux qui ont quelque chose d’aider ceux qui n’ont rien.
Villefranche, vendredi 6 mars 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, jeudi Saint 2 avril, après la messe de 19h00 célébrée en la collégiale Notre-Dame, de 20h00 à 22h00 en la collégiale, ou de 22h00 à 7h00 en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint. Un formulaire pour vous, en page actus.
Chaque année, pendant le Carême, Vie Monastique offre aux jeunes de 18 à 35 ans une opportunité unique : un week-end de ressourcement chez les Cisterciennes de Bonneval les 28-29 mars 2026, Chem. du Moulin de Bonneval, 12500 Le Cayrol, tél 05 65 44 24 49. C’est l’occasion parfaite pour faire une pause dans un rythme de vie souvent effréné. Plus d’infos en page actus.
Pèlerinage de l'Alliance : Il est organisé pour les personnes mariées vivant seules suite à une séparation conjugale (divorce). Sanctuaire de Lourdes du vendredi 27 au dimanche 29 mars 2026 avec Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours. Plus d’infos en page actus.
« Ombres et lumières en Carême ». Le service diocésain de formation permanente invite pour relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Vendredi 6 mars de 19h à 21h : Des ténèbres à la lumière, par Fr. J-M Gayraud. En visio à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue. Et plus d’infos en page actus.
Dans la presse chrétienne, à lire sur cette page : Carême : pourquoi prier avec ses sens a du sens ** Les bénédictines du Mont des Oliviers ** Un drôle de paroissien ** Fin de vie. Pour qui sonne le glas ? ** Méditation biblique : les absentes. ** Paroisse Pentecôte en Quercy Rouergue : du changement dans l’équipe paroissiale.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 11 mars 2026 au 13 mars 2026 : Session provinciale de la pastorale de la santé. Elle est ouverte largement à ceux qui portent le souci de rejoindre et 'accompagner ceux qui souffrent. Pour tout renseignement, contacter Bénédicte Canredon : 06 30 95 82 18
Vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
du 13 au 15 mars : Assises nationales du centenaire des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC). Cliquez ici pour en savoir plus.
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez