Les actus de nos paroisses
Les actus de nos paroisses
« Le Saint-Père est venu nous encourager dans la foi, dans la mission, dans l’unité de l’Église en France, et cela nous a fait un bien fou ! »
Il faudra un peu de temps pour assimiler, accueillir, intérioriser tout ce qui nous a été donné de vivre. Mais je retiens quatre mots pour décrire ce que nous avons vécu: ferveur, rencontre, encouragement et responsabilité.
Tout d’abord, la ferveur des Français nous a émerveillés, tant au Stade de France que sur les Champs-Élysées, à Lourdes ou à Metz. Beaucoup de joie, beaucoup d’enthousiasme. C’est vrai que nous ne pensions pas mobiliser autant de personnes: 800000 sur les Champs-Élysées, mais certainement beaucoup plus en comptant les avenues adjacentes. Il y a eu sans doute jusqu’à 1,3 million de personnes autour de la Concorde, en comptant aussi la déambulation.
Ensuite, cela a été une rencontre, celle du Saint-Père avec la France et l’Église en France. Une rencontre faite de regards, notamment lorsque le Saint-Père regardait et bénissait les enfants qu’il prenait dans ses bras, mais aussi de paroles fortes, claires, fermes, comme sur la fin de vie, toujours exprimées avec beaucoup de douceur et de tendresse. Puis le Saint-Père nous a encouragés, en particulier les personnes victimes qu’il est venu écouter. Il a dit à l’une ou à l’autre: « Vous êtes encore une terre sainte! » Il a aussi encouragé les 80000 jeunes au Stade de France en leur disant: « Vous êtes les saints de France! »
Quelles paroles fortes! Il a aussi encouragé tous ceux qui sont engagés dans le monde éducatif, les familles. Et même à l’Unesco, avec cette interrogation: « Qu’est-ce qu’être humain? » C’est la question la plus fondamentale que l’on puisse poser à des éducateurs. Le Saint-Père est venu nous encourager dans la foi, dans la mission, dans l’unité de l’Église en France, et cela nous a fait un bien fou!
Enfin, après ces jours inoubliables, nous sommes invités à la responsabilité. Cela concerne les évêques, bien sûr, et nous reprendrons la feuille de route que le Saint-Père nous a transmise à Lourdes. Mais cela concerne aussi tous les prêtres, les laïcs, tous ceux et celles qui sont engagés dans la vie de l’Église. J’invite donc les acteurs pastoraux de l’Église en France à relire les allocutions du pape, ses homélies, ses discours pour les intérioriser, les méditer, et voir ce que nous avons à vivre personnellement, dans nos paroisses ou communautés chrétiennes. [...] Pour moi, c’est vraiment le pasteur qui s’est fait proche de son peuple. Et le grand signe d’espérance, c’est la proximité de Dieu à notre égard. Dieu se fait proche pour qu’à notre tour, nous nous fassions proches des plus petits au nom de l’Évangile. Et cette proximité est transformante à la fois personnellement et pour l’Église.
Mgr Benoît Bertrand est vice-président de la Conférence des évêques de France et président du Comité national de coordination du voyage apostolique du pape Léon XIV.
Moins d’une semaine après son opération chirurgicale au poumon, le Pape Léon XIV a livré sa méditation dominicale depuis la fenêtre de ses appartements pontificaux au Vatican. S’arrêtant sur la célèbre phrase extraite de l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 22, 15-21), «Rendez donc à César ce qui est à César», Léon XIV a rappelé que le Royaume de Dieu «n’abolit pas les fonctions ni les responsabilités humaines», mais libère de tout «intérêt injuste».
Au lendemain de sa sortie de l’hôpital Gemelli, Léon XIV a récité ce dimanche 18 octobre la prière mariale de l’Angélus depuis la fenêtre du Palais apostolique. Cette même fenêtre d’où le Pape avait annoncé une semaine plus tôt son opération chirurgicale au poumon, réalisée avec succès le 13 octobre. Devant une place Saint-Pierre remplie de plusieurs milliers de pèlerins, l'évêque de Rome a chaleureusement remercié les fidèles pour leurs prières: «Je tiens à remercier tous ceux qui ont prié pour moi ces derniers jours. J’ai vraiment ressenti votre soutien. Merci!». Léon XIV a également exprimé une reconnaissance particulière envers les médecins, les infirmiers et à l'ensemble du personnel du Gemelli, où il a été opéré et hospitalisé pendant cinq jours.
“Cette expérience m’a fait ressentir de manière particulière la proximité avec tous ceux qui traversent la maladie et une situation d’infirmité.”
«Passée cette phase délicate», a assuré le Pape, «je vais maintenant reprendre progressivement mes activités, toujours avec l’aide de Dieu et de vos prières».
Dans sa catéchèse, le Souverain pontife a invité les fidèles à méditer sur l’Évangile du jour selon saint Matthieu (Mt 22, 15-21). «La liturgie de ce jour, a souligné le Saint-Père, nous confronte à l’une des paroles les plus célèbres de Jésus: «Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (cf. v. 21). Une citation que Léon XIV a tenu à «replacer dans le contexte où elle a été prononcée à l’origine».
Vers 15h30, le Pape a quitté la polyclinique romaine où il avait été hospitalisé pendant quatre jours à la suite d'une opération visant à retirer un adénocarcinome pulmonaire. De ...
«L’évangéliste Matthieu décrit une situation hostile à Jésus», a détaillé le Pape. «Les pharisiens se rassemblent pour voir comment le prendre en défaut dans ses discours» et «décident d’envoyer certaines personnes l’interroger sur une question controversée:
«Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César?». Sa réponse est «astucieuse», explique Léon XIV, «car elle lui permet d’échapper au piège et de démasquer l’hypocrisie de ceux qui cherchent à le faire trébucher». Jésus prend connaissance du visage de César sur le denier, destiné à l’impôt, et déclare: «Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu» (vv. 17-21).
«En Jésus, nous contemplons un Dieu qui ne craint pas l’histoire et qui, au contraire, vient l’habiter», a expliqué le Pape. «Son Royaume n’abolit pas les fonctions ni les responsabilités humaines. Il demande cependant de vivre sans compromis, libres de toute mauvaise ambition et de tout intérêt injuste, en faisant passer avant tout le Royaume de Dieu et sa justice» (cf. Mt 6, 33). Les pharisiens eux-mêmes, malgré leurs mauvaises intentions, font l’éloge de Jésus: «Maître, lui disent-ils, nous le savons: tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens» (v. 16).
«Très chers amis, a conclu le Pape, tel est précisément le profil de ceux qui "rendent à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu": être sincères, sans crainte ni hypocrisie, libres pour le bien. Prions le Seigneur de nous aider à être ainsi».
Léon XIV a quitté l'hôpital Gemelli et est rentré dans ses appartements pontificaux. Les médecins l'ont jugé «apte à sortir», au vu «des analyses de sang, de la radiographie thoracique réalisée ce samedi matin» et «après évaluation de son état clinique». Demain, dimanche 18 octobre, il récitera la prière de l'Angélus depuis la fenêtre du Palais apostolique.
Le Pape Léon XIV a quitté samedi après-midi l’hôpital Gemelli de Rome, après avoir subi mardi une intervention chirurgicale pulmonaire. L’annonce de la sortie d’hôpital du Souverain pontife a été faite samedi matin par la Salle de presse du Saint-Siège.
«Au vu des analyses de sang et de la radiographie thoracique réalisées ce matin, et après évaluation du tableau clinique, le Saint-Père a été jugé apte à quitter l’hôpital».
C’est ce qu’ont annoncé ce samedi matin le docteur Luigi Carbone, directeur du Service de santé et d’hygiène du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, et le professeur Stefano Margaritora, chef de l’équipe médicale de chirurgie thoracique, qui a opéré Léon XIV dans l’après-midi du 13 octobre. Hospitalisé depuis mardi dernier au Gemelli, le Pape a subi une ablation du lobe inférieur du poumon droit visant à retirer un adénocarcinome pulmonaire.
À son départ, le Saint-Père a remercié le professeur Stefano Margaritora, qui a pratiqué l’intervention, ainsi que l’équipe médicale, en saluant le personnel de santé, la professeure Elena Beccalli, rectrice de l’Université catholique du Sacré-Cœur, et les responsables du centre hospitalier universitaire Agostino Gemelli.
Demain dimanche 18 octobre, le Pape Léon XIV dirigera la prière de l’Angélus de midi depuis la fenêtre du Palais apostolique, indique un communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège. Avant de regagner le Vatican, le Pape a célébré la messe dans la salle prévue à cet effet au 10e étage de l’hôpital Gemelli.
Les soirées de prière F.O.I. (Fraternité œcuménique internationale) entameront leur 10ᵉ année le lundi 19 octobre, à 20 h 30, à la salle des fêtes de Savignac. Les rencontres se déroulent chaque troisième lundi du mois.
F.O.I. est un réseau international de prière et d’évangélisation, lancé par la communauté du Chemin Neuf, fondée en 1971 par le père Laurent Fabre, jésuite. Cette communauté rassemble prêtres et laïcs, catholiques, protestants et orthodoxes, dans une démarche œcuménique.
Ces soirées ont pour objectif de prier et d’agir en faveur de l’unité et de la paix, au service de l’Évangile et dans l’écoute de l’Esprit Saint. Elles sont des temps de prière, de formation et de partage, nourris par des enseignements et des films consacrés à des témoins de l’Évangile, d’hier et d’aujourd’hui.
L’équipe F.O.I. se réjouit de retrouver les participants pour prier ensemble en faveur de l’unité et de la paix entre les Églises et les peuples.
La Pastorale diocésaine des jeunes de 18 à 35 ans propose un concert de louange, samedi 31 octobre, à l’église des Augustins de Villefranche-de-Rouergue. Un groupe de jeunes musiciens et chanteurs invitera le public à vivre un temps de prière et de louange autour de chants joyeux, méditatifs puis plus dynamiques. Une belle occasion de se retrouver et de partager ensemble la joie de proclamer sa foi.
Ouvert à tous, ce concert est proposé avec une participation libre. Les dons recueillis alimenteront la cagnotte commune destinée à aider les jeunes Aveyronnais à participer aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Corée du Sud, à l’été 2027. À cette occasion, des gâteaux, crêpes, cookies, marque-pages réalisés par les jeunes, bougies et autres créations seront également proposés à la vente au profit de la cagnotte JMJ. Ceux qui souhaitent contribuer peuvent apporter des gâteaux ou autres douceurs au début du concert.
Venez nombreux partager ce temps de louange et encourager les jeunes dans leur projet de partir aux JMJ !
Même sans pouvoir assister au concert, il est possible de soutenir le projet par un don. Par chèque, libellé à l’ordre de l’Association diocésaine de Rodez, en précisant « JMJ », à adresser à : Pastorale des jeunes JMJ, Maison Saint-Pierre, avenue Roger-Bourrat, 12000 Rodez. Les dons peuvent également être effectués en ligne sur le site du diocèse de Rodez.
Villeneuve d’Aveyron
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Thérèse AUFFRAY née SABA survenu le vendredi 16 octobre 2026, à l'âge de 72 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 21 octobre 2026 à 10h30 en l’église su Saint-Sépulcre de Villeneuve d’Aveyron, suivies de la crémation au crématorium de Capdenac-Gare.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Castanet
Jean-Louis et Michèle, Daniel et Nicole, Bernard et Viviane, Elisabeth, Marie-Françoise et Gervais, ses enfants ; Gilles, Christine, Julien, Sabine et ses dix autres petits enfants; ses arrières petits-enfants, ses arrières arrières petites filles; ses sœurs, son frère, ses belles sœurs; et toute sa famille; Marie Aude; ont la tristesse de vous faire part du décès de
Bernadette BOU née GARRIC à l'aube de ses 100 ans.
Les obsèques auront lieu le le mercredi 21 octobre 2026, à 14 h 30 en l'église Saint-Jean-Baptiste de Castanet, suivies de l’inhumation au cimetière de Castanet à 15h30. Chambre funéraire Frayssinet, avenue du Ségala à Rieupeyroux 12240 tél 05 65 65 60 09. Dépôt de condoléances sur rieupeyroux pompes funebres
Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Jeanne MOULY née BIVEN survenu le dimanche 18 octobre 2026, à l'âge de 95 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées jeudi 22 octobre 2026 à 14h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Andrée ALAUX décédée le 19 octobre 2026 à l'âge de 100 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 23 octobre 2026 à 14h00 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de la crémation au Crématorium du Rouergue et du Quercy de Capdenac-Gare, puis de la dispersion, samedi 24 octobre 2026 à 9h30 au cimetière de Sainte-Croix. Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Les avons-nous bien entendues, ces paroles du pape Léon XIV à l’adresse de la jeunesse ? « Vous êtes les saints de France ! » Et la clameur de 80 000 jeunes de soulever le Stade de France. Eux dont la plupart n’étaient même pas nés en 1998, quand les Bleus remportèrent la Coupe du monde.
C’était il y a trois semaines. Une éternité. Depuis, les chaînes d’infos en continu suivent jour après jour les cortèges de lycéens dans la rue, égrènent les actes de violence et comptabilisent les interpellations. Les uns jugent leurs revendications brouillonnes, immatures, voire manipulées par une extrême gauche qui veille au grain rêvant d’une grande « convergence des luttes ». Les autres dénoncent les violences policières et manifestent leur solidarité avec une jeunesse abandonnée dans des établissements vétustes, inadaptés, où les professeurs manquent autant que les climatiseurs et le papier hygiénique.
« À six mois de la présidentielle, promettre de faire plus pour la jeunesse ne suffit pas. »
Les violences et les dégradations sont inexcusables. La mutilation de cet adolescent de Lens, après l’explosion d’une grenade policière, n’en constitue pas moins un drame. Mais en se focalisant sur les seuls débordements, ne passe-t-on pas à côté de l’essentiel : entendre ce que toute une génération cherche à nous dire ?
Les jeunes catholiques réunis au Stade de France ne sont pas forcément les mêmes que ceux des cortèges. Mais un vertige nous saisit dans le contraste entre ces deux scènes. Là où tant de responsables politiques ne voient dans la jeunesse qu’un problème à résoudre, le pape, lui, exprime sa confiance. Il la prend au sérieux, sans pour autant oublier la « précarité des projets d’avenir » qui nourrit ses angoisses.
À six mois de l’élection présidentielle, ne peut-on pas espérer autre chose que des promesses de maintien de l’ordre et de nouvelles mesures d’urgence pour l’école ? Le 25 septembre, le pape n’a pas demandé aux jeunes ce qu’ils comptaient faire de leur vie. Il leur a d’abord dit ce qu’ils pouvaient apporter au monde.
Quelle place notre pays, vieillissant et surendetté, est-il prêt à laisser à la nouvelle génération ? Quels sacrifices sommes-nous prêts à consentir pour qu’elle puisse bâtir son avenir ? À l’approche de la présidentielle, promettre de faire plus pour la jeunesse ne suffit pas. Il faudra, aussi, lui donner les moyens de prendre en main l’avenir du pays.
Dix ans après Amoris laetitia, Léon XIV réunit à partir de ce mercredi au Vatican les présidents des conférences épiscopales et les chefs des Églises catholiques orientales. Au cœur des échanges : comment annoncer l’Évangile aujourd’hui avec les familles ? Pour Laurent Landete, directeur général du Collège des Bernardins et membre du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, ce petit mot « avec » change tout. Les familles ne sont pas seulement destinataires de la mission, elles en sont actrices, jusque dans leurs fragilités.
Il y a un mot qui me frappe dans le thème de ce rassemblement. Un tout petit mot : « avec ». Annoncer l’Évangile avec les familles. Je crois que cela nous invite à revoir notre manière de penser.
L’Église annonce l’Évangile aux familles depuis toujours. Elle les accompagne et les aide à grandir dans la foi. Tout cela demeure essentiel. Mais les familles sont aussi « sujets de la mission ». C’est-à-dire qu’elles ont une capacité missionnaire qui leur est propre. Léon XIV rappelle combien la famille touche à quelque chose de profond dans la vie humaine. Elle est à la fois un « fondement de la société » et une « école d’enrichissement humain ». Et, par le sacrement de mariage, elle devient une « Église domestique ».
Parler d’« Église domestique », c’est dire que la famille est appelée à vivre quelque chose qui la dépasse. Dans les liens qui unissent ses membres, dans l’accueil de ceux qui lui sont confiés, quelque chose de l’amour du Christ devient visible pour les autres. Cela se joue dans le quotidien, jusque dans ces moments où il faut donner du temps, prendre soin et tenir lorsque la vie devient plus rude.
L’un des grands apports d’Amoris laetitia est d’avoir mis la fragilité au cœur du discernement pastoral. Et le pape François va encore plus loin dans un autre de ses grands textes sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel. Il y écrit : « La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. » C’est tellement beau !
Notre fragilité peut devenir le lieu même de notre rencontre avec Dieu. Entre cet appel exigeant et la réalité de nos vies, nous pouvons alors découvrir que la grâce est à l’œuvre lorsqu’une relation se restaure, lorsqu’un pardon mûrit. Alors, une famille qui en a fait l’expérience peut en témoigner à son tour. Elle sait, de l’intérieur, que l’espérance peut renaître. Et cette expérience devient le terreau de l’annonce de l’Évangile.
Ce « avec les familles » change d’abord notre manière d’écouter le monde. La vie familiale est le premier révélateur des grandes questions de notre époque. On le voit particulièrement chez les jeunes. Beaucoup désirent aimer, construire un foyer et s’interrogent pourtant sur la possibilité d’un engagement pour toute la vie.
La rencontre d’un couple qui a humblement traversé les années peut alors rendre crédible une parole toute simple : oui, s’aimer toute une vie est possible lorsqu’on puise à la bonne source ! C’est aussi pour cela qu’il faut retrouver le sens du mariage chrétien. Il est une force pour la route. Il aide le couple à grandir, à faire vivre la foi au cœur du foyer et, peu à peu, à devenir un appui pour d’autres.
Paul VI avait cette formule magnifique : « ce sont les foyers eux-mêmes qui se font apôtres et guides d’autres foyers ». Annoncer l’Évangile avec les familles, c’est reconnaître que le Christ parle au monde depuis l’intérieur de nos maisons.
Pour Grégor Puppinck, président du Centre européen pour la loi et la justice (ECLJ), le succès du voyage de Léon XIV atteste que la renaissance de la France passera par l’Évangile.
Le pape Léon XIV n’avait certainement pas l’intention, en venant en France, de raviver la querelle entre la République et l’Église. Toutefois, le succès extraordinaire de sa visite a témoigné de la vitalité et de la beauté de la France catholique, beauté d’autant plus éclatante qu’elle se manifeste dans un contexte particulièrement sombre pour la République française. C’est comme si une lumière vive avait brièvement lui dans l’obscurité, indiquant un chemin et redonnant espoir aux Français. Une voie est possible pour la France. Mais aussitôt, comme pour effacer au plus vite cette grâce, la violence s’est déchaînée dans les lycées, et a envahi les esprits, attisée par des forces hostiles à l’ordre, à la France traditionnelle et à l’Église.
Le contraste entre ces deux France est saisissant : ce sont les fruits de l’Église et des valeurs de l’Évangile pour l’une, et de la République et de ses valeurs pour l’autre. Le contraste est aussi saisissant entre les personnalités du Pape et d’Emmanuel Macron. La présence de Léon XIV a comme effacé celle d’Emmanuel Macron, comme la lumière fait disparaître l’obscurité. De même, la descente triomphale des Champs-Élysées du premier révèle la vacuité de celle du 14-Juillet, organisée en l’absence de peuple.
Certes, l’Église et la République sont toutes deux en crise, mais la première semble se redresser alors que la seconde n’en finit pas de chuter.
L’Évangile et le Christ continuent à toucher les cœurs tandis que les « valeurs de la République » sont démonétisées, surtout auprès de la jeunesse. Elles riment avec intolérance et immoralité, tout en étant dépourvues de définition précise. En tous cas, elles ne sont pas parvenues à convertir les enfants d’immigrés à la République. À l’inverse, la veillée au Stade de France du Pape et le spectacle de l’épopée des saints qui ont fait la France touchent les cœurs.
Cet enthousiasme n’est pas réservé aux seuls « Français de souche », car l’héritage chrétien de la France est un don au monde entier. La présence de nombreux convertis, notamment d’origines étrangère ou musulmane, prouve que l’Église demeure le creuset, et le baptistère, dans lequel la France peut renaître de génération en génération.
Depuis près de 3 000 ans, le prophète, dont l’histoire est consignée dans le Livre des Rois, reflète, par ses crises et ses élans, les grandes étapes de notre propre itinéraire spirituel. Notre parcours s’achève à l’Horeb, où il découvre que Dieu se manifeste dans l’ordinaire des jours, en silence.
C’est là, à l’Horeb, qu’Élie va faire l’expérience ineffable du mystère de Dieu. Dieu lui promet qu’il va passer. Mais ce n’est ni dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu. Et voilà qu’Élie comprend que le feu avec lequel il a voulu prouver le vrai Dieu n’est rien. Car le Seigneur n’était pas dans le feu. Les événements exceptionnels, les shows à grand spectacle, s’ils peuvent représenter des temps forts de nos vies, ne sont rien face à l’importance de la présence de Dieu dans la banalité des jours. Cela, Élie l’apprend dans un événement intraduisible : « comme une voix de fin silence ».
C’est un silence qui parle et une voix qui se tait. Un silence comme une vraie question qui est aussi pour nous : « Que fais-tu ici Élie ? » Il répond comme il peut, fanfaronnant malgré tout encore un peu – « Je suis resté moi seul et on cherche à m’enlever la vie » –, mais le Seigneur lui fait comprendre avec délicatesse qu’il n’est pas seul, que d’autres sont restés fidèles et qu’il va lui falloir les rejoindre.
Sur sa parole, il remonte au nord, à Damas, et va sur le chemin trouver Élisée et en faire son successeur.
Nous sommes toujours tentés de courir chercher Dieu là où nous croyons qu’il se manifeste avec force, dans les grands rassemblements, les temps forts, les manifestations charismatiques qui jouent sur le ressenti. Non que ces lieux-là soient illégitimes, mais ils sont accessoires par rapport à la grande expérience de foi que nous traversons tous : l’expérience de l’ordinaire des jours, du silence de Dieu, de la vie quotidienne. Le Christ dans l’Évangile n’a fait que cela : accompagner les siens dans la vie ordinaire. Élie nous rappelle que nous n’avons pas besoin d’« influenceurs » ou d’apologètes et que les succès d’apparence ne sont en rien un signe de l’Esprit.
Commencer et recommencer
Dès le début de sa vie, il a eu cette formule que les premiers moines du désert ont reprise comme étant la règle même de toute vie religieuse : « Par la vie du Seigneur devant qui je me tiens », ou encore « Le Seigneur est vivant devant qui je me tiens ». Retraçant l’existence ascétique du premier d’entre eux, Athanase d’Alexandrie, déplaçant la virgule, fera dire à Antoine le Grand, père des moines : « Le Seigneur est vivant devant lequel je me tiens aujourd’hui. » Il s’agit de débuter constamment, de ne jamais se croire arrivé. La leçon d’Antoine, que le dominicain Christophe Boureux a magnifiquement résumée, c’est que le démon, « c’est ce qui empêche de commencer ».
Ainsi, le véritable prophète n’est-ce pas celui qui apprend ainsi, chaque jour, à se tenir devant Dieu, à commencer et recommencer, à découvrir qu’il n’est pas meilleur que ses pères, et pourtant à voir ce qu’il voit et à le dire ? Le premier lieu de l’obéissance, c’est la réalité, le consentement à ce qui est, différent de ce que l’on imagine, idéalise ou rêverait. L’attention à la réalité est sans doute le seul moteur pour tenter de la changer un peu. Le véritable prophète n’est pas quelqu’un qui annoncerait l’avenir comme par magie, mais celui qui voit ce qui est et annonce que si l’on continue à ne rien changer, il est possible que cela se passe mal. Il dit ce qui est pour que l’on évite le drame. Nul doute qu’Élie, l’homme de Dieu, se retrouverait dans ce portrait.
Premier Livre des Rois 19, 9-21
Là, il entra dans la grotte et il y resta pour la nuit. Voici que la parole du Seigneur lui fut adressée, lui disant : « Que fais-tu ici, Élie ? » Il répondit : « Je suis rempli d’un zèle jaloux pour le Seigneur Sabaot, parce que les Israélites ont abandonné ton alliance, qu’ils ont abattu tes autels et tué tes prophètes par l’épée. Je suis resté moi seul et ils cherchent à m’enlever la vie. » Il lui fut dit : « Sors et tiens-toi dans la montagne devant le Seigneur. » Et voici que le Seigneur passa.
Il y eut un grand ouragan, si fort qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant du Seigneur, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans le feu et après le feu, la voix d’un silence subtil. Dès qu’Élie l’entendit, il se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la grotte.
Alors, une voix lui parvint qui dit : « Que fais-tu ici, Élie ? » Il répondit : « Je suis rempli d’un zèle jaloux pour le Seigneur Sabaot, parce que les Israélites ont abandonné ton alliance, qu’ils ont abattu tes autels et tué tes prophètes par l’épée. Je suis resté moi seul et ils cherchent à m’enlever la vie. »
Le Seigneur lui dit : « Va, retourne par le même chemin, vers le désert de Damas. Tu iras oindre Hazaël comme roi d’Aram. Tu oindras Jéhu fils de Nimshi comme roi d’Israël, et tu oindras Élisée fils de Shaphat, d’Abel-Mehola, comme prophète à ta place. Celui qui échappera à l’épée de Hazaël, Jéhu le fera mourir, et celui qui échappera à l’épée de Jéhu, Élisée le fera mourir. Mais j’épargnerai en Israël sept milliers, tous les genoux qui n’ont pas plié devant Baal et toutes les bouches qui ne l’ont pas baisé. »
Il partit de là et il trouva Élisée, fils de Shaphat, tandis qu’il labourait 12 arpents, lui-même étant au douzième. Élie passa près de lui et jeta sur lui son manteau. Élisée abandonna ses bœufs, courut derrière Élie et dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis j’irai à ta suite ? » Élie lui répondit : « Va, retourne, que t’ai-je donc fait ? » Élisée le quitta, prit la paire de bœufs et l’immola. Il se servit du harnais des bœufs pour les faire cuire, et donna à ses gens, qui mangèrent. Puis il se leva et suivit Élie comme son auxiliaire.
Le Seigneur n’était pas dans le feu
Le contraste est saisissant entre le succès d’Élie qui avait fait descendre le feu du ciel sur l’holocauste et cette révélation que « le Seigneur n’était pas dans le feu ». Les succès d’apparence ne sont rien si la vie ordinaire n’est pas cohérente et ajustée au Dieu vivant.
Silence subtil
Oxymore intraduisible, car c’est à la fois un silence et une voix. Emmanuel Levinas traduit : « Une voix de fin silence. »
Moi seul
Élie redit exactement les mêmes mots à deux reprises, comme si sonné par la révélation de Dieu qu’il vient de vivre, il n’avait que cela à redire. Mais si on lit à haute voix le texte, nul doute que le ton de la voix employé lors de cette reprise n’est plus le même.
Sept milliers
Le Seigneur montre ici sa délicatesse et son humour. À deux reprises, Élie dit qu’il est resté seul, et sans le reprendre directement, le Seigneur lui rappelle qu’il y en a plus de sept mille qui Lui sont aussi restés fidèles.
Manteau
Le manteau et plus généralement les vêtements sont comme le prolongement de l’être de la personne. Élie procède ici à un acte de transmission.
Retourne
Des scènes des cycles d’Élie et Élisée seront souvent reprises plus ou moins à l’identique dans les Évangiles. On se souvient ici de l’expression de Jésus qui répond à un disciple : « Laisse-moi d’abord enterrer mon père », « Laisse les morts enterrer les morts » (Matthieu 8, 18).
Villefranche, vendredi 16 octobre 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Les soirées de prière F.O.I. (Fraternité œcuménique internationale) entameront leur 10ᵉ année le lundi 19 octobre, à 20h30, à la salle des fêtes de Savignac. Les rencontres se déroulent chaque troisième lundi du mois. Plis d’infos en haut de page.
Vivre et accepter le deuil. Après un deuil, comment réapprendre à vivre ? Le groupe Accompagnement de Deuil propose un entretien, une rencontre, le 3ème mardi de chaque mois, aux familles et aux proches après les funérailles. Le lieu : la Maison Paroissiale de Villefranche. Les animatrices sont Cheryl Nahas et un membre de la pastorale des funérailles. Plus d’infos ? tél 05.65.45.21.27.
Dans la presse chrétienne, voir ci-dessus.
De nombreuses nominations et envois en mission ont été publiés par la chancellerie du diocèse de Rodez et Vabres. Ce document vient compléter les textes publiés en mai et juillet 2026. Cliquez ici pour consulter ce document.
Collégiale Infos d’octobre est arrivé ! Voir en haut de page. Bonne lecture.
A noter : samedi 31 octobre, concert de louange, dans l’église des Augustins à Villefranche. Participation libre. Les recettes contribueront au financement des Journées Mondiales de la Jeunesse 2027. Détails en haut de page.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
20 octobre 2026 : Webinaire intelligence artificielle à propos de la publication de Magnifica Humanitas. Clic pour en savoir plus
Jeudi 22 octobre 2027, année d’échéances électorales en France : regard sur la situation politique. De 19h00 à 20h45, Maison diocésaine Saint-Pierre ou en visio depuis Baraqueville, Capdenac, Millau, Saint-Affrique, Villefranche-de-Rouergue, Espalion, Laguiole et Réquista. Intervenant : Dominique Reynié, politologue aveyronnais, professeur à Sciences Po.
Vendredi 23 octobre Dix ans de béatification du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. De 20h30 à 22h00, Maison diocésaine Saint-Pierre ou en visio depuis Espalion, Millau, Réquista, Saint-Affrique, Villefranche de-Rouergue. Intervenant : Françoise-Emmanuelle Doron, biographe et père Alexis de Brebisson, membres de l’Institut Notre-Dame-de-Vie.
Samedi 24 octobre Dix ans de béatification du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. De 10h00 à 15h00, sanctuaire Notre-Dame de Ceignac. 10 heures : chapelet médité et confessions. 10 h 45 : messe suivie d’un pique-nique tiré du sac. 13 h 30 : conférence sur les pas du père Marie-Eugène en Aveyron.
Dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Samedi 31 octobre Concert de Louange « En route vers les JMJ de Séoul » 18h30, chapelle des Augustins, Villefranche de-Rouergue. Tout le monde est bienvenu pour soutenir les jeunes du diocèse qui vont partir aux Journées mondiales de la jeunesse en août prochain. Contact : 07 88 63 95 43, sdpj@rodez-catholique.fr
Du 3 au 8 novembre 2026 Assemblée plénière des évêques de novembre 2026. Clic pour plus d'infos.
Du 6 au 17 novembre 2026, Le pape Léon XIV en Argentine, Uruguay et Pérou. Clic pour en savoir plus
Du 13 au 19 novembre 2026 : AED : 17ème édition de la Nuit des Témoins pendant la Red Week. Clic pour plus d’infos.
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.