Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
17h30 : Messe Chrismale en la cathédrale Notre-Dame de Rodez
19h00 : Messe du jeudi Saint en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix (départ en bas du Calvaire)
19h00 : Célébration de la Croix en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix en l’église Saint-Etienne de Savignac
21h00 : Veillée Pascale en la collégiale Notre-Dame
10h30 : Messe de Pâques en la collégiale Notre-Dame
Confessions tous les jeudis de 10h00 à 12h00 à la chapelle de la Ste Famille et chemin de Croix le vendredi 27 mars à 19h00 durant le temps du Carême en la chapelle St Joseph
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à des temps forts d'Adoration, depuis le jeudi Saint 2 avril au matin, jusqu'au samedi Saint 4 avril fin de journée,
Vous pouvez participer à ces temps d'adoration en la collégiale Notre-Dame ou en la chapelle Sainte (formulaire ci-contre), mais également à votre domicile ou dans le cadre d'une célébration liée au temps pascal.
Nota : sécurité informatique et anonymat garantis.
Villefranche-de-Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Jeanne VERON née POZZO DI BORGO décédée le 29 mars 2026 à l'âge de 64 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 1er avril 2026 à 15h00 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Mémer
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Lucie DAVID née NAVARRO DE HARO, survenu le vendredi 27 mars 2026, à l'âge de 89 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 1er avril 2026 à 14h30 en l’église Saint-Grat de Mémer, Vailhourles, suivies de l’inhumation au cimetière de Mémer.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Arcanhac
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur André BOUTONNET survenu le dimanche 29 mars 2026, à l'âge de 98 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées jeudi 2 avril 2026 à 14h30 en l’église Notre-Dame d'Arcanhac, suivies de l’inhumation au cimetière d’Arcanhac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Villefranche-de-Rouergue, Paris 15e
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Geneviève VIVENT à l'âge de 99 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 3 avril, à 15h00 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Préparée par la retraite du Carême, la Semaine Sainte est le grand moment de l’année où se concentre tout le mystère chrétien dans ce qu’un grand théologien a pu appeler « la dramatique divine ». L’événement est inouï, même s’il se manifeste de la façon la plus sensible. Le Verbe s’est fait chair, c’est-à-dire que Dieu s’est manifesté en adoptant totalement notre nature humaine, jusqu’à franchir le seuil de la mort.
Aucune religion au monde n’aurait osé une manifestation de Dieu de cette espèce, dont saint Paul dans son épître aux Philippiens a énoncé l’incroyable paradoxe : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom » (Philippiens 2, 5-9). Ce qu’on appelle la kénose, à partir du terme grec employé par l’Apôtre, renvoie aux deux données essentielles de la Révélation chrétienne, l’Incarnation et la Rédemption. À l’opposé de tout docétisme, cette hérésie qui veut que l’humanité du Christ ne soit qu’une apparence, la marche vers la Croix constitue la plus irrécusable preuve d’une sollicitude divine, celle d’un amour qui va jusqu’à son terme. « Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1).
Voilà qui donne au terme sacrifice associé à la Rédemption sa véritable signification. Nous ne sommes plus du tout dans l’ordre des sacralités anciennes et païennes, où le meurtre de la victime s’insère dans la logique des rivalités et des violences humaines. Ce qui se déroule le Jeudi et aboutit au Vendredi Saint donne à méditer tout le sens de la Rédemption. À ce titre, le choix d’organiser au Sénat le second vote du projet de loi sur la fin de vie en pleine Semaine Sainte laisse songeur quant à l’intention qui y préside, tant euthanasie et suicide assisté demeurent contradictoires avec la foi de l’Église.
Le Christ va librement vers la mort, même si sa condamnation s’inscrit dans une sorte de fatalité humaine. Et ce qui résulte de son acceptation, c’est notre délivrance du péché et de la puissance des ténèbres. C’est pourquoi la piété qui engage les fidèles dans la dévotion du chemin de Croix n’a rien de masochiste. Ce chemin est une voie de délivrance et il a pour perspective finale l’éblouissement de la Résurrection, même si au matin de Pâques la gloire ne se révèle qu’à ceux qui ont les dispositions de cœur pour l’accueillir. Ainsi la Gloire et la Croix sont-elles intimement associées. Et la Grande semaine de l’année réunit toutes les étapes d’une dramatique qui met fin aux convulsions de la violence et du sacré, pour aboutir à l’espérance d’un Salut proposé à toute l’humanité.
Ce qui renvoie encore à l’épître aux Philippiens, magnifiquement rendue dans la superbe liturgie grégorienne : « Christus factus est pro nobis », « le Christ s’est fait pour nous [obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix] ». La finalité de la révélation de l’amour rédempteur, c’est que « tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame de Jésus Christ qu’il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ».
L’approfondissement de l’étude des textes évangéliques par les historiens n’a fait que mettre en lumière leur grande fiabilité.
Le christianisme est irréductiblement une religion inscrite dans l’histoire. Si le Verbe s’est fait chair, c’est qu’il a eu une existence d’homme, à partir d’une naissance jusqu’à une mort dont on repère les dates, avec les étapes qui ont amené Jésus de Nazareth jusqu’à sa Passion, lors de la grande semaine que les chrétiens célèbrent chaque année. S’il nous est donné de revivre avec intensité ces journées décisives pour notre foi et notre Salut, c’est que leur souvenir s’est inscrit dans des textes qu’exégètes et historiens n’ont cessé d’interroger jusqu’à nos jours.
Ainsi, à partir de leurs travaux, il nous est permis d’imaginer avec une certaine précision le parcours accompli par Jésus. C’est le cas pour le Jeudi Saint, avec ce que nous appelons l’institution de l’Eucharistie. Où a eu lieu la Cène du Seigneur, entouré de ses disciples ? L’historien Jean-Christian Petitfils ne craint pas d’affirmer qu’il s’agissait de « la demeure d’un haut dignitaire de l’aristocratie juive qui se trouvait sur la colline sud-ouest de Jérusalem. Demeure qui est celle de Jean, le disciple bien-aimé, auteur du quatrième Évangile et de l’Apocalypse ! »
Voilà qui peut désorienter ceux qui continuent à penser que cet auteur n’est autre que Jean, frère de Jacques et fils de Zébédée, originaire de Galilée. La critique, aujourd’hui, est unanime à opérer la distinction entre ce dernier et le disciple que Jésus aimait et qui se garde de révéler son identité dans son récit évangélique. L’évangéliste appartient donc à l’aristocratie du Temple. Il était aussi « prêtre », sacrificateur dans la tradition hébraïque. Contrairement à l’exégèse libérale allemande du XIXe siècle, qui affirmait que l’Évangile de Jean avait été composé au milieu ou à la fin du IIe siècle, il est avéré aujourd’hui qu’il est au plus proche des événements et que sa fiabilité historique est des plus remarquables.
Sur l’identité de Jean, on peut lire avec profit le court texte de Claude Tresmontant publié par son fils Emmanuel (Qui était Jean ?, Arcades Ambo). Sa remarquable précision exégétique nous permet ainsi d’approcher au plus près de la réalité des événements, avec un familier du Temple et surtout un proche de Jésus, qui a vécu auprès du maître son Chemin de croix après avoir vécu la Cène « sur le cœur du maître » pour reprendre l’expression de Polycarpe d’Éphèse, relai souvent oublié de la Tradition.
Jean-Christian Petitfils, qui retrace le cadre de la Cène grâce au maximum de données, peut expliquer qu’à la place de l’agneau, « Jésus, fidèle à sa mission, va offrir sa propre chair et son propre sang non pas comme une rançon à payer à quelque Dieu inexorable dont il conviendrait d’adoucir la colère, mais comme Dieu lui-même opérant l’expiation : telle est la Pâque chrétienne de l’Eucharistie. »
Pourtant, Jean, dans son récit n’a pas relaté cette fondation de l’Eucharistie qui a eu lieu dans sa demeure. Il l’a remplacée par le lavement des pieds, dont la dimension caritative s’accorde au sens de la fraction du pain. Non que l’Eucharistie ne soit présente chez lui – elle l’est notamment dans le discours de Jésus à la synagogue de Capharnaüm. Mais, remarque encore notre historien, en mettant en évidence le passage de la Pâque juive à la Pâque chrétienne : « Jean transpose la symbolique de l’agneau offert au moment même où Jésus rend l’âme sur la Croix. » Ainsi se dessine le lien unique entre la Cène et la Croix, l’un n’allant pas sans l’autre.
Lectures de Pâques
France Catholique vous conseille..
Jésus,
par Jean-Christian Petitfils, Fayard, 2011,
réédité au Livre de Poche, 2013, 28 €.
Dictionnaire amoureux de Jésus
par Jean-Christian Petitfils,
Éditions Plon, 2015, 11 €.
La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au Triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques. Beaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.
Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.
Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.
À sa sortie de la Villa Barberini de Castel Gandolfo, le Pape s’est approché des nombreux journalistes venus l’attendre au terme de sa journée de repos hebdomadaire et a renouvelé son appel à la paix pour le temps de Pâques.
«La Semaine Sainte est marquée par la célébration de Pâques, qui devrait être le moment le plus saint et le plus sacré de l'année. C'est un temps de paix, un temps de recueillement». Léon XIV s’adresse aux nombreux représentants de la presse qui l’attendent à la sortie de la Villa Barberini, la résidence pontificale de Castel Gandolfo, pour renouveler un appel à la paix. «Dans le monde, en de nombreux endroits, nous sommes témoins de tant de souffrances, de tant de morts, même d'enfants innocents. Nous appelons sans cesse à la paix, mais malheureusement, tant de personnes cherchent à promouvoir la haine, la violence et la guerre», dit le Saint-Père, avant de poursuivre: «Je lance un nouvel appel ce soir, invitant tous les chrétiens en particulier à vivre ces jours en reconnaissant que le Christ est aujourd’hui encore le crucifié. Le Christ souffre encore, aujourd'hui dans les innocents, dans ceux qui souffrent de la violence, de la haine et de la guerre. Prions pour eux, pour les victimes de la guerre. Prions pour qu'une paix nouvelle et renouvelée puisse véritablement advenir et donner une vie nouvelle à tous». Lorsqu’un journaliste lui demande s’il espère une trêve pascale, le Pape répond qu’il prie pour cela, «mais rien n'indique pour l'instant que la guerre prendra fin avant Pâques».
Interrogé sur un éventuel message qu’il souhaiterait adresser aux dirigeants d’Israël et des Etats-Unis, le Souverain pontife détaille: «On m'a dit que le président Trump a récemment déclaré vouloir mettre fin à la guerre. J'espère qu'il cherche une issue. J'espère qu'il cherche un moyen de réduire la violence et les bombardements, ce qui contribuerait grandement à apaiser la haine qui se propage et ne cesse de croître au Moyen-Orient et ailleurs. Je continue donc d'appeler tous les dirigeants du monde à la table des négociations, à dialoguer. Cherchons des solutions aux problèmes, cherchons des moyens de réduire la violence que nous encourageons, afin que la paix –surtout à Pâques– règne dans nos cœurs».
Informés du fait que Léon XIV portera la Croix à toutes les stations du Chemin de Croix vendredi soir 3 avril au Colisée, les journalistes demandent au Pape la signification de ce choix: «J’y ai été invité, et je pense que ce sera un signe important car, pour ce que représente le Pape comme chef spirituel dans le monde d’aujourd’hui. C’est cette voix qui affirme que le Christ souffre encore, et je porte moi aussi toute cette souffrance dans mes prières. J’invite toutes les personnes de bonne volonté, toutes les personnes de foi, à cheminer ensemble, à marcher avec le Christ qui a souffert pour nous, pour nous donner le salut, et à œuvrer pour la paix».
Avant de saluer la foule nombreuse présente, parmi laquelle figurait le maire d'Albano, le Pape a été interrogé sur ses attentes concernant son voyage en Espagne prévu en juin prochain: «La foi, beaucoup d'amour, l'hospitalité et un accueil chaleureux». «Je me rends en Espagne depuis plus de 40 ans et j'y ai toujours trouvé un peuple d'une grande foi et de grande bienveillance», a déclaré Léon XIV, espérant pourvoir «célébrer tout cela également lors de cette visite».
Après avoir été empêché de se rendre au Saint-Sépulcre ce 29 mars pour le dimanche des Rameaux, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a détaillé comment allait se dérouler la Semaine sainte à Jérusalem et a rappelé, à quelques jours de Pâques, que "la foi religieuse constitue une valeur humaine suprême".
L'événement, qui aurait pu passer inaperçu, a fait le tour du monde en quelques heures. À Jérusalem, le cardinal Pizzaballa, chef de l'Église catholique en Terre sainte, et le père Francesco Ielpo, OFM, gardien officiel de l’église du Saint-Sépulcre, ont été empêchés par la police israélienne d’accéder à l’église du Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux. Face au retentissement international, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé au quelques heures après que le patriarche latin de Jérusalem allait retrouver un accès immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre. "J'ai donné l'instruction aux autorités compétentes d'accorder au cardinal Pierbattista Pizzaballa un accès total et immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem", a écrit le Premier ministre israélien sur X.
Une première "depuis des siècles" qui interpelle alors que s'ouvre la Semaine sainte. Le Patriarcat Latin de Jérusalem et la Custodie de Terre sainte ont détaillé ce lundi 30 mars comment les célébrations de ce temps liturgique allaient se dérouler dans la Ville trois fois saintes. "Les questions liées aux célébrations de la Semaine sainte et de Pâques à l'Église du Saint-Sépulcre ont été abordées et résolues en collaboration avec les autorités compétentes", peut-on lire. "En accord avec la police israélienne, l'accès pour les représentants des Églises a été assuré afin de permettre la tenue des liturgies et des cérémonies et de préserver les anciennes traditions pascales à l'Église du Saint-Sépulcre", peut-on lire. Les restrictions des grands rassemblements liées à des raisons de sécurité demeurent. Par conséquent, "les Églises veilleront à ce que les liturgies et les prières soient diffusées en direct aux fidèles en Terre sainte et dans le monde entier".
La foi religieuse constitue une valeur humaine suprême, partagée par toutes les religions,
Le Patriarcat latin souligne par ailleurs que "la foi religieuse constitue une valeur humaine suprême, partagée par toutes les religions, juifs, chrétiens, musulmans, druzes et autres", et appelle à trouver des solutions favorisant la liberté de culte malgré les circonstances. Pour mémoire, D'après les estimations en 2023 du Patriarcat latin de Jérusalem, les chrétiens représentaient plus de 18% de la population de la Terre sainte (région qui inclut la Jordanie en plus d'Israël et des Territoires palestiniens) lors de la création d'Israël en 1948, mais ils sont désormais moins de 2%, pour la plupart orthodoxes.
Le pape Léon XIV a rendu hommage dimanche à Rome, après la prière de l'Angélus, aux "chrétiens du Moyen-Orient, qui souffrent des conséquences d'un conflit atroce" et qui, pour beaucoup, "ne peuvent pas vivre pleinement les rites de ces jours saints". "La guerre n'effacera pas la Résurrection (...) Dans cette terre qui continue d'attendre la paix, nous sommes appelés à être témoins d'un amour qui ne renonce jamais", a quant à lui réagi le cardinal Pizzaballa dimanche 29 mars.
À l’occasion de l’Assemblée plénière des évêques de France réunis à Lourdes, le 27 mars 2026, le frère Thomas Georgeon, postulateur de la cause des dix-neuf martyrs d’Algérie, a offert une méditation spirituelle autour de la « dynamique pascale des communautés à la lumière de celles de Tibhirine », invitant à puiser dans le témoignage de ces figures de foi pour éclairer les défis contemporains.
Pour les chrétiens du Sud-Liban, le temps de la Passion, qui compte quinze jours jusqu’à Pâques, a déjà commencé. La mort d’un prêtre maronite, le Père Pierre El-Raï, le 9 mars, en est le symbole le plus frappant. Deux jours plus tôt, il avait refusé d’évacuer son village, semblable à ceux qui jouxtent la frontière israélienne et dont la présence remonte à plusieurs siècles. Ses mots résonnent encore : « Nous ne faisons que défendre notre terre (…). Aucun d’entre nous ne porte d’armes. Rien d’autre que (celles) de la paix, de la bonté, de l’amour et de la prière. »
Mais l’amour, aujourd’hui comme hier, n’est pas aimé. La mort du prêtre, qui a ému jusqu’au Pape, plonge une nouvelle fois le Liban dans les affres de la déréliction. Après les années de guerre et de ruine économique, le pays est désormais au bord du chaos. Au point que cette terre biblique où coulaient le lait et le miel – certains situent même les noces de Cana au Sud-Liban – rejoint le psalmiste dans son agonie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (…) Des lions qui déchirent et rugissent ouvrent leur gueule contre moi » (Ps 21).
Pour le Liban, ballotté au milieu de nations puissamment armées, il existe cependant une lueur d’espérance. Elle est surnaturelle. Le 25 mars prochain, la grande solennité de l’Annonciation, fête nationale au Liban, rappellera à ce pays qu’il a été consacré au Cœur immaculé de Marie. Certes, ce phare dans la vie des Libanais qu’est la Sainte Vierge, au sanctuaire de Harissa, ressemble davantage aujourd’hui à une Mater dolorosa au pied de la Croix. Mais justement. La force de Marie est d’avoir tenu debout, face à la plus grande épreuve que puisse connaître une mère, et de n’avoir pas perdu la foi en une résurrection promise et annoncée. Tel le combat de la confiance en Dieu, décrit saint François de Sales, lorsque l’âme, « pressée d’afflictions intérieures, à l’imitation du Sauveur, commence à s’attrister d’une tristesse pareille à celle des mourants, dont elle peut bien dire : « Mon âme est triste jusqu’à la mort ». (…) C’est alors qu’il faut témoigner une invincible fidélité envers le Sauveur, le servant purement par amour de sa volonté. »
C’est cette force d’âme indomptable de Marie qui est aujourd’hui, dans ce Carême finissant, un exemple pour tous les Libanais et pour les chrétiens plus généralement. Cela n’empêche pas l’action, qu’elle soit politique, militaire ou humanitaire, mais en gardant en mémoire qu’au-delà des événements de l’actualité, même tragiques, ce qui est en jeu est le salut des âmes, la fidélité pour ne pas perdre la foi. Avec, pour ligne d’horizon, la grande promesse de la Vierge Marie à Fatima : « À la fin, mon Cœur immaculé triomphera. »
De la même manière, lors de son voyage en décembre dernier, le pape Léon XIV avait appelé les jeunes à l’enracinement (FC no 3926) dans l’histoire et la foi de ce pays pour y retrouver la véritable espérance, celle qui « vient d’en haut : le Christ lui-même ».
Même combattu dans les temps présents, le règne du Christ n’est pas une vaine prophétie. Le psaume de lamentation déjà cité s’achève ainsi par la louange de Dieu qui entend la plainte du malheureux : « La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui : Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! »
Jusqu’à Pâques, redécouvrons la prière que Jésus lui-même a enseignée à ses disciples, pour en retrouver toute la saveur. Après avoir demandé au Père le pain quotidien et le pardon, Jésus nous enseigne à lui demander de nous aider dans l’épreuve de la tentation.
« Et ne nous laisse pas entrer en tentation » (Matthieu 6, 13) est la sixième demande du Notre Père. Pourquoi la nouvelle traduction liturgique de la Bible a-t-elle remplacé l’ancienne formule, qui était celle de la Vulgate de saint Jérôme en latin ? Qu’est-ce que la tentation ? A-t-elle une connotation moralisante ? Si Dieu ne cherche pas à nous faire tomber, pourquoi permet-il l’épreuve ? Explications.
L’ancienne formulation (« Et ne nous soumets pas à la tentation ») sans être fautive pouvait choquer, laissant entendre que Dieu lui-même tenterait les fidèles. Or, le Tentateur, c’est le diable. Le Père, lui, ne tend pas des pièges à ses enfants. « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : “Ma tentation vient de Dieu.” Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne », dixit l’apôtre Jacques (1, 13).
La nouvelle traduction du Notre Père (2017) lève l’ambiguïté : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation. » À noter que dans la Bible, la « tentation » est plutôt une mise à l’épreuve. Et l’épreuve est toujours celle de la foi : choisir Dieu ou s’en séparer.
Mais alors pourquoi Dieu a-t-il laissé libre l’Adversaire d’éprouver la foi de Job, certes dans des limites définies : « Le voici en ton pouvoir, mais préserve sa vie » (2, 6) ? Pourquoi Jésus lui-même a-t-il été « conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable » (Matthieu 4, 4) ? Parce qu’il n’y a pas deux principes divins, un bon et un mauvais en conflit perpétuel, mais un seul principe, le Dieu créateur, qui est seulement bon. « Le démon ne peut nous tenter qu’autant que Dieu lui en donne le pouvoir », explique saint Cyprien.
Autrement dit, les tentations viennent des esprits mauvais, mais c’est Dieu qui les permet. Il les permet pour que le croyant mûrisse, se transforme et se purifie au creuset de ces épreuves et avec le secours de la grâce. Pour que sa foi s’affermisse.
À Gethsémani où il a connu l’épreuve suprême, où il a vécu et surmonté les grandes tentations qui détournent encore l’humanité de Dieu, Jésus a demandé à ses disciples : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation » (Matthieu 26, 41). Suivant son invitation et avec lui, nous demandons donc au Père : « Ne nous laisse pas entrer en tentation. »
Autrement dit : si tu permets que nous soyons éprouvés, ne nous laisse pas douter de toi dans l’épreuve. N’oublie pas que nos forces sont limitées, accorde-nous ta grâce pour que nous ne chutions pas et te restions fidèles. Soyons sûrs avec l’apôtre Paul que « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter » (1 Corinthiens 10, 13).
Villefranche, jeudi 26 mars 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Le calendrier des célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques. Lieux, dates et horaires consultables en page actus.
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à des temps forts d’Adoration, depuis le jeudi Saint 2 avril, chez soi, ou dans le cadre d'une célébration liée au temps pascal, mais également en la collégiale Notre-Dame ou en la chapelle Sainte-Barbe. Un formulaire pour vous, en page actus.
Samedi 28 mars, de 9h30 à 12h00, en la collégiale Notre-Dame, tous les prêtres du doyenné célèbreront la matinée du Pardon. Enseignement, adoration, confessions et autres dévotions.
Notre dame de Ceignac : L’ouverture des 150 ans du couronnement et la fête des Vierges couronnées de l’Aveyron aura lieu le vendredi 8 mai 2026. Plus d’infos en page actus.
Dans la presse chrétienne : Dix choses auxquelles la Vierge Marie a dit “non” ** Méditation biblique : Sortir de nos tombeaux du quotidien ** 5e dimanche de Carême : « Alors Jésus pleura » ** Le Pape qualifie la guerre actuelle de «scandale pour toute l'humanité» ** L'Annonciation ** Notre regard sur la mort ** « Pardonne-nous nos offenses comme… » : D’où vient la prière du Notre Père ?
Sur l’agenda :
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
28-29 mars 2026 : week-end de ressourcement chez les Cisterciennes de Bonneval pour les jeunes de 18 à 35 ans, Chem. du Moulin de Bonneval, 12500 Le Cayrol, tél 05 65 44 24 49. Plus d’infos en page actus.
Vendredi 3 avril 2026 La quête impérée du Vendredi saint : Chaque Vendredi saint, la quête impérée, effectuée dans les paroisses du monde entier, est destinée aux communautés chrétiennes de Terre sainte et aux Lieux saints.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Vendredi 3 avril 2026 La quête impérée du Vendredi saint : Chaque Vendredi saint, la quête impérée, effectuée dans les paroisses du monde entier, est destinée aux communautés chrétiennes de Terre sainte et aux Lieux saints.
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Dimanche 12 avril 2026 à 9h45 : Fête départementale ACE Aveyron, Maison St Pierre, 12000 RODEZ
du mercredi 22 avril 2026 au samedi 25 avril 2026 : AQUERO (13-15 ans) Rassemblement à Lourdes
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS